08 décembre 2009

Le théorème du Perroquet - Expérience de lecture

Guedaj

"Quand il y a mort d'homme, il y a quatre éventualité. Mort naturelle, accident, suicide, meurtre. Ce n'est évidemment pas une mort naturelle. Vous avez envisagé l'accident et le suicide. Mais vous avez oublié le meurtre, déclara Perrette d'un ton assuré." p. 129

J'ai choisi ce livre car le 4e de couverture me semblait intéressant. J'aime les histoires policière. J'aime les libraries, les bibliothèques et les livres. J'aime les mathématiques. En lecture, je dois souligner, car malgré mes résultats excellents à l'école, je n'aimais pas du tout les mathématiques... Mais j'aime lire sur les mathématiques. Et j'aime les intrigues qui impliquent les mathématiques. Comme le roman de Guillermo Martinez, par exemple. Mais Mathématique du crime m'avait laissé sur ma faim. Pas assez de mathématiques dans ce crime impliquant cette science.

Et puis, même si je trouvais la couverture assez quelconque... j'aime bien les perroquets et je voulais savoir comment celui-ci pouvait devenir un théorème.

J'ai commencé ma lecture un soir. Dans les meilleures conditions. J'avais extrêmement envie de lire le roman. J'étais enveloppée de ma couverture préférée. Et j'ai commencé à tourner les pages. Lentement. Pendant des jours et des jours.

Et puis, j'ai lu l'excellent billet d'Ankya et je me suis dit que je devais continuer ma lecture. Car oui, j'étais hésitante. En fait, je dois dire que je peinais littéralement à lire ce roman que pourtant je ne détestais pas lire.

J'ai rarement été aussi perdue dans une lecture. Perdue dans tous les sens. Je lisais avidement les passages sur l'histoire des mathématiques même si parfois ils m'endormaient carrément. Je voulais poursuivre l'intrigue même si parfois je l'oubliais totalement tellement on en parlait peu. Et j'étais complètement surprise quand on la mentionnait ! De quoi parle-t-on ? me disais-je alors ! Puis, je me rappelais qu'il y avait en effet une intrigue dans le roman... un mystère à élucider qui impliquait la mort d'un homme, le legs d'une bibliothèque, le sauvetage d'un perroquet...

Mais les jours et les nuits se sont multiplés... les 600 quelques pages me semblaient absolument interminables. Je n'ai jamais autant détesté lire un lire que j'aimais bien. Et ce fut terriblement difficile de le terminer même si je garde un bon souvenir de ma lecture. Un paradoxe complet pour la lectrice que je suis...

Et finalement... je dois avouer que j'aurais préféré que l'auteur oublie son intrigue pour se concentrer sur ses personnages et son histoire des mathématiques. Car honnêtement... non seulement l'intrigue est bien mince et mal menée mais en plus elle se termine en queue de poisson ! Non... j'aurais véritablement préférée qu'on oublie ce côté du roman. De toute façon, l'auteur semblait aussi l'oublier, ce qui faisait que je l'oubliais aussi. Le roman est long. Trop long. Et on a parfois l'impression qu'il y a plus d'un livre dans ce roman.

Et puis... cette dernière page... cette conférence des oiseaux... je préfère nettement l'oublier elle aussi... c'est trop... trop... TROP. Et puis, je préfère oublier les critiques que j'ai lu me révélant que contrairement à ce que l'éditeur nous annonce, l'auteur n'est pas véritablement un mathématicien...

Et donc, je garde le texte qui me raconte les mathématiques par le biais de discussions et de mises en scènes montées par des personnages intéressants - quoique sous-développés - et de visites à des lieux uniques et remplis d'informations précieuses. Et j'oublie cettte histoire improbable de perroquet, de vieux amis et d'Amazonie.

Et donc... j'ai aimé même si ce fut long et pénible à lire (oui, je sais, cela ne fait aucun sens, mais bon !)

Voir aussi : Le théorème du Perroquet - Commentaires

Posté par Laila_Seshat à 01:05 - Commentaires [8] - Permalien [#]
Tags : , ,