30 juin 2010

Quelques nouvelles...

Oui, je sais le temps passe. Et sauf quelques billets programmés, je n'ai pas trop le temps pour écrire. J'aimerais bien remarquez, car ça me manque énormément. J'espère avoir un peu de temps cette semaine... disons que les semaines qui DSC_5960viennent de passer furent assez délirantes... Voyons voir...

* La course des derniers jours de travail

Je travaille à Barcelone depuis 6 ans et des poussières. Mais l'ironie de la chose est que je travaille pour une entreprise québécoise. Je n'avais pas cet emploi en venant vivre ici... non, non... Je l'ai trouvé à partir d'ici, un peu par hasard, au détour de contacts catalans et québécois. J'adore mon travail, mais dernièrement, j'étais un peu lasse de mes fonctions. Les choses n'allaient pas comme je le voulais et j'avais besoin de passer à autre chose.

Après discussions et réflexions, je reviens au Quebec, mais je vais rester avec mon entreprise ! Mes fonctions vont changer un peu, ce dont je suis bien contente. Mais je vais rester en contacts avec l'Espagne.

Les derniers mois, les choses étaient un peu lentes ici. Bon, vous allez dire que c'est toujours lent ici, et vous avez bien raison ! Mais c'était particulièrement mort dernièrement.
Le 23 juin était ma dernière journée de travail officielle à ce poste. Je reprends le boulot au mois d'août à Montréal.

Mais évidemment... les dernières semaines furent absolument folles, folles, folles... je ne savais où donner de la tête, les courriels, les téléphones, les rendez-vous... Alors que les derniers mois, je passais les heures tranquillement, goutte à goutte... Là, ce fut la folie ! À un point que je vais devoir faire quelques présentations pendant le mois de juillet ! Et bien sûr pas question de ne pas répondre aux courriels qui s'accumulent ! 23 juin, je disais ? Hum hum...

*  La ronde des démarches qui continue

Bien entendu, malgré tout le travail qui s'est soudainement abattu sur moi, la liste de démarches à faire n'a pas voulu me donner une pause. Elle m'a assaillie de toutes parts. Et d'aller à la Hacienda, et de courir vers la Seguridad Social et pui, appeler à ceci et envoyer une lettre à cela.

Les choses ici sont hyper compliquées ! Annuler un contrat de service ici est horrible... Parle au service à la clientèle qui nous renvoie au service de "ce n'est pas ici" qui nous renvoie au service de "avant c'était ici mais maintenant vous devez appeler là-bas"... qui nous renvoie au service de "je n'ai aucune idée de ce dont vous me causez"...  Pour finalement se faire dire qu'il faut envoyer une lettre pour redire tout ce qu'on a déjà dit mais en plus.... Il est où le "laissez-passe A-38" ???

*  La visite de dernière minute

Pendant nos six années et des poussières de mois que nous avons passés à Barcelone, nous sommes retournés à Montréal 2 fois. Pour un total de 4 semaines. En revanche... les amis et la famille sont venus nous voir... heu... souvent ! Nous avons eu mon oncle, ma tante et ma cousine en visite, deux jours après avoir reçu nos meubles... puis la soeur de mon PisTout. L'année suivante, nous avons reçu les parents de mon PisTout, puis un ami et sa copine... Les années qui suivirent, nous avons reçu chaque année, de la famille et des amis ! Parfois, pour un repas... parfois pour quelques jours, souvent pour quelques semaines.

Pas une année sans plusieurs visites. Une semaine avant que nous n'annoncions notre retour à Montréal, le seul ami de Montréal qui ne nous avait pas encore rendu visite, nous annonce qu'il pouvait enfin venir à Barcelone. Bon, on l'aime bien cet ami, mais c'est que, hum hum, nous on revient au Québec à la fin juillet. Pas de problème, il viendra à la fin juin ! Et du 18 au 27 juin, un viel ami est venu nous voir et voir Barcelone ! Oh, on a beau dire aux invités qu'on travaille de la maison, c'est semble-t-il un concept difficile à comprendre. Et voilà... un 10 jours avec un ami qu'on aime beaucoup mais qui nous a pris pas mal de notre temps !

*  Le vol

Et puis, un jeudi, pas le dernier, l'autre d'avant. Nous avons été à la réception que le Bureau du Québec à Barcelone organisait pour la Saint-Jean. C'est toujours un peu spécial car la Saint-Jean est la fête nationale du Québec et une fête de la Catalogne aussi ! Ce fut une superbe soirée. Après la soirée, nous nous sommes arrêtés prendre un verre dans un bar que nous aimons beaucoup dans le Born, un quartier que nous adorons et dont nous nous ennuieront beaucoup.

Nous revenions tranquillement vers la maison. Il n'était pas très tard. Il y avait beaucoup de gens dans les rues. Il faisait enfin beau et les gens étaient enjoués. Tout près de chez moi, à côté de l'Arc de Triomphe, à même pas 10 minutes de marche... j'ai entendu une moto qui s'approchait derrière nous. C'est commun... les motos et les scooters, ce n'est pas ce qui manque ici ! Mais soudainement, j'ai senti mon bras tiré violemment... et mon sac à main s'échapper de ma main... J'ai crié... mon PisTout est parti à courir derrière la moto, mais c'était inutile évidemment.

Et me voilà, dans la rue, sans sac à main, sans papier, sans téléphone, sans clés... avec beaucoup de rage et de peur... Nous nous sommes rendus au poste de police pour la déclaration. Puis ce furent les téléphones pour annuler les cartes, le téléphone... Puis les heures suivantes, je crois que j'ai pleuré comme une petite fille. J'avais peur... mon Pistout a mis un meuble devant la porte d'entrée... j'avais peur qu'ils essaient d'entrer avec mes clés... après tout ils avaient mon adresse... Je sais c'est un peu nono, mais je ne pouvais pas trop contrôler mes émotions. Le lendemain, un serrurier est venu changer les serrures.

Puis, ce fut la ronde des papiers... court à la banque, court à la police pour la carte d'identité, court ici, court là-bas, appelle ici et réappelle là-bas... Comme si je n'avais pas assez de papiers et démarches à faire comme ça ! Heureusement, tout c'est fait assez rapidement, et j'ai à nouveau mes cartes... Mais je n'ai plus mon porte-monnaie achetés au Japon avec les petites porte-bonheur, je n'ai plus mon porte-clé acheté à Chicago et représentant la sorcière de la Belle au Bois dormant, je n'ai plus toutes les photos que je traînais dans mon porte-feuilles... Et ça... ça m'enrage encore plus que tous les problèmes de remplacement de carte...

Et je suis en colère car maintenant, quand je me promène, j'ai toujours peur d'entendre une moto... et je tiens mon sac comme une perdue... Je n'avais pas vraiment besoin de ce souvenir avant de quitter cette ville que j'adore quand même encore !

*  Et maintenant...

Et puis voilà... cette semaine, je fais des boîtes, je fais des papiers, je vais à la banque, je réponds à mes courriels du travail, je prépare des rendez-vous, j'essaie de voir les amis et la famille, je vais voir tous ces blogs et ces merveilleux articles que je n'ai pas eu le temps de lire... et j'essaie d'écrire un peu ! Ouf !!!!

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27 juin 2010

Le moment captif d'un dimanche : festin

10_06_27a"L'inconscience a parfois des audaces que la sagesse n'a pas le pouvoir de réprimer" [Gilles Lamer]

Pour se rendre au centre d'achats tout près de chez moi, il y a deux chemins. Celui qui passe par les rues normales. Et celui qui passe par ce que j'appelle mon "spot à minous". Bon, j'ai déjà dit que je l'appelais le "coin des chats" mais c'était pour faire plus joli !

Le chemin passe par divers endroits un peu laissés à l'abandon. Et de nombreux chats s'y sont installés. Ils se promènent dans la rue, dorment sous les voitures garées. Certains paressent près de la voie ferrée, d'autres se baladent sur les toits d'usines et entrepôts, souvent abandonnés.

Ils sont sales, sauvages, mais magnifiques. Ils portent parfois des traces de combats sanglants. Ils nous regardent passer près d'eux d'un regard nonchalent mais alerte. On en reconnaît parfois un. Il est toujours assis au même endroit à observer les environs. Et puis, un jour, il n'est plus là. La vie n'est pas facile pour ces chats errants. Au printemps, on compte les nouveaux nés. On aperçoit la maman qui allaitent ses petits, jetant un regard menaçant aux curieux.

Ils semblent parfois malades, mais jamais ils ne semblent affamés. Ils sont minces, élancés, parfois un peu maigrichons. Mais ils sont nourris. Chaque fois que j'ai emprunté ce chemin, j'ai vu des bols remplis d'eau et de nourritures pour chats. Les bols sont parfois vides. Ils sont pleins le lendemain. Parfois, il y a des sacs avec des restants de viandes. Il semble toujours y avoir quelqu'un qui vient nourrir ces chats qui n'appartiennent à personne.

Et puis, parfois, on aperçoit les chats pendant leur festin. Ils croquent avec allégresse leurs croquettes. Ils fouillent dans les sacs à la recherche des morceaux intéressants. Et un pigeon passe tranquillement. Il observe la scène. Il regarde furtivement s'il y aurait des miettes de pain dans ces sacs. Il attend son tour. Sait-on jamais ? Il ne semble pas avoir peur. Pourquoi aurait-il peur ? Ces chats sont bien nourris. Ils ne font pas attention à lui. Et il peut s'envoler rapidement au moindre souci.

Peut-être n'a-t-il pas entendu la nouvelle ? Hier, un chat dégustait délicatement un pigeon sur ce toit. Les plumes ensanglantées de son ami virevoltaient autour du chat. Mais aujourd'hui, il n'y plus trace du drame. Et le pigeon se promène d'un pas léger et insouciant...

"Le bonheur recèle toujours une part d'insouciance, le malheur de constance" [Chrisitine Orban]

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26 juin 2010

Quelques mots...

"Un best-sellers est généralement un méchant livre dont la vente permet à l'éditeur de publier d'autres livres tout aussi mauvais mais qui ne se vendent pas"

[Robert Sabatier]

(Oui, bon... ce n'est pas complètement faux...ni tout à fait vrai... mais je ne peux dire que je ne suis pas d'accord avec cette affirmation... enfin vous voyez? ;-) )

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20 juin 2010

Le moment captif d'un dimanche : un regard par la fenêtre

10_06_20"Écrit tout ce qui te passe par la fenêtre!" [Lise Deharm]

Hier, je me suis perdue. Je me suis perdue trois fois.

La première fois, c'était chez moi. Je cherchais les couloirs menant vers les rêves encore à imaginer. Mais il y avait beaucoup de couloirs et j'ai eu peur. Trop de rêves, trop de possibilités.

La deuxième fois que je me suis perdue, c'était dans mes songes. Je regardais les vies passées et je me questionnais sur l'existence des nuages. Parfois sombres, parfois illuminés, ces nuages suivent leur chemin. Ils ont leur vie à vivre. Mais on ne peux pas toujours les suivre. On risque de se perdre.

La troisième fois, je ne m'en rappelle plus. C'est normal, je ne savais pas où j'étais. J'avais beau ouvrir les yeux, je ne reconnaissais pas murs, ni les portes. Mais les portes, les murs, les rues, les villes peuvent changer et se transformer. Et parfois, on ne sait plus où on se trouve.

Aujourd'hui, je sais où je suis. Je suis devant la fenêtre. Je regarde un ciel remplis de couleurs. Demain, je regarderai le même ciel. Par une nouvelle fenêtre. Et tout sera différent. Mais finalement tout sera identique. Car il est difficile de se perdre dans sa fenêtre. Sa fenêtre permet tous les rêves, toutes les réalités. Il suffit de l'ouvrir.

"Il y a le possible, cette fenêtre du rêve ouverte sur le réel." [Victor Hugo]

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18 juin 2010

Une date et un vol

Nous avons une date. Pour ce vol aller-simple qui nous énerve un tout petit peu. Pour cette destination que cette statue bien connue demisc_035 Barcelone est sensée pointer du doigt...

(Oui, car cette statue de Christophe Colomb datant de 1888, est supposée pointer le doigt vers les Amériques... c'est bien entendu une légende, car le doigt pointe tout simplement vers la mer Méditérannée et pas du tout vers l'Amérique ! Mais c'est une légende que les gens aiment raconter...)

En fait, nous avons notre date depuis un moment... mais tant que tout ne commençait pas à s'aligner et à se réaliser, nous n'en parlions pas beaucoup.

Et donc, le vendredi 30 juillet 2010, nous prenons l'avion à Barcelone, nous faisons escale à Genève et nous partons vers Montréal. Ce billet est un aller-simple. Comme le fut le billet Montréal-Barcelone, il y a presque 7 ans déjà.

Ce qui ne veut pas dire que nous ne reviendrons pas souvent à Barcelone. Mon père reste en Espagne et nous reviendrons donc le voir souvent. Et puis nous ne voyons plus le temps et les déplacements avec les mêmes yeux qu'avant. Un voyage à Barcelone n'est que 6-7 heures de vol... des pinottes !

Mais nous avons bien hâte de mettre les pieds à Montréal. Même si nous sommes tristes de quitter Barcelone. C'est un tourbillon d'émotions qui se promènent dans nos têtes !

Plusieurs me demandent pourquoi nous quittons l'Espagne. À date, je réponds toujours :"un tas de petites raisons et quelques plus grandes". Avec quelques personnes, nous avons discuté un peu plus en profondeur du sujet. Ce n'est pas toujours facile d'expliquer pourquoi. Mais je vais tenter d'y répondre un peu ici... ça sera un peu comme un aide-mémoire, et aussi une façon de démèler tout ça dans ma tête. Une série de posts sur les "Petites et grandes raisons" !

Oui, je vous préviens donc... vous risquez d'en entendre parler de ce déménagement ! Que vous le vouliez ou non ! :D

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17 juin 2010

Les archives de Pauline : Quelques années de trop

Mum5Elle a sa main tendue. Elle ne veut pas se faire prendre en photo. Elle ne voulait jamais se faire prendre en photo. Il y avait toujours quelque chose qui n'allait pas... ses cheveux, ses vêtements, ses courbes... Et puis, rapidement, très rapidement, trop rapidement, ce furent ses rides.

Tous les jours à chialer sur sa vieillesse. À 35 ans, à 40 ans, à 50 ans, à 60 ans... elle ne dépassera pas le 62 ans... Parfois, je me dis que c'est aussi bien. Mis à part les maladies qui l'accablaient, je ne crois pas qu'elle aurait pu vivre sa véritable vieillesse! En janvier dernier, elle aurait eu 70 ans. Je n'ose imaginer son angoisse face à cet âge. Je ne crois pas qu'elle aurait très bien accepté d'avoir 70 ans.

Vous pensez que j'exagère. Mais je ne crois pas. Ma mère avait une véritable phobie de la vieillesse. Elle avait littéralement peur des vieilles personnes. Adulte, elle ne parlait pas de cette peur... mais elle m'a raconté...

Quand elle était petite, elle m'a avoué avoir une peur horrible des personnes qu'elle considérait âgées. Elle était petite, donc elle ne sait plus très bien, l'âge des personnes qui l'effrayaient, mais elle savait qu'ils étaient "vieux". Elle se souvient avoir peur de son grand-père. Il était pourtant inoffensif... il n'avait rien fait pour lui faire peur. Mais elle ne pouvait supporter ses rides, ses cheveux blancs et ses dents manquantes. Elle m'a dit, qu'elle ne pouvait supporter de le voir marcher... avec sa canne, en tremblant.

Elle m'a aussi raconté qu'elle se cachait, même jeune fille, lorsque ses vieilles tantes venaient en visite. Elle a avoué à sa mère qu'elle arrivait à peine, enfant, à toucher à ses grands-parents, à ses oncles et tantes vieillisants. Ma grand-mère lui a demandé un jour si elle avait "peur" d'eux, de ses propres parents. Ma mère en riant à dit: "non, pas trop"... mais nous savions tous que cétait à moitié vrai, à moitié faux...

Ma mère aurait-elle pu voir sa mère aujourd'hui ? Ma grand-mère a eu 96 ans, en mai dernier. Elle est espiègle, riante, alerte, mais fatiguée, courbée, ridée. Elle oublie des choses parfois, et il arrive qu'elle s'endorme au milieu d'une conversation. Je crois que malgré tout l'amour de ma mère pour sa mère... elle aurait eu du mal à l'accepter dans sa vieillesse. Elle aurait sûrement évité de la regarder... Elle aurait tout fait pour elle, mais elle aurait hésité à la regarder et même à la toucher.

Et les miroirs... elle les briserait tous. Elle aurait peur de se regarder. Elle aimait la vie. Mais elle aimait la vie, sans vieillesse et sans maladie. Nous, nous l'aurions aimée comme elle était. Et aujourd'hui 8 ans après son départ, je l'aime pour ce qu'elle était, incluant ses peurs.

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16 juin 2010

Je sais ce que vous allez dire...

... j'ai fait une nouvelle bannière juste pour l'Or des chambres et sa passion de la mer et de l'eau ! ;-) Mer

Peut-être bien que oui ! J'avais ses mots en tête, il est vrai !

Mais c'est l'été dans quelques jours et un changement de bannière était de mise ! Et j'aime bien la mer moi aussi. Même si je n'aime pas nécessairement m'y baigner, j'aime bien la regarder, la sentir, l'écouter... et même la laisser chatouiller mes orteils ! Elle me manquera cette mer Méditerrannée ! Toutes ses vagues douces et ses vagues de tempêtes...

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13 juin 2010

Le moment captif d'un dimanche : devant l'immensité

10_06_13a

"Durant la vie, on reste assis sans se reposer. Une fois mort, on se repose dans s'asseoir." [Houeï Neng]

Des pas sur une falaise croate. Une promenade en attendant de partir vers d'autres rivages. Il y a du temps à perdre et une petite promenade est toute indiquée.

Une falaise sauvage et habitée comme il y a beaucoup ici. Des arbres plongeant vers la mer. Une eau claire, bleue, multicolore. Des vagues venant tourmenter les roches. Et le soleil taquinant enfin le paysage. Il y avait eu un peu de pluie un peu plus tôt. Les seules gouttes du voyage. Mais le soleil était de retour et illuminait notre promenade.

Le regard se dirige vers la gauche, vers la droite. Il essaie de tout voir, de tout se rappeler. Et puis, du coin de l'oeil, le regard aperçoit un objet étrange. Non, l'objet n'est pas étrange. Il est tout simplement étrangement situé.

Une chaise. Sur un rocher. Entourée d'eau.

Qui pourrait avoir besoin de s'asseoir à cet endroit. Entre la terrre et la mer. Entre les vagues et les rochers. C'est une question légitime. Qui bien sûr n'aura pas de réponse. Mais il me semble que cette chaise est un endroit parfait pour observer cette eau si bleue. La regarder tranquillement. Lui permettre de bien pénétrer les pensées folles, angoissantes, nostalgiques, comiques qui envahissent notre âme. Mais aussi, c'est l'endroit parfait pour laisser le paysage nous envahir et nous transformer. Regarder et comprendre. Regarder et oublier. Regarder et se souvenir. Regarder et espérer.

"Regarder le monde, ce n'est pas juste s'asseoir sur un banc et le couvrir des yeux ; c'est aussi y pénétrer, s'y promener, en faire le tour." [Chris Ware]

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11 juin 2010

Dans ma tête, je m'imagine...

Dans ma tête, je m'imagine...
des fontaines laissant s'échapper des milliers de gouttes...

Fontaine1

Une journée ensoleillée,
beaucoup trop chaude.
Ou encore…
Juste un soleil éblouissant,
sous un froid glacial.

Et une fontaine qui s’égoutte.
Elle babille tranquillement
la plupart du temps.
Elle est parfois prise de frénésie
et gazouille fougueusement.

Cette eau qui passe
et qui repasse sereinement
par les mêmes chemins
devient l’obsession
de mes regards curieux.

C’est une jolie fontaine
qui coule méthodiquement
et qui nous rappelle
qu’elle est certes éphémère
mais qu’elle peut nous offrir
bien des rêves.

Il suffit de s’y abreuver
un peu… ou de se laisser
éclabousser …

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10 juin 2010

Quelques mots...

"D'âge en âge, on ne fait que changer de folie".  :D

[Pierre Claude Nivelle de la Chaussée]

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