28 décembre 2007

Cherchez le tupperware... suite

Donc que vient faire la recherche de tupperware dans tout cela ?

Cherchez_le_TupperwareEt bien voilà... comme à chaque année, il y avait cette année, un souper chez mon père pour Noël. Noël dans ma famille, c’était ma mère. C’est elle qui nous a donné à ma soeur et moi, l’amour de Noël. Mon père n’était pas trop Noël, cela l’indifférait un peu, de plus qu’en Espagne, surtout à l’époque, on célébrait surtout les Rois. Donc, quand ma mère est décédée, le premier Noël fut un peu triste. Nous avions décoré tout de même, avons échangé quelques cadeaux et avons fait notre repas de Noël. Depuis toujours, chez nous, à Noël, mon père faitt une paella pour Noël. Cela lui permettait de s’intégrer aux préparatifs et cela nous permettait de manger autre chose que de la dinde et des tourtières – il y en avait bien assez dans la famille !

Une fois en Espagne, nous avons continué à faire notre repas traditionnel de Noël avec une paella en guise de repas. Et donc, le 25 décembre, nous allions chez mon père pour Noël. Moi, mon époux, ma sœur et mon père… L’année dernière, ma sœur n’était pas là – elle est retournée vivre à Montréal – donc ce fut uniquement mon père, mon époux et moi… un peu tranquille, sans décorations, quelques petits cadeaux et une belle paella.

Cette année, et bien, ce fut différent, puisqu’il y avait la petoune espagnole. Tout d’abord, il a fallut que j’insiste pour que ce premier Noël avec elle se fasse sans ses enfants et leur conjoint… pas envie de les rencontrer en cette journée de Noël. Puis, finalement, nous avons fait le repas le 26 décembre car, le 25 décembre, ils allaient chez la sœur du gendre à la petoune – oui, en Espagne, on va dans la famille de la famille… la famille c’est primordial – donc j’ai dû me contenter du 26 décembre. Et bien entendu, la paella fut contestée par la petoune, car évidemment ce n’est pas un repas de Noël ici … Mais, mon père n’a apparemment pas cédé sur ce point puisqu’il a fait sa paella.

Et donc, le 26 décembre, nous sommes arrivés chez mon père pour le repas de Noël. J’ai immédiatement offert mes cadeaux à mon père – et le poinsettia à la petoune -. Mon père n’est pas très cadeaux, nous avons toujours acheté pour lui les cadeaux qu’il offrait, et de plus, il est très difficile à plaire. Les cadeaux qu’on lui donne sont rarement utilisés ou appréciés donc il est très difficile de lui trouver quelque chose qui lui plaira. Cette année, je lui ai offert un fromage ! Oui, oui, un fromage énorme dans une belle caisse de bois ! C’est un fromage pas mal dispendieux que je sais qu’il aime beaucoup, donc il fut très heureux de le recevoir – pour une fois – et je lui ai donné immédiatement car enfin… hum… ça sentait fort !!!

Et puis… et puis, voilà, encore une fois aucune décoration. Une minable table dans le milieu du salon… et la porte patio ouverte pour les chats. Ce qui donne une température intérieure de 16º… j’ai gelé toute la journée ! Et puis, évidemment, c’était trop demandé que la petoune s’habille ! Comme à chacune des dernière fois que je l’ai vue, elle était en pyjama. Elle s’est finalement habillée en survêtement car nous sommes sortis voir le terrain qu’elle vient d’acheter. Si nous n’étions pas sorti, elle serait restée en pyjama. Et puis, évidemment, elle n’était encore pas maquillée. Ici… c’est strictement personnel… je n’ai rien contre le fait qu’elle ne se maquille pas, je ne me maquille pas tous les jours moi non plus.  Nous étions quand même invitésTupperware2 pour le repas de Noël, enfin... là n’est pas mon problème avec le fait qu’elle n’était pas maquillée. Hum, c’est que voyez-vous, elle a du maquillage permanent ! Donc quand elle ne se maquille pas, nous pouvons voir deux « beaux » traits noirs sur ses sourcils (enfin, l’endroit où il devrait y avoir des sourcils) et un « magnifique » trait noir sur le contour de ses lèvres… Et honnêtement, j’ai de la difficulté à la regarder en face… c’est tout simplement horrible. Enfin… si cela ne dérange pas mon père… soupirs…

Je passe rapidement sur les conversations et remarques – surtout qu’en plus je ne comprends qu’à moitié ce qu’elle raconte, incroyable accent andalou. Disons simplement que ce fut un long, long repas. Et puis, nous reçûmes nos « magnifiques » cadeaux de Noël… à 10€… je sais, je sais c’est l’intention qui compte. Finalement, ce fut le moment de quitter. Comme d’habitude, mon père voulut me donner les restes de paella. Ça aussi, c’est une tradition… il en garde un peu et je repars avec un plat plein de paella. Et mon père était bien garni en plats de plastique de tout format. C’était même un peu une plaisanterie familiale depuis toujours… les plats tupperware de mon père, de toutes les grandeurs possibles. Il en avait une quantité incroyable et comme il nous en laissait souvent avec différents mets, et bien il en rachetait tout le temps. Très fier de ses tupperwares, mon père. Et bien… plus un seul ! Parce que voyez-vous, selon la petoune, ce n’est pas bon de garder la nourriture dans des plats de plastiques, cela gâte la nourriture. Et donc, je suis repartie avec ma paella dans un bol de mélamine et un peu de papier cellophane.

C’est banal… je sais… mais bon…

Posté par Laila_Seshat à 18:13 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
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