29 septembre 2007

Quelques paroles de chansons...

J'aime beaucoup les paroles de cette chanson... Quand je suis moi-même triste, ce sont les mots que j'aimerais qu'on me dise... et quand quelqu'un près de moi est triste, j'essaie de me rappeler ces mots pour simplement être là pour la personne...

 

Les paroles sont de Casey Scott (je crois) et j'ai entendu cette chanson pour la première fois sur l'album "Don't Smoke In Bed" de Holly Cole Trio, interprétée par Holly Cole.... et donc j'ai toujours la belle voix grave de la chanteuse dans la tête quand je pense à cette chanson...

Cry (if you want to)

Cry if you want
I wont tell you not to
I won’t try to cheer you up
Ill just be here if you want me

It’s no use in keeping a stiff upper lip
You can weep you can sleep you can loosen your grip
You can frown you can drown and go down with the ship
You can cry if you want to
Don’t ever apologize venting your pain
Its something to me you don’t need to explain
I don’t need to know why
I don’t think it’s insane
You can cry if you want to

The windows are closed
The neighbors aren’t home
If it’s better with me than to do it alone
I'll draw all the curtains and unplug the phone
You can cry if you want

You can stare at the ceiling and tear at your hair
Swallow your feelings and stagger and swear
You could show things and throw things and I wouldn’t care
You can cry if you want to

I won’t make fun of you
I won’t tell any one
I won’t analyze what you do or you should have done
I won’t advise you to go and have fun
You can cry if you want to

Well it’s empty and ugly and terribly sad
I can’t feel what you feel but I no it feels bad
I know that its real and it makes you so mad
You could cry

Cry if you want to I won’t tell you not to
I won’t try and cheer you up
Ill just be here if you want me; to be
Near you


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28 septembre 2007

Jamais deux sans trois

FaithMais c’est la dernière fois. C’était la dernière fois que je me déplaçais pour les voir en spectacle. Heureusement, je n’ai pas perdu mon goût pour ce groupe et j’aime encore autant leur musique.

Faith and the Muse
est un groupe de Los Angeles, ensemble depuis 1993 et composé de deux principales figues, William Faith (de Shadow Project et Christian Death)  et Monica Richards (de Strange Boutique). Ils ont produit 5 albums et un album double live/remix. Leur style musical rejoint autant le rock alternatif que la musique électronique, le world music, le néo-classique, avec des incursions dans le jazz, la musique folk, celtique et médiévale.

Mon album préféré du groupe demeure encore et toujours, Annwyn, Beneath the Waves, qui paru en 1996 et qui est leur 2e album. Composé de musique traditionnelle folklorique mais également de pièces plus modernes, l’album est un mélange de mélodies médiévales, celtiques et de chansons rock. Les paroles me touchent beaucoup et puisent abondamment dans l’histoire et la littérature ancienne, la mythologie, les légendes celtiques…

Habituellement – et selon les critiques qu’on peut lire – leur performance sur scène balance entre la musique et le théâtre. Je dis habituellement, car je n’ai malheureusement jamais eu l’occasion de voir ces performances soi-disant uniques. J’ai assisté – ou tenter d’assister – à trois spectacles de ce groupe que j’aime beaucoup.

Une première fois à Toronto. Nous avions fait le voyage spécialement pour voir ce concert. Nous étions plusieurs amis à attendre dans le club dans lequel le band devait s’exécuter. Après deux et demie de retard, ils sont finalement arrivés. Nous étions fatigués, tannés d’attendre et ma foi, l’alcool aidant l’attente, nous avions quelques verres dans le corps. Quand les deux membres sont arrivés, ils se sont dirigés tranquillement sur scène, sans un mot d’explication ou d’excuse. Après un morceau assez plat et sans énergie, nous sommes partis. Très déçus.

Mais comme j’aime particulièrement leur musique, j’ai continué à écouter leurs albums. Et lorsqu’ils furent annoncés au Convergence de Toronto, nous sommes retournés les voir. Ils étaient le groupe principal. Deux groupes les précédaient. Qui furent tout deux, tout simplement excellents. La musique et la présence sur scène de ces deux bands étaient véritablement excellentes. Et puis nous avons attendu, après la fin du deuxième groupe. Et attendu. Et quand finalement, Faith and the Muse est venu sur scène, nous étions épuisés d’être debout, il commençait à être très tard – et nous voulions aller à la soirée annoncée. Le band commence à jouer. Après 4 morceaux, nous avions presque envie de dormir. Aucune énergie, aucune présence sur scène. Nous sommes partis. Encore.

Et puis, dimanche, ils étaient en spectacle, à Barcelone. Avec Trobar de Morte, groupe espagnol, en première partie. Petite salle. Hésitation. Mais même après toutes ces années, et ces mauvaises expériences... j'aime encore le groupe... Nous y allons.

Petit problème à l'entrée... personne pour faire entrer les gens. Mais cela se règle. Premier spectacle. Trobar de Morte est excellent. Petite audience mais qui connait le band. La musique est très bien... ils donnent un excellent spectacle. Et puis, Faith and the Muse. Les deux membres sur la scène. Sans artifices. Comme l'annonce leur tournée... Mais sans préparation, non plus... deux bancs et une guitare. On voit les caisses de bières dans le fond de la scène. Mais c'est la musique qui compte, non ?

Premier morceau... "The Silver circle" (cliquer pour écouter un extrait). Une de mes chansons préférées. Mais sans énergie. La voix de Monica est fade. Le crowd a diminué... je suis tout de même emballée... Mais après la 4e chanson, ils demandent si on a des demandes spéciales. Rien de préparer. Ils se consultent entre les chansons pour savoir ce qu'ils vont jouer. Les chansons s'enchaînent tranquillement... de bons morceaux, mais exécutés méchaniquement. Et trop de morceaux tranquilles... avec une si petite salle, avec si peu de gens, ce n'est pas le moment d'endormir l'audience. On leur demande "Cantus", ils disent "bien sûr" mais ne la joueront pas.

Nous sommes restés jusqu'à la fin... mais ce sera la dernière fois que j'irai à un des spectacles d'un groupe que je continue à aimer... tout de même... mais chez moi... car pour sauvegarder mon amour de la musique de Faith and the Muse, je crois préférable de ne plus tenter assister à un de leur spectacle... ;)

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27 septembre 2007

Quelques mots...

"La lecture est un art et tout le monde n'est pas artiste."

Madeleine Chapsal

 

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26 septembre 2007

La lecture selon... moi...

Oui, j'ai un problème... j'ai beaucoup de difficulté à parler d'un livre sans m'étendre pendant des heures. J'ai lu. Beaucoup deLectureaaa livres. Et je lis encore beaucoup. Tous les jours - bon, presque tous les jours, j'avoue que ces dernières années, je lis beaucoup moins que je voudrais...

Alors que parfois, il arrive que je lis trop rapidement et que j'oublie l'histoire... il m'arrive aussi de trop aimer une oeuvre, de la lire et relire, et de ne pas savoir m'arrêter d'en parler...

Et il est vrai que comme Woody Allen - bon yenne... aurais-je quelque chose en commum avec cet artiste ??? -, j'ai appris (en fait, je n'ai pas trop eu le choix) à lire rapidement - trop rapidement. Il le fallait, si je voulais passer à travers tous ces livres à lire lors de mes études littéraires. Mais le résultat fut que j'arrive à peine à me souvenir de certains romans. Quelques images, quelques bribes... parfois à peine le titre ou l'auteur. En bonne visuelle, je me souviens parfois uniquement de la couverture!!!

Enfin... d'un autre côté... je parle parfois trop d'une oeuvre. Je ne peux me contenter d'en faire un résumé et de donner mon appréciation. Non, les billets se multiplient... l'auteur, l'oeuvre, son contexte, ses thèmes, son contexte, mes commentaires, etc. et bla bla bla. J'avoue que je le fais pas mal pour moi... j'aime analyser et comprendre. Mais j'avoue aussi que parfois j'aime aussi juste lire... sans analyser. Il y a de ces livres que je n'ai pas besoin d'analyser pour apprécier. Et il y a des livres que même si j'ai aimé disséquer, je n'ai pas besoin de partager les résultats de cette dissection.

Mais on dirait que depuis que j'ai ouvert ce carnet et décidé de cette section "Littérature et Lectures", j'ai plus penché du côté de l'analyse littéraire que du simple côté lecture. Oh !!! je me connais bien... je vais continuer à décortiquer certaines oeuvres; c'est un plaisir que je n'ai plus depuis que je travaille uniquement en gestion documentaire. Donc je me l'offre ici ;) mais je vais aussi commencer à simplement présenter certaines oeuvres... quatrième de couverture, présentation rapide de l'auteur, résumé de l'histoire et brefs commentaires personnels... enfin... le plus brièvement que je suis capable !!!

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25 septembre 2007

Quelques mots...

"J’ai pris un cours de lecture rapide et j'ai pu lire "Guerre et Paix" en vingt minutes. Ca parle de la Russie."

Woody Allen

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24 septembre 2007

Parmi les vagues

Tout l’été, j’ai entendu mon père me demander quand je viendrais le voir. Évidemment, mis à part les faits, que je n’ai pas d’auto, qu’il habite à une heure de train, que je travaille toute la semaine, que mon copain est malade et que nous avons eu tout l’été, des visites de la famille et de quelques amis… il y a aussi le fait que je n’apprécie pas particulièrement sa nouvelle relation amoureuse – pas plus la relation que l’objet de sa relation – qui ont contribué à faire que je n’ai pas rendu visite bien souvent à mon père ces derniers mois.

VaguesIl ne cessait de me dire… « Vous pouvez venir ici, à la plage, passer la fin de semaine… ». Car, il faut souligner que lorsque ce nouvel appartement fut acheté, il le fut principalement parce qu’il était situé à 20 minutes de marche de la plage. Mon père étant un fou de la plage et de la baignade. Mes plus beaux souvenirs d’enfance étant les journées à la plage – en Espagne, à Old Orchard, à Carillon, à Plattsburg, au lac Massawippi… Il a toujours adoré se baigner et la mer Méditerranée a toujours eu une place importante dans son cœur !!! Les années dernières – nos premières années en Espagne – il se rendit souvent à la plage. Avec ma sœur, avec moi et mon copain, avec son neveu, avec sa famille, avec ses amis. Il adore la plage.

Et puis, il a rencontré cette femme. Il habite maintenant avec elle dans cet appartement choisi avant que l’on apprenne l’existence de celle-ci et choisi principalement pour sa localisation – ainsi que son prix. Parfait logis pour une personne habitant seule et aimant la plage. Mais voilà qu’il n’est plus seul.

Alors qu’il me demandait, pour la centième fois, quand je viendrais le visiter en insistant que je pourrais aller à la plage en même temps, je lui demandai combien de fois il était, lui, aller à la plage cet été. Et lui, de me répondre, qu’il n’était pas encore allé à la plage. Mais pourquoi, je lui demande, très, très, très surprise. Et mon père de me répondre : « oh, tu sais, je n’aime pas ça tant que ça aller à la plage ». Hein, pardon ??? Depuis quand ??? Que je réussis à demander. « Je n’ai jamais aimé ça », fut sa réponse. Je n’en revenais juste pas. Mon père qui non seulement me dit qu’il n’aime pas aller à la plage, mais qui me dit qu’il n’a jamais aimé aller se baigner. C’est très bizarre, complètement incroyable.

Et puis, un matin que je devais aller à Calafel – sa fameuse petite ville à une heure de Barcelone – pour des raisons administratives, je vais prendre un café rapide avec lui et sa petoune (mon nom non affectueux, pour sa copine - vous m’excuserez son emploi récurrent dans de futurs textes, mais c’est le seul nom que j’ai trouvé qui était potentiellement acceptable). Alors que je suis seule avec la petoune en question, elle m’apprend qu’elle n’aime pas du tout aller à la plage… elle n’a jamais aimé et de plus, ne supporte pas le soleil. Et donc, je comprends…

Mais tout de même incroyable qu’à la veille de ses 70 ans, un homme décide qu’il n’a jamais aimé quelque chose parce que sa petoune n’aime pas ça. Enfin… c’est son choix. Mais il n’était pas dit que je ferais pas quelque chose… c’est aussi mon choix. Et donc, un certain dimanche, mon ami et moi, nous partons pour Calafel. La veille, j’avais téléphoné mon père, lui disant que nous venions le lendemain et que nous allions à la plage. Que je savais qu’elle n’aimait pas la plage mais qu’elle n’était pas obligée de venir, juste lui… nous reviendrions plus tard pour la voir… Il n’a donc pas eu le choix.

Le matin, nous arrivons, après un bonjour rapide, nous partons tous les trois pour la plage. On s’installe dans un coin tranquille. Il fait soleil, il vente légèrement et il y a de belles grosses vagues. Mon copain et moi, on va dans l’eau. Elle est légèrement froide en entrant mais devient rapidement un beau 25º C. Il fait à peu près la même température dans l’eau que sur la plage. Les vagues sont très belles, avec quelques une très grosses de temps en temps. Il n’y a pas de méduses et l’eau est claire.

Après quelques instants, mon copain retourne sur la plage. Mon père s’avance vers l’eau. Même sans mes lunettes et même si je suis loin de lui, je peux voir la joie sur son visage. Il s’approche tranquillement. Quelques vagues viennent lui frapper les cuisses. Elles sont encore froides… il recule en éclatant de rire… « c’est glacé » qu’il me dit avec un gros sourire. Il avance à nouveau, en riant « brrr, brrr » qu’il fait. Il décide de se lancer. Il émerge à côté de moi, en riant. Ses yeux sont scintillants. On commence à parler tout en sautant dans les vagues. L’eau n’est plus froide. Il se retourne et est renversé par une grosse vague qu’il n’a pas vu venir. Il éclate à nouveau de rire. J’ai presque envie de pleurer tellement il semble heureux.

Je retourne sur la plage. Il reste dans l’eau. Seul. À courir après les vagues, à me faire des signes de la main. Il fait la planche. Et éclate de rire à chaque vague un peu plus forte. Il revient sur la plage et se jette sur la serviette. « Il y a de belles vagues », me dit-il toujours aussi souriant. Je lui mentionne qu’il peut revenir se baigner, seul. Il habite tout à côté… il n’a pas besoin de rester longtemps… « Juste venir faire une petite saucette ». « Je vais revenir, c’est certain » me dit-il les yeux toujours aussi brillants.

La semaine dernière, je lui ai demandé s’il était retourné à la plage. « Trois fois » me répond-il avec un splendide sourire. « Et tout seul, comme un grand ». J’ai dû retenir mes larmes.

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23 septembre 2007

The Outsiders (1983) - Commentaires personnels

Cinéma : The Outsiders  (1983)

Commentaires personnels: (attention spoilers)

Genre : Drame

J’ai déjà beaucoup parlé du livre et du film. Je ne sais pas si je peux commenter encore beaucoup, même si j'aiOutisdersComm l'impression ne pas avoir pu véritablement rendre la beauté des deux oeuvres.

Les images du film de Coppola m’apparaissent si belles. J’ai beaucoup lu de critiques sur les images, les couleurs, les effets spéciaux. Mais j’ai lu une remarque – dans une critique dont j’ai oublié la provenance – qui a résumé mes impressions et qui a réussi à mette en mots ce que je ressentais. Les images, les couleurs, les effets utilisés semblent vieux mais rappellent quelque chose… en fait, on a l’impression de visionner un film « coloré », surtout lors des couchers ou levers de soleil. Comme si on avait mis plus de couleurs sur les images. En fait, cela évoque beaucoup le film « Gone with the Wind » et quand on se souvient de l’importance du livre dans l’histoire, on a peu de difficulté à faire des liens.

Il est vrai que le jeu des acteurs semble parfois « difficile » et on aurait aimé sentir les personnages plus près les uns des autres. Mais dans l’ensemble, je crois que le film est non seulement très près du livre mais qu’il rend très bien les émotions qu’on peut ressentir en lisant le roman. Adapter un roman signifie qu'on devra couper des scènes, faire des choix, "adapter"... l'important est de rendre l'essence de l'histoire, rendre les thèmes... et je croix que Coppola a su le faire.

Pour moi, il demeure un film très vrai, très vif et chargé d’émotions. On sent que les acteurs – bien que manquant parfois d’expériences – ont offert ce qu’ils ressentaient des personnages. Coppola a même gardé certaines scènes spontanées qui ne faisaient pas parties du scénario (par exemple, lorsque Dallas tombe en bas de sa chaise au cinéparc, on peut même voir Thomas Howell (Ponyboy) regarder la caméra en riant).

Je n'ai pas encore vu la nouvelle version de Coppola. Les scènes ajoutées semblent convenir... je verrai quand j'aurai acheté le DVD. J'ai cependant lu que la musique avait été changée... ce que je crois être une erreur, mais bon... c'est à voir et à entendre.

The Outsider est une histoire sur l’adolescence, écrit par une adolescente et interprétée par des adolescents. Il rejoint les adolescents de toutes les époques. Mais aussi les adultes qui se souviennent encore de cette époque souvent difficile de leur vie... 

Et aujourd’hui, quand je regarde le film, je ressens encore une certaine émotion – un souvenir du premier moment où j’ai visionné le film mais aussi une larme pour cette innocence qui est partie en vieillissant mais que je sais avoir encore un peu au fond de moi… Enfin, j’espère…

Premier article: The Outsiders (1983)

Commentaires sur le roman...

- Sur l'auteur

- sur l'oeuvre: ici, ici et ici

- sur le poème de Robert Frost

- sur le film

- réflexion personnelle (introduction)

Sources :

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22 septembre 2007

The Outsiders (1983)

Cinéma : The Outsiders  (1983)outsiders_ver2

Fiche technique :

Langue : Anglais (VO)
Année : 1983
Durée
: 91 min.
Pays
: États-Unis

Directeur : Francis Ford Coppola
Producteurs : Kim Aubry, Gian-Carlo Coppola
Scénario : S.E. Hinton (roman) ; Kathleen Knutsen Rowell
Cinématographie
: Stephen H. Burum
Musique originale
: Carmine Coppola

Distribution: Matt Dillon (Dallas 'Dally' Winston) ; Ralph Macchio (Johnny Cade) ; C. Thomas Howell (Ponyboy Curtis) ; Patrick Swayze (Darrel 'Darry' Curtis) ; Rob Lowe (Sodapop Curtis) ; Emilio Estevez ( Keith 'Two-Bit' Mathews) ; Tom Cruise (Steve Randle) ; Diane Lane (Sherri 'Cherry' Valance)

Synopsis : (attention spoilers)

Ponyboy, jeune garçon de 14 ans, raconte les événements des dernières semaines qui ont changé sa vie.

Ponyboy est un jeune adolescent qui vit avec ses deux frères – leurs parents sont morts peu de temps auparavant dans un accident d’automobile – dans le quartier pauvre de la ville. Lui et ses amis n’ont pas d’argent et sont appelés des « greasers ». Ils sont constamment en conflit avec les jeunes qui habitent le côté fortuné de la ville et qui s’appellent les « socs ».

Une nuit, Ponyboy et son meilleur ami Johnny sont attaqués par des Socs qui se vengent du fait que plus tôt dans la soirée, leurs petites amies ont passé la soirée avec ceux-ci. Pendant la confrontation, Johnny tue Bob, un des Socs pour défendre Ponyboy. Ils s’enfuient ayant peur de se faire arrêter.

Alors qu’ils sont en fugue, ils sauveront des flammes de jeunes enfants – avec l’aide d’un de leurs amis, Dallas. Malheureusement, Johnny et Dallas sont blessés dans l’incendie. Alors que les blessures de Dallas sont superficielles, celles de Johnny sont très graves.

Ponyboy retourne chez lui et se prépare pour une bataille entre les Greasers et les Socs – en raison des événements précédents. Les Greasers gagnent la bataille, mais alors que Dallas et Ponyboy annoncent leur victoire à Johnny, celui-ci meurt devant ses amis. Dallas ne peut supporter la mort de son ami et perd le contrôle. Il sera tuer par des policiers qui croient qu’il a une arme chargée alors que celle-ci n’a aucune balle.

Ponyboy a de la difficulté à vivre avec la mort de ses deux amis. Il décide d’écrire les événements des dernières semaines et de parler de sa vie et de celles de ses frères et amis en tant que Greasers. Les derniers mots du film sont les mêmes qui sont prononcés lors de la première scène et sont les premiers mots du texte que Ponyboy rédige pour son professeur.

À propos : (attention spoilers)

outsiders21Le roman de S.E. Hinton fut adapté pour le cinéma et dirigé par Francis Ford Coppola. Ce n’était cependant pas une idée de Coppola. Mais un groupe d’élèves et une bibliothécaire – qui adoraient le livre - écrivirent personnellement à Coppola lui demandant de réaliser un film avec le roman « The Outsiders ». Le réalisateur lut le roman et fut touché par l’histoire. Il décida d’adapter le roman pour le cinéma et non seulement il dirigea « The Outsiders » mais il adapta et dirigea « Rumble Fish », un autre roman de S.E. Hinton.

L’auteur participa activement à l’adaptation de son roman au cinéma. Elle participa à la réalisation, aida à localiser et choisir les lieux du tournage et eut même un caméo dans le film : elle interprète l’infirmière dans la chambre d’hôpital de Dallas.

Il y a quelques différences entre le film et le roman. Mais le film est très fidèle au roman. Dans une version qui fut éditée en DVD, il y a quelques années, 22 minutes furent ajoutées au film et cette nouvelle version est encore plus proche du roman. Les scènes ajoutées avaient été coupées de la première version car elles ralentissaient l’histoire. Elles permettent cependant de mieux comprendre les Greasers et explorent plus la relation entre les trois frères. Ces scènes font parties du roman et sont importantes pour la trame de l’histoire.

Il y a cependant quelques différences entre les deux œuvres : couleurs de cheveux, quelques dialogues, et la localisation des quartiers – dans le roman, les deux quartiers sont situés à l’Est et à l’Ouest de la ville, dans le film, ils sont au Nord et au Sud. Mais selon l’auteur, Coppola a repris son idée originale qu’elle avait changée dans le roman. On ne parle pas beaucoup dans le film de la relation de Sodapop avec sa petite amie, et on ne mentionne pas le fait qu’elle soit tombée enceinte de lui. 

Les acteurs qui interprètent les personnages principaux du film, ont pour la plupart continuer une carrière dans le cinéma et sont aujourd’hui connus : Matt Dillon, Tom Cruise, Rob Lowe, Ralph Macchio, Diane Lane, Emilio Estevez, etc.

Quelques critiques du film sont très négatives. Plusieurs disent que Coppola a complètement passé à côté de l’essence du roman. D’autres disent que l’image est aujourd’hui vieille et désuète. Les couleurs sont souvent très fortes et ressemblent à des images de vieux films. Les effets spéciaux sont « faibles » si on les compare à ce qui se faisait déjà à l’époque. On critique aussi beaucoup le jeu des acteurs qui étaient à l’époque de jeunes inconnus, sans expériences. On dit qu’il y a peu de chimie entre les personnages.

Une série télévisée fut également produite en 1990. La série, basée sur les personnages du roman, fut diffusée par Fox network. Encore une fois, S.E. Hinton fut impliquée dans l’écriture et la réalisation. Malheureusement, la série fut annulée après une saison.

Commentaires personnels à suivre

Commentaires sur le roman...

- Sur l'auteur

- sur l'oeuvre: ici, ici et ici

- sur le poème de Robert Frost

- sur le film

- réflexion personnelle (introduction)

Sources :

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21 septembre 2007

Nothing Gold Can Stay

"Nature's first green is gold,Nothing_gold_can_stay
Her hardest hue to hold.
Her early leaf's a flower;
But only so an hour.
Then leaf subsides to leaf.
So Eden sank to grief,
So dawn goes down to day.
Nothing gold can stay
.
"

Robert Frost

Beaucoup fut dit sur ce poème de Robert Frost. Ce poète américain a écrit plusieurs poèmes et pièces de théâtre. Né en 1874 et mort en 1963, ses oeuvres se penchent surtout sur la vie rurale de la Nouvelle Angleterre tout en cherchant toujours à souligner des thèmes sociaux et même philosophiques...

Plusieurs ont analysé ce poème - et l'oeuvre de Robert Frost - en détail... je mets quelques liens en référence plus bas...

Je n'ai lu Frost qu'après avoir entendu son poème dans le film The Outsiders... je ne lisais pas beaucoup de poèmes en anglais à l'époque. Mais je me rappelle de ces vers et surtout du moment où ils furent récités dans le film... les visages des personnages... Et ensuite, j'ai lu et relu le livre et lu et relu le poème dans le roman... puis le poème dans un recueil de poèmes...

La signification des vers est évidente dans le roman - et le film... et m'est toujours apparue importante. Rien n'est éternel, tout change, tout meurt, rien ne reste innocent et jeune... mais l'important est de d'essayer de garder cette parcelle d'innoncence, d'émerveillement, de beauté... "stay gold"... ;)

Voir aussi: The Road Not taken (poème)

À consulter:

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20 septembre 2007

The Outsiders - III. Commentaires personnels

The Outsiders / S.E. Hinton. – [New   York]: Laurel-Leaf Books, 1982. – 156 p. ; 17 cm. – ISBN 0-440-96769-4

out0025Commentaires personnels :

Livre très court. À peine 156 pages dans mon édition de poche. Il se lit très vite. Quelques heures à peine. Et pourtant il contient énormément d’émotions. C’est un livre sur l’adolescence écrit par une adolescente. Elle écrit de toute évidence ce qu’elle connaît, ce qu’elle voit. Elle a voulu dire tout haut ce qu’elle ressentait face aux différences, injustices et préjugés qu’elle voyait tous les jours dans son école et dans sa ville. Elle voulait aussi parler des différents problèmes et des réalités des adolescents de son âge : le suicide, la cigarette, l’alcool, le besoin d’appartenance à un groupe, la grossesse chez les adolescentes, la mort, l’école, l’abandon scolaire, etc. Mais jamais on sent qu’on fait la morale. L’auteur ne fait que parler de ces sujets qui font partie de la réalité des jeunes de son époque – mais aussi des jeunes d’aujourd’hui. Car même si certains sujets sont traités selon la vision de l’époque – 1966 – ils rejoignent encore la réalité d’aujourd’hui.

La narration m’a tout de suite rejointe. J’ai immédiatement ressenti de la sympathie pour le narrateur, Ponyboy et j’ai vu sa famille, ses amis, son quartier, les greasers et les socs à travers ses yeux. Ponyboy est particulièrement sensible, peut-être un peu trop. Il semble un peu déplacé au milieu de tous ces gens qui semblent beaucoup plus vrais et réalistes que lui. Mais c’est ce qui au final le rend si attachant. Il semble un peu irréel et naïf. Et c’est un peu le thème du roman… la perte de la naïveté du narrateur… son passage de l’enfance à l’adolescence ou même à l’âge adulte. Ponyboy compare souvent les gens à des personnages de films, voulant ainsi rester dans l’imaginaire. Cependant certains de ces amis sont « trop » vrais et le ramène à la dure réalité. 

C’est un milieu essentiellement masculin et de jeunes. Il y a peu de filles, sauf Cherry. Ce qui n’empêche pas de s’identifier aux personnages. Et, il n’y a pratiquement aucune figure adulte. Le roman met en avant plan l’adolescence, sans vouloir l’expliquer à travers des yeux d’adultes – et l’auteur étant elle-même adolescente permet d’y croire totalement – et sans vouloir que les adultes protègent ou sauvent les jeunes.

Les différences sociales et la séparation entre les riches et les pauvres sont centrales dans le livre, mais je n’ai pas senti que c’était l’unique préoccupation du narrateur. Sa vie familiale et ses relations avec ses deux frères sont également très importantes.

Un aspect important du roman est l’art, principalement, le cinéma et la littérature, ainsi que de façon moins présente la musique. On mentionne souvent des films ou des acteurs. Les adolescents s’identifient à eux. La musique partage souvent les deux bandes, les Socs et les Greasers n’écoutent pas les mêmes musiques. Mais c,est surtout la présence de références littéraires qui nous aide à comprendre le roman ainsi que les relations entre les personnages. Ponyboy est celui qui amène la littérature dans le roman : il parle de livres avec Cherry, il fait la lecture à Johnny lorsqu’ils sont en fugue, il mentionne plusieurs œuvres dans sa narration alors qu’il raconte les événements qui ont marqué quelques semaines de sa vie et lorsqu’il décrit sa vie, sa famille et son quartier. Le poème de Robert Frost « Nothing gold can stay » qu’il récite un matin à Johnny définit le roman. Il souligne cette perte d’innocence et surtout le caractère irréel et spécial de Ponyboy.

Finalement, lorsque à la fin du roman, on comprend que Ponyboy s’apprête à rédiger un travail pour l’école qui commence exactement comme les premiers mots du livre et qu’il va raconter les événements qui viennent de se passer, la boucle est bouclée. C’est la littérature qui permet à Ponyboy de s’exprimer comme il aimerait pouvoir s’exprimer. Dire ce qu’il voudrait pouvoir dire à ses frères, à ses amis, à son professeur mais qu’il se sent incapable de dire.

L’histoire et les personnages m’ont beaucoup touchée. Le roman est loin d’être un chef d’œuvre de rédaction mais il demeure à mes yeux un chef d’œuvre d’émotions.

Extraits :

“Hey,” I said suddenly, “can you see the sunset real good from the West Side?” She blinked, startled, then smiled. “Real good”. “You can see it good from the East Side, too”, I said quietly. “Thanks, Ponyboy.” She smiled through her tears. “You dig okay”.” p. 114.

- Commentaires sur l’oeuvre : ici et ici

- Sur l'auteur

- sur le poème de Robert Frost

- sur le film

- réflexion personnelle (introduction)

Sources:

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