30 novembre 2007

Quelques mots...

On n'est jamais si heureux ni si malheureux qu'on s'imagine.   

François de La Rochefoucauld

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28 novembre 2007

Ma vie télévisuelle: Quelques roches quotidiennes

Si je fouille dans mes souvenirs, aussi loin que je le peux, je me souviens de ce rendez-vous quotidien. Tout d’abord, quand j’étais toute petite, avant l’école et avant la garderie, alors que je restais toute la journée à la maison avec ma mère. Puis, tous les midis pendant mon primaire, alors que je venais manger à la maison avec ma mère. Il y eut une pause pendant l’école secondaire, puisque je devais rester à l’école pour manger, mais à chaque congé et à chaque fin de semaine, le rendez-vous avait lieu.

Flintstones1aThe Flintstones a longtemps fait partie de ma routine quotidienne. Tout d’abord en anglais. Ma mère écoutait beaucoup la télévision en anglais et donc nous écoutions The Flintstones. Mon anglais n’était pas très bon. En fait, je comprenais absolument rien des dialogues. Mais je riais tout de même et je connaissais les épisodes par cœur. Ma mère se lassait parfois de me répéter sans cesse ce qui se disait… « Qu’est-ce qui dit, qu’est-ce qu’a dit? » je répétais toujours, chaque jour, aux émissions que j’avais pourtant vu des dizaines de fois. « Tu le sais » qu’elle commençait par dire, puis elle me traduisait de guerre lasse. Le jour où j’ai commencé à avoir des cours d’anglais à l’école fut un soulagement pour elle.

Mais de toute façon à ce moment, nous écoutions également la version québécoise qui s’intitulait «Les Pierrafeu ». Nous écoutions autant la version originale que la version québécoise… et je connais aujourd’hui autant les dialogues en français qu’en anglais. Je spécifie « version québécoise » car les voix étaient doublées au Québec avec des acteurs que nous connaissions – je me souviens qu’au générique, il y avait les photos des acteurs. Les références américaines de l’émission étaient toutes changées pour des références québécoises. J’ai appris en faisant quelques recherches hier, que les noms des personnages différaient légèrement en France et j’ai finalement compris pourquoi l’émission s’appelait les Pierrafeu alors que leur nom était les Caillou. J’avais bien sûr, mes émissions et personnages préférés. Mais je dois avouer que je ne sais toujours pas si j’aime ou non, le Grand Gazoo

Plus tard, je n’ai pu continuer à regarder l’émission à tous les jours… les cours, le travail… la vie. Mais quand c’était possible, quand j’étais chez moi, à midi, j’ouvrais la télévision et j’écoutais soit les Pierrafeu, soit les Flintstone pendant mon repas. Longtemps, les émissions ont joué… toujours à la même heure. Et puis, un jour, la programmation a changé. Il faut dire que cela faisait des décennies que l’émission était au programme. Mais,Flitstones2a j’avoue que cela m’a un peu bouleversé… Plus de Fred et de Wilma accompagnant les sandwichs du midi. Plus de Dino renversant Fred… plus de bébé mammouth passant la balayeuse… plus de Fred marchant sur les orteils pour lancer sa boule de quille… plus de Yabba, dabba, doo !!!

Les Flintstone faisait partie d’un moment important de ma journée quand j’étais enfant… le moment où je me retrouvais avec ma mère, à manger notre repas du midi, en regardant Fred et Barney se mettre dans le pétrin… « Qu’est-ce qui dit, qu’est-ce qui dit? » Je ne saurais me rappeler mon enfance sans les Flintstone.

Titre original : The Flintstones
Titre en français : Les Pierrafeu

Créé par : Jospeh Barbera et William Hanna
Genre: Dessins animés, comédie
Langue: Anglais
Couleur: Couleur
Pays d'origine: États-Unis
Durée: 30 minutes

Nombre de saisons : 6 saisons (166 épisodes)
Années de diffusion : Du 30 septembre 1960 au 1 avril 1966

Personnages :

Fred Flintstone: Alan Reed (EU) / Fred Caillou: Paul Berval (QUE)
Wilma Flintstone: Jean Vander Pyl (EU) / Délima Caillou: Denise Proulx (QUE)
Barney Rubble: Mel Blanc (EU) / Arthur Laroche: Claude Michaud (QUE)
Betty Rubble: Bea Benaderet (EU) / Bertha Laroche: Monique Miller (QUE)
The Great Gazoo: Harvey Korman (EU) / Grand Gazou: Claude Préfontaine (QUE)

Pour en savoir plus sur l’émission, consulter ces liens :

Il est intéressant de savoir que l’émission fut l’une des premières séries animées présentant la naissance d’un enfant. The Flintstone est inspiré d’une émission américaine intitulée The Honeymooners. En plus de la série originale, plusieurs films –principalement de Noël – ont été réalisés. Une série mettant en vedette Pebbles et Bamm-Bamm adolescents fut également produite. Deux films, en 1994 et 2000, furent réalisés mettant en vedette des acteurs en chair et en os, pour représenter les célèbres personnages. D’autres faits et anecdotes intéressantes peuvent être trouvés sur les liens présentés plus haut.

Chanson originale – Générique du début :

Flintstones... Meet the Flintstones
They're a modern stone age family
From the town of
Bedrock They're a page right out of history

Let's ride, with the family down the street
Through the, courtesy of Fred's two feet

When you're, with the Flintstones
Have a yabba, dabba, doo time
A dabba doo time
We'll have a gay, old time!

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27 novembre 2007

Ma vie télévisuelle

On discutait l'autre soir. Devant un bon repas, avec notre coupe de vin. On discutait de tout et de rien. De musique, de cinéma, de livres. Et puis, j'ai mentionné qu'il n'y avait pas grand chose d'intéressant à la télévision espagnole. Bon... mes mots furent plus incisifs.... ok... plus méchants... La télévision espagnole est horrible. À part quelques émissions intéressantes, la majorité des programmes diffusée est lamentable. Mais là n'est pas leTele sujet de ce premier texte sur ma vie télévisuelle.

Donc... lorsque je fis cette remarque, on me répondit que de toute façon, on ne regardait pas la télévision. Avec ce ton. Ce ton que j'ai entendu souvent... Un genre de dédain mélangé avec un soupçon d'incrédulité devant le fait que je regarde la télévision.

Comme si c'était un péché. Quelque chose d'impardonnable. Qui n'avait pas sa place dans la vie de quelqu'un qui aime le théâtre, les livres, la musique, le cinéma... comme si la télévision était tout au bas d'une certaine échelle...

Il y a de bons livres, et il y a des livres incroyablement mauvais. Il y a des bons films et des films complètement ridicules. Et il y a de la télévision totalement stupide et de la télévision excellente. Il y en a pour tous les goûts... et parfois, la télévision va nous apprendre, nous transformer et d'autres fois simplement nous divertir.

J'aime la télévision. J'aime regarder et écouter la télévision. Parfois pour regarder des émissions, des reportages, des films qui sauront me toucher, m'apprendre de nouvelles choses, mais parfois pour simplement me changer les idées. Rire, pleurer, sursauter. Pour faire le vide.

Et je n'ai pas honte de le dire. J'écoute la télévision depuis mon enfance. J'ai des souvenirs précis de certains moments télévisuels... incluant à la fois le programme écouté et son contexte: les gens, le moment, les sons, les commentaires... J'ai appris beaucoup de choses et j'ai compris beaucoup de choses... j'ai des souvenirs de moments inoubliables parfois à cause du contenu de l'émission d'autres fois à cause des gens qui ont regardé avec moi l'émission.

Des souvenirs d'émissions écoutées par ma mère, de rendez-vous hebdomadaires avec des amis pour regarder notre émission préférée, de téléphones pendant les pauses publicitaires pour commenter les dernières péripéties, de fous rires qui ont réussi à me faire passer au travers de moments difficiles, de larmes versées, de moments passés à faire un vide total ou encore à apprendre de nouvelles choses...

J'aime la télévision... et je l'assume complètement... hum... voyons voir quel sera mon prochain texte sur le sujet... ;)

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25 novembre 2007

Quelques mots...

Lire est le seul moyen de vivre plusieurs fois.   

Pierre Dumayet

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24 novembre 2007

Déjà Dead (suite)

Reichsd_j__dead1Critique de lecture

Déjà Dead / Kathy Reichs . – [Paris]: Robert Laffont, 2001, c1997. -- 541 p. ; 18 cm. -- ISBN: 2-266-09014-3

Résumé et Commentaires personnels

Premier roman de Kathy Reichs et premier ouvrage mettant en vedette son personnage principal, Temperance « Tempe » Brennan, anthropologue judiciaire. Le Dr. Brennan, tout comme l’auteur, partage son temps entre Montréal et la Caroline du Nord. Reichs n’a jamais caché le fait que son personnage principal est fortement inspiré de sa propre vie. Ce qui fait de Brennan un personnage crédible, fort et convainquant. Les enquêtes sont bien documentées et s’inspirent presque toujours de cas sur lesquels Kathy Reichs a elle-même travaillés. Les romans de Reichs ne manquent pas de détails scientifiques et judiciaires et elle n’épargne pas la sensibilité de ses lecteurs.

Ce premier roman, Déjà Dead, se situe principalement à Montréal. Alors que Temperance se prépare pour un week-end de repos, elle est appelée d’urgence lorsqu’on découvre un cadavre dans le parc du Grand Séminaire de Montréal. Elle doit aller déterminer si c’est un cas d’anthropologie, comme les ossements anciens trouvés dans ce parc il y a peu de temps, ou si cela relève du domaine du coroner. Malheureusement pour elle, les restes de la victime indiquent clairement un meurtre violent et la possibilité d’un lien avec d’autres cadavres de femmes. Et ceci signifie également le début d’une enquête qui la mènera elle-même très près de la mort et qui mettra également en danger sa meilleure amie et sa fille.

Grâce à son expertise, beaucoup d’indices peuvent être déterminés et la conclusion de Brennan est qu’un tueur en série se trouve à Montréal. Elle sera cependant en butte aux autorités – particulièrement l’inspecteur Claudel qui travaille également sur le cas, qui ne croient pas à un lien entre les crimes. Petit à petit, ils n’auront cependant d’autres choix que de suivre Brennan et d’essayer de capturer un criminel sadique et méthodique.

L’œuvre de Reichs est très efficace. On y trouve nombres de descriptions qui pourraient rendre l’œuvre lourde, mais qui sont très bien rédigées. L’auteur ne lésine pas sur les détails et on a l’impression d’en apprendre beaucoup sur l’anthropologie judiciaire. Les personnages sont bien décrits et j’ai personnellement eu l’impression de bien les connaître immédiatement. En plus de Brennan, plusieurs des personnages récurrents des romans de Reichs font leur apparition dans ce roman. Le roman met en place les personnalités des personnages et les liens entre eux.

Ce dernier point peut cependant déplaire à certains. Bien qu’en principe, on peut lire les romans de Kathy Reichs indépendamment l’un de l’autre, certains éléments peuvent être difficiles à comprendre ou à mettre en contexte si on n’a pas lu les livres en ordre. Mais c’est le problème de beaucoup d’auteurs qui reprennent un même personnage principal et le placent au centre de plusieurs de leurs romans.

Mais Déjà Dead est un excellent roman policier et saura plaire aux gens qui aiment les détails réalistes et le suspense constant. On décèle également un humour particulier dans les pages de Reichs. Les scènes les plus difficiles sont souvent allégées par une remarque ou pensée de Brennan, qui a parfois de la difficulté à contrôler son tempérament.

Le premier roman se passe presque exclusivement à Montréal. Et on sent très bien que l’auteur connaît bien la ville même si elle est américaine. Les commentaires et descriptions sont justes et jamais déplacés.

Reichs a adapté ses récits pour la télévision et depuis 2005, une série américaine, Bones, joue sur la chaîne Fox. Le nom du personnage principal est le même que celui des romans : Temperance Brennan, bien que dans la série le surnom du personnage soit « Bones » et nom « Tempe ». Brennan est également anthropologue judiciaire et est également un auteur de roman policier. Le personnage principal de ses romans se nomme Kathy Reichs !!! Mais à part le nom du personnage, la série n’est pas une transposition des romans de Reichs. L’action est située exclusivement à Washington D.C. et aucun des autres personnages n’est présent. Le personnage même de Brennan diffère sur plusieurs points dans la série du personnage du livre. Les deux œuvres sont donc complètement différentes. Les seuls points communs étant l’anthropologie judiciaire et le nom du personnage principal.

J’ai personnellement beaucoup aimé, ce premier roman de Kathy Reichs. L’atmosphère y est très étouffante mais sans devenir trop lourde. L’écriture – et la traduction – est simple, réaliste et directe, tout en se permettant de devenir très technique à l’occasion. Malgré les détails très techniques, l’ensemble demeure facile à comprendre. Les descriptions sont justes et réalistes, l’humour est présent et on demeure accroché à l’intrigue jusqu’à la fin. J’ai également aimé le fait que l’action se déroule à Montréal, bien que l’auteur ne soit pas québécoise de naissance. Cela donne un point de vue très intéressant sur la ville et sur la le Québec.

J’ai aimé la plupart des autres romans de l’auteur ainsi que la série télévisée, d’autres billets sont donc à venir…

Citations

« À Montréal, l’été fait irruption comme un danseur de rumba. Soudain tout n’est plus que frou-frou et coton de couleurs vives, exhibition de cuisses et de peau luisante de sueur. Fête dionysiaque qui commence en juin et ne s’achève qu’en septembre.

La vie se déplace à l’extérieur. Après l’hiver glacial et interminable, les terrasses de cafés réapparaissent, cyclistes et adeptes de rollers se font  concurrence sur les pistes cyclables ; les festivals se succèdent et les foules transforment les trottoirs en zones de tourbillons. », p. 14

Sources


Premier article sur l'oeuvre et l'auteur

L'avis de Fashion

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23 novembre 2007

Déjà Dead

Déjà Dead / Kathy Reichs . – [Paris]: Robert Laffont, 2001, c1997. -- 541 p. ; 18 cm. -- ISBN: 2-266-09014-3Reichsd_j__dead1

Quatrième de couverture

Un beau jour d’été à Montréal, sur la table de dissection du laboratoire de médecine légale de la police provinciale, arrive un cadavre découvert dans l’ancien parc du Grand Séminaire. Le docteur Temperance Brennan est chargé d’autopsier ce qu’il reste d’une femme abominablement découpée en morceaux.

Divorcée et solitaire, Temperance travaille durement, dans un milieu dominé par les hommes. Sa sinistre expertise va l’amener en première ligne de l’enquête, seule en butte à l’hostilité de son collègue policier et face à l’assassin pervers qui collectionne les victimes féminines…

Armée de son scalpel et de son instinct, Temperance traque le tueur en série. Cinq femmes sont déjà mortes. Sera-t-elle la prochaine ?

L’auteur

Kathleen Joan Reichs, mieux connu aujourd’hui sous le nom de Kathy Reichs, est née en 1950 à Chicago. En 1971, elle obtient un B.A en anthropologie à la American University de Washington. Elle poursuivra ensuite un M.A et un Ph.D en anthropologie à l’Université Northwestern de Chicago. Elle obtiendra son doctorat en 1975.

Elle fut professeur à plusieurs endroits dont la Northen Illinois University, la University of Pittsburgh ainsi que les universités ReichsConcordia et Mc Gill de Montréal. Elle enseigne l’anthropologie à l’université de Caroline du Nord située à Charlotte, bien que souvent en congé indéterminé. Elle partage son temps entre les villes de Charlotte et Montréal, puisqu’elle est l’anthropologue judiciaire pour le compte de l’Office of the Chief Medical Examiner de l’état de la Caroline du Nord et a également ce poste à Montréal pour le Laboratoire de Sciences Judiciaires et de Médecine Légale de la Province de Québec.

Elle est souvent appelée à témoigner lors d’enquêtes criminelles. Son expertise est également souvent sollicitée, non seulement sur des affaires criminelles mais sur divers cas internationaux. Quelques exemples : elle fut appelée à travailler sur des catastrophes aériennes – telles que la tragédie du 11 septembre ; elle apporta également son témoignage au Tribunal pénal international pour le Rwanda ; elle apporta son assistance à la Foundation for Guatemalan Forensic Anthropology au Lac Atitlan et a travaillé à l’identification de corps provenant de la Deuxième Guerre Mondiale. Elle est une des cinquante anthropologues judiciaires certifiés par l’American Board of Forensic Anthropology et fait également partie du Conseil d’administration de l’American Academy of Forensic Sciences. Elle offre souvent divers séminaires et conférences à travers le monde.

Ses nombreuses expériences comme anthropologue judiciaire l’ont amené à écrire des romans policiers qui sont devenus pour la plupart des best-sellers. Ses livres sont directement inspirés de cas sur lesquels elle a travaillé personnellement. En plus de ses romans, elle a également écrit de nombreux travaux, articles et recherches en anthropologie.

Bibliographie

  • Hominid Origins: Inquiries Past and Present (Editeur) – 1983
  • Forensic Osteology: Advances in the Identification of Human Remains – 1986
  • Déjà Dead  - 1997 (Prix du Meilleur premier roman : Arthur Ellis Award en 1997)
  • Death du Jour - 1999
  • Deadly Decisions - 2000 
  • Fatal Voyage - 2001
  • Grave Secrets - 2002
  • Bare Bones - 2003
  • Monday Mourning - 2004
  • Cross Bones - 2005
  • Break No Bones - 2006
  • Bones to Ashes - 2007

Citations 

« Au Québec, le bureau du coroner est le gardien de la mort. Si vous ne mourez pas selon les usages, sous le contrôle d’un médecin, dans un lit, le coroner veut savoir pourquoi », p. 15

Commentaires à suivre...

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22 novembre 2007

Des bruits sans voix

Petits mouvements furtifs
Ne pas oublier les
grondements nocturnes
Ici et ailleurs
Dans des draps bien plats

Chevelure noire parsemée
de laine blanche
Nouée et dénouée
Un trou offrant un
sourire exclusif

Dédicace vocale
Rature et égratignure
Sans honte
Moyens actifs
d'exprimer
satisfaction et colère

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21 novembre 2007

Crime littéraire partagé : fermer le livre

Livre_ferm_

Ce n’est pas que je croyais que j’étais la seule à le faire. Mais pour une raison obscure, je n’en parlais jamais. J’avais la vague sensation que même si plusieurs faisaient comme moi, j’étais tout de même coupable d’un crime littéraire. Ou encore plus coupable que les autres. C’est qu’on m’avait dit qu’il fallait terminer ce qu’on commençait. Ma grand-mère était particulièrement ferme sur ce sujet : « Ne commence pas ce que tu ne peux terminer ». Ma mère avait tendance à dire la même chose… « Si tu as commencé quelque chose, finis-le ». Et je crois me souvenir de quelques professeurs disant la même chose.

Donc, je me sentais obligée de terminer les livres que je commençais. C’était une obligation morale. Terminer ce que je commençais. Si j’ouvrais un livre, je me devais de le terminer. C’était aussi un devoir envers le livre. J’avais l’impression qu’il se sentirait abandonné, délaissé… qu’il serait triste de ne pas être lu au complet. Et je me sentais coupable. J’ai donc terminé plusieurs livres que je n’aimais pas. Le livre m’ennuyait ? Je le lisais tout de même jusqu’à la dernière page. Parfois de peine et de misère… de longues soirées ennuyantes à tourner les pages… ou encore de longs mois à lire quelques lignes chaque jour pour essayer de terminer cet interminable livre… relisant parfois 10 fois la même ligne car je n’arrivais pas à m’en souvenir, faute d’intérêt.

Même sentiment horrible de culpabilité, si je n’arrivais pas à aimer un livre ou le style d’un auteur, surtout si c’était un auteur connu, reconnu… ou le pire… un chef d’œuvre de la littérature… enfin considéré comme tel… Je lisais péniblement chaque page, essayant de retenir les phrases, tentant de voir le génie derrière les mots. J’ai bien sûr pu parfois reconnaître comme un bon livre certains ouvrages même si je les avais détestés. Mais je n’arrivais pas à arrêter de lire le livre…

Et puis, bien sûr, l’inévitable arriva… j’ai fermé certains livres avant la fin. Par paresse, me disais-je… parce que j’étais lâcheuse, je me disais honteusement. Et bien sûr, je cachais ces crimes. Et quand je passais devant le livre – que j’étais incapable de vendre ou donner – je baissais honteusement la tête et je me disais que j’en reprendrais la lecture un jour. Je l’ai parfois fait avec divers résultats : habituellement, je le terminais, toujours à cause de cette culpabilité, mais le livre ne m’intéressait pas plus qu’auparavant ; parfois, je le refermais une seconde fois avant de le terminer, me sentant encore plus coupable d’avoir donner de faux espoirs au pauvre livre mal-aimé ; et parfois, je le terminais contente parce que cette fois j’avais aimé le livre.

Bizarrement, tout ceci c’est poursuivi sur des années et des années… et ce n’est que lorsque j’ai lu sur certains carnets, des textes de lecteurs et lectrices qui se permettent de ne pas terminer un livre et qui le disent ouvertement, que je me suis sentie moins coupable.

Le temps passe vite… tant de choses à faire, tant de livres à lire… droit de ne pas finir un livre, et droit de ne pas aimer un livre... Et il y a donc des livres qui furent fermer sans être entièrement lu: Portrait of a Lady de Henry James ; Lost Souls de Micheal Collins ; Notre-Dame de Paris de Victor Hugo, pour en nommer quelques uns.

J'en ferai peut-être une liste un jour... expliquer pourquoi j'ai fermé le livre sans l'avoir lu au complet, pourquoi il m'a ennuyé au point tel que je me suis sentie incapable de le terminer, pourquoi les mots, l'histoire, le style ne m'ont pas plu...

Évidemment, je réalise que ce serait tout de même une façon de ne pas les abandonner complètement...

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20 novembre 2007

Un voyage éclair

Le 1 novembre, je partais pour un court voyage. 12 jours à peine. Mais un voyage qui était assez important à mes yeux. Un voyage éclair à Montréal.

Tout d’abord, un des principaux objectifs étaient de surprendre deux personnes. Ma soeurette a eu 30 ans leMontr_al1 10 novembre dernier et il me semblait une bonne idée d’être là. Mais en ne l’avertissant pas de cette visite. J’ai travaillé fort pour garder secret mon voyage à Montréal. Mais j’ai réussi… un beau matin, quelques jours avant le 10, j’ai sonné à sa porte et « coucou, c’est moi !!! ». Je crois qu’elle fut surprise !

Et puis nous voulions également surprendre la mère de mon mari. Sa fête était le 2 novembre et nous voulions également la surprendre. Je crois qu’elle fut aussi surprise.

Et puis, nous voulions revoir la famille et quelques amis proches qui nous manquaient. Même si j’avais vu ma meilleure amie à Barcelone quelques temps auparavant, j’avais aussi envie de la revoir à Montréal…

Finalement, nous avions – bon surtout moi – besoin de revoir le Québec. J’aime beaucoup l’Espagne et Barcelone, mais parfois, les petites différences font que j’en ai ras le bol !!! J’ai besoin d’une pause, même courte. Besoin de revoir le Québec. Évidemment, j’avais autant de choses à redire du Québec lorsque j’y habitais, mais au moins maintenant, j’ai la possibilité de sortir du pays quand j’ai envie de frapper les gens ;)

Et puis, cela faisait deux ans que je n’avais pas revu Montréal, la famille, certains amis, certains lieux, et donc un dose de Québec m’était nécessaire. Et il ne faut pas oublier que les si belles photos et si beaux textes d’Allie n’ont pas aider ma nostalgie !!! ;)

Et donc avant qu’il ne fasse trop froid… avant que les réunions de Noël ne nous prennent tout notre temps (comme la dernière visite qui fut faire pendant les Fêtes… plus jamais… ) mais à temps pour voir quelques décorations d’Halloween encore en place (même si certains avaient déjà leurs décorations de Noël en place) et à temps pour voir encore quelques couleurs aux arbres… pour marcher dans les feuilles et sentir l’odeur de l’automne…

Une visite éclair à Montréal – avec un détour à Québec pour le travail et un détour à Ayer’s Cliff pour voir mère-grand – fut réalisé. J’aurais aimé avoir plus de temps pour rencontrer certaines personnes mais non seulement ce voyage fut planifié à la dernière minute mais il fut en gros consacré à soeurette, belle-famille et amis de longue date. Et puis, quelques instants consacrés au magasinage de gogosses introuvables à Barcelone et indispensables. J’ai aussi fait le plein de livres… dont plusieurs livres qui m’ont tenté après avoir lu les critiques sur différents blogs dont La Bibliothèque d’Allie et Lily et ses livres… il faut dire que je ne peux entrer dans la librairie d’occasion : l’Échange sans en ressortir les bras pleins et c’est sans parler des autres bouquinistes…

Et que fut le résultat de ce voyage ? Et bien comme d’habitude… heureuse d’avoir revu Montréal et le Québec, heureuse d’avoir revu la famille et les amis… mais heureuse de revenir à Barcelone. Suis-je réconciliée avec Barcelone ? Arf… non… Est-ce que je m’ennuie de Montréal ? Arf… non…

Mais je suis bien heureuse d’avoir fait ce séjour et bien heureuse d’être revenu !!! ;)

Quelques photos...

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19 novembre 2007

Passage

Je ne suis pas du genre à croire aux dates. Je veux dire par cela que je ne crois pas que le nombre attribué à une époque ait ann_e_2007une quelconque signification. 1325, 1842, 1970, 1999, 2004… ce ne sont que des chiffres… tout cela est arbitraire selon moi, et nous pourrions vivre sous un autre mode de calcul du temps. Certains le font.

Mais parfois, on a juste hâte qu’une année se termine. Et qu’une nouvelle année commence. Et pour une fois… j’ai vraiment hâte que 2007 disparaisse et que 2008 commence. Cela ne changera peut-être pas grand-chose mais il me semble que cela sera symboliquement différent.

Évidemment, je ne crois pas que cela sera instantanée… et qu’au 12e coup de minuit à l’heure de Barcelone (car bien sûr, ceci aussi est relatif) tous les problèmes de la dernière année s’envoleront comme par enchantement. Mais j’aimerais bien, ceci dit... Une heure passe et la vie change. Les soucis s’évaporent et les larmes sèchent. Les questions sont répondues et les doutes s’estompent. Certaine personne retourne d’où elle est venue. Et les êtres disparus reviennent à la vie.

Bon. C’est fait. J’ai chialé. Je suppose que j’avais besoin de le dire à voix haute. Et de l’écrire en quelque part. Et je tourne la page, je suppose. Je retourne à d’autres mots.

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