20 juin 2010

Le moment captif d'un dimanche : un regard par la fenêtre

10_06_20"Écrit tout ce qui te passe par la fenêtre!" [Lise Deharm]

Hier, je me suis perdue. Je me suis perdue trois fois.

La première fois, c'était chez moi. Je cherchais les couloirs menant vers les rêves encore à imaginer. Mais il y avait beaucoup de couloirs et j'ai eu peur. Trop de rêves, trop de possibilités.

La deuxième fois que je me suis perdue, c'était dans mes songes. Je regardais les vies passées et je me questionnais sur l'existence des nuages. Parfois sombres, parfois illuminés, ces nuages suivent leur chemin. Ils ont leur vie à vivre. Mais on ne peux pas toujours les suivre. On risque de se perdre.

La troisième fois, je ne m'en rappelle plus. C'est normal, je ne savais pas où j'étais. J'avais beau ouvrir les yeux, je ne reconnaissais pas murs, ni les portes. Mais les portes, les murs, les rues, les villes peuvent changer et se transformer. Et parfois, on ne sait plus où on se trouve.

Aujourd'hui, je sais où je suis. Je suis devant la fenêtre. Je regarde un ciel remplis de couleurs. Demain, je regarderai le même ciel. Par une nouvelle fenêtre. Et tout sera différent. Mais finalement tout sera identique. Car il est difficile de se perdre dans sa fenêtre. Sa fenêtre permet tous les rêves, toutes les réalités. Il suffit de l'ouvrir.

"Il y a le possible, cette fenêtre du rêve ouverte sur le réel." [Victor Hugo]

Posté par Laila_Seshat à 12:23 - - Commentaires [3] - Permalien [#]
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