16 octobre 2009
The Lost Boys - Expérience de visionnement
J'aime les films d'horreur. Ma mère adorait les films d'horreur et elle m'avait transmise, malgré elle, sa passion pour ce genre de films. J'avais donc déjà vu plusieurs films d'horreur et de vampires. C'était une époque, cependant, où j'avais encore habituellement peur. Une époque lointaine, il me semble aujourd'hui.
1987. J'ai 16 ans. Un copain de 18 ans depuis 2 mois. C'est long deux mois quand tu as 16 ans. C'est l'été. Bizarrement, ce copain plus vieux que moi, était très sérieux. Je l'avais rencontré dans un bar. Il était beau, sombre, "alternatif" comme on disait dans le temps... et plus vieux que moi. Mais après deux mois, je commençais à le trouver trop sérieux, légèrement ennuyant. Le pauvre.
Un soir, il m'invite à aller au cinéma. Représentation de 19h00. Au centre-ville. Un film d'horreur qui vient de paraître: The Lost Boys. J'y vais. Cela prend une éternité à trouver des sièges... finalement, nous nous installons dans deux places que mon copain trove adéquates... je soupire. Le cinéma est plein. Beaucoup de bruit. Il se plaint sans arrêt et ne cesse pas de me demander si je suis confortable, si je veux changer de place, si je veux plus de pop-corn. Il est attentionné, mais du haut de mes 16 ans, je le trouve étouffant et insupportable.
Le film commence. Et le monde extérieur cesse complètement d'exister pour moi. J'aimais les films de vampires. Mais ce film n'avait rien à voir avec les films que je connaissais. La première scène avec David, le vampire, se promenant sur la plateforme du carroussel... les autres vampires le suivant... puis quelques minutes plus tard, la scène d'introduction de la famille Emmerson à la ville de Santa Carla, rythmée par la chanson People are Strange (chanson d'un groupe que j'aimais, The Doors, reprise par un groupe que j'adorais, Echo and the Bunnymen)... j'étais complètement conquise, fascinée, et désespérée de ne pas être là... à Santa Carla...
Le film est devenu un "film culte"... ce mélange d'humour (je ris encore à nombres de répliques que je peux citer de mémoire à volonté "what are you ? the flying nun?"), de rock, de marginalité et d'horreur en on fait un film unique. Pas un grand film, mais un film redéfinissant le genre et le mythe du vampire... rendant les vampires "cools" quoique toujours des monstres (contrairement à beaucoup de films des années 90). Et un film complètement divertissant.
Je suis sortie de la salle. Mon copain s'était ennuyé. Je m'en fichais éperdument. Je savais que notre relation était finie (nous avons rompu deux semaines plus tard) et je ne pouvais me départir du sourire que cette expérience de visionnement m'avait procurée. J'étais absolument heureuse.
Je suis retournée chez moi, toute seule. Il faisait noir. Nous habitions en banlieue et les rues étaient désertes. The Lost Boys n'est pas un film terrifiant. Mais dans ma encore petite expérience cinématographique, des images de vampires m'attaquant ont surgi petit à petit... J'ai presque couru jusqu'à chez moi. Mais dans le confort de mon lit avec tous les trucs pour tuer les vampires frais en mémoire... je me suis permis de suivre dans mes rêves David et sa bande, Micheal sur sa moto...
J'ai tout de suite acheté la bande sonore et j'ai bien dû loué le film deux douzaines de fois. Et puis, je l'ai acheté et racheté... je le connais par coeur. Cela demeure un de mes films de vampires préférés. Non seulement car c'est une excellent film de vampires, mais pour tout ce qu'il me rappelle...
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13 octobre 2009
The Lost Boys (1987)
Fiche technique
Langue: Anglais (VO)
Année: 1987
Durée: 97 min.
Pays: États-Unis
Directeur: Joel Schumacher
Producteurs: Harvey Bernhard, Mark Damon, Richard Donner
Scénario: Janice Fisher et James Jeremias
Cinématographie: Micheal Chapman
Musique originale: Thomas Newman
Distribution: Jason Patrick (Micheal Emerson), Corey Haim (Sam Emerson), Diane Wiest (Lucy Emerson), Edward Hermann (Max), Kiefer Sutherland (David), Jami Gertz (Star), Corey Feldman (Edgar Frog), Jamison Newlander (Alan Frog), Barnard Hugues (Grandpa), Brooke McCarter (Paul), Billy Wirth (Dwayne), Alex Winter (Marko), Chance Micheal Corbitt (Laddie Thompson).
Synopsis
Une mère, récemment divorcée, s'installe avec ses deux fils, chez son père, dans la ville de Santa Carla en Californie. La famille tente de s'adapter à leur vie dans une nouvelle ville. La mère, Lucy, se trouve un nouvel emploi dans un club vidéo et commence à fréquenter le propriétaire et ses fils tentent de s'intégrer aux habitants de Santa Carla. Mais Santa Carla n'est pas une ville comme les autres et les disparitions étranges font partie du quotidien.
Lors d'un concert, Micheal suit une jeune fille qui semble appartenir à une bande de jeunes motards. Il tente de la revoir mais se trouve rapidement impliquer avec le groupe d'adolescents étranges. Lors d'une soirée avec la bande, Micheal boit un liquide qu'il croit être du vin, mais qui s'avère être du sang. Après avoir bu ce liquide, Micheal commence à vivre d'étranges expériences et à subir de bizarres tranformations.
Son jeune frère, Sam, s'aperçoit des transformations survenant chez Micheal et en vient à la conclusion qu'il se transforme petit à petit en vampire. Avec l'aide de ses nouveau amis, il tentera d'aider son frère à redevenir humain et à se libérer de l'emprise de cette bande de vampires.
À propos et Commentaires personnels
Genre: Horreur, Comédie
The Lost Boys fut tourné la même année qu'un autre film de vampires, populaire et légèrement semblable, Near Dark. Comme The Lost Boys, Near Dark met en scène une bande de jeunes "délinquants" qui sont en fait des vampires et qui tentent d'attirer dans leur groupe, un jeune adolescent "innocent" s'étant épris d'une jeune fille de la bande. Mais The Lost Boys mise davantage sur la dérision et l'humour, en gardant toutefois un côté sanguinaire et sombre.
Le film fut filmé dans la ville de Santa Cruz en Californie et le boardwalk ainsi que le parc d'amusement sont facilement identifiables. La bande sonore du film connue un immense succès, avec des pièces telle que "God Times" avec INXS et Jimmy Barnes, "People are strange" une chanson de The Doors reprise pour le film par le groupe Echo and the Bunnymen et la chanson thème "Cry Little Sister" par Gerard McMahon.
Le titre du film fait directement référence aux "garçons perdus" de l'oeuvre de J.M. Barrie, Peter Pan. Comme les "lost boys" du roman de Barrie, les vampires du film sont des adolescents éternels qui ne vieilliront jamais et qui "s'amuseront" pour l'éternité. Mais rester éternellement jeune et s'amuser toutes les nuits n'est pas sans conséquence. Il faut payer le prix et devenir un vampire, un tueur impitoyable. Un prix que la famille Emmerson n'est pas prête à payer.
Plusieurs suites furent envisagées et même écrites. Puis en 2007, une suite fut finalement tournée, Lost Boys: The Tribe. Seul Corey Feldman reprend son rôle mais on peut voir quelques caméos d'autres acteurs du film original.
Le film The Lost Boys fait partie d'un nouveau genre de films de vampires, mélangeant humour, horreur, modernité, marginalité et rock. Le "tagline" faisant la promotion du film résume très bien la direction que le réalisateur a voulu donné à son film: "Sleep all day. Party all night. Never grow old. Never die. It's fun to be a vampire." (Dormir toute la journée. Fêter toute la nuit. Ne jamais vieillir. Ne jamais mourir. C'est amusant d'être un vampire)
Les vampires de Lost Boys, sont jeunes, marginaux, "cools". Ils se déplacent en motos, ont des looks rockeurs, vivent dans un hôtel abandonné enfoui dans une caverne, et écoutent du rock. Le film a un rythme rapide et les chansons contribuent à cette cadence endiablée. Chaque chanson s'harmonise avec les images qu'elle souligne.
Bien que l'humour soit la principale force du film, tournant en dérision nombres de mythes et stéréotypes du genre au détour d'une phrase, la violence et l'horreur sont également présente. Il y a du sang, mais les scènes violentes sont peu nombreuses et très bien placées. Et rappellent aux spectateurs que les vampires sont aussi des monstres sanguinaires ; des tueurs violents. Les effets spéciaux sont très réussis et passent le test du temps, même plus de 20 ans après la sortie du film.
Tous les acteurs sont excellents. Kiefer Sutherland est particulièrement convainquant dans le rôle du chef de la bande vampire, et on arrive même à trouver sa mort émouvante. Jamison Newlander et Corey Feldman sont très bons dans le rôle de jeunes adolescents amateurs de comics et chasseurs de vampires amateurs. Dianne West et Edward Herrmann sont également excellents.
On peut difficilement dire cependant que ce film offrira des frissons aux amateurs de films d'horreur. Malgré quelques scènes plus tendue, le film ne vise évidemment pas à "faire peur". Mais, ce n'est de toute évidence pas le but du film et on sent que jamais il ne se prend au sérieux. The Lost Boys cherche surtout à redonner au mythe du vampire un peu de modernité et de dynamisme et à nous faire rire en même temps.
Voir aussi : The Lost Boys : expérience de visionnement
Citations
"Grandpa: Now, on Wednesdays when the mailman brings the TV Guide sometimes the address label is curled up just a little. You'll be tempted to tear it off. Don't. You'll only wind up rippin' the cover and I don't like that. And stay outta here.
Sam: Wait, you have a TV?
Grandpa: No. I just like to read the TV Guide. Read the TV Guide, you don't need a TV."
"Sam Emerson: Look at your reflection in the mirror. You're a creature of the night Micheal, just like out of a comic book ! You're a vamire Micheal ! My own brother, a goddam, shit-sucking vampire ! You wait 'till mom finds out, buddy !"
"David: Now you know what we are, now you know what you are. You'll never grow old Micheal, and you'll never die. But you must feed !"
Sources
- http://www.imdb.com/title/tt0093437/
- http://www.fast-rewind.com/lostboys.htm
- http://www.horreur.com/critique-573-generation-perdue.html
- http://en.wikipedia.org/wiki/The_Lost_Boys
- http://www.best-horror-movies.com/the-lost-boys.html
21 août 2009
Mon adolescence pleure un peu
De retour de vacances depuis peu, je n'avais pas encore pris le temps de faire le tour des nouvelles. J'ai commencé tranquillement... lire les nouvelles électroniques, visiter mes carnets préférés... Petit à petit. Mélangeant un peu des deux: une nouvelle mondiale, un carnet, une nouvelle régionale, un carnet... C'est que, aujourd'hui, dans le monde qui est notre monde... les nouvelles vont vite. Elles se faufilent et courent à toute vitesse. Et elle s'accumulent. Beaucoup d'information.
Et puis, en me trottinant parmi les nouvelles et carnets, j'apprends avec stupeur, que John Hugues est décédé le 6 août dernier, d'une crise cardiaque... John Hugues... Pour beaucoup de gens, John Hugues n'était pas un "grand réalisateur" ou un "grand scénariste"... Home Alone, Uncle Buck, The Great Outdoord, Curly Sue, Flubber, ... enfin...
Mais c'est aussi le réalisateur et scénariste de : Sixteen Candles, The Breakfast Club, Weird Science, Pretty in Pink, Ferris Bueller's day off, She's having a baby, Some Kind of Wonderful,... Oh, je sais bien que pour bien des gens, ces films n'ont pas une signification cinématographique bien importante... (bien que plusieurs critiques ont vu beaucoup de choses dans ces films d'apparence simples...) 
Films ayant pour thème principal l'adolescence et le passage à l'âge adulte, les films de Hugues ont marqué un nombre incalculable d'adolescents dans les années 80. Et bien qu'aujourd'hui, certains éléments de ses films peuvent sembler avoir "passés date"... l'ensemble est encore criant de réalité...
Je ne peux penser à mon adolescence sans y mettre quelques instants de ces films. Ces films que j'ai aimé avec passion. Ces films qui m'ont rejointe, touchée, fascinée... C'est une partie de ma jeunesse, une partie de ma vie.
Et donc... la mort du réalisateur m'a ébranlée. C'est comme si un vieil ami m'avait quitté... quelqu'un qui m'avait compris quand j'avais 16 ans... quelqu'un qui m'avait fait réfléchir, qui m'avait permis de relativiser toutes ces petites choses qui me semblaient insupportables et insurmontables... qui m'a montré comment rire de moi-même... et comment on passe tranquillement au travers des épreuves grandes et petites, importantes et insignifiantes... et qu'on devient un jour un adulte... et que si on fait attention, et qu'on se rappelle cette partie de notre vie qui fut si difficile, si traumatisante mais si rapide et enrichissante, non... notre coeur ne meurt pas... il se transforme et s'agrandit.
Il faut prendre le temps de se rappeler ces moments et de vivre chaque instant car comme le dit si bien Ferris: “Life moves pretty fast. You don't stop and look around once in a while, you could miss it.”
Je ne le connais pas personnellement. Je ne sais pas qui il était dans sa vie, qui il fut dans la vie de ses proches... Mais pour moi, il m'a donné ces moments inoubliables et c'est beaucoup.
10 juin 2009
Ma vie télévisuelle : Un été bleu
L'été est à nos portes. Du moins sous mes cieux barcelonais. Il a commencé tranquillement. Et il se fait certains jours discret et nuageux. Mais il est là qui attend... et qui se prépare pour être encore une fois, comme à chaque année, chaud et sec.
J'ai des souvenirs d'été. Comme tout le monde. Des étés qui signifiaient principalement la fin de l'école. Des journées à jouer dehors, à courir dans les ruelles, à jouer au parc, à paresser sur le balcon pendant les soirées chaudes... Puis, ce furent des années d'emplois d'été... mais ça c'est une autre histoire !
Je me rappelle aussi un certain été. Je venais d'avoir 11 ans. J'avais terminé mon primaire. Et je me préparais pour l'été. Tous mes amis habitaient sur ma rue et nous avions prévu pleins de choses sans importance mais vitales ! Mais moi, je ne serais pas là... Mes parents avaient prévu un voyage. Un long voyage. À tous les trois ans, mon père organisait un voyage dans son pays. À tous les trois ans, nous allions donc en Espagne pour quelques semaines... cette année-là, 6 semaines étaient prévues. Tout mon été, ou presque. Une véritable catastrophe !
Aller en Espagne ne m'intéressait pas du tout. Mais alors là pas du tout. Passer 6 semaines avec mes parents et ma soeur de 4 ans chez mon oncle et ma tante... avec mes trois cousins et mes grands-parents... que je connaissais à peine... 11 personnes dans un petit appartement, dans une ville que je me rappelais à peine, avec de la famille dont je me souvenais vaguement, dans une langue dont je me souvenais encore moins... sous une chaleur étouffante - oui, ça je me souvenais - ça ne me disait rien ! Je n'avais aucune envie de quitter ma ville, ma rue, ma maison... et surtout mes amis. Il y avait ce garçon que je trouvais mignon. Mon amie et moi, nous le regardions passer dans la rue et cela occupait tout notre temps. Et il y avait ces parties de ballons dans la ruelle que je ne voulais pas manquer. Sans parler du baseball au parc et des randonnées de bicyclettes. Et il y avait cette émission que j'écoutais avec ma meilleure amie et qui était si importante. Et enfin, toutes ces choses importantes à 11 ans et qu'on doit absolument faire pendant l'été.
Mais le voyage à Barcelone n'était pas optionnel. Et je devrais endurer ma soeurette, mes parents, ma famille quasi inconnue que je ne comprennais qu'à moitié pendant six longues semaines. Nous restions dans chez le frère de mon père. Qui avait trois enfants. Ma cousine avait 3 ans de plus que moi... une éternité, encore une fois. La jeunesse est construite d'éternité, je crois.
On se comprenait à peine. Mon père n'ayant jamais insisté pour nous apprendre l'espagnol, je ne disais que quelques mots. Plus jeunes, nous avions toujours fini par nous comprendre, elle et moi, à travers nos jeux et nos barbies. Mais elle était plus vieille... 14 ans ! Et moi, 11 ans... Une éternité nous séparait, je vous assure. Mon cousin était plus jeune et bon... un garçon. Et mon autre cousine, plutôt de l'âge de ma soeurette... et je ne voulais rien savoir d'elles. Et donc, je me sentais bien seule.
Et puis, un après-midi torride et ennuyant, alors que les adultes discutaient dans la cuisine et que les plus jeunes jouaient sur le balcon, je me suis dirigée vers le salon. Ma cousine était assise sur le sofa et écoutait une émission de télévision en espagnol. Sans rien dire, je me suis assise à côté d'elle et j'ai écouté. Au début, je ne comprenais pas trop, mais petit à petit, certains mots je reconnaissais et avec les images, j'ai pu suivre le fil de l'histoire. Et j'ai immédiatement adoré l'émission. Ma cousine était une fan absolue de l'émission et devant mon intérêt, elle tenta de m'expliquer l'histoire, les personnages, leurs relations... et j'ai tout compris ! Je voulais savoir et elle voulait m'expliquer.
Les jours et les semaines qui suivirent furent remplies de nos discussions et du visionnement de Verano Azul ! Nous regardions ensemble les épisodes, nous en discutions ensuite... on arrivait à s'expliquer nos préférences de personnages, pourquoi on trouvait tel garçon dans l'émission plus beau ou plus intéressant qu'un autre, on partageait nos impressions sur les aventures, nous imaginions même nos propres histoires - qui nous incluaient évidemment dans le synopsis ! Nos conversations étaient décousues et probablement sans sens à ceux qui nous écoutaient, mais je vous jure que nous nous comprenions parfaitement.
Et nous ne manquions aucun des épisodes de cette émission qui racontait tout simplement les "aventures" d'une bande d'amis en vacance dans un village au bord de la mer, sur la Costa del Sol en Andalousie. La bande était composée de deux filles et cinq garçons de différents âges. Quelques adolescents et quelques enfants, les âges variant entre 8 et 17 ans. Il y avait aussi un vieux marin à la retraite qui était un peu le "mentor" de la bande et une artiste solitaire qui conseillait aussi les jeunes. On voyait aussi parfois leurs parents, mais peu. Les épisodes présentaient leurs petites aventures, leurs problèmes, leurs amitiés, leurs amourettes.
La série fut extrêmement populaire en Espagne, malgré sa courte durée. Elle traitait de sujets peu abordés à la télévision espagnole de l'époque: le divorce, le droit à la protestation, l'adolescence, l'environnement, les conflits entre générations, etc. L'Espagne se relevait à peine du régime franquisme. L'émission marqua beaucoup les téléspectateurs de ce début des années 80. Et les personnages font partie maintenant de la mémoire collective. La ville de Nerja où fut filmé les épisodes garde la trace du tournage et plusieurs rues, parcs, etc sont nommés en honneur à l'émission. Verano Azul fut également diffusé en Amérique Latine, au Portugal et dans divers autres pays, comme la Croatie et la Bulgarie.
Toujours est-il queVerano Azul a sauvé mon été chaud et triste pour le transformer en un été palpitant et bleu !
Directeur : Antonio Mercero
Producteur : Eduardo Esquide
Scénario: Antonio Mercero, Horacio Valcárcel, José Ángel Rodero
Genre: Comédie dramatique
Langue: Espagnol (Castillan)
Couleur: Couleur
Pays
d'origine: Espagne
Durée: 60 min.
Nombre de saisons
: 1 saison - 19 épisodes
Années de diffusion
: octobre 1981 à février 1982
Distribution :
- Antonio Ferrandis: Chanquete
- Miguel Joven: Tito
- Pilar Torres: Bea
- Juan José Artero: Javi
- José Luis Fernández: Pancho
- Miguel Àngel Valero: Piraña
- Gerardo Garrido: Quique
- Cristina Torres: Desi
- María Garralón: Julia
Lieu de tournage: Nerja
Pour en savoir plus sur l’émission, consulter ces liens :
- http://www.veranoazul.org/
- http://es.wikipedia.org/wiki/Verano_azul
- http://quefuede.lacoctelera.net/post/2005/09/28/los-actores-verano-azul-
- http://www.imdb.com/title/tt0077094/
- http://blogs.laopinioncoruna.es/aquimandoyo/2008/11/
- http://www.createforum.com/phpbb/index.php?mforum=veranoazul
06 avril 2009
Ma vie télévisuelle : Histoires impossibles
Et bien voici la conversation comme elle s'est (à peu près) déroulée :
"... pis en fait c'est Phyllis qui a fait donner à Sharon, par le serveur du Athletic Club, la facture de carte de crédit de Jack, pour que Jack et Sharon se divorcent, pour que Sharon arrête de cruiser Nick et qu'elle s'en aille dans les bras de Brad, qui dans le fond, depuis bien avant son mariage avec Victoria (qui est maintenant mariée avec J.T.), savait qu'elle était son âme soeur..."
Vous avez compris quelque chose ? Et bien... malheureusement, moi oui ! Et ce, même sans avoir regardé cette émission (car
parle ici - heureusement - d'une émission de télévision) depuis plus de 5 ans... et bien, je savais exactement de quoi, soeurette me parlait !
Car il existe de par le monde télévisuel, ce genre d'émissions qui jouent depuis des années et des années, et qui sont intemporelles, immortelles et qui racontent incroyablement toujours les mêmes histoires improbables qu'on arrive impossiblement à comprendre !
C'est arrivé, il y a maintenant... (au mon dieu, je ne peux faire ce calcul...) disons que j'avais environ 12 ans... ce devait donc être vers 1983... Ma mère avait un emploi pour l'été et je devais donc garder soeurette pendant tout l'été... Ma meilleure amie de 11 ans, restait seule chez elle, en bas de chez moi, pendant que ses parents travaillaient (oui, on était plus confiant en la maturité de ses enfants dans ce temps - ou plus inconscient... c'est selon). Et elle écoutait un "soap opera" assidument. D'ailleurs, c'est elle qui m'a initiée aux émissions américaines ! Et il n'était pas question de le manquer. Il faut ajouter ici qu'il y avait un "acteur-chanteur" en particulier qui nous intéressait, et que à ce moment, les autres histoires, on ne les écoutait qu'à peine. Et puis... peu à peu, au cours de l'été... j'ai aussi commencé à m'intéresser aux autres histoires. Il faut dire que l'émission est quotidienne ! Donc... tous les jours, à l'heure du midi, on écoutait les histoires invraisemblables des personnages de ce soap !
Et... qu'on le veuille ou non, à la longue, à force d'écouter tous les jours et de voir tous les jours les mêmes personnages... on finit par s'intéresser un peu... à peine, mais tout de même... assez pour que quand l'été prit fin, que ma mère termina son contrat et revint à la maison et que je retournai à l'école... je lui demande d'enregister l'émission, parce que je voulais savoir ce qui arriverait à ce chanteur! (Ce qui était idiot, puisque son histoire se termina 10 ans plus tard, mais bon, je ne comprennais pas alors le principe des soaps !) Et évidemment, tant qu'à l'enregistrer... ma mère a fini par l'écouter aussi... Et voilà ! Nous étions piégées. Ma mère se trouva à l'écouter tous les jours et moi aussi.
Cette émission était bien connue. Un "soap" américain qui était diffusé depuis les années 70 et qui a même été traduit en français. Mais de ne pas avoir suivi depuis le début n'avait pas d'importance. Les personnages et les histoires sont improbables et se répètent, et on finit toujours par savoir et comprendre les liens et les historiques des personnages. Et puis, on peut très bien manquer plusieurs émissions, voire des semaines d'émissions sans que cela ne soit trop déroutant ! On retrouve toujours le fils des histoires ! (Bon, sauf, une fois, on manqua une émission, le personnage fut tué et on n'en reparla bizarrement plus jamais dans l'émission!)
Petit à petit, en vieillissant, j'ai arrêté d'écouter l'émission. Mais parfois, si cela "adonnait" et que j'étais à la maison à ce moment, je l'écoutais. Si j'avais des questions, j'appelais ma mère, qui continuait à l'écouter... par habitude tout simplement... Parce que bien sûr, quand on en discutait, c'était surtout pour en rire. Ma soeur - qui avait été attrapée elle aussi - se joignait aux discussions ! Et aujourd'hui... et bien ça demeure un rituel. Je n'écoute plus l'émission, mais ma soeur à Montréal, l'écoute parfois - histoire de continuer la tradition - et me donne les potins de temps en temps:
"Un tel vient de mourir" "Pour vrai ? On a trouvé son corps?" "Non!" = À ce moment, on sait toutes deux, que le personnage peut revenir à tout moment. Pas de corps, pas de certitude de mort ! Mais même s'il y a un corps, un jumeau inconnu peut bien surgir à un moment ou l'autre !
"La fille de 6 ans, de un tel et une telle vient de partir pour une école privée" = Dans ce cas, cela veut dire que le personnage reviendra dans 1 an ou 2 ans mais en ayant 16 ans ! Il faut bien la faire participer plus activement dans les histoires. Peut-être même la faire marier dans 3 ans, avec son ancien beau-père qui a 30 ans de plus qu'elle !
"Un tel et une telle viennent de se remarier pour la 5e fois" "Ils ne savent toujours pas qu'ils sont frère et soeur?" "Bien, en fait, finalement ce n'est pas leur vrai père, c'est leur grand-oncle qui veut la ruine de leur compagnie... oh et ils ont encore changé d'acteur!" = Car tout le monde finit par avoir un lien de famille en quelque part et par vouloir ruiner l'autre ! Et puis, le même personnage peut parfois être joué par un autre acteur !
"Ils se sont rencontrés au café, puis ils ont été voir le médecin et ont finalement été dîner au restaurant où un tel les a vu" = Parce que peu importe la ville, et peu importe le nombre d'habitants, il n'y a qu'un seul café, un seul médecin et un seul restaurant et que tout le monde va toujours aux mêmes endroits !
"Finalement, elle lui a avoué que c'était son bébé?" "Non, pas encore, elle était sur le point de lui dire, mais elle a arrêté" "Et finalement, il lui a dit qu'il la connaissait avant?" "Non, la pause est arrivée et il y a eu un silence de 30 secondes" = Parce que c'est bien plus intéressant de taire et cacher les moindres niaiseries, car sinon, il n'y aurait jamais de drames sans secrets ! Et qu'évidemment, quand on se fait poser une question, on arrête toujours de parler avec un air songeur pendant au moins 30 secondes !
Et ainsi de suite ! Sans arrêt, depuis des décennies... des impossibilités à écouter et surtout à commenter en riant aux éclats ! On ne suit pas vraiment l'émission, nous ne sommes pas accrochées aux histoires, en fait, on trouve tout cela un peu ridicule, redondante et "kétaine". C'est simplement un rituel un peu idiot qui dure depuis des années mais qui bizarrement nous réconforte... après tout... peu importe ce qui arrive, The Young and the Restless va jouer demain !
Titre original: The Young and the Restless
- Créé par : William J. Bell, Lee Phillip Bell
- Producteurs: Kathryn Foster, Edward Scott
- Genre: Drame, Soap Opera (Feuilleton
hebdomadaire)
- Langue
originale : Anglais
- Pays d’origine : Etats-Unis
- Durée : 60 min.
- Années de
diffusion : 26 mars
1973 –
Plus de 36
saisons et 9000 épisodes à ce jour
Distribution :
- Peter Bergman – Jack Abbott (1989- )
- Eric Braeden - Victor Newman (1980- )
- Jeanne Cooper – Katherine Chancellor (1973- )
- Doug Davidson – Paul William (1978- )
- Eileen Davidson – Ashley Abbott (1982-1989, 1999- )
- Don Diamont –
Brad Carlton (1985-1996, 1998-2009)
- Et des centaines d’autres… dont Eva Longoria, Tom Selleck et David Hasselhoff.
L'émission est une des plus vieilles séries télévisuelles. Elle a gagné de nombreux prix principalement aux Daytime Emmy Awards. À ses débuts, l'émission durait 30 minutes. En 1980, on augmenta sa durée à 60 minutes.
Pour en savoir plus sur l'émission:
- www.theyoungandtherestless.com/
- www.cbs.com/daytime/yr/
- en.wikipedia.org/wiki/The_Young_and_the_Restless
22 janvier 2009
Ma vie télévisuelle : quelques larmes hebdomadaires
Il me semble que
c’était le jeudi et il me semble que c’était pendant l’heure du souper. Mais évidemment,
je peux me tromper. C'était peut-être le mercredi. Mais ce dont je suis certaine, c’est que cela ne jouait qu’une
fois par semaine et que ma mère ne manquait pas un épisode. Nous écoutions
ensemble sur la petite télévision de la cuisine et chaque semaine nous
pleurions toutes les deux.
Je ne crois pas qu'une semaine passait sans que je pleure pendant Hutchi, le petit Prince orphelin. Et ma mère avait souvent les yeux mouillés, quand les larmes ne coulaient tout simplement pas.
C'est que c'était horriblement triste. Très triste. Pauvre petite abeille qui avait été séparé de sa mère à sa naissance, qui ne l'avait jamais vraiment connue et qui la cherchait désespérément. Il était seul dans une nature hostile, froide et dangereuse. Chaque émission, il croyait enfin la retrouver... mais non. Et chaque émission, il se faisait un ami. Enfin, qu'on se disait au début. Il ne sera plus seul. Mais un malheur arrivait presque inévitablement et l'ami partait ou mourait tout simplement. Il mourait en fait plus souvent qu'autrement. Le monde d'Hutchi semblait peuplé d'ennemis, de victimes impuissantes, de pessimisme... le destin et le futur étaient noirs et tristes. Et les larmes suivaient... les siennes, les nôtres.
Il y avait bien quelques rires dans l'émission... ou plutôt quelques sourires. Mais ces moments heureux étaient de courtes durées. L'émission était dure, tragique, triste... et on dit que c'est ce qui explique que toutes les émissions ne furent pas diffusées en français. Je ne sais pas si toutes les émissions furent diffusées et je ne sais pas combien de temps dura la série. Mais je me souviens très bien de Hutchi, de certains de ses amis, des "méchants", de la jolie papillon, de sa mère... et des larmes. Surtout des miennes. Chaque semaine. Mais je pleurais aussi pendant Démétan, Belle et Sébastien, Rémi, Candy... enfin... on ne semblait pas avoir peur de faire pleurer les enfants. Mais je me souviens aussi de l'espoir de Hutchi, sa détermination, son aptitude à rire et à voir le bon chez les autres, son désir d'aider les autres (même si cela le mettait toujours en danger), etc.
Mais apparamment, Hutchi fut considéré trop triste et le public francophone ne vit pas toutes les émissions de cette série. Et elle ne semble pas disponible aujourd'hui. On refit une deuxième version de la série sous le nom de Hacou à la fin des années 80... On parle aussi de Micky, l'abeille, version américaine.
Et quand je pense au générique de la fin, qui était en japonais (ce qui était tout de même très particulier, puisque tous les dessins animés japonais traduits en français avaient leurs génériques également traduits), j'ai encore des frissons et les larmes qui me viennent aux yeux. Je ne comprenais pas les paroles, sauf les premières qui sont pratiquement universelles: "Mama, Mama"... et c'était suffisant.
Titre
original: Konchû
Monogatari Minashigo Hutchi (昆虫物語 新みなしごハッチ) (Histoires d'insectes, Hutchi
l'orphelin)
Titre en français : Le
Petit Prince Orphelin (également Micky l’abeille dans les années 90)
Auteur: Tatsuo Yoshida
Scénario: Jinzo Toriumi, Saburô Taki
Animation: Eiji
Tanaka, Takashi Saijô
Réalisateurs: Nagayuki Toriumi, Ippei Kuri
Genre: Dessins animés, drame
Langue originale:
Japonais
Couleur: Couleur
Pays d'origine: Japon
Durée: 22 min.
Nombre d’épisodes : 91
épisodes (seulement 26 des 91 épisodes furent diffusées en France) (certains
sites donnent 52 épisodes)
Années de diffusion : 1979- ?
Personnage - acteur français :
Linette
Lemercie : Hutchi (Hacou)
Pour en savoir
plus sur l’émission, consulter ces liens :
- http://chezdophy.com/hutchi.htm
- http://maxtv80.over-blog.com/article-5213163.html
- http://www.planete-jeunesse.com/sources/series.php3?cle=106&sec=1
Générique de la fin (en japonais)
Mama, Mama
Doko ni iru no?
Mama, Mama
Hitome aitai no boku
Minna kinou arashi no
Otoko no
ko
Haha wo tazunete
Tari wo yuku
Anemi futarete
Nakitami toki wa
Mama, Mama
Doko ni iru no?
Mama, Mama
Hitome aitai no boku
16 décembre 2008
Meet me in St.Louis (1944) - Suite
Cinéma: Meet me in St.Louis (1944)
Voir aussi le premier article: ici
Fiche technique:
Langue: Anglais
Année: 1944
Durée: 113 min.
Pays: Etats-Unis
Directeur: Vincente
Minnelli
Producteur: Arthur Freed, Roger
Edens
Scénario: Irving Brecher, Fred F.
Finklehoffe
Cinématographie: George J. Folsey
Musique: George E. Stoll
Distribution: Judy Garland (Esther Smith); Margaret O'Brien ('Tootie' Smith); Mary Astor (Mrs. Anna Smith); Lucille Bremer (Rose Smith); Leon Ames (Mr. Alonzo Smith); Tom Drake (John Truett)
Commentaires personnels:
Genre: Drame, Comédie musicale
Meet me in St.Louis est avant le recueil de souvenirs d'enfance de Sally Benson. Des souvenirs simples, ordinaires, faits de quotidiens et de préoccupations qui peuvent nous apparaître aujourd'hui bien futiles. Nous retrouvons aussi dans le film une image des États-Unis, au tout début du siècle. Une époque qui lors de la réalisation du film semblait déjà bien lointaine. Le film sort sur les écrans pendant la Deuxième guerre Mondiale, dans un pays profondément marqué par la Première Guerre Mondiale, par la Grande Dépression et par cette Deuxième Guerre qui est encore une fois synonyme de tristesse, séparations, morts, pauvreté... Les personnages de Meet me in St.Louis semblent évoluer dans un temps heureux, révolu, et qu'on veut bien retrouver le temps d'un film. Les couleurs sont vives, les costumes et les décors irréels et les chansons permettent de s'envoler ou encore de croire à Noël. Et surtout de croire que on se retrouvera un jour et que des temps meilleurs viendront.
Le film se colle aux saisons et à travers des images de cartes postales (qui débutent littéralement chaque nouvel épisode du film) nous entraîne dans une année haute en couleur. La trame du film est mince... une famille, quelques amourettes, une petite fille étrange, un départ qui attriste tout le monde, une Exposition peut-être manquée... mais tout finit bien et on ira à la fête !
Mais malgré ces apparences "simples" et même "mièvres", le film comporte certains moments très forts. On nous présente une
Esther (très proche de Judy Garland) qui traverse la fin de son adolescence pour devenir une jeune adulte... une femme, qui prend conscience de sa sensualité et qui apprend à prendre des décisions, qui grandit finalement. On nous présente les soucis et le quotidien d'une famille à l'aube d'un nouveau siècle, à travers certaines scènes d'apparence banale... un "ketchup" qu'on croit raté, un téléphone manqué, etc. Et surtout, on nous fait découvrir une enfant, Tootie (une bien jeune, mais très talentueuse Margaret O'Brien) qui semble avoir certaines peurs et troubles inquiétants. Son personnage est cependant loin d'être autant exploité qu'il aurait pu être... mais je suppose que les nouvelles de l'auteur en discutent un peu plus. Les scènes avec la jeune Margaret sont cependant souvent très saisissantes, telle la scène de l'Halloween, celle des bonhommes de neige détruits, la danse avec Judy Garland et surtout... évidemment, la fameuse chanson de Noël que Garland lui chante. On peut facilement dire, et sans se tromper, que les émotions qui transpercent à l'écran lors de ce morceau sont très palpables. Cette chanson demeure pour moi, synonyme du film. Et une de mes chansons de Noël préférées... malgré toute la tristesse qu'on peut ressentir en écoutant ces mots.
On peut aussi apprécier le lien que les scènes musicales ont avec la trame du film. Beaucoup des films de l'époque utilisaient encore les grands morceaux musicaux, sans véritable rapport avec l'histoire du film. Les chansons de Meet me in St.Louis sont intimement liés aux personnages et au développement de l'histoire. Elles expliquent les émotions, les sentiments des personnages, aident à comprendre leurs questionnements, révèlent leurs joies, leurs peines...
Mais le film se veut avant tout un dérivatif aux temps difficiles. On nous enveloppe dans de la musique et des couleurs châtoyantes... et même si pendant un temps, on fut triste, les sourires reviennent rapidement et tout finit bien ! Qui n'a pas besoin de ça de temps en temps ! ;) Un peu trop de bons sentiments, soit, mais synonyme de film de Noël pour moi, et donc, allons-y sur le "trolley": Clang ,clang, clang went the trolley -- Ding, ding, ding went the bell -- Zing, zing, zing went my heartstrings as we started for Huntington Dell...
Citation:
Have yourself a Merry Little Christmas
Have yourself a merry little Christmas
Let your heart be light
Next year all our troubles will be out of sight
Have yourself a merry little Christmas
Make the yuletide gay
Next year all our troubles will be miles away
Once again as in olden days
Happy golden days of yore
Faithful friends who are dear to us
Will be near to us once more
Through the years, we all will be together
If the fates allow
Until then, we'll have to muddle through somehow
So have yourself a merry little Christmas now.
Composed by Hugh Martin and Ralph Blane
Sources:
- http://www.imdb.com/title/tt0037059/
- http://www.thejudyroom.com/louis.html
- http://archive.filmdeculte.com/culte/culte.php?id=141
- http://en.wikipedia.org/wiki/Meet_Me_in_St._Louis
- http://www.filmsite.org/meetm.html
- http://www.dvdclassik.com/Critiques/dvd_meet_me_in_st_louis.htm
- http://www.palgrave.com/culturalmedia/lacey/p/Meet%20Me%20in%20St%20Louis%20ES.pdf.
- http://www.movierapture.com/meetmeinstlouis.htm
- http://www.thefilmexperience.net/Reviews/meetmeinstlouis.html
- http://journal-de-vance.over-blog.com/article-20075728.html
14 décembre 2008
Meet me in St.Louis (1944)
Cinéma: Meet me in St.Louis (1944) 
Fiche technique:
Langue: Anglais
Année: 1944
Durée: 113 min.
Pays: Etats-Unis
Directeur: Vincente
Minnelli
Producteur: Arthur Freed, Roger
Edens
Scénario: Irving Brecher, Fred F.
Finklehoffe
Cinématographie: George J. Folsey
Musique: George E. Stoll
Distribution: Judy
Garland (Esther Smith); Margaret O'Brien ('Tootie' Smith); Mary Astor (Mrs.
Anna Smith); Lucille Bremer (Rose Smith); Leon Ames (Mr. Alonzo Smith); Tom
Drake (John Truett)
Synopsis: (attention spoilers)
Meet me in St.Louis débute pendant l'été 1903 et raconte pendant une année, la vie de la famille Smith vivant heureux dans leur maison de Saint-Louis au Missouri. Esther Smith, une jeune fille de 17 ans, vit avec son frère, ses soeurs, ses parents et son grand-père, une vie tranquille remplies de bals et de fêtes de famille. On nous présente la vie d'une famille ordinaire qui doit composer avec les amours des jeunes filles, les tracas quotidiens et le départ du frère aînée pour l'Université sans oublier de se préparer pour l'Exposition Universelle qui doit avoir lieu en 1904, événement tant attendu.
Mais pendant l'automne, une nouvelle va bouleverser la vie de la petite famille. Le père annonce qu'il a été nommé à un poste à New York et qu'ils doivent tous déménager dans cette ville. Le départ est prévu pour l'hiver 1904, juste après Noël et avant le début de l'Exposition Universelle. La famille est dévastée et tente bien que mal de célébrer les Fêtes malgré leur tristesse à l'idée de quitter Saint-Louis.
Le film est divisée en 4 tableaux étalés sur une année. Chaque tableau commençant par un dessin en sépia d'une scène du film qui s'anime petit à petit.
Le film débute pendant l'été 1903 et nous présente tout simplement la famille Smith à travers diverses scènes quotidiennes et les amours des jeunes filles Smith. On présente ainsi petit à petit les personnages. Puis, le deuxième tableau se déroule pendant l'automne, principalement pendant la nuit de l'Halloween. L'histoire et les personnages évoluent tranquillement. L'annonce du prochain départ de la famille est annoncée à ce moment. Le troisième tableau se joue pendant l'hiver et surtout les Fêtes de Noël. La famille, bien que triste, tente tout de même célébrer Noël. Le père devant le désarroi de sa famille annonce finalement qu'il n'acceptera pas le poste à New York. Le quatrième tableau nous présente la famille, unie et heureuse, qui se prépare à aller à l'exposition Universelle, au printemps 1904.
Titre en français: Le Chant du Missouri
Le film est une adaptation d'une série de nouvelles par Sally Benson qui ont pour sujet des souvenirs de sa propre vie et enfance à Saint Louis. Les nouvelles furent d'abord publiées par le The New Yorker puis sous le titre 5135 Kensington. Les histoires furent ensuite rassemblées dans un recueil intitulé The Kensington Stories. Il y avait 12 nouvelles représentant les 12 mois de l'année. Le film reprend cette idée d'année complète.
Meet me in St.Louis eut énormément de succès et reçut de nombreuses nominations pour divers prix. Il est le troisième long métrage du réalisateur Vincente Minnelli et lui permet de connaître le succès.
Judy Garland, cependant, n'avait tout d'abord pas voulu faire partie du projet. Elle venait d'avoir 21 ans et voulait jouer des rôles plus "matures". Les producteurs ne lui donnèrent pas le choix (il faut dire que les acteurs étaient alors sous contrat avec les maisons de production et avaient peu à dire sur les rôles qu'ils jouaient). Le film devient cependant, après The Wizard of Oz, un de ses rôles les plus reconnus. Elle montre finalement avec ce film, son talent, non seulement de chanteuse, mais de comédienne. Le film la montre d'ailleurs tout d'abord comme une adolescente puis comme une jeune adulte qui doit faire face à la vie. On nous présente littéralement la transition que la jeune actrice voulait faire dans sa vie et sa carrière.
Vincente Minnelli etJudy Garland, alors agée de 22 ans, se rencontrent pour la première fois sur le plateau du film. Ils se marient quelques années plus tard et auront une fille, Liza Minnelli.
Le fim fut filmé en Technicolor, et les couleurs percent littéralement l'écran. Les décors et les costumes sont également des éléments importants du film. Meet me in St.Louis est considéré comme une comédie musicale, même s'il ne comporte que très peu de scènes de danse. Les chansons sont intégrées dans la trame du film ce qui est relativement nouveau à l'époque mais qui sera de plus en plus la norme des films musicaux. Le film marque le début de ce qui est considéré comme l'âge d'or des comédies musicales de la compagnie MGM. Les chansons sont cependant nombreuses et furent pour la plupart de grands succès, en particulier les chansons, Meet me in St.Louis, Louis, The Trolley Song, The Boy Next Door et Have yourself a Merry Little Christmas. Judy Garland filma la fameuse scène The Trolley Song en une seule séquence. La chanson Have yourself a Merry Little Christmas devint une chanson classique de Noël et fut reprise par un très grand nombre d'artistes. La chanson originale était légèrement différente, mais Minnelli et Garland trouvèrent la chanson si triste - Judy Garland chante la chanson à sa jeune soeur pour la réconforter de quitter la seule maison qu'elle ait jamais connue - qu'ils demandèrent au compositeur de changer certaines lignes. Il finit par s'y contraindre.
Le film fut adapté pour la télévision en 1959 avec Jane Powell et Patty Duke ainsi qu'en 1966 dans une version non-musicale. L'histoire fut également adaptée pour Broadway en 1989.
Commentaires personnels à suivre...
Sources:
- http://www.imdb.com/title/tt0037059/
- http://www.thejudyroom.com/louis.html
- http://archive.filmdeculte.com/culte/culte.php?id=141
- http://en.wikipedia.org/wiki/Meet_Me_in_St._Louis
- http://www.filmsite.org/meetm.html
- http://www.dvdclassik.com/Critiques/dvd_meet_me_in_st_louis.htm
- http://www.palgrave.com/culturalmedia/lacey/p/Meet%20Me%20in%20St%20Louis%20ES.pdf.
- http://www.movierapture.com/meetmeinstlouis.htm
- http://www.thefilmexperience.net/Reviews/meetmeinstlouis.html
- http://journal-de-vance.over-blog.com/article-20075728.html
11 décembre 2008
Ma vie télévisuelle : Ces films de Noël
Le Temps des Fêtes. Les quelques semaines avant et les quelques jours après. Ce Temps des Fêtes est accompagné d'une multitude de petites choses.
On commence par poser les décorations. On décore la maison et quand c'est possible, on met aussi parfois des décorations à l'extérieur. Et puis, on sort le disque de chansons de Noël. On l'écoute d'abord une fois, puis de plus en plus alors que les jours passent. On commence à se promener dans les magasins pour chercher les cadeaux. La petite chose qui fera plaisir à chacun. Parfois au détour d'une allée, on trouve une nouvelle décoration. Et puis, il y a les biscuits, les tourtières, les tartes qui se préparent tranquillement.
Il y a tout cela. Mais il y a aussi ces images qui accompagnent ces moments. Ce n'est pas tout le monde qui les trouve importantes, mais elles ont toujours fait partie de mon Temps des Fêtes. Ces images ont surtout fait partie de ma vie télévisuelle mais elles furent également parfois vues sur un grand écran.
Mais habituellement, les films de Noël qui ont peuplé mon Temps des Fêtes se sont laissés regardés sur le petit écran. Ils commencent généralement dès le début de décembre. Ces films ont peuplé mon enfance et m'ont suivie dans mon adolescence et dans ma vie d'adulte.
La tradition étant que le film doit être regardé à la télévision, alors qu'il passe à l'antenne. À la limite, je me permets d'enregistrer le film si je ne peux être à la maison, mais pas question de louer ou d'acheter (quoique j'ai acheté certains de ces films, mais si je les regarde, c'est à un autre moment que le Temps des Fêtes... pendant ce Temps, je ne peux voir ces films que s'ils passent à la télévision... je sais c'est fou, mais c'est important !). Et donc les films qui sont
écoutés dépendant totalement de la programmation annuelle.
Il y a évidemment les classiques, qui passent chaque année... Frosty the Snowman, Rudolph the Red-Nosed Reindeer, How the Grinch Stole Christmas, A Charlie Brown Christmas... évidemment les versions animées des années '60. Combien de fois ai-je vu ces films... et mon Noël n'est pas complet tant que Charlie Brown n'a pas été cherché son petit arbre de Noël...
Et puis, il y avait tous ces films classiques: It's a Wonderful life, White Christmas, Miracle on 34th street, A Christmas Carol... auxquels s'ajoutèrent petit à petit, des films moins anciens: National Lampoon's Christmas Vacation, Scrooged, The Ref, The Polar Express...
Et puis, il y avait ces films, plus ou moins de Noël, en fait pas vraiment de Noël, mais qui passait chaque année pendant le Temps des Fètes et qui donc sont devenus synonymes pour moi, de films de Noël... ces films comme The Wizard of Oz, The Sound of Music, Seven Brides for Seven Brothers, Mary Poppins, Chitty Chitty Bang Bang, Bedknobs and Broomsticks... Je me souviens de soirées passées devant la télévision emmitoufflée dans une couverture de laine, chez mes grands-parents, pendant que les adultes jasaient dans le salon, j'étais dans le sous-sol à regarder (parfois seule, puis avec soeurette) The Wizard of Oz pour la 20e fois. Et je ne peux regarder The Sound of Music sans penser aux froides soirées d'avant Noël...
Et puis, il ne faut surtout pas oublié le fameux "Ciné Cadeaux" de Radio-Québec (maintenant Tele-Québec)... vers le 19-20 décembre, les films et dessins animés peuplaient la programmation. Et j'attendais avec impatience ce moment... et encore les dernières années, je tournais les postes pour voir les films de Ciné Cadeaux ! Chaque année, des dessins animés et des films... parfois de Noël, comme la Petite fille aux allumettes, mais souvent sans aucun rapport... mais avec les années, Tintin, Lucky Luke, Astérix, L'oiseau bleu, Jules Vernes... sont devenus associés à Noël. Que serait Noël sans Astérix et Cléopâtre ou La flûte à six schtroumpfs ?
26 novembre 2008
Jurassic Park (1993)
Cinéma : Jurassic Park (1993)
Fiche technique:
Langue: Anglais (VO)
Année: 1993
Durée: 127 min.
Pays: États-Unis
Directeur: Steven Spielberg
Producteurs: Kathleen
Kennedy et Gerald R. Molen
Scénario: David Koepp et
Michael Crichton
Cinématographie: Dean Cundey
Musique originale: John
Williams
Distribution: Sam Neill (Dr. Alan Grant), Laura Dern (Dr. Ellie Sattler), Jeff Goldblum (Dr. Ian Malcolm), Richard Attenborough (John Hammond), Bob Peck (Robert Muldoon), Joseph Mazello (Tim Murphy), Ariana Richards (Lex Murphy), Samuel L. Jackson (Ray Arnold)
Synopsis:
Un milliardaire, John Hammond, crée un nouveau parc d'attractions - absolument unique en son genre. Mais avant que le parc n'ouvre ses portes, divers incidents inquiètent ses investisseurs qui demandent à être rassurés. Hammond demande alors à deux scientifiques de venir donner leur expertise sur son parc. Un autre scientifique, ainsi qu'un avocat envoyés par les investisseurs ce joignent au groupe.
À leur arrivée au parc, les invités découvrent que les attractions principales du parc sont en fait des dinosaures vivants que les scientifiques d'Hammond ont réussi à reproduire à partir d'échantillons d'ADN conservés depuis des milliers d'années dans des moustiques.
Les visiteurs se préparent à une visite officielle du parc. Les deux petits-enfants d'Hammond viennent s'ajouter au nombre des "touristes" de ce parc spécial. Mais alors que le tour commence, l'expert informatique du parc, s'apprête à saboter le site afin de voler des échantillons d'embryons pour des investisseurs concurrents. Alors qu'il laisse le parc complètement paralyser, les visiteurs voient leur tour se transformer en une lutte pour leur survie face à des animaux vivants hors de leur temps.
À propos:
En 1990, avant même que le roman de Micheal Crichton ne fut publié, les droits d'adaptation pour le cinéma avait été achetés par Steven Spielberg. On demanda cependant à Crichton de participer à la rédaction du scénario. La version finale du scénario est cependant de David Koepp qui apporta beaucoup de modification à l'histoire originale. Beaucoup des scènes violentes furent coupées, on passa rapidement sur les théories scientifiques et certains personnages furent modifiés pour le film.
Des spécialistes furent engagés comme consultants pour le film, afin de rendre les dinosaures réalistes. Cependant les dinosaures du livre - et donc du film - ne font pas partie de la période jurassique mais plutôt du Crétacé. De nombreuses caractéristiques sont également fausses - grandeurs, couleurs, etc. Et des découvertes postérieures au livre et au film rendent certains éléments erronés.
Le film utilise en grande partie des images générées par ordinateurs pour les effets spéciaux. Il fut l'un des premiers films à ces techniques qui furent par la suite grandement utilisées. Le film fut très bien accueilli par le public et rapporta plus de 914 millions de dollars. La critique fut cependant plus sévère et nota le côté ultra-moraliste, l'absence de développement des personnages, le survol des détails scientifiques et les différences entre le roman et le film.
Commentaires personnels:
Genre: Action, Aventure, Science-fiction
Que veut faire Jurassic Park ? Tout d'abord nous en mettre plein la vue. Réveiller les enfants en nous qui révons toujours des dinosaures... et nous les montrer réellement. Et nous sommes émerveillés ! Spielberg s'est fait plaisir et veut le partager avec nous. Nous avons devant nous des monstres réels. Mais dans son livre, Crichton souligne également les dangers de jouer avec la nature et de se prendre pour des dieux. On ne peut contrôler l'imprévisible. Et la création se retourne inévitablement contre ses créateurs. Le film reprend bien évidemment ces thèmes et nous fait un peu la morale. Attention... on ne manipule pas ainsi la nature...
Il faut souligner que le film et le roman diffèrent sur plusieurs points. Le roman commence par une scène très violente qui fut coupée du film - mais qui apparaît dans la suite. Le film coupa également plusieurs des personnages, ou alors on ne les voit que très brièvement. Le roman laisse une plus grande place aux scientifiques qui ont créé les dinosaures. Certains personnages très importants du romans n'ont ainsi que quelques lignes dans le film. Le discours scientifique du film est très
tronqué par rapport à celui du roman.
Certaines scènes du roman mettaient en vedette des dinosaures que l'on ne verra pas dans le film, ce qui obligea quelques adaptations du scénario. Plusieurs personnages ont également été modifiés. Par exemple, Hammond est beaucoup plus sympathique dans le film. Alors qu'il ressemble à un bon "grand-papa" dépassé par ses créations, dans le livre, il est définitivement plus froid et ne pense qu'à son investissement... peu importe les accidents. Les plus grands changements de personnages sont cependant, les deux enfants. Dans le roman, nous avons un Tim plus agé que sa soeur Lex. Tim est celui qui se passionne pour les ordinateurs. Lex n'a que peu de place dans le roman et pleure la plupart du temps. Le rôle des enfants est beaucoup plus développé dans le film et les âges sont inversés, nous avons donc une Lex plus âgée que son frère et passionnée pour l'informatique.
Est-ce que ces changements sont dérangeants ? Il est certain qu'après la lecture du roman, ces changements surprennent. Cependant, je crois que l'essentiel du roman a été repris par le film. Spielberg ne voulait pas un film trop axé sur la science (-fiction), mais bien un film d'action enlevant, étourdissant et éblouissant. Et c'est ce que nous avons sur l'écran.
On peut cependant déplorer une fin complètement différente entre le roman et le film. Le film suit une ligne complètement hollywoodienne et présente une fin heureuse. Peu de personnages sont tués et les personnages principaux réussissent à se sauver de l'île. Le roman comporte une fin beaucoup moins heureuse. Certains personnages importants sont tués et ceux qui arrivent à se sauver des dinosaures, ne retrouvent pas nécessairement leur liberté...
Jurassic Park est convenu, suit les règles du film hollywoodien, est un tantinet moralisateur, mais le film demeure cependant un excellent divertissement et encore aujourd'hui il ébloui par ses effets spéciaux réalistes et son rythme enlevant. Mais au-delà des effets spéciaux, Spielberg sait raconter une histoire. Les images sont souvent très "émotionnelles" et se passent de mots... que l'on pense à la scène où les deux scientifiques voient pour la première fois les dinosaures... la musique qui accompagne ce moment, leurs gestes, l'expression de leur visage... sont saisissants et résument tout à fait notre propre émerveillement.
Les personnages et le discours scientifiques sont nettement diminués dans le film, et on peut le déplorer. Il est clair que les personnages principaux, les vedettes du film sont les dinosaures. Et ils prennent toute la place. Mais on ne pourrait leur en tenir rigueur, après tout, ils sont là pour nous impressionner, nous étourdir, nous faire peur... Jurassic Park est fait pour nous divertir tout simplement.
Voir aussi les fiches sur le roman:
Citations:
Dr.
Ian Malcolm:
I'll tell you the problem with the scientific power that you're using here: it
didn't require any discipline to attain it. You read what others had done and
you took the next step. You didn't earn the knowledge for yourselves, so you
don't take any responsibility... for it. You stood on the shoulders of geniuses
to accomplish something as fast as you could and before you even knew what you
had you patented it and packaged it and slapped it on a plastic lunchbox, and
now [pounds table with fists]
Dr. Ian Malcolm: you're selling it, [pounds table again]
Dr. Ian Malcolm: God creates
dinosaurs. God destroys dinosaurs. God creates man. Man destroys God. Man
creates dinosaurs...
Dr. Ellie Sattler: Dinosaurs eat man. Woman inherits the earth...
Sources:
-
http://www.imdb.com/title/tt0107290/
- http://www.cadrage.net/films/jurassik/jurassik.html
- http://fr.wikipedia.org/wiki/Parc_jurassique
- http://www.boxofficemojo.com/movies/?id=jurassicpark.htm
- http://www.jplegacy.org/
- http://cinecritiques.free.fr/cc/index.php?option=com_content&task=view&id=745&Itemid=27










