27 février 2009

Vous avez dit où ?

Hier soir, j'ai glissé. Dans mon salon. Et pan, mon pied arrive directement en contact avec le soulier - qui contenait le pied - de mon PisTout. Le petit orteil part d'un côté, le reste du pied de l'autre, et la fille aboutit à terre à crier de douleur. Sautillement vers le sofa. Ça fait mal, mais ça bouge, donc sûrement rien de cassé. Ce n'est pas comme si c'était la première fois que je me toe"pétais" un orteil.

Ce matin, je me lève. C'est enflé et douloureux, mais ce n'est pas une douleur très forte. Je pars donc pour une réunion. Erreur. Le soulier. Le méchant soulier. Je reviens chez moi. L'orteil est maintenant tout bleu et encore plus enflé. Bon. La clinique est à côté - disons à 2 minutes et 20 secondes de chez moi. J'y vais. 15 minutes plus tard - oui, c'est très efficace comme système public - je sors avec un papier pour une radiographie. Je dois me présenter sans rendez-vous et revenir porter les radios au médecin - oui, ici, on traîne et on garde chez nous, les radios.

La clinique ? Le nom que le médecin m'a dit et qu'elle a écrit sur le papier : "rue" Padre Claret, no 19-21. Je ne connais pas. Je retourne donc chez moi - toujours à 2 minutes et 20 secondes de là - pour regarder sur Internet.

Et puis là, rien. Je fouille sur tous les sites que je connais de recherche de noms de rue. Sites habituellement très efficaces. J'ai beau écrire "Padre Claret", ça ne me donne absolument rien. Je fais différentes recherches sur Google, pour essayer de trouver. Et j'ai mal au pied. Finalement, un site me dit que cette rue n'existe pas et me donne comme rue "Maria Claret". Me semble que c'est pas tout à fait la même chose, donc, je continue à chercher. Et puis, finalement après quelques recherches dignes de la bonne bibliothécaire que je suis, je trouve.... C'est que le nom de la rue est "Sant Antoni Maria Claret" ! Ce saint est aussi connu sous le nom de Padre Claret, et la clinique est nommée Pare Claret (padre est pare en catalan). C'était simple comme bonjour, non? Et tout le monde sait nécessairement que si on dit rue Padre Claret, c'est la rue Sant Antoni Maria Claret ! Oú avais-je la tête !!!

Enfin, pour finir mon histoire. Je pars à 15h10 pour la radiographie. À 16h00, j'étais de retour avec la radiographie dans le bureau de mon médecin - oui, je répète c'est vraiment efficace ! Rien de cassé. Mais un bandage stabilisateur pour 15 jours. Et quelques petites pilules pour la douleur et l'enflure. Oh et un bras qui chauffe parce que tant qu'à être là et pendant que l'infirmière me faisait le bandage, elle a décidé que 20 ans sans vaccin pour le tétanos, c'était trop, donc... hop une piqure en plus avant de partir.

Et tout ça pour un glissement de salon. Soupirs !

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25 février 2009

Pauline de George Sand - Suite

GS2Pauline / George Sand ; édition établie et présentée par Martine Reid. – [Paris] : Gallimard, 2007. – ISBN 978-2-07-034208-2. – (Coll. Folio 2€ ; 4522)

Résumé:

Laurence est une actrice renommée de Paris. Lors d'un voyage, elle doit s'arrêter par hasard dans la petite ville de Saint-Front où elle a vécu il y a plusieurs années. Elle était alors la gouvernante-institutrice d'une jeune fille qui devint son amie, Pauline. Les deux amies se sont cependant perdues de vue, lorsque Laurence quitta la campagne avec sa mère et sa soeur, pour Paris où elle monta sur scène.


Obligée de rester dans la ville, le temps que son équipage soit prêt à reprendre la route, elle décide de reprendre contact avec son ancienne amie qui vit toujours dans la ville avec sa mère malade. Laurence est cependant appréhensive, elle connaît l'opinion des gens sur les acteurs parisiens. À sa grande surprise, elle est accueilli avec chaleur par Pauline. Elle reste donc quelques temps avec son ancienne amie et reprend contact avec la vie et les gens de la petite ville. Alors qu'au début, la mère de Pauline et les voisins la traitent avec méfiance, Laurence, charmante et élegante, réussit à gagner leur sympathie. Elle apprécie pendant un temps la vie calme et paisible de son amie. Mais elle doit retourner à Paris, au grand désespoir de Pauline qui envie la vie mouvementée et si différente de la sienne de Laurence.


Peu de temps après, la mère de Pauline meurt et laisse la jeune fille dans la misère. Laurence décide d'aider sa vieille amie et lui demande de la rejoindre à chez elle à Paris. Pauline est accueilli avec joie par Laurence, sa mère et sa soeur. Les premiers mois passent doucement et Pauline fait sa place dans la maison. Les jours coulent paisiblement - au grand désespoir de Pauline qui trouve la vie à Paris plutôt tranquille. Mais bientôt Laurence doit reprendre son travail et sa vie mondaine. Les invités se succèdent chez elle. Pauline goûtent enfin à la vie parisienne qu'elle voulait tant connaître.


Mais la générosité de Laurence pèse bientôt sur Pauline. De plus, elle est courtisée par un admirateur de Laurence qui veut rendre jalouse l'actrice. Pauline en vient bientôt à jalouser Laurence et à la mépriser. L'amitié des deux jeunes femmes sera durement éprouver.


On retrouve le texte complet ici et le livre audio ici.

Commentaires personnels :

George Sand écrivit ce roman vers 1832. Elle l'écrivit d'un seul jet puis le mis de côté et l'oublia pendant quelques années. En 1839, elle le retrouva par hasard et décida de le compléter. Le roman étant relativement court, elle le publia d'abord dans la Revue des Deux Mondes puis l'oeuvre fut éditée en 1841.


L'auteur reprend ici un de ses thèmes préférés, la vie provinciale, mais elle la compare à la vie parisienne. Malgré les préjugés habituels, la vie mondaine et parisienne de l'actrice finit par se révéler plus saine, plus respectable et décente que la vie provinciale qui laisse voir de l'hypocrisie, la rancoeur, la jalousie, l'envie et la médisance.


Nous avons deux femmes, amies dans leur jeunesse, qui sont maintenant très différentes l'une de l'autre. Pauline est une jolie jeune femme qui a une vie austère et triste près de sa mère malade. Elle semble dévouée à sa mère, mais on sent rapidement la tyrannie qui s'est installée dans leur relation. La fille en veut à sa mère de devoir en prendre soin et la mère en veut à sa fille de devoir dépendre d'elle. Pauline rêve de liberté, de grandeur, de divertissements. Elle accueille la venue de Laurence avec joie, même si elle l'envie secrètement.


Laurence, quant à elle, a choisi une vie différente. Elle vit à Paris, est une actrice célèbre, reçoit artistes et nobles dans son salon et mène, selon les principes provinciaux, une vie mouvementé et dissipée. Mais Pauline s'avère une femme douce, droite, charmante, généreuse et intègre. Alors que Pauline laisse rapidement voir des sentiments calculateurs ainsi que de la rancoeur, de la jalousie et de l'envie.


George Sand, malgré la brièveté de son roman, réussit à bien nous dépeindre les relations complexes de ses deux femmes. O a un portrait vivant de la vie provinciale et de la vie parisienne. On sent peut-être un peu, qu'elle défend son propre style de vie, qu'elle cherche à le réhabiliter aux yeux de la société qui encore regarde avec pleins de préjugés les artistes et les acteurs. Laurence semble parfois trop bonne, Pauline trop envieuse.  L'actrice devient la "sainte", la petite provinciale se perdra dans sa fierté, sa jalousie et sa rancoeur.


Les femmes sont le point central de son roman - les hommes n'ont en effet que peu de place et la plupart n'ont pas un beau rôle !  George Sand a toujours eu a coeur la place des femmes dans la société de son époque; l'émancipation des femmes. Mais ici, elle n'hésite pas à opposer deux femmes... à remettre en cause l'amitié entre femmes, elle soulignent les jalousies qu'on voit souvent entre deux amies devant le succès de l'une.  C'est un tableau définitivement impitoyable que nous trace George Sand: sur la prétendue droiture morale de la province mais qui en fait se révèle mesquine et hypocrite; sur la violence des sentiments que la générosité peut provoquer; sur l'envie, la jalousie, le dépit que peut ressentir une jeune femme qui sent qu'elle a gâché sa vie.


C'est un roman - presque une nouvelle - qui se lit rapidement, avec douceur. On plaint parfois les personnages, on les déteste ensuite. On a pitié d'eux puis on dit qu'ils ont ce qu'ils méritent. Certains diront que c'est par moment caricatural... peut-être.


L’avis de Nebelheim, de Praline, Mag, et Tamara.


Voir aussi l'article : Pauline de George Sand


Citations :

 « Pauline dévorait ses paroles. Elles tombaient dans son cœur et dans son cerveau comme une pluie de feu ; pâle, les cheveux épars, l’œil embrasé, le coude appuyé sur son chevet virginal, elle était belle comme une nymphe antique à la lueur pâle de la lampe qui brûlait entre les deux lits. » p.56

« Le soir, Laurence était partie. Pauline avait pleuré en la voyant monter en voiture, et, cette fois, c'était de regret, car Laurence venait de la faire vivre pendant trente-six heures, et elle pensait avec effroi au lendemain. Elle tomba accablée de fatigue de son lit, et s'endormit brisée, désirant ne plus s'éveiller. Lorsqu'elle s'éveilla, elle jeta un regard de morne épouvante sur ces murailles qui ne gardaient aucune trace du rêve que Laurence y avait évoqué. Elle se leva lentement, s'assit machinalement devant son miroir, et essaya de refaire ses tresses de la veille. Tout à coup, rappelée à la réalité par le chant de son serein, qui s'éveillait dans sa cage, toujours gai, toujours indifférent à la captivité, Pauline se leva, ouvrit la cage, puis la fenêtre, et poussa dehors l'oiseau sédentaire, qui ne voulait pas s'envoler. 'Ah ! tu n'es pas digne de la liberté ! dit-elle en le voyant revenir vers elle aussitôt. » p.60

Sources :

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22 février 2009

Le moment captif d'un dimanche - Rêverie marine

A9

La réflexion est une sotte habitude humaine, le fruit d'une conscience coupable. La liberté animale consiste à vivre l'instant présent. [Théodore Roszak]

Un ciel mécontent. Un vent étourdissant. Des vagues bouleversantes. Une plage déserte.

La plage de San Sebastian est habituée à une mer coléreuse. Elle se laisse alors envahir par un vacarme étrangement silencieux. Peu de gens s'aventurent alors sur le sable. Parfois un promeneur solitaire. Des gens qui comme moi aiment espionner les vagues perpétuellement fragiles et puissantes.

En cette journée, il n'y avait que moi sur ce bout de plage. Quelques minutes avant un rendez-vous important. Mon regard perdu dans le gris et le blanc. Ma pensée accaparée par les moments à venir avec quelques dérapages sur les futilités de ma vie, mon passé, mon présent, mon futur... enfin toutes ses idées qui nous assaillent sans cesse.

Et puis, je n'ai plus été seule. Je ne l'ai pas vu arriver. Un moment mon regard était dans les vagues, et ensuite il apercevait ce chien solitaire. Tranquillement assis sur le sable, face à la mer, le regard aussi perdu dans les vagues. Tout petit sur cette immense plage déserte. Est-ce qu'il rêvait comme moi ? Est-ce qu'il réfléchissait à sa vie ? Ou vivait-t-il simplement le moment présent ?

Je ne pus m'empêcher de croire qu'il contemplait comme moi la mer et rêvait tout simplement... se questionnant sur la mer, sur le passé, sur le présent, sur le futur, sur la vie, sur sa vie...

Savoir, penser, rêver. Tout est là.   [Victor Hugo] 

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20 février 2009

Pauline de George Sand

Pauline / George Sand ; édition établie et présentée par Martine Reid. – [Paris] : Gallimard, 2007. – ISBN GS1978-2-07-034208-2. – (Coll. Folio 2€ ; 4522)

Quatrième de couverture :

« Pauline était vêtue de brun avec une petite collerette d'un blanc scrupuleux et d'une égalité de plis vraiment monastique. Ses beaux cheveux châtains étaient lissés sur ses tempes avec un soin affecté ; elle se livrait à un ouvrage classique, ennuyeux, odieux à toute organisation pensante : elle faisait de très petits points réguliers avec une aiguille imperceptible sur un morceau de batiste dont elle comptait la trame fil à fil. La vie de la grande moitié des femmes se consume, en France, à cette solennelle occupation. »

L’auteur :


Amandine Aurore Lucile Dupin est née à Paris le 1er juillet 1804. Son père, Maurice Dupin  est un officier et le descendant d'une famille riche. Sa mère, Sophie Victoire Delaborde, est une aventurière reconnue et fille d'un marchand d'oiseaux. La famille Dupin s'opposera à l'union, mais un mois après le mariage du couple, nait la petite Aurore.


Après un séjour à Madrid alors qu'elle a 4 ans (afin de suivre son père qui est aide de camp pour le prince Murat lors des grandes campagnes napoléoniennes) la famille retourne ensuite en France pour vivre dans la propriété familiale de Nohant - qui appartenait à sa grand-mère paternelle. Son père meurt la même année d'une chute de cheval. La petite Aurore est alors confiée à sa grand-mère paternelle qui devient sa tutrice officielle en 1809. Elle grandit donc à Nohant bien qu'elle visite parfois sa mère à Paris. Son enfance à la campagne marquera profondément l'oeuvre de George Sand.


GS

En 1818, à sa grande joie, la petite est envoyée dans un couvent à Paris. Elle y restera pendant deux ans. Sa grand-mère meurt en 1821. Elle hérite de sa grand-mère mais la tutelle de la jeune fille est alors incertaine - entre sa mère et une personne choisie par sa grand-mère. Elle retourne finalement vivre avec sa mère mais celles-ci n'arrivent pas à s'entendre. Aurore va séjourner chez des amis où elle rencontre le baron Casimir Dudevant. En 1922, à l'âge de 18 ans, elle épouse Dudevant. Elle aura deux enfants avec son mari: Maurice et Solane. Malgré les efforts du couple pour s'entendre, ils n'avaient rien en commun. En 1830, elle rencontre Jules Sandeau qui devient son amant. Elle décide alors de s'installer, seule, à Paris. Elle commence alors une vie bohème et mouvementée plus proche de l'éducation libre qu'elle avait reçu à Nohant. Elle écrit ses premiers romans, Le Commissionnaire puis Rose et Blanche, en 1830-31 en collaboration avec Sandeau.


Aurore Dupin, baronne Dudevan, publie ensuite son premier roman seule, Indiana, sous le pseudonyme de G. Sand. Puis en 1831, elle publie Valentine sous le nom de George Sand. Peu de temps après, elle commence à rédiger une chronique pour la Revue des Deux-Monde. C'est dans cette chronique, qu'elle commence à ouvertement critiquer la société de son époque, la vie des femmes et des couples de son siècle. Son cercle d'amis et de connaissances s'agrandit et elle côtoie Sainte- Beuve, Marie Dorval, Stendhal, Alfred de Musset, etc.


Elle rencontre Musset en 1832 et ils entament une liaison presque immédiatement. Ils partiront en voyage en Italie, puis s'installent en 1834 à Venise. Le séjour est cependant mouvementé, Musset sera gravement malade, le couple sera infidèle et chacun aura de nombreux amants, ils se séparent et se réconcilient de nombreuses fois. George Sand a une liaison avec le médecin qui avait soigné Musset et la rupture est inévitable. Sand quitte Venise en juillet 1834. Pendant son séjour en Italie, elle aura publié plusieurs romans qui lui assurent une sécurité financière. En août 1834, elle retourne vivre à Nohant qui lui appartient. Elle obtient finalement sa séparation de son époux en 1836. Et elle repart presque aussitôt en voyage. Elle part pour la Suisse où elle restera avec le compositeur Franz Listz et Marie D'Agoult. Elle continue toujours d'écrire et de publier.


En 1838, elle commence une relation avec Chopin et ils se rendent aux Iles Baléares. Ils reviennent à Nohant et le couple passe son temps entre la campagne et Paris, en compagnie des deux enfants de Sand. L'écrivaine publiera de nombreux romans pendant cette période. Finalement, en 1847, elle rompt avec Chopin.


George Sand poursuit la rédaction de romans, mais s'essaie aussi au journalisme. Elle avait, par le passé, fondé La Revue indépendante et l'Éclaireur de l'Indre. Elle milite alors pour les opprimés. En 1848, profondément imprégnée de la Seconde République, elle crée à Paris le journal La Cause du Peuple. Elle participe aux Bulletins de la République et publie divers pamphlets. Rapidement déçue par le nouveau régime, elle délaisse son implication politique et retourne à Nohant.

Sa vie demeure très mouvementée. Elle crée le Petit Théâtre de Nohant et continue d'écrire. Elle se liera en 1850 avec Alexandre Manceau. Quelques drames personnels et familiaux l'affectent spécialement et finalement en 1855, elle part à nouveau pour l'Italie.


Sand consacre sa vie à écrire et ses oeuvres se multiplient: articles, romans, pièces de théâtre. Elle poursuit également son autobiographie: Histoires de ma vie. Elle voyage beaucoup. Elle demeure très impliquée au niveau social et n'a pas peur d'émettre ses opinions souvent très controversées. Elle militera toujours pour les droits des femmes. Elle sera également toute sa vie très présente dans la vie artistique française. Elle écrira jusqu'à la fin de sa vie. En 1873, elle entâme d'ailleurs une série nommée Contes d’une grand-mère qu'elle écrit pour ses petits-enfants.


George Sand - née Aurore Dupin - décède en 1876 à Nohant d'une maladie intestinale.


Résumé et Commentaires personnels à suivre...

Bibliographie

  • Le Commissionnaire (avec Jules Sandeau) (1830)
  • Rose et Blanche (avec Jules Sandeau) (1831)
  • La Fille d'Albano (1831)
  • Valentine (1831)
  • Indiana (1832)
  • Lélia (1833)
  • Aldo le Rimeur (1833)
  • Une conspiration en 1537 (1833)
  • Journal intime (1834)
  • Jacques (1834)
  • Le Secrétaire intime (1834)
  • La Marquise (1834)
  • Garnier (1834)
  • Lavinia (1834)
  • Métella (1834)
  • André (1835)
  • Mattéa (1835)
  • Leone Leoni (1835)
  • Simon (1836)
  • Mauprat (1837)
  • Dodecation, ou le Livre des douze. Le Dieu inconnu (1837)
  • Les Maîtres mozaïstes (1838)
  • La Dernière Aldini (1838)
  • L'Orco (1838)
  • L'Uscoque (1838)
  • Gabriel (1839)
  • Spiridion (roman, 1839)
  • Les Sept Cordes de la lyre (1840)
  • Cosima, ou la Haine dans l'amour (1840)
  • Pauline. Les Mississipiens (1840)
  • Le compagnon du tour de France (1841)
  • Mouny Roubin (1842)
  • Georges de Guérin (1842)
  • Horace (1842)
  • Un hiver à Majorque (1842)
  • La Comtesse de Rudolstadt (1843)
  • La Sœur cadette (1843)
  • Kouroglou (1843)
  • Carl (1843)
  • Jean Zizka (1843)
  • Consuelo (1843)
  • Jeanne (1844)
  • Le Meunier d'Angibault (1845)
  • La Mare au diable (1846)
  • Isidora (1846)
  • Teverino (1846)
  • Les Noces de campagne (1846)
  • Evenor et Leucippe. Les Amours de l'Âge d'or (1846)
  • Le Péché de M. Antoine (1847)
  • Lucrézia Floriani (1847)
  • Le Piccinino (1847)
  • La Petite Fadette (1849)
  • François le Champi (1850)
  • Le Château des Désertes (1851)
  • Histoire du véritable Gribouille (1851)
  • Le Mariage de Victorine (1851)
  • La Fauvette du docteur (1853)
  • Mont Revèche (1853)
  • La Filleule (1853)
  • Les Maîtres sonneurs (1853)
  • Adriani (1854)
  • Flaminio (1854)
  • Histoire de ma vie (1855)
  • Autour de la table (1856)
  • La Daniella (1857)
  • Le Diable aux champs (1857)
  • Promenades autour d'un village (1857)
  • Ces beaux messieurs de Bois-Doré (1858)
  • Elle et lui (1859)
  • Jean de la Roche (1859)
  • L'Homme de neige (1859)
  • Narcisse (1859)
  • Les Dames vertes (1859)
  • Constance Verrier (1860)
  • La Ville noire (1861)
  • Valvèdre (1861)
  • La Famille de Germandre (1861)
  • Le Marquis de Villemer (1861)
  • Tamaris (1862)
  • Mademoiselle La Quintinie (1863)
  • Les Dames vertes (1863)
  • Antonia (1863)
  • La Confession d'une jeune fille (1865)
  • Laura (1865)
  • Monsieur Sylvestre (1866)
  • Le Don Juan de village (1866)
  • Flavie (1866)
  • Le Dernier Amour (1867)
  • Cadio (1868)
  • Mademoiselle Merquem (1868)
  • Pierre qui roule (1870)
  • Le Beau Laurence (1870)
  • Malgré tout (1870)
  • Césarine Dietrich (1871)
  • Journal d'un voyageur pendant la guerre (1871)
  • Francia. Un bienfait n'est jamais perdu (1872)
  • Nanon (1872)
  • Contes d'une grand'mère vol. 1 (1873)
  • Ma sœur Jeanne (1874)
  • Flamarande (1875)
  • Les Deux Frères (1875)
  • La Tour de Percemont (1876)
  • Contes d'une grand'mère vol. 2 (1876)
  • Marianne (1876)
  • Légendes rustiques (1877)
  • L'Orgue du Titan (1873)
  • Les Ailes du courages


Citations :


« […] la mère avait une peur réelle de sa fille. On eût dit qu’à travers cet admirable sacrifice de tous les instants, Pauline laissait percer malgré elle un muet mais éternel reproche, que sa mère comprenait fort bien et redoutait affreusement. Il semblait que ces deux femmes craignissent de s’éclairer mutuellement sur la lassitude qu’elles éprouvaient d’être ainsi attachées l’une à l’autre, un être moribond et un être vivant : l’un effrayé des mouvements de celui qui pouvait à chaque instant lui enlever son dernier souffle, et l’autre épouvanté de cette tombe où il craignait d’être entraîné à la suite d’un cadavre. » p.40-41

Sources :

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18 février 2009

The Road not taken de Frost

The Road Not Taken  -  Robert Frost


Two roads diverged in a yellow wood,
And sorry I could not travel both
And be one traveler, long I stood
And looked down one as far as I could
To where it bent in the undergrowth.

Then took the other, as just as fair,
And having perhaps the better claim,
Because it was grassy and wanted wear;
Though as for that the passing there
Had worn them really about the same.

And both that morning equally lay
In leaves no step had trodden black.
Oh, I kept the first for another day!
Yet knowing how way leads on to way,
I doubted if I should ever come back.

I shall be telling this with a sigh
Somewhere ages and ages hence:
Two roads diverged in a wood, and I--
I took the one less traveled by,
And that has made all the difference.


Commentaires personnels

AALe poème publié en 1916 est sûrement le plus connu de Robert Frost, avec Nothing Gold Can Stay. J'ai connu Frost avec le film The Outsiders, et j'ai ensuite lu sa poésie. The Road not taken m'a immédiatement touché - comme il a touché beaucoup de gens. Et lorsqu'il est récité dans le film Dead Poets Society, toute l'émotion contenue dans les vers semble s'échapper de l'image sur l'écran et envahir les spectateurs.

 

La signification du poème de Frost semble alors évidente. Les mots, l'expression du professeur, le visage des étudiants... on ne peut avoir aucun doute. Mais seuls les trois derniers vers sont récités dans le film... et cela fait toute la différence.

 

Il semble alors clair que le poème conseille au lecteur de foncer, choisir le chemin moins connu et que cela sera peut-être plus difficile, mais sûrement plus stimulant. Ces vers ont longtemps été repris et récités pour justifier des choix audacieux, intrépides. Le poète semble valoriser la non-conformité - ne pas suivre le chemin pris par tous. Mais est-ce vraiment ce que le poème signifie ?


Je dois avouer que lors de ma première lecture, j'avais eu cette impression, j'avais ressentis ces mots comme un encouragement à ne pas avoir peur de choisir des chemins plus difficiles... Mais au cours des années, cette impression a diminué. Lire et relire les vers permet de bien voir ces deux chemins qui s'offrent au promeneur et on ne peut que se questionner sur ce choix final.

 

Frost lui-même a expliqué lors d'une conférence qu'il avait écrit le poème en pensant à un de ses amis qui avait été à la guerre, et qui semblait toujours regretter le chemin qu'il choisissait. Cet ami se questionnait sans cesse sur ce qui serait arriver s'il avait choisi un chemin différent. Il se remettait ainsi toujours en question. Et Frost de souligner que son poème est sournois, très délicat, voire embêtant. Et on ne peut que lui donner raison. Il faut bien lire le poème, comprendre la signification des mots qu'il a "choisi" !

 

Le poème est dans son ensemble relativement simple: tout le monde est un jour confronté à choisir entre deux chemins. Il faut alors prendre une décision difficile. Quel chemin choisir pour continuer sa vie ? Il faut faire un choix, c'est inévitable puisqu'on ne peut tout faire - et marcher sur deux (ou trois, quatre,...) chemins à la fois et on doit ensuite vivre avec cette décision.

 

Les premiers vers présentent le narrateur qui se promenant dans les bois se retrouve devant deux chemins. Il aimerait essayer les deux chemins mais il sait qu'il ne peut le faire. Il observe les deux chemins. Le poème décrit les deux chemins, le premier semble invitant mais il choisit le deuxième, tout aussi invitant mais semblant moins utilisé. Les deux chemins sont finalement à son avis assez similaires mais le deuxième semble tout de même un peu moins emprunté.

 

Le narrateur pense aux deux chemins, finalement assez semblables, et se dit qu'il prendra le premier chemin une autre fois. Mais le temps passe et il sait qu'il ne retournera pas en arrière et qu'il ne prendra probablement jamais ce chemin. Il a choisit un chemin, celui qui lui semblait plus sauvage, moins utilisé et cela a fait toute la différence...

 

Mais est-ce que cette différence est nécessairement positive ? Le narrateur soupire devant son choix, devant la réalité qu'une fois le choix fait, il ne peut plus prendre l'autre chemin. Est-ce que le narrateur a pris la bonne décision, le bon chemin ? Seul le temps pourra le dire. Il a peut-être pris le bon chemin, peut-être pas. Le narrateur ne peut pour le moment le savoir.

 

Il soupire:

De soulagement pour avoir pris la bonne décision ?
De regret pour ne pas avoir pris l'autre chemin ?
De repentir pour toutes les possibilités qu'il laisse derrière lui ?
De libération pour avoir fait un choix, tout simplement... et qu'il n'a plus à choisir, il ne doit plus que vivre avec les conséquences de ce choix ?

 

Quel chemin devons-nous suivre ? Quand la vie nous met devant un choix, doit-on choisir le chemin plus facile ou le chemin moins conforme, plus difficile ? Les deux chemins sont-ils si différents ? Un chemin est-il mieux que l'autre ? Choisir un chemin plutôt que l'autre fera toute la différence... Mais laquelle ? On ne le saura qu'avec le temps. Peut-être faut-il parfois sortir des sentiers battus ? Peut-être.

Une chose est certaine, on ne peut prendre les deux chemins. Il faut choisir. Et malgré toute la réflexion devant les chemins, on peut aussi se tromper et regretter... cela demeure finalement aussi une question de chance...

Voir aussi: Nothing Gold Can Stay (poème)

Sources


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17 février 2009

Garde-fou

Jetée contre un murmur,
ma progéniture se multiplie
en rien. Je n'ai pas d'enfant
que quelques gouttes perdues.
Petites mains sans visages
s'aggripant à mes draps.

Deviner les murmures
et les regards vides.
Remplis de dédains envers
les décisions.
Rires s'égouttant sur
le sol de ma salle de bain.

Des babioles utilisées par
les mauvaises personnes.
Photos vides de bambins
mais si jolies tout de même.
Concevoir sa vie
et y croire.

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15 février 2009

Le moment captif d'un dimanche - Mon manège à moi

Il est des animaux qui ne se lassent jamais d'entendre de la musique. Par exemple les chevaux de bois.   [Pierre Doris]

A6

Un mois de mai pluvieux. Nuageux. Peu importe. La mer demeure somptueuse. Parfois, nous l'observons de Barcelone, parfois nous filons sur la route pour la retrouver plus loin.


Sur les routes tortueuses de la Costa Brava, nous nous sauvons parfois jusqu'à la frontière. Et de l'autre côté de la frontière, tout près, il y a ce joli petit village, Banyuls-sur-Mer. Quand le temps nous le permet, quand le chemin nous concède ce détour ou parfois pour le simple plaisir de l'effleurer d'un arrêt rapide, nous flânons dans le port de Banyuls...


L'été, la promenade est souvent envahie de gens qui, comme nous, flânent en regardant les bateaux, en prenant une glace ou un croque-monsieur. Mais en ce dimanche pluvieux d'un mois de mai nuageux, il n'y avait que des oiseaux.


Les cris des oiseaux envahissaient chaque coin. Nos pas nous amenèrent tranquillement vers l'autre côté de la promenade. Isolée, calme. Personne sauf nous. Sans oublier les oiseaux... Et quelques chevaux de bois, silencieux. Immobiles. Nous observant de leurs yeux figés. Attendant que la musique commence. Mais il n'y avait que les cris des oiseaux, que le bruit des vagues sur la plage tout près.


J'aurais voulu pouvoir les aider à courir. Trouver le mécanisme qui leur permettrait de tourner, qui allumerait les lumières, qui laisserait la musique couvrir les oiseaux et la mer. Les réveiller de ce sommeil de pluie. Et peut-être même les voir s'évader comme dans mes rêves d'enfant alors que je regardais les chevaux de bois de Mary Poppins. Et que je croyais que mon carrousel libérerait un jour ses chevaux pour que je puisse moi aussi m'envoler. Ces chevaux dormants doucement semblaient me demander de les laisser courir sur la plage. Mais j'étais impuissante. Je ne pouvais même pas les faire tourner. J'ai caressé leur museau et chuchoté à leur oreille mes rêves de fillette. Ils m'ont répondu, et je garde précieusement leurs secrets.


You don't really understand human nature unless you know why a child on a merry-go-round will wave at his parents every time around - and why his parents will always wave back. [William D. Tammeus]


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14 février 2009

Quelques mots...

J'aime qu'on m'aime comme j'aime quand j'aime"  Blanche de Castille

"Aimer beaucoup, comme c'est aimer peu ! On aime, rien de plus et rien de moins"  Guy de Maupassant

"Je veux bien vieillir en vous aimant, mais non mourir sans vous le dire" Rivarol

 

Amour

"Whenever I'm alone with you
You make me feel like I am young again
Whenever I'm alone with you
You make me feel like I am fun again"


LoveSong - The Cure

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13 février 2009

Petite pensée sur la ponctualité

Je sais que pour certaines personnes qui me connaissent, j'ai un problème de ponctualité. Carrément un problème avec le temps. Je serai donc brève. Et je ne m'étenderai pas comme j'ai souvent l'habitude de faire. Parce que même si je m'étends parfois dans mes propos, pour moi, le temps c'est important.

Je ne suis jamais en retard. Et si par un malheureux hasard, je suis en retard, cela me blesse pronfondément. Je vais devenir DSCN2551complètement folle, je vais courir, paniquer et quand finalement j'arrive, je vais m'excuser pendant des lunes et en rêver pendant des années.

Et je peux difficilement supporter les retards des autres. Même informels. Si on me dit : "on part dans une demi-heure", pour moi, il faut partir, dans 25-30 minutes, pas 45 minutes plus tard. Si on me donne rendez-vous, je suis là, au moins 10 minutes avant. C'est pour moi, la norme (sauf pour les soupers chez les gens... je connais mes manières tout de même et je laisse le temps aux hôtes de respirer avant d'arriver).

Mais sinon... je suis là en avance et je m'attends à ce que les autres soient là en avance ou à l'heure... Alors quand on me donne un rendez-vous à 14h30 et qu'on arrive à 15h15, pour moi, c'est un calvaire total ! Je ne peux supporter... et je ne comprends pas.

Je sais qu'en Espagne, "tantôt" est toujours de mise et que le "pourquoi faire aujourd'hui ce qu'on peux faire demain" est un mode de vie... tout de même quand j'ai un rendez-vous chez un client à 11h00, que j'arrive à 10h50 et qu'eux arrivent à 11h20... pour moi, c'est une insulte. Même en connaissant la fameuse règle de 20 minutes (qui s'étend à 40 ou 90 minutes pour certains), je ne suis pas capable... pas capable vous m'entendez !!!

Je suis là à l'heure... la moindre des choses c'est qu'on soit là aussi... Je sais, je sais... j'ai un problème pointu de ponctualité pointilleuse...

Enfin, tout ceci pour dire que je devrais peut-être apprendre à vivre avec le temps. Peut-être. Mais que quand on donne rendez-vous le jeudi à 15h00, qu'on avance la rencontre à 14h30, puis qu'on cancelle pour la reporter le lendemain à 14h30 pour finalement arriver à 15h15, et bien je suis relativement de mauvaise humeur !!!! Pfifff !

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12 février 2009

Crime littéraire : perdus dans la foule

PerdusComme beaucoup de lecteurs frénétiques et ma foi compulsifs, j'ai une quantité de livres à lire. Et qui attendent bien sagement en petites piles. En règle général, ces piles de livres à lire - qu'on appelle allégrement les PALS - se trouvent dans mes bibliothèques. Bien placées en piles verticales devant les rangées horizontales de livres lus. Il y en a aussi parfois par terre, près de mon lit. Pour la lecture du coucher. Et parfois aussi à côté du sofa.

Mes livres à lire sont donc bien visibles. Et ils attendent. Parfois, la pile diminue. Mais d'autres livres viennent souvent s'y ajouter. Rien de bien extraordinaire. Ils vivent la vie habituelle et commune de bien des piles de livres à lire à travers le monde des lecteurs déraisonnables.

Mais voilà. Il y a les autres. Il y a les oubliés, les perdus... Car il arrive que pour diverses raisons inexcusables, certains livres à lire, certains livres non lus, se retrouvent sur les tablettes de mes bibliothèques parmi les rangées horizontales de livres terminés, de livres lus... Je les ai reçus ou je les ai achetés; ils sont arrivés chez moi. Parfois, ils ont passé un certain temps dans une pile verticale, parfois non. Et ils ont été placés sur une tablette sans avoir été lu ! Sur la photo volontairement floue, on peut voir deux de ces livres jamais ouverts et perdus dans la foule des lus - ainsi qu'un jamais terminé car vraiment ennuyant et un autre jamais terminé pour aucune raison valable puisque très intéressant, mais ça c'est une autre histoire criminelle.

Pourquoi n'ont-ils pas été lus ? Aucune raison, aucune excuse... ce sont des livres voulus, qui me semblent intéressants, que je veux lire, mais que j'oublie de lire. Quand je termine un livre et que je vais me chercher une nouvelle lecture, j'oublie tout simplement ces livres perdus dans la multitude de mes bibliothèques - un peu partout dans la maison ...

Je n'ai qu'à les retirer des étagères et à les mettre à la verticale dans les piles de livres à lire - comme on se doit de faire - pour me rappeler de les lire, me dira-t-on ! Oui, je le sais. Mais c'est que si je les retire de leur rangée, celle-ci perdra sa cohésion... Il y aura des trous. Ces trous seront comblés et je ne pourrai plus les remettre ensuite. Excuse faible. Oui, je le sais.

Mais je promets que ma prochaine lecture sera un de ces livres perdus... et finalement retrouvé !

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