Critique de lecture

Predator / Patricia Cornwell . – [London] : Sphere, 2005. -- 466 p. ; 18 cm. -- ISBN  978-0-7515-3404-7Pred1 

Résumé

Kay Scarpetta travaille pour le National Forensic Institute en Florida. Alors qu’elle enquête sur le meurtre d’un homme, certaines questions surgissent qui l’amène à s’interroger sur la façon dont il est mort. Pendant ce temps, Benton Wesley, est au Massachusetts pour une étude sur des tueurs en série qui sont présentement en prison. Cette étude, nommé PREDATOR cherche à comprendre les comportements criminels des tueurs. Un des prisonniers qu’il étudie, Basil Jenrette, lui parle d’un meurtre qu’il a commis il y a plusieurs années.

La nièce de Scarpetta, Lucy, poursuit ses activités pour l’Institut, même si elle semble perdre un peu le contrôle de sa vie, dans les bars et les aventures sans lendemains. Lors d’une soirée, elle rencontre une étrange femme avec des empreintes de mains sur le corps.

Pete Marino, ancien policier travaillant avec Scarpette pour le National Forensic Institute, est en thérapie depuis quelques temps. Il reçoit un téléphone de quelqu’un se nommant Hog et qui lui parle de Scarpetta, Lucy et d’une famille qui a disparut.

Bientôt des liens entre toutes ces personnes, ces morts et ces disparitions font surfaces.

Commentaires personnels

Ceci est le 14e roman de Patricia Cornwell avec comme personnage principal, le Dr. Kay Scarpetta. Le résumé ci-haut est bref et ne dit pas grand-chose, je sais. Difficile de résumer un roman ayant autant d’histoires même si les histoires semblent converger à la fin. Beaucoup d’histoires… trop d’histoires.

Cela fait 4 mois que j’ai commencé la lecture de ce roman d’un auteur que j’aime particulièrement. J’ai été tenté d’abandonner plusieurs fois, mais j’en étais incapable. J’aime beaucoup Patrica Cornwell et j’aime habituellement ces romans… mais cette lecture fut particulièrement difficile. Je n’aime pas abandonner mes lectures… surtout d’auteurs que j’aime. Mais 4 mois pour lire un roman est difficilement admissible pour moi.

Voyons voir. Les romans de Cornwell sont généralement de bons romans policiers mettant l’accent sur le côté médecine légale. La solution du crime peut habituellement se trouver dans l’enquête médicale de Scarpetta. Outre Scarpetta, d’autres personnages reviennent régulièrement dans les romans de Cronwell : Pete Marino, Benton Wesley, Lucy. Comme je l’ai déjà dit, chaque roman amène des éléments nouveaux aux personnages. Mais en général, il n’est pas nécessaire de lire les romans précédents pour apprécier la lecture du roman actuel.

Malheureusement, je ne peux dire que j’ai apprécié ce roman de Cornwell. Cela fait déjà quelques romans que je trouve moins intéressants. Mais, j’ai eu franchement de la difficulté avec cette lecture. Heureusement, je dirais qu’au 3/4 du roman, j’ai finalement réussi à m’intéresser à l’histoire et j’ai retrouvé l’écriture de Cornwell que j’apprécie.

Scarpetta est beaucoup moins présente dans ce roman de même que l’aspect médico-légal. Je n’ai rien contre s’attarder aux autres personnages – et j’ai lu que Cornwell a voulu donner un « twist » à ses personnages - mais je trouve que s’éloigner de Scarpetta est une erreur. Je préférerais lire un roman sans Scarpetta que de la voir au second plan ainsi. Et les autres personnages n’ont pas réussi à me toucher. Ils me semblent devenus trop émotionnels. Je lis un roman policier, ici, pas un roman psychologique. Les états d’âmes de Marino me semblent légèrement pathétiques, les tourments de Lucy commencent à me taper et l’histoire d’amour entre Benton et Scarpetta… longue, redondante et pénible…

Il y avait trop d’histoires et alors que tout semble venir à s’entrecouper à la fin, je note un tas de points sans explications, des personnages inutiles, superflus, et de plus en plus d’invraisemblances. De plus, le fait de faire évoluer les personnages considérablement d’un roman à l’autre (particulièrement lors des derniers romans) rend la lecture difficile pour les lecteurs qui commencent avec ce livre. Même si j’ai lu les autres romans de Cornwell, certains détails étaient loin dans ma mémoire et j’ai dû aller relire certains passages des romans précédents.

Le tueur est plus présent. Ainsi que ses victimes. Beaucoup de chapitres sont consacrés à la relation entre le tueur et sa victime. Ces moments sont intéressants mais détonent d’avec le reste du roman. Et on change constamment de perspective. Cela peut fonctionner mais ici, cela rend l’histoire difficile à suivre.  

J’aime toujours Cornwell – et j’ai bien l’intention de commenter ses romans précédents – mais je dois avouer que cette lecture fut difficile et que j’appréhende la lecture de son prochain roman.

Voir aussi:

Premier article: Predator - L'auteur
Réflexion: Dois-je abandonner ou continuer? 

Citations

« She is frightened. She’s angry because she is terrified that she will lose her precious trees, and she will, but by then, it won’t matter. Her trees are infected. They are old trees, at least twenty years old, and they are ruined. It was easy. Whenever the big orange trucks roll in to cut down canker-infected trees and grind them up, there are leaves on the road. He picks them up, tears them, puts them in water and watches the bacteria stream up like tiny bubbles. He fills a syringe, the one God gave him. ” p. 168

Sources