31 janvier 2010

Le moment captif d'un dimanche : un peu de temps

31janv

"Une heure n'est pas qu'une heure, c'est un vase rempli de parfums, de sons, de projets et de climats." [Marcel Proust]

Vous savez, parfois, on regarde un objet et on comprend des choses que l'on ne cherchait pas à comprendre. Je sais que parfois je cours après le temps. J'ai l'impression de n'avoir jamais le temps et, en même temps, d'être pourchassé par celui-ci... 

Il m'échappe mais me poursuit. Et parfois, j'ai l'impression de le perdre. De ne pas l'utiliser comme il mérite d'être utilisé. Mais le temps ne cherche rien. Ne fait rien. Le temps n'existe pas vraiment.

C'est ce qu'on fait pendant que les minutes passent qui semble plus réel.
Un note de musique que l'on entend, une fleur que l'on respire, un rêve que l'on imagine, un froid que l'on ressent, un vent que l'on écoute, un moment de torpeur, un instant d'angoisse, une seconde de peur, une minute de joie, une heure de vie.

Tous ces instants forment la coquille de porcelaine qui nous enveloppe. À l'intérieur, nous laissons nos émotions prendre la forme de cette coquille. C'est normal. Mais rien ne nous empêche de parfois vouloir briser la porcelaine. Ou du moins, la pousser, la tirer, la tordre et s'étendre dans ce temps qui nous contient et nous retient. Rien ne nous empêcher de jouer un peu... après tout, il sera toujours temps de reprendre forme !

"L'eau prend la couleur et la forme du vase qui la contient." [Driss Chraïbi]

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29 janvier 2010

Dans ma tête, je m'imagine...

Dans ma tête, je m'imagine...
un peu d'hiver...

Hiver

Mais d'un hiver blanc et froid.
Pas de cet hiver gris et terne
qui s'accroche à ma fenêtre.

Et il s'accroche cet hiver triste
nuageux et pluvieux.
Comme chaque hiver.
On me dit qu'il fait beau ici...
On s'imagine du soleil et de la plage
aux quatre saisons...

Mais j'ai un manteau, un foulard
et des gants.
Dans mon appartement,
le chauffage réussit
à peine à chasser le froid humide
qui colle aux murs et aux os.

Et c'est gris. Presque tous les jours.
Un ciel délavé me dévisage.
Je lève les yeux et je regarde
par ma fenêtre.
Et dans ma tête, il y a
un ciel bleu, froid
et hivernal.

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27 janvier 2010

Défi La Plume Québécoise

Après mon premier swap en octobre, voici mon premier "challenge" !

C'est Suzanne qui lance ce petit défi pas trop difficile:

  • pas de limite de temps
  • pas d'obligation en genre
  • pas de liste à faire

(mais il serait bien de le mentionner à Suzanne si vous participez!)

Mais une obligation en nombre: 4 livres.
4 livres d'auteurs québécois !
Un peu de littérature québécoise... classique, nouvelle, poésie, romans, théâtre,...
pas de limites !

Defi

Un petit défi pour faire découvrir ou redécouvrir
la littérature québécoise.

Par le passé, j'ai beaucoup lu d'oeuvres québécoises.
Mais beaucoup moins depuis les dernières années.
Alors pour me remettre à la lecture de la
littérature de mon coin de pays,
je m'inscris au défi !

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25 janvier 2010

Dans les bois de Coben

BoisDans les bois / Harlan Coben ; traduit de l'américain par Roxane Azimi. -- [Paris] : Belfond, c2008. -- 490 p. ; 18 cm. -- ISBN 978-2-266-19194-4. -- (Coll. Pocket; no 13988)

Titre original: The Woods

Quatrième de couverture

Été 1985, New Jersey. Paul Copeland est animateur d'un camp de vacances à la lisière des bois. Une nuit, il abandonne quelques heures son poste. Quatre jeunes en profitent pour s'éclipser, dont sa soeur, Camille. On ne les reverra plus. Seuls deux corps seront retrouvés. On attribuera leur mort à un tueur en série qui sévissait dans la région.

Vingt ans plus tard. Paul est devenu procureur. Alors qu'il plaide dans une affaire de viol, il est appelé à identifier un corps. Stupéfait, il reconnaît formellement Gil Perez, un des disparus. Pourquoi les parents de Gil s'obstinent-ils à nier son identité? Et si Gil a été en vie tout ce temps? Bien décidé à faire la lumière sur le drame qui n'a jamais cessé de le ronger, Paul va replonger dans les souvenirs de cette terrible nuit...

L'auteurBois2

Harlan Coben est né dans une famille juive en 1962 à Newark dans le New Jersey aux États-Unis. Il grandit et fréquenta l'école dans la ville de Livingston également dans le New Jersey. Il étudia en Sciences Politiques au Amhers College.

Après ses études, il travailla tout d'abord dans la compagnie de tourisme de son grand-père. Il découvrit cependant rapidement qu'il voulait écrire et publia ses premiers romans au début des années 90. Après quelques thrillers, il décida de développer une série dont le personnage principal deviendrait le point central. Il gagna plusieurs prix pour ses romans et il est le premier auteur à avoir reçu les trois principaux prix pour les oeuvres de suspense: Edgar Award, Shamus Award et Anthony Award. Il écrit aussi parfois de courtes nouvelles pour le New York Times.

Au cours des années, il écrivit à nouveau des romans en dehors de sa fameuse série. Un de ces romans, Tell no one, fut porté à l'écran en 2006 par le directeur Guillaume Canet sous le titre "Ne le dis à personne". Ses livres sont aujourd'hui traduits dans près de 40 langues.

Père de quatre enfants, il vit présentement à Ridgewood avec sa famille.

Bibliographie

  • Play Dead (1990)
  • Miracle Cure (1991)
  • Deal Breaker (1995) (série Myron Bolitar)
  • Drop Shot (1996) (série Myron Bolitar)
  • Fade Away (1996) (série Myron Bolitar)
  • Back Spin (1997) (série Myron Bolitar)
  • One False Move (1997) (série Myron Bolitar)
  • The Final Detail (1999) (série Myron Bolitar)
  • Darkest Fear (2000) (série Myron Bolitar)
  • Tell no one (2001)
  • Gone for Good (2002)
  • No Second Chance (2003)
  • Just One Look (2004)
  • The Innocent (2005)
  • Death Do Us Part (2006)
  • Promise Me (2006) (série Myron Bolitar)
  • The Woods (2007)
  • Hold Tight (2008)
  • Long Lost (2009) (série Myron Bolitar)

Résumé

Un jeune procureur de 38 ans, Paul Copeland, nouvellement veuf et père d'une petite fille, plaide une cause importante qu'il espère lui permettra de commencer une carrière politique. Pendant qu'il travaille sur le procès, deux policiers viennent lui demander d'identifier le corps d'un homme, retrouvé assassiné. Copeland reconnaît immédiatement Gil Perez, disparu il y a 20 ans et considéré mort. Perez avait disparu en même temps que la soeur de Copeland, alors que ce dernier était moniteur dans un camp de vacances. Il y a 20 ans, Copeland avait relâché sa surveillance pour aller retrouver une jeune fille dans les bois. Cette même nuit, quatre des jeunes dont il était responsable s'aventurent en cachette dans ces mêmes bois. Deux sont retrouvés assassinés et deux - dont sa soeur - disparaissent.

Aujourd'hui, Copeland est remis face aux événements qui ont changé sa vie. Se sentant responsable et coupable de cette tragédie qui a détruit sa famille. À l'époque, un tueur en série a été accusé des meurtres, même si sa culpabilité n'a jamais été démontré pour la tragédie de la colonie de vacances. Devant le cadavre de Gil Perez, Copeland ne peut que remettre en question cette culpabilité. Et si sa soeur était aussi vivante ?

Commentaires personnels

On reproche souvent aux livres de Coben de toujours conserver le même genre d'intrigue et de personnages. Comme c'est le premier livre que je lis de l'auteur, je n'ai évidemment pas ce reproche à lui faire. Ma lecture se fit rapidement. elle fut agréable en générale, même si j'ai noté certaines longueurs.

L'auteur réussit à nous intriguer dès le début. Comment Copeland peut reconnaître quelqu'un déclaré mort il y a 20 ans ? Et pourquoi les parents de la victime insistent-ils pour dire que ce n'est pas leur fils ? On se questionne avec Copeland et on le suit au fil des pages dans sa poursuite de la vérité. L'auteur nous offre cependant de longs passages sur le procès que mène Copeland pendant son enquête. Ce procès est intéressant et m'a parfois fait oublier l'intrigue principale. En fait, je trouve que le procès prend même un peu trop de place... on nous donne trop de détails sur celui-ci, mais dans un sens pas assez. C'est-à-dire,que ce procès est si intéressant que j'aurais préféré qu'il soit l'intrigue principale d'un autre roman.

L'intrigue principale est cependant aussi passablement intéressante. Elle met en scène un événement du passé qui petit à petit apparait sous un autre jour. Et qui devient encore plus horrible que le personnage principal ne le soupçonnait. Rien de ce qu'il croyait savoir n'est réel. Jusque dans les dernières pages. Beaucoup de secrets et mensonges... peut-être un peu trop. C'est ce qui a fait que malgré mon intérêt pour le roman, je n'ai pas été complètement emballée par celui-ci. Les personnages sont bien décrits. Le style est direct et facile à suivre. Le personnage principal est intéressant - même s'il m'a paru parfois un brin naïf -, les personnages secondaires bien utilisés. Le suspence est présent et nous porte tout au long du roman. J'ai tout de même trouvé que certains événements frisaient l'invraisemblance et certaines ficelles du genre étaient un peu trop visibles.

En somme, une lecture agréable et rapide. Tout simplement.

L'avis de Laure, La Livrophile, Ingrid Barnay, Homelaet, Deliregirl1, Mpbernet, Excessif, Jean-Claude, Amanda sur Critique Libre, et Hannibal.

Extraits

"J'ai toujours su compartimenter ma vie. Je ne suis pas le seul, mais, sur ce point, je suis imbattable. Je peux créer des univers séparés dans mon propre monde. Gérer un aspect de mon existence sans qu'il interfère avec les autres. Certains, en regardant un film de gangsters, s'étonnent qu'on puisse être aussi violent dans la rue et aussi affectueux et attentionné à la maison. Moi, j'y arrive très bien" p. 56-57

"Il perçait dans sa voix une pointe d'accent de jeune fille de bonne famille qui tranchait sur le décor ambiant. Je me retenais de la détailler trop ouvertement. Elle s'en est aperçue et a souri légèrement. Surtout ne me prenez pas pour un pervers. Ça n'a rien à voir. La beauté féminie me bouleverse. Je ne dois pas être le seul." p. 143

Sources

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24 janvier 2010

Le moment captif d'un dimanche: brumeuse

0002janvier"C'est l'incertitude qui nous charme. Tout devient merveilleux dans la brume" [Oscar Wilde]

J'avais oublié les reflets que la neige peuvent offrir à notre regard. La photo m'apparaît brumeuse, incertaine et remplie d'un sortilège fragile.

C'est cette fragilité qui me transporte et me fait peur. Mais c'est aussi celle-ci qui me fait espérer que tout sera bientôt tranquille et solide. Solide comme cette rivière brouillonne, qui court et s'emporte. Elle sait d'où elle vient, elle sait où elle va. Elle déborde parfois de son lit et elle s'égare parfois sur des chemins qui ne lui appartiennent pas ou qui ne lui appartiennent plus depuis longtemps. Mais elle est certaine de sa solidité.

La brume est parfois aveuglante. Elle éclaire trop les détails, les fautes, les erreurs. Mais elle permet aussi de rêver et de s'élancer sur des parcours tracés mais flous. Je regarde la clarté et je réalise que c'est facile d'oublier ses rêves. Mais ils sont toujours là. Il suffit de se les rappeler et d'y travailler. Travailler fort. Les yeux perdus dans la brume.

"Tu peux tout accomplir dans la vie si tu as le courage de rêver, l'intelligence d'en faire un projet réaliste, et la volonté de voir ce projet mené à bien" [Sydney A. Friedman]

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23 janvier 2010

Certifiée

On m'a offfert un certificat ! C'est la première fois, alors vous me voyez rougir ! Tag_de_l_amitie
Donc, ce certificat me fut offert par L'Or des Chambres et j'en suis vraiment touchée !
Il est maintenant de mise de l'offrir à mon tour à 7 autres bloggeurs...

Et là... je ne sais plus, je n'aime pas choisir... et de plus, je l'aurais offert à des gens qui l'ont déjà reçu ! Et puis tant pis... j'offre et puis ceux qui ont déjà reçu ne sont pas obligés de recommencer. ;)

Donc, j'offre à
Allie ... pour ses trois univers uniques qu'elle nous livre avec passion...
Suzanne ... pour ces douces balades qu'elle nous offre... et pour ces articles sur des artistes québécois que j'adore !
Karine :) ... pour ces mots toujours gentils et ses textes toujours vivants !
Fine Bessot ... pour l'enchantement qui s'évade de ses articles et ses oeuvres...
Ankya ... pour la diversité et la chaleur de ses textes...
Lhisbei ... parce qu'elle me permet de garder contact avec un univers de magie, fantaisie, et de science-fiction... ses textes m'ensorcellent toujours !
Célia ... parce que sa passion des livres et du thé me fait rêver... et pour son amour des animaux qu'elle partage avec nous...

et un petit extra à Sylviane, que je découvre petit à petit... et dont les textes et photos sont pleines d'émotions...

et bien sûr... je renvoie à L'Or des chambres... car son monde est tout simplement envoûtant !

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22 janvier 2010

Et 6 ans déjà...

6

Et bien... déjà 6 ans. Il y a 6 ans, j'arrivais dans ce pays de mon père. Ce pays que je ne connaissais que par quelques voyages.

J'ai déjà expliqué notre départ, notre arrivée... et la suite... Notre but était 5 ans... 5 années pour cette aventure. L'année dernière cela faisait 5 ans. 

Et puis cette année, 6 ans. Et sur ce 6 ans, un coucher de soleil.

Ces 6 ans furent très enrichissantes. Remplis de moments heureux et instants difficiles.

J'ai découvert et réalisé beaucoup de choses. Je me connais un peu plus. Et je sais que j'ai encore beaucoup à découvrir.

6 ans. Ça me paraît une éternité, mais il me semble que c'est hier que j'arrivais dans cette ville si particulière. Encore une fois, on parle de temps. Demain, est un autre jour... comme dit mon père.

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21 janvier 2010

Devant deux portraits de ma mère de Nelligan

Devant deux portraits de ma mère

[Émile Nelligan]

Ma mère, que je l'aime en ce portrait ancien, Pauline1
Peint aux jours glorieux qu'elle était jeune fille,
Le front couleur de lys et le regard qui brille
Comme un éblouissant miroir vénitien!

Ma mère que voici n'est plus du tout la même;
Les rides ont creusé le beau marbre frontal;
Elle a perdu l'éclat du temps sentimental
Où son hymen chanta comme un rose poème.

Aujourd'hui je compare, et j'en suis triste aussi,
Ce front nimbé de joie et ce front de souci,
Soleil d'or, brouillard dense au couchant des années.

Mais, mystère de coeur qui ne peut s'éclairer!
Comment puis-je sourire à ces lèvres fanées?
Au portrait qui sourit, comment puis-je pleurer?

Commentaires personnels

Le temps passe. Le temps vole la jeunesse pour lui donner des rides. Pour tout le monde... pour nous, pour nos soeurs, nos frères, nos pères, nos mères. Le temps passe et semble tuer les sourires qui furent, les joies qui ont passées. Mais la mère demeure. Jeune, nous ne l'avons pas connue. Vieille, elle est comme un tableau de sa vie. Une oeuvre d'art, une peinture de ce qu'elle représente pour nous.

Car notre mère est un portrait. Nous avons une image de notre mère. Est-ce une illusion ? Peut-être. L'image du passée est-elle plus belle que celle du présent ? Le vieux portrait nous donne une image jeune, le portrait plus récent, nous offre une image fanée. Le temps. Mensonger. Est-ce que l'image de jeunesse est vraiment plus douce que l'image de vieillesse ?

Les portraits parlent. Ils nous livrent des histoires. Nous cachent parfois des secrets. Que se cache derrière les sourires, derrières les rides ? Les portraits nous parlent mais que leur répondre ? Peut-on leur répondre ?

Poème considéré classique de Nelligan... sonnet, strophes, rimes embrassées, alexandrins, quatrains, tercets... poème classique. Sujet classique aussi: la mère. Notre mère qui fut jeune et qui vieillit. Portraits de notre mère qu'il faut affronter et accepter et que le poète nous chante dans des rimes douces mais rythmées.

Le poème est classique, parfois considéré "ancien", archaïque selon certains critiques. Mais il demeure une musique à lire à haute voix. Les sons suivent les images, les vers s'écoulent graduellement comme des notes phonétiques. Une succession de mots et images entrecoupés de pauses, de silences...

Un portrait, des portraits, des sourires, des pleurs... des regards et des rides... Les yeux de la mère, son regard, son front, ses lèvres, son sourire... notre mère. Mais notre mère demeure une femme. Elle fut jeune, vivante, amoureuse, folle, insouciante. Il y a une distance entre les portraits de notre mère et notre rapport avec elle et avec ceux-ci. Le poème nous rappelle cette distance. Et il y a une distance entre les représentations de la mère. Est-ce la même femme ? Notre mère est multiple. Elle fut multiple dans sa vie et elle fut multiple dans nos vies.

Pourquoi, la mère, la femme sourit-elle dans le premier portrait ? Pourquoi est-elle jeune ? Pourquoi est-elle vieille ensuite? Que s'est-il passé dans sa vie que nous ne voyons pas sur les portraits et qui en font deux femmes différentes ?

Le poème est souvent considéré comme mièvre, sentimental... trop même. Mais l'est-il ? Il nous présente ces deux femmes différentes. Il nous présente le passage du temps sur une femme. Sur la mère. Mais le passé était-il moins triste que le présent ? Le poème est classique, ses thèmes aussi... mais son interprétation est ambigüe.

Deux portraits que Nelligan nous peint avec des couleurs vives, expressives et où le textuel devient image et expression. Les mots sont un jeu qu'il faut comprendre. Et pour comprendre, il faut jouer ! Jouer avec les vers, les symboles. Un signe, un symbole, une centaine de significations.

Une mère, des mères. Cette femme qui fut notre mère est plurielle et unique.

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19 janvier 2010

Tentations... un tag en or

 NouRentrée littéraire - Janvier 2010

Bon, je fus taguée la semaine dernière. Un tag provenant de L'Or des Chambres et nous demandant de parler de nos tentations de la rentrée littéraire. J'ai un peu paniquée, je dois l'avouer ! C'est que je suis presque incapable de dire non à un tag... mais je suis aussi bien loin de la rentrée littéraire !

Les seules rentrées littéraires qui m'ont concernée furent lorsque je travaillais dans une bibliothéque... le développement de la collection m'obligeait à acheter les nouveautés... mais honnêtement d'un point de vue personnel, je n'ai jamais vraiment suivi les rentrées littéraires... C'est à peine si je suis la production littéraire des auteurs contemporains que j'aime ou même aodre !

Quand j'achète un livre... c'est parfois parce qu'on m'en a parlé ou que j'ai lu une critique sur un forum ou blog... mais surtout c'est parce que je suis dans une librairie et que je farfouille... je prends un livre, je le taponne, je lis le quatrième de couverture, je le feuillette... Parfois, je m'aperçois que c'est un livre vieux de 5 ans, mais pour moi, c'est un nouveau livre... Évidemment, dans les libraries, j'explore toujours la table des nouveautés, même chose en bibliothèque. Mais ce n'est pas quelque chose qui m'attire ou qui raisonne mon choix.

De plus, à Barcelone, les nouveautés francophones et anglophones sont souvent vieilles de quelques mois ou mêmes quelques années... Non, je ne cours pas les rentrées... je suis même assez anti "salon du livres"...

Mais, comme cela vient d'un endroit que je viens à peine de découvrir mais que j'affectionne déjà... je veux bien essayer de me prêter un peu au jeu... Donc... ce qui me tente de la rentrée ? Voyons voir...

- Il y a bien le nouveau Arturo Pérez-Revierte, El asedio, qui doit sortir au mois de mars. Le nouveau roman de cet auteur que j'aime beaucoup et qui a écrit "Le CLub Dumas" et "Le Tableau du Maître FLamand" ainsi que la série "Capitaine Alatriste", se déroulera à Cádiz en 1811. Ce sera un roman historique-policier-d'aventures-d'espionnage, etc...

- Peut-être La poupée de Kokoschka d'Hélène Frédérick. Roman inspirée d'une histoire vérédique.

"A Munich, en 1918, le peintre Oskar Kokoschka fait fabriquer une poupée grandeur nature à l'effigie d'Alma Malher dont il fut l'amant fébrile et jaloux. Le destin de cette curieuse commande est conté par Hermine Moos, conceptrice de la marionnette. Au gré de son journal écrit au quotidien, apparaît une femme hors du commun, pudique et iconoclaste, soumise et émancipée. Ce portrait d'une vie de bohème au féminin s'ancre dans un contexte historique fort : débâcle de la société prussienne et révolution perdue spartakiste. 'La Poupée de Kokoschka' éclaire la monstruosité de tout fantasme de possession, et parle autant du pacte amoureux que de l'acte de création." (résumé Evene)

- Il y a le roman d'Anne Carrière, Ce soir, je vais tuer l'assassin de mon fils, car l'histoire me rappelle mon roman préféré de Patrick Sénecal - Les Sept Jours du Talion -  et que je veux voir comment fut traité un sujet semblable. On parle ici de vengeance et justice personnelle...

- Il y a bien Sukkwan Island de David Vann... parce que je l'ai déjà vu critiqué sur certains blogs et que l'histoire me semble intéressante. Cela se passe en Alaska, c'est un huis-clos qui semble terrible entre un père et son fils.

- Et puis, Choses dites: entretiens, 1959-1993 (avec Gaston Miron) de Marie-Andrée Beaudet et Pierre Nepveu. Parce que j'aime Gaston Miron... parfois... et parce que Pierre Nepveu fut un de mes professeurs de littérature et que je l'ai adoré...

Ouf... maintenant, si je réussis à feuilleter ces ouvrages, je pourrais bien les acheter ! ;)

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18 janvier 2010

Ma porte

Il y a quelques années... non, c'est faux... il y a plusieurs années... alors que j'avais environ 13 ans, ou peut-être 14 ans, j'ai écrit ces quelques mots:

I'm cleaning my doorPOrte
of the dust on it
It doesn't open enough
and it gets dusty
I clean, clean
but it remains as
disgusting
as a door
can
be

Bizarrement, je n'ai jamais bien compris ce que représentait exactement cette porte, ma porte... et pourquoi les portes m'apparaissaient si dégoûtantes.

Mes secrets poussièreux ? Le passé triste ? Le futur incertain ? Mon moi intérieur caché et perdu sous des tonnes d'ombres grises ? Je suppose que comme toute adolescente, je criais un certain mal de vivre imprécis. Mais je relis ces mots aujourd'hui et je ne suis pas certaine qu'ils sont passés... j'ai parfois encore l'impression qu'ils me parlent doucement... Puis, je tourne le dos, ferme une porte et ouvre l'autre, je passe d'une pièce à l'autre en souriant... je ferai le ménage un autre jour.

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