2015-06-17Ici, je suis volubile. Je parle de ma mère au moins 3 fois par année: à son anniversaire de naissance (21 janvier), à la fête des mères et aujourd'hui, le 17 juin, anniversaire de sa mort. J'ai aussi mes petites archives de Pauline, où je pose des souvenirs d'elle et des réflexions sur elle.

C'est ici que je partage le vide laissé par son départ. C'est ici que je laisse paraître ma tristesse. Vous êtes mes lecteurs captifs. Je vous oblige à lire mes soupirs. Bon, vous cliquez peut-être rapidement sur le petit x pour vous soustraire à mes mots larmoyants, mais c'est normal. Et je le comprends. J'ai le droit de partager mes états d'âme et vous avez le droit de ne pas les lire.

Mais c'est ici que je suis volubile. Ailleurs, dans ma vie physique, je suis muette. J'en parle peu. J'en parle si peu que même les gens proches de moi oublient que ma mère me manque. Que son absence est un cri quotidien. Parce que je suis forte et que je l'accepte. On me dit que je suis forte et cette force qui semble être mon masque normal est aussi ma faiblesse.

Car je l'accepte en principe. Je l'accepte car il faut bien vivre. Je l'accepte car je ne peux faire autrement et que la vie c'est la vie et c'est la mort. Accepter c'est vouloir vivre dans la douceur. Mais accepter peut aussi vouloir dire pleurer silencieusement tous les jours. L'un n'empêchant pas l'autre.