Ce n'est pas trop mon genre. Je n'ai même pas rappelé à mon père que c'était aujourd'hui - oui, parce que mon père si on ne lui rappelle pas, il se souvient à peine de son propre anniversaire...

Vraiment, je souligne rarement. C’est une journée comme les autres. J’avais peur d’avoir peur des années qui s’empilent à maF_te porte. Mais jusqu’à maintenant, elles sont arrivées, se sont installées sur ma peau, mon corps, mon visage, mes pensées et je les aie accueillies tranquillement.

Aujourd’hui cependant, je trouve que ça commence à se superposer un peu rapidement. Le temps se dépêche de passer, il court, il se presse… comme s’il avait peur de manquer de jours. Il me semble que je n’ai pas eu le temps de les voir passer ses jours. Ouf que la vie va vite. Les chandelles étaient plus lentes à brûler et plus rapides à souffler sur le gâteau… aujourd’hui, elles se consument en un instant et elles prennent une éternité à souffler… Quand je crois qu’elles sont toutes éteintes et que je peux manger le gâteau,  j’en découvre toujours une de plus.

Le temps est mystérieux. Et hier, les étés étaient infinis, aujourd’hui, ils sont volages. Les minutes sont interminables ou fugitives. C’est normal.

Vraiment, je souligne rarement, mais aujourd’hui, j’avais envie de m’arrêter et de regarder le gâteau avant de souffler les bougies. Faut bien regarder les années passées si on veut les connaître et s’en souvenir !  Mais c’est toujours étrange pour moi, cette journée de l’année où on devient plus vieux.