De retour de vacances depuis peu, je n'avais pas encore pris le temps de faire le tour des nouvelles. J'ai commencé tranquillement... lire les nouvelles électroniques, visiter mes carnets préférés... Petit à petit. Mélangeant un peu des deux: une nouvelle mondiale, un carnet, une nouvelle régionale, un carnet... C'est que, aujourd'hui, dans le monde qui est notre monde... les nouvelles vont vite. Elles se faufilent et courent à toute vitesse. Et elle s'accumulent. Beaucoup d'information.

hugues1Et puis, en me trottinant parmi les nouvelles et carnets, j'apprends avec stupeur, que John Hugues est décédé le 6 août dernier, d'une crise cardiaque... John Hugues... Pour beaucoup de gens, John Hugues n'était pas un "grand réalisateur" ou un "grand scénariste"... Home Alone, Uncle Buck, The Great Outdoord, Curly Sue, Flubber, ... enfin...

Mais c'est aussi le réalisateur et scénariste de : Sixteen Candles, The Breakfast Club, Weird Science, Pretty in Pink, Ferris Bueller's day off, She's having a baby, Some Kind of Wonderful,... Oh, je sais bien que pour bien des gens, ces films n'ont pas une signification cinématographique bien importante... (bien que plusieurs critiques ont vu beaucoup de choses dans ces films d'apparence simples...) hugues6

Films ayant pour thème principal l'adolescence et le passage à l'âge adulte, les films de Hugues ont marqué un nombre incalculable d'adolescents dans les années 80. Et bien qu'aujourd'hui, certains éléments de ses films peuvent sembler avoir "passés date"... l'ensemble est encore criant de réalité...

Je ne peux penser à mon adolescence sans y mettre quelques instants de ces films. Ces films que j'ai aimé avec passion. Ces films qui m'ont rejointe, touchée, fascinée... C'est une partie de ma jeunesse, une partie de ma vie.

Et donc... la mort du réalisateur m'a ébranlée. C'est comme si un vieil ami m'avait quitté... quelqu'un qui m'avait compris quand j'avais 16 ans... quelqu'un qui m'avait fait réfléchir, qui m'avait permis de relativiser toutes ces petites choses qui me semblaient insupportables et insurmontables... qui m'a montré comment rire de moi-même... et comment on passe tranquillement au travers des épreuves grandes et petites, importantes et insignifiantes... et qu'on devient un jour un adulte... et que si on fait attention, et qu'on se rappelle cette partie de notre vie qui fut si difficile, si traumatisante mais si rapide et enrichissante, non... notre coeur ne meurt pas... il se transforme et s'agrandit.

Il faut prendre le temps de se rappeler ces moments et de vivre chaque instant car comme le dit si bien Ferris: “Life moves pretty fast. You don't stop and look around once in a while, you could miss it.” 

Je ne le connais pas personnellement. Je ne sais pas qui il était dans sa vie, qui il fut dans la vie de ses proches... Mais pour moi, il m'a donné ces moments inoubliables et c'est beaucoup.