Child of the Night / Nancy Kilpatrick. -- London: Raven Books, [1996]. -- 314 p. ; 20 cm. -- ISBN 1-85487-446-2Kilpatrick1

Résumé

Carol Robins, une jeune américaine de Philadelphie, a du mal à se remettre de sa récente rupture. Elle décide de s'offrir un séjour en France. Alors qu'elle se trouve à Bordeaux, elle rencontre un jeune homme mystérieux qui s'avère être un dangereux vampire. Elle parvient cependant à obtenir un marché du vampire: il lui laissera la vie sauve si elle demeure son esclave pendant quelques semaines.

Enfermée dans un manoir, elle vivra un véritable cauchemar au mains du vampire et de ses amis, vampires, eux aussi. Victime de violence et d'abus sexuels, elle se retrouve cependant enceinte du vampire. Après la naissance de cet enfant improbable, les vampires la chassent et gardent son enfant.

Carol, maintenant libre, mais complètement perdue, tentera par tous les moyens de retrouver les vampires, André, son agresseur et surtout son enfant volé.

Commentaires personnels et expérience de lecture

Difficile pour moi de parler de ce roman. La preuve les jours qui se sont écoulés depuis le premier article ! J'ai presque été tenté d'efface ce premier message, mais après le commentaire d'Allie, je me suis dis que je devais bien terminer ce que j'avais commencé. Mais ces commentaires seront très très personnels... plus une expérience de lecture que de véritables commentaires...

C'est que voyez-vous, je suis très très ambivalente face à ce roman. Du moins, puis-je dire que j'ai sincèrement, vaguement, apprécié ma lecture, qui remonte à la sortie du roman.

Le roman traite de vampires. Un thème qui peut offrir d'excellents romans comme les pires histoires. Tout dépend de la façon dont est traité le thème en général et comment sont abordés les personnages, principalement les vampires. Et aussi bien entendu les éléments "nouveaux".

Kilpatrick amène, dans son roman, une facette peu abordée dans le genre: la reproduction "naturelle" des vampires. La naissance d'enfants est rares chez les vampires, puisqu'ils se multiplient habituellement en "infectant" leur victimes. On retrouve cette facette de reproduction naturelle dans Lost Souls de Poppy Z. Brite, par exemple. Cet aspect est un des points intéressant du roman et qui a retenu mon attention.

Son style d'écriture est simple, neutre, très sobre. Elle plonge directement dans une écriture gothique moderne. Et elle choisit une tangente qui mélange horreur et érotisme. Ses vampires sont majoritairement cruels, violents et pervers. Notre héroïne se fait violenter physiquement, psychologique et sexuellement. Kilpatrick ne verse pas dans le côté romantique des vampires comme d'autres auteurs. Aucune allusion ou subtilité dans ses descriptions sexuelles. Et parfois, on aurait apprécié quelques métaphores... j'ai levé plus d'une fois les yeux au ciel en lisant certains passages. Et j'ai même parfois éclaté de rire. Principalement devant les réactions de Carol (Comme par exemple, lors du passage cité plus bas). Nous retrouvons dans le roman, la typique relation, du "cruel" homme et de la "vulnérable" femme qui même si elle se révolte contre les abus, est, "contre sa volonté", attirée par son agresseur. Alors qu'au début du roman, je me suis laissée emportée sans trop remettre en question, au bout d'un moment, c'était trop... à la limite du "ridicule" (je mets entre guillemets car je trouve le mot fort, mais c'est tout de même ce que j'ai ressenti). Je n'accroche pas du tout à ce genre de mise en scène... et c'est trop facile dans le monde vampirique.

Kilpatrick a beaucoup écrit et a poursuivi l'histoire de ce roman pour en faire une série... Je dois avouer que les couvertures des romans suivants représentent bien le genre de roman fantastique qu'écrit l'auteur: du vampire-érotico-romance... Une recette qu'elle reprend depuis ce roman. Je ne peux dire que je les ai tous lu... je n'ai laissé leur chance qu'à deux-trois romans... j'ai arrêté rapidement la série. Et ce premier roman demeure le meilleur de l'auteur à mes yeux. Tout de même de très bons moments - trop peu malheureusement - dans les pages de Child of the Night. Et malgré tout, le thème du vampirisme - et surtout de l'enfant-vampire - est assez bien traité, malgré quelques clichés. Une partie de l'histoire se passe aussi à Montréal, ce qui m'a plu en général (oui, car quand même pour une dame qui habite Montréal, certaines choses, elle aurait dû savoir: comme par exemple, la Ronde... et bien, c'est fermé en décembre... enfin !).

Donc, en résumé, ma première lecture fut correcte. Quelques bons points, mais rien d'emballant et de nombreux roulements des yeux. Une relecture aurait été déconseillée... malheureusement, je l'ai fait et les soupirs furent de plus en plus nombreux. Ensuite... (et cela n'a rien à voir avec l'écriture du roman, mais bien avec ma perception de lecture après coup pour Child of the Night et pour les romans suivants), l'auteur vivant à Montréal et évoluant dans le monde gothique, j'ai souvent eu l'occasion de la voir et de la rencontrer dans les clubs gothiques de Montréal... elle et sa "suite" ! Et disons simplement, qu'on ne gagne parfois absolument rien à rencontrer certains auteurs...

Lire le premier article: Child of the Night de Kilpatrick.

Citations

"Nine years, she reminded herself bitterly. You've stolen nine years of my life. And my baby. I hate you more than I've ever hated anyone. And you're not even human. You deserve death. So why can't I do this? But she could not bring her right hand, the one holding the mallet, down and drive the stake into his heart to destroy him." p. 205

Sources

  • http://www.alire.com/Auteurs/Kilpatrick.html     
  • http://www.bdfi.net/auteurs/k/kilpatrick_nancy.php
  • http://www.sff.net/people/nancyk/index.htm