Cinéma: Meet me in St.Louis (1944)

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StLouis4Fiche technique:

Langue: Anglais
Année: 1944
Durée: 113 min.
Pays: Etats-Unis

Directeur: Vincente Minnelli
Producteur: Arthur Freed, Roger Edens
Scénario: Irving Brecher, Fred F. Finklehoffe
Cinématographie: George J. Folsey
Musique: George E. Stoll

Distribution: Judy Garland (Esther Smith); Margaret O'Brien ('Tootie' Smith); Mary Astor (Mrs. Anna Smith); Lucille Bremer (Rose Smith); Leon Ames (Mr. Alonzo Smith); Tom Drake (John Truett)

Commentaires personnels:

Genre: Drame, Comédie musicale

Meet me in St.Louis est avant le recueil de souvenirs d'enfance de Sally Benson. Des souvenirs simples, ordinaires, faits de quotidiens et de préoccupations qui peuvent nous apparaître aujourd'hui bien futiles. Nous retrouvons aussi dans le film une image des États-Unis, au tout début du siècle. Une époque qui lors de la réalisation du film semblait déjà bien lointaine. Le film sort sur les écrans pendant la Deuxième guerre Mondiale, dans un pays profondément marqué par la Première Guerre Mondiale, par la Grande Dépression et par cette Deuxième Guerre qui est encore une fois synonyme de tristesse, séparations, morts, pauvreté... Les personnages de Meet me in St.Louis semblent évoluer dans un temps heureux, révolu, et qu'on veut bien retrouver le temps d'un film. Les couleurs sont vives, les costumes et les décors irréels et les chansons permettent de s'envoler ou encore de croire à Noël. Et surtout de croire que on se retrouvera un jour et que des temps meilleurs viendront.

Le film se colle aux saisons et à travers des images de cartes postales (qui débutent littéralement chaque nouvel épisode du film) nous entraîne dans une année haute en couleur. La trame du film est mince... une famille, quelques amourettes, une petite fille étrange, un départ qui attriste tout le monde, une Exposition peut-être manquée... mais tout finit bien et on ira à la fête !

Mais malgré ces apparences "simples" et même "mièvres", le film comporte certains moments très forts. On nous présente uneStLouis2 Esther (très proche de Judy Garland) qui traverse la fin de son adolescence pour devenir une jeune adulte... une femme, qui prend conscience de sa sensualité et qui apprend à prendre des décisions, qui grandit finalement. On nous présente les soucis et le quotidien d'une famille à l'aube d'un nouveau siècle, à travers certaines scènes d'apparence banale... un "ketchup" qu'on croit raté, un téléphone manqué, etc. Et surtout, on nous fait découvrir une enfant, Tootie (une bien jeune, mais très talentueuse Margaret O'Brien) qui semble avoir certaines peurs et troubles inquiétants. Son personnage est cependant loin d'être autant exploité qu'il aurait pu être... mais je suppose que les nouvelles de l'auteur en discutent un peu plus. Les scènes avec la jeune Margaret sont cependant souvent très saisissantes, telle la scène de l'Halloween, celle des bonhommes de neige détruits, la danse avec Judy Garland et surtout... évidemment, la fameuse chanson de Noël que Garland lui chante. On peut facilement dire, et sans se tromper, que les émotions qui transpercent à l'écran lors de ce morceau sont très palpables. Cette chanson demeure pour moi, synonyme du film. Et une de mes chansons de Noël préférées... malgré toute la tristesse qu'on peut ressentir en écoutant ces mots. 

On peut aussi apprécier le lien que les scènes musicales ont avec la trame du film. Beaucoup des films de l'époque utilisaient encore les grands morceaux musicaux, sans véritable rapport avec l'histoire du film. Les chansons de Meet me in St.Louis sont intimement liés aux personnages et au développement de l'histoire. Elles expliquent les émotions, les sentiments des personnages, aident à comprendre leurs questionnements, révèlent leurs joies, leurs peines...

Mais le film se veut avant tout un dérivatif aux temps difficiles. On nous enveloppe dans de la musique et des couleurs châtoyantes... et même si pendant un temps, on fut triste, les sourires reviennent rapidement et tout finit bien ! Qui n'a pas besoin de ça de temps en temps ! ;) Un peu trop de bons sentiments, soit, mais synonyme de film de Noël pour moi, et donc, allons-y sur le "trolley": Clang ,clang, clang went the trolley -- Ding, ding, ding went the bell -- Zing, zing, zing went my heartstrings as we started for Huntington Dell...

Citation:

StLouis3Have yourself a Merry Little Christmas

Have yourself a merry little Christmas
Let your heart be light
Next year all our troubles will be out of sight

Have yourself a merry little Christmas
Make the yuletide gay
Next year all our troubles will be miles away

Once again as in olden days
Happy golden days of yore
Faithful friends who are dear to us
Will be near to us once more

Through the years, we all will be together
If the fates allow
Until then, we'll have to muddle through somehow
So have yourself a merry little Christmas now.


Composed by Hugh Martin and Ralph Blane

Sources: