21 mai 2007

Le Survenant

Le Survenant / Germaine Guèvremont; chronologie, bibliographie et jugements critiques d’Aurélien Boivin. – Montréal : Fides ; Bibliothèque québécoise, 1986. – 233 p. ; 17 cm. – ISBN 2-7621-0839-X


Quatrième de couverture : 

- Vous autres, vous savez pas ce que c’est d’aimer à voir du pays, de se lever avec le jour, un beau matin, pour filer fin seul, le pas léger, le cœur allège, tout son avoir sur le dos. Non! Vous aimez mieux piétonner toujours à la même place, pliés en deux sur vos terres de petite grandeur, plates et cordées comme des mouchoirs de poche.

L'auteur :

Germaine Grignon est née à Saint-Jérôme (au Québec) en 1893. Son père qui était avocat et sa mère qui s’adonnait à la peinture étaient tout deux des rêveurs et aimaient la littérature. Sa mère était une parente du fameux curé Labelle qui est renommé pour son implication dans le développement de la colonisation du pays.Germaine Germaine Grignon est également la cousine de l’auteur Claude-Henri Grignon qui a écrit entre autre le très connu roman : « Un homme et son péché ».

On lui fit faire des études chez les sœurs de Sainte-Croix à Sainte-Scholastique, ville de son enfance, puis chez les sœurs de Sainte-Anne à Saint-Jérôme et à Lachine. Son éducation fut complétée par des cours de piano et d’anglais à Toronto.

Elle occupa un poste au palais de justice de Saint-Scholastique puis à Sorel, pendant quelques années. Lors d’un voyage à Ottawa, elle rencontra Hyacinthe Guèvremont et ils se marièrent en 1916. Le couple vivra d’abord à Ottawa. Quatre ans plus tard, ils s’installent à Sorel qui est la ville natale de son mari. Ils auront cinq enfants.

En 1926, après la mort d’une de ses filles à l’âge de trois ans, Germaine Guèvremont décide d’écrire et devint tout d’abord journaliste pour le journal montréalais The Gazette. Elle écrira également pour le Courrier de Sorel. Lorsqu’elle s’installe à Montréal en 1935, elle interrompt brièvement sa carrière journalistique pour la reprendre en 1938, alors qu’elle écrit pour la revue Paysanna divers articles sur la culture. Elle y publie également des contes et des romans feuilletons.

Elle collaborera à la rédaction de la série des « Belles histoires des Pays d’en haut » avec son cousin Claude-Henri Grignon. Elle écrira également, en 1939, une pièce de théâtre « Une grosse nouvelle » ainsi qu’un roman-feuilleton intitulé « Tu sera journaliste » et qui est à caractère autobiographique. Dans beaucoup de ses œuvres et notamment dans ses contes, on peut retrouver comme sujets principaux la vie au Chenal du Moine ainsi que la famille Beauchemin.

À partir de 1940 jusqu’en 1942, elle écrit pour la revue L’Oeil, un billet mensuel. Elle utilise alors un pseudonyme « La femme du postillon ». C’est en 1942 qu’elle publiera un recueil de ses meilleurs contes intitulé « En pleine terre ».

Elle publie son œuvre principale et la plus célèbre « Le Survenant » en 1945. Ce roman qu’elle prend deux ans à écrire reprend l’univers de ses contes et elle y introduit de nouveaux éléments dont les célèbres personnages du Survenant et d’Angélina. Le livre est immédiatement reconnu comme une œuvre importante de la littérature canadienne-française (« québécoise »). Il recevra d’ailleurs les prix Duvernay (prix de la Société Jean-Baptiste) en 1945 et David en 1946. Il recevra également le prix Sully-Olivier de Serres en 1946 en France (prix de l’Académie francaise).

Ce succès est immédiatement suivi de la publication en 1947, d’un autre roman, qu’elle intitule « Marie-Didace ». Ce dernier qui est une suite du Survenant connaît également un vif succès. La même année elle reçoit la médaille de l’Académie canadienne-française qui est lui est décernée pour l’ensemble de son œuvre. Elle avait prévu une suite à ses deux romans. Ce roman, qui devait s’intituler « Le plomb dans l’aile »  restera une ébauche.

Elle sera élue membre, en 1949, à cette même Académie – aujourd’hui nommée l’Académie des lettres du Québec. Les deux romans seront traduits et publiés à New York et Londres en 1950. La traduction du Survenant, intitulé « The Outlander » obtiendra le prix du Gouverneur Général au Canada.

Germaine Guèvremont  adaptera ensuite ces œuvres, tout d’abord pour la radio sous le titre « Chenal du Moine » (radioroman) et ensuite pour la télévision (téléroman). Ces deux œuvres seront diffusées avec succès jusqu’au début des années 60.

La Société royale du Canada l’invitera à devenir membre en 1961. L’année qui suivit elle participe au Nouveau Journal. Elle recevra aussi de l’Université Laval à Québec et de l’Université d’Ottawa des doctorats « honoris causa ». Elle publie dans le journal Le Devoir et le magazine Châtelaine, certains passages d’un recueil de souvenirs qu’elle est en train de rédiger et qui doit s’intitulée « Le Premier Miel ». Ce recueil demeurera inachevé puisqu’elle décède en 1968 à Terrebonne au Québec.

Bibliographie :

Tu seras journaliste (1939) – Roman sous forme d’un feuilleton
En pleine terre. Paysanneries. Trois contes (1942) - Contes
Le Survenant (1945) – Roman
Marie-Didace (1947) – Roman

 Sources :

http://felix.cyberscol.qc.ca/LQ/auteurG/guevre_g/surve_gg.html
http://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Survenant_(roman)
http://www.germaineguevremont.ca/
http://www.geocities.com/comunitatea_romina/gheorghemircea_survenant.htm
http://www.fabula.org/actualites/article17040.php
http://bilan.usherbrooke.ca/bilan/pages/evenements/816.html
http://jydupuis.apinc.org/dotclear/index.php/2005/05/28/78-le-survenant-de-germaine-guevremont


Commentaires à suivre...

 

- Le Survenant (suite 1) - Résumé et oeuvre
- Le Survenant (suite 2) - Commentaires personnels
- Le Survenant (Lecture obligatoire) – Réflexion personnelle

 

Posté par Laila_Seshat à 22:08 - Commentaires [3] - Permalien [#]
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