Quelques pages d'un autre livre ouvert...

Un livre ouvert... les pages de ce livre à la fois journal personnel et grimoire propose des réflexions sur l'art, la littérature, le cinéma, l'histoire, le passé, le futur et la vie...

29 décembre 2009

Edward Scissorhands (1990) - Suite

ed1Cinéma: Edward Scissorhands (1990)

Commentaires personnels

Genre: Drame, Fantaisie

Edward Scissorhands est un film multiple, mélangeant le drame, le fantastique et la comédie. Mais le film est avant tout un conte. Et c'est l'aspect le plus important du film. Le film suit les règles d'un conte et c'est ce qui fait qu'on peut adorer le film ou alors le trouver simple et invraisemblable. Dans un conte tout est possible. Les gens peuvent dormir 100 ans, mesurer quelques centimètres, avoir un chat qui porte des bottes ou encore avoir des ciseaux à la place des mains.

Car un conte nous raconte avant tout les péripéties - souvent invraisemblables - vécues par un personnage. Le film nous présente l'histoire d'Edward. Le récit se déroule dans un autre temps. Comme tout conte, il semble avoir lieu dans un passé, non défini... "il était une fois"... Et dans un lieu également non défini... une banlieue... Une banlieue de quelle ville ? On ne sait pas. L'époque est aussi incertaine. Le film nous offre des paramètres provenant de différentes époques, et il est difficile de déterminer si on se trouve dans les années 50 ou 90. Nous sommes, nous le lecteur ou auditeur, séparés du temps et du lieu évoqués dans le conte. Nous sommes donc en dehors du monde actuel et donc les événements, les actions, les personnages peuvent être différents de ce que nous connaissons... être presque irréels !

L'univers du conte est souvent manichéen et caricatural. Les traits des personnages sont exagérés pour bien les cerner. Le bien et le mal sont facilement reconnaissables même s'ils ne se trouvent pas toujours dans les personnages habituels. Les habitants de la banlieue sont bien typés. Nous retrouvons des personnages très stéréotypés à la limite du ridicule... des personnages qui poussent les traits jusqu'à la caricature. Et même s'ils vivent dans une banlieue toute pimpante et aux couleurs pastels, ils ne sont pas nécessairement le côté positif du conte. Et bien qu'Edward, tout de noir vêtu, avec des lames à la place des mains, vit dans un château sombre et "hanté", il est loin d'être le côté négatif de l'histoire. Les rôles semblent inversés, mais ils sont présents. Le mal s'oppose à l'innocence et au bien. Il s'agit de renverser les rôles habituels.

La banlieue et le manoir présentent la même opposition paradoxale. Le réalisateur présente la banlieue comme un endroit propre, aseptisée, remplie de couleurs mais fade. Elle semble parfaite, calme mais sans intérêt. Elle s'oppose dans le film au château sombre et gothique isolé sur la colline mais qui renferme un jardin féerique et un homme marginal mais tendre et innocent.

Tout s'oppose dans le film: Edward, sombre et taciturne et Kim, blonde et vive ; la banlieue et le manoir ; la normalité et la marginalité...

ed2

On dit que les contes finissent généralement bien. Et on a souvent l'impression qu'ils s'adressent aux enfants...surtout à cause de l'aspect merveilleux. Mais le conte propose souvent une histoire crue et violente... on y retrouve de la souffrance, des combats, des larmes, et parfois, il ne finit pas bien du tout... la mort est souvent la conclusion. Edward devra vivre de nombreuses souffrances et il devra fuir pour se protéger. Il aimera mais ne pourra pas vivre son amour. La mort concluera en quelque sorte le conte. Mais l'espoir restera. Et les flocons de neige qui tombent toujours sur la banlieue sont un témoignage de l'amour et de l'espoir qui parsèment le conte.

Évidemment, comme tout conte, le film comporte également un aspect moralisateur ; à la limite du didactique. Chaque aspect du conte - les personnages, les lieux, les épreuves - cherchent à transmettre à l'auditeur une idée ou une morale. On nous transmet un message... une morale... Ici, la banalité et le conformisme sont les dangers. Il est aussi important d'arriver à voir au-delà des apparences. Ce qui apparaît menaçant cache en fait l'innocence et ce qui apparaît normal cache peut-être un monstre. On voit de la laideur dans le normal et de la beauté dans la marginalité.

Le film est aussi unique en grande partie à cause de la collaboration de Burton avec le compositeur Danny Elfman qui a su créé une musique féerique et unique. Chaque morceau souligne la magie du moment et lors de la scène où Edward sculpte la glace, la musique semble accompagnée chaque flocons de neige qui tombent doucement.  Les deux artistes ont su combiner leurs visions et talents pour créer un univers unique.

Le jeu des acteurs est également fantastique. La chimie entre les acteurs principaux est palpable. Johnny Depp semble vivre le rôle de Edward Scissorhands, et malgré le fait qu'il n'a que très peu de lignes à dire, il réussit facilement à transmettre les émotions du personnage. Tous les personnages, même secondaires, sont parfaitement rendus. La relation maternelle entre Peg Boggs et Edward (Dianne Wiest est comme toujours parfaite dans son rôle), la relation amoureuse entre Kim et Edward, l'antagonisme entre Jim et Edward, etc... jusqu'à la performance de Vincent Price comme créateur/père d'Edward... chaque acteur vit son personnage et nous le présente intensément.

Le film peut sembler difficile, voire triste. Mais il ne faut pas oublier qu'un conte demeure un divertissement, une activité ludique pour le lecteur/spectateur qui lui permet de s'évader de son quotidien. Et plusieurs scènes du film sont drôles et plaisantes. On sourit aux gaffes qu'Edward peut parfois faire ou aux absurdités des voisins...

On peut analyser le film à divers niveaux et plusieurs études et articles ont été consacré aux nombreuses lectures possibles de l'oeuvre. Il est très intéressant d'étudier le film et ses différents aspects et thèmes... très intéressant de faire des comparaisons avec différents contes et autres oeuvres, comme par exemple, Frankenstein... Mais Edward Scissorhand devrait tout d'abord être vu comme un conte unique qui nous raconte une fable iréelle remplie de magie.

Voir premier billet ici.

Sources à consulter

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16 décembre 2009

Edward Scissorhands (1990)

ed1Cinéma: Edward Scissorhands (1990)

Fiche technique

Langue: Anglais (VO)
Année: 1990
Durée: 105 min.
Pays: États-Unis
Réalisateur: Tim Burton
Producteurs: Tim Burton, Denise Di Novi, Richard Hashimoto, Caroline Thompson
Scénario: Tim Burton et Caroline Thompson
Cinématographie: Stefan Czapsky
Musique originale: Danny Elfman

Distribution: Johhny Depp (Edward Scissorhands); Winona Rider (Kim Boggs); Dianne Wiest (Peg Boggs); Anthony Micheal Hall (Jim); Vincent Price (The inventor)

Synopsis (attention spoilers)

La première scène du film nous présente une vieille femme qui raconte à sa petite-fille l'histoire de l'homme aux mains d'argent qui fut créé par un inventeur habitant un vieux château gothique au sommet d'une colline. L'inventeur aimait sa création mais il mourut avant de l'avoir complété. Et il laissa Edward avec des ciseaux à la place des mains.

Edward se retrouva seul dans le château jusqu'au jour où une vendeuse de produits Avon, Peg Boggs, décida d'aller sonner à la porte de cette étrange maison que personne n'avait jamais osé approcher. Elle découvre alors Edward et le prenant en pitié, elle décide de le ramener chez elle dans la banlieue au pied du château.

Edward tente comme il peut de s'adapter à la vie dans cette banlieue ordinaire où tout et tous lui semblent étranges. Peg et sa famille tentent de le protéger contre leur entourage qui sont d'abord curieux et méfiants puis qui, fascinés par ses ciseaux, tentent de l'utiliser pour toutes sortes de raisons. Edward a un grand coeur, est innocent, et se laisse trop facilement manipuler par les gens. Il tombe amoureux de Kim, la fille de Peg, qui finira par aussi s'attacher à Edward.

Mais petit à petit, les incidents s'accumulant, la méfiance des gens à l'égard d'Edward revient. La famille Boggs réalise petit à petit qu'Edward ne peut rester avec eux dans leur banlieue et devrait peut-être retourner se cacher dans son château. Alors que les Boggs tentent de célébrer Noël, Edward blesse accidentellement Kim puis Kevin, son jeune frère. La population se tourne contre lui. Edward tente de se réfugier au château mais les gens le poursuive. Kim le suit pour tenter de le protéger. Mais son petit ami, Jim, les suit également et tente de tuer Edward. Ce dernier arrive à se défendre mais tue Jim. Kim avoue à Edward qu'elle l'aime mais qu'elle doit le ed6laisser pour le protéger de la population. Elle le quitte et annonce aux gens qui arrivent que Jim et Edward se sont entretués. Les gens retournent dans la banlieue, laissant Edward à nouveau seul dans son château.

La dernière scène nous présente à nouveau la vieille dame qui termine son récit à sa petite-fille.

À propos

Titre original: Edward aux mains d'argent

Tim Burton a travaillé de nombreuses années sur ce film. On dit qu'il travaillait sur cette idée et ce personnage depuis son adolescence. Pendant la réalisation du film Beetlejuice, il engagea Caroline Thompson pour adapter son idée en scénario. Le succès de Batman permit ensuite à Burton de travailler rapidement sur ce projet qu'il avait tant à coeur.

Tim Burton basa son personnage principal sur l'apparence du chanteur de The Cure dans les années 80, Robert Smith. On dit qu'il s'inspira de sa propre coiffure pour celle d'Edward. Plusieurs acteurs furent proposés ou manifestèrent leur intérêt pour le rôle d'Edward: Tom Cruise, Tom Hanks, William Hurts, Robert Downey Jr et même Micheal Jackson. Tim Burton opta finalement pour Johnny Depp. Ce film marqua le début d'une longue collaboration entre les deux artistes qui dure encore aujourd'hui.

Le personnage principal est prénommé Edward en l'honneur du réalisateur et acteur, Ed Wood, que Burton admire beaucoup. Il réalisera un film sur sa vie quelques années plus tard. Quelques critiques placent d'ailleurs Edward Scissorhands et Ed Wood dans une trilogie qui comprend aussi Big Fish (avec son personnage principal d'Ed Bloom). Ces trois personnages au prénom de "Ed" sont trois versions différentes d'un même personnage rêveur que Burton présente dans ses films.

On peut aussi noter que le film est la dernière apparition de l'acteur Vincent Price, célèbre pour sa contribution au cinéma fantastique. Il meurt en 1993. Le rôle de l'inventeur fut d'ailleurs écrit pour lui. 

La banlieue présentée dans le film serait une critique par Burton de sa ville natale, Burbank en Californie. Il la présente comme un endroit qui semble parfait, mais qui est fade et sans intérêt. Burton aurait créé une caricature de la banlieue typique des années 70-80 où les gens semblent tous pareils. Le village de Land O'Lakes en Floride fut choisi pour le tournage.

La collaboration entre Burton et le compositeur Danny Elfman est également notable. Cette 4e collaboration est remarquable et la musique fait partie intégrante du film. Edward Scissorhands reçut plusieurs nominations et prix.

Commentaires personnels à suivre...

Citations

Granma: "Before he came down here, it never snowed. And afterwards, it did. If he weren't up there now, I don't think it would be snowing. Sometimes you can still catch me dancing in it"

Sources à consulter

 

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16 novembre 2009

Ma vie télévisuelle: Le droit de potiner

Il y a de ces émissions dont on avoue avec difficulté regarder. Le genre de série qui n'est pas vraiment renommée pour son contenu d'exception. Le genre d'émission qui n'est pas reconnu pour la qualité du scénario ou pour son originalité. Ni même pour le talent de ses acteurs. Vous savez, le genre d'émission qu'on écoute un peu en cachette et que lorsqu'on se fait prendre, on dit qu'on tournait simplement les postes et qu'on s'était arrêté un peu par hasard. Et on s'empresse d'ajouter que c'est la première fois qu'on regarde cette émission.

Oui, on ment effrontément. Car on n'ose à peine s'avouer à soi-même qu'on aime la série. On se dit qu'on écoute comme ça pour passer le temps. Mais on n'oublie jamais de s'installer confortablement sur le sofa quand c'est l'heure.

BH2Je n'ai pas commencé à écouter Beverly Hills 90210 dès les premiers épisodes. C'était une émission pour adolescents mettant en vedette des adolescents. J'avais 19 ans... j'étais trop vieille pour m'intéresser à l'émission, que je me disais. Mais je m'arrêtais parfois sur l'émission, quand ça "adonnait". Les premières années, j'ai donc écouté de façon sporadique et aléatoire. Mais assez pour connaître les personnages et suivre vaguement l'histoire.

Puis en 1992, j'ai déménagé dans mon premier appartement. Avec une colocataire. Le premier été fut difficile. Même si j'étais emballée d'être dans mon premier "chez moi", il n'était pas nécessairement évident de quitter sa famille. Je me sentais un peu seule. Je travaillais beaucoup. Mais les soirs que je ne travaillais pas, je me retrouvais seule chez moi. Mon PisTout (oui, ça fait longtemps qu'on se connaît !) travaillait le soir cet été-là. Pas d'Internet à cet époque ! Je passais donc mes soirées à lire et à regarder des films sur mon magnétoscope. Ou à regarder la télévision.

Mes soirées se sont donc remplies de télévision. Parfois seule, parfois avec ma colocataire. Mais l'été, la télévision n'est pas des plus palpitantes. Surtout quand on n'a pas le câble et que la réception sur notre vieille télévision est loin d'être parfaite. Nous avions donc à peu près 3 chaînes à notre disposition. La programmation d'été était faite de jeux telévisés et de reprises de séries. Mais il y avait une série qui ne diffusait pas de reprises. Beverly Hills 90210 présentait sa troisième saison pendant l'été... en nous racontant tout simplement l'été des jeunes. Pendant l'année, c'est l'école pour les adolescents de West Beverly High School et l'été c'est les vacances.

Je me suis donc mise à regarder la seule émission vaguement intéressante. Les soirs que ma colococataire était là, elle la regardait aussi. Et puis quand l'été se termina, j'ai tout bonnement continué à regarder la série. Je ne pouvais pas dire que c'était une série originale ou exceptionnelle. Mais c'était divertissant. Et c'est devenu petit à petit, mon petit plaisir coupable hebdomadaire. Ma colocataire a aussi continué à regarder la série. Et ma soeurette avait elle aussi commencé à la regarder.

C'est rapidement devenu un sujet de conversation récurrent entre nous. On commentait les épisodes, les personnages. Nous avions toutes nos personnages préférés et ceux qu'on détestait. Et nous aimions particulièrement discuté de ceux que l'on détestait ! Les années ont passées. Nous avons continué à regarder la série. Même si petit à petit, la série est devenue, pour nous, moins intéressante, nous avons continué à regarder. Car notre intérêt a changé avec les années. La série est devenue presque uniquement un prétexte pour potiner et chialer !

Ma soeur appelait même pendant les pauses publicitaires de l'émission pour discuter et surtout pour rire de ce qui venait de se passer. En fait, il y avait toujours quelque chose à critiquer et on adorait cela. Certains personnages, nous détestions avec une passion viscérale. Les histoires nous apparaissaient improbables et même saugrenues. Et nous adorions en décortiquer toutes les invraisemblances.

C'est rapidement devenu un rendez-vous important. Et quand la série s'est terminée, nous avons versé une larme de regret... nous perdions notre sujet préféré de potinage ! 10 ans de chialage et de commérages venaient de se terminer ! Cette émission que nous aimions détester venait de se conclure avec une fin digne de récriminations... non mais, même la fin nous offrait matière à critiquer et à chialer. Une fin parfaite quoi !!!

Titre original: Berverly Hills 90210BH1

  •  Créé par : Aaron Spelling et Darren Star
  • Producteurs éxécutifs : Aaron Spelling, E. Duke Vincent et Darren Star
  • Production : Torand Productions, Spelling Television
  • Musique : John Davis
  • Genre : Drame
  • Langue : Anglais
  • Pays d’origine : États-Unis
  • Durée : 44 minutes (12 épisodes de 90 minutes)
  • Nombres d’épisode : 285 épisodes + 2 épisodes spéciaux
  • Années de diffusion : 1990 à 2000

Distribution :

  • Shannen Doherty : Brenda Walsh (1990-1994)
  • Jason Priestley : Brandon Walsh (1990-1998)
  • James Eckhouse  : Jim Walsh (1990-1995)
  • Carol Potter : Cindy Walsh (1990-1995)
  • Jennie Garth : Kelly Taylor (1990-2000)
  • Ian Ziering : Steve Sanders (1990-2000)
  • Luke Perry : Dylan McKay (1990-1995, 1998-2000)
  • Gabrielle Carteris : Andrea Zuckerman-Vasquez (1990-1995)
  • Brian Austin Green : David Silver (1990-2000)
  • Tori Spelling : Donna Martin (1990-2000)
  • Joe E. Tata : Nat Bussichio (1990-2000)
  • Kathleen Robertson : Clare Arnold (1994-1997)
  • Tiffani Thiessen : Valerie Malone (1994-1998)
  • Vincent Young : Noah Hunter (1997-2000)
  • Lindsay Price : Jant Sosna (1998-2000)

… et beaucoup d’autres…

Le prémisse original de l'émission était l'adaptation d'une famille venant du Minnesota à la vie à Beverly Hills. Les personnages principaux étant les jumeaux Walsh, Brandon et Brenda. L'émission proposait un cadre enchanteur: la vie des gens riches d'un des quartiers le plus chic des États-Unis, Beverly Hills.

Les premières années proposent surtout des histoires d'un épisode traitant d'un sujet principal: le suicide, la drogue, l'avortement, le sexe à l'adolescence, etc. Malgré la richesse et le statut privilégié des protagonistes, ceux-ci faisaient face aux mêmes problèmes que beaucoup de gens.

Après des débuts difficiles, la série devint rapidement très populaire. Elle fut également diffusée un peu partout dans le monde, et le code postal de Beverly Hills, 90210 devint connu mondialement.

Puis au fil des années, les histoires ont changé, les acteurs vieillis. Ils ont passé du High School au College, puis à la vie adulte. Certains personnages sont partis, d'autres furent ajoutés. D'autres séries, des "spinoffs" furent créés: Melrose Place et Models Inc. En 2009, une suite à la série est créée, 90210, avec de nouveaux personnages et quelques personnages de la première série. Plusieurs acteurs maintenant célèbres ont d'ailleurs joué dans la série, par exemple, Hilary Swank.

Pour en savoir plus sur l'émission:

 

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16 octobre 2009

The Lost Boys - Expérience de visionnement

lostsJ'aime les films d'horreur. Ma mère adorait les films d'horreur et elle m'avait transmise, malgré elle, sa passion pour ce genre de films. J'avais donc déjà vu plusieurs films d'horreur et de vampires. C'était une époque, cependant, où j'avais encore habituellement peur. Une époque lointaine, il me semble aujourd'hui.

1987. J'ai 16 ans. Un copain de 18 ans depuis 2 mois. C'est long deux mois quand tu as 16 ans. C'est l'été. Bizarrement, ce copain plus vieux que moi, était très sérieux. Je l'avais rencontré dans un bar. Il était beau, sombre, "alternatif" comme on disait dans le temps... et plus vieux que moi. Mais après deux mois, je commençais à le trouver trop sérieux, légèrement ennuyant. Le pauvre.

Un soir, il m'invite à aller au cinéma. Représentation de 19h00. Au centre-ville. Un film d'horreur qui vient de paraître: The Lost Boys. J'y vais. Cela prend une éternité à trouver des sièges... finalement, nous nous installons dans deux places que mon copain trove adéquates... je soupire. Le cinéma est plein. Beaucoup de bruit. Il se plaint sans arrêt et ne cesse pas de me demander si je suis confortable, si je veux changer de place, si je veux plus de pop-corn. Il est attentionné, mais du haut de mes 16 ans, je le trouve étouffant et insupportable.

Le film commence. Et le monde extérieur cesse complètement d'exister pour moi. J'aimais les films de vampires. Mais ce film n'avait rien à voir avec les films que je connaissais. La première scène avec David, le vampire, se promenant sur la plateforme du carroussel... les autres vampires le suivant... puis quelques minutes plus tard, la scène d'introduction de la famille Emmerson à la ville de Santa Carla, rythmée par la chanson People are Strange (chanson d'un groupe que j'aimais, The Doors, reprise par un groupe que j'adorais, Echo and the Bunnymen)... j'étais complètement conquise, fascinée, et désespérée de ne pas être là... à Santa Carla...

Le film est devenu un "film culte"... ce mélange d'humour (je ris encore à nombres de répliques que je peux citer de mémoire à volonté "what are you ? the flying nun?"), de rock, de marginalité et d'horreur en on fait un film unique. Pas un grand film, mais un film redéfinissant le genre et le mythe du vampire... rendant les vampires "cools" quoique toujours des monstres (contrairement à beaucoup de films des années 90). Et un film complètement divertissant.

Je suis sortie de la salle. Mon copain s'était ennuyé. Je m'en fichais éperdument. Je savais que notre relation était finie (nous avons rompu deux semaines plus tard) et je ne pouvais me départir du sourire que cette expérience de visionnement m'avait procurée. J'étais absolument heureuse.

Je suis retournée chez moi, toute seule. Il faisait noir. Nous habitions en banlieue et les rues étaient désertes. The Lost Boys n'est pas un film terrifiant. Mais dans ma encore petite expérience cinématographique, des images de vampires m'attaquant ont surgi petit à petit... J'ai presque couru jusqu'à chez moi. Mais dans le confort de mon lit avec tous les trucs pour tuer les vampires frais en mémoire... je me suis permis de suivre dans mes rêves David et sa bande, Micheal sur sa moto...

J'ai tout de suite acheté la bande sonore et j'ai bien dû loué le film deux douzaines de fois. Et puis, je l'ai acheté et racheté... je le connais par coeur. Cela demeure un de mes films de vampires préférés. Non seulement car c'est une excellent film de vampires, mais pour tout ce qu'il me rappelle...

Voir la fiche du film

Posté par Laila_Seshat à 19:26 - Cinéma et Télévision - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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13 octobre 2009

The Lost Boys (1987)

LostB01Cinéma: The Lost Boys (1987)

Fiche technique

Langue: Anglais (VO)
Année: 1987
Durée
: 97 min.
Pays
: États-Unis


Directeur: Joel Schumacher
Producteurs: Harvey Bernhard, Mark Damon, Richard Donner
Scénario: Janice Fisher et James Jeremias

Cinématographie: Micheal Chapman
Musique originale
: Thomas Newman


Distribution: Jason Patrick (Micheal Emerson), Corey Haim (Sam Emerson), Diane Wiest (Lucy Emerson), Edward Hermann (Max), Kiefer Sutherland (David), Jami Gertz (Star), Corey Feldman (Edgar Frog), Jamison Newlander (Alan Frog), Barnard Hugues (Grandpa), Brooke McCarter (Paul), Billy Wirth (Dwayne), Alex Winter (Marko), Chance Micheal Corbitt (Laddie Thompson).


Synopsis

Une mère, récemment divorcée, s'installe avec ses deux fils, chez son père, dans la ville de Santa Carla en Californie. La famille tente de s'adapter à leur vie dans une nouvelle ville. La mère, Lucy, se trouve un nouvel emploi dans un club vidéo et commence à fréquenter le propriétaire et ses fils tentent de s'intégrer aux habitants de Santa Carla. Mais Santa Carla n'est pas une ville comme les autres et les disparitions étranges font partie du quotidien.

Lors d'un concert, Micheal suit une jeune fille qui semble appartenir à une bande de jeunes motards. Il tente de la revoir mais se trouve rapidement impliquer avec le groupe d'adolescents étranges. Lors d'une soirée avec la bande, Micheal boit un liquide qu'il croit être du vin, mais qui s'avère être du sang. Après avoir bu ce liquide, Micheal commence à vivre d'étranges expériences et à subir de bizarres tranformations.

Son jeune frère, Sam, s'aperçoit des transformations survenant chez Micheal et en vient à la conclusion qu'il se transforme petit à petit en vampire. Avec l'aide de ses nouveau amis, il tentera d'aider son frère à redevenir humain et à se libérer de l'emprise de cette bande de vampires.

À propos et Commentaires personnels

Genre: Horreur, Comédie

The Lost Boys fut tourné la même année qu'un autre film de vampires, populaire et légèrement semblable, Near Dark. Comme The Lost Boys, Near Dark met en scène une bande de jeunes "délinquants" qui sont en fait des vampires et qui tentent d'attirer dans leur groupe, un jeune adolescent "innocent" s'étant épris d'une jeune fille de la bande. Mais The Lost Boys mise davantage sur la dérision et l'humour, en gardant toutefois un côté sanguinaire et sombre.

Le film fut filmé dans la ville de Santa Cruz en Californie et le boardwalk ainsi que le parc d'amusement sont facilement identifiables. La bande sonore du film connue un immense succès, avec des pièces telle que "God Times" avec INXS et Jimmy Barnes, "People are strange" une chanson de The Doors reprise pour le film par le groupe Echo and the Bunnymen et la chanson thème "Cry Little Sister" par Gerard McMahon.

Le titre du film fait directement référence aux "garçons perdus" de l'oeuvre de J.M. Barrie, Peter Pan. Comme les "lost boys" du roman de Barrie, les vampires du film sont des adolescents éternels qui ne vieilliront jamais et qui "s'amuseront" pour l'éternité. Mais rester éternellement jeune et s'amuser toutes les nuits n'est pas sans conséquence. Il faut payer le prix et devenir un vampire, un tueur impitoyable. Un prix que la famille Emmerson n'est pas prête à payer.

LostB02

Plusieurs suites furent envisagées et même écrites. Puis en 2007, une suite fut finalement tournée, Lost Boys: The Tribe. Seul Corey Feldman reprend son rôle mais on peut voir quelques caméos d'autres acteurs du film original.

Le film The Lost Boys fait partie d'un nouveau genre de films de vampires, mélangeant humour, horreur, modernité, marginalité et rock. Le "tagline" faisant la promotion du film résume très bien la direction que le réalisateur a voulu donné à son film: "Sleep all day. Party all night. Never grow old. Never die. It's fun to be a vampire." (Dormir toute la journée. Fêter toute la nuit. Ne jamais vieillir. Ne jamais mourir. C'est amusant d'être un vampire)

Les vampires de Lost Boys, sont jeunes, marginaux, "cools". Ils se déplacent en motos, ont des looks rockeurs, vivent dans un hôtel abandonné enfoui dans une caverne, et écoutent du rock. Le film a un rythme rapide et les chansons contribuent à cette cadence endiablée. Chaque chanson s'harmonise avec les images qu'elle souligne.

Bien que l'humour soit la principale force du film, tournant en dérision nombres de mythes et stéréotypes du genre au détour d'une phrase, la violence et l'horreur sont également présente. Il y a du sang, mais les scènes violentes sont peu nombreuses et très bien placées. Et rappellent aux spectateurs que les vampires sont aussi des monstres sanguinaires ; des tueurs violents. Les effets spéciaux sont très réussis et passent le test du temps, même plus de 20 ans après la sortie du film.

Tous les acteurs sont excellents. Kiefer Sutherland est particulièrement convainquant dans le rôle du chef de la bande vampire, et on arrive même à trouver sa mort émouvante. Jamison Newlander et Corey Feldman sont très bons dans le rôle de jeunes adolescents amateurs de comics et chasseurs de vampires amateurs. Dianne West et Edward Herrmann sont également excellents.

On peut difficilement dire cependant que ce film offrira des frissons aux amateurs de films d'horreur. Malgré quelques scènes plus tendue, le film ne vise évidemment pas à "faire peur". Mais, ce n'est de toute évidence pas le but du film et on sent que jamais il ne se prend au sérieux. The Lost Boys cherche surtout à redonner au mythe du vampire un peu de modernité et de dynamisme et à nous faire rire en même temps.

Voir aussi : The Lost Boys : expérience de visionnement


Citations

"Grandpa: Now, on Wednesdays when the mailman brings the TV Guide sometimes the address label is curled up just a little. You'll be tempted to tear it off. Don't. You'll only wind up rippin' the cover and I don't like that. And stay outta here.

Sam: Wait, you have a TV?

Grandpa: No. I just like to read the TV Guide. Read the TV Guide, you don't need a TV."

"Sam Emerson: Look at your reflection in the mirror. You're a creature of the night Micheal, just like out of a comic book ! You're a vamire Micheal ! My own brother, a goddam, shit-sucking vampire ! You wait 'till mom finds out, buddy !"

"David: Now you know what we are, now you know what you are. You'll never grow old Micheal, and you'll never die. But you must feed !"


Sources

  • http://www.imdb.com/title/tt0093437/
  • http://www.fast-rewind.com/lostboys.htm
  • http://www.horreur.com/critique-573-generation-perdue.html
  • http://en.wikipedia.org/wiki/The_Lost_Boys
  • http://www.best-horror-movies.com/the-lost-boys.html

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21 août 2009

Mon adolescence pleure un peu

De retour de vacances depuis peu, je n'avais pas encore pris le temps de faire le tour des nouvelles. J'ai commencé tranquillement... lire les nouvelles électroniques, visiter mes carnets préférés... Petit à petit. Mélangeant un peu des deux: une nouvelle mondiale, un carnet, une nouvelle régionale, un carnet... C'est que, aujourd'hui, dans le monde qui est notre monde... les nouvelles vont vite. Elles se faufilent et courent à toute vitesse. Et elle s'accumulent. Beaucoup d'information.

hugues1Et puis, en me trottinant parmi les nouvelles et carnets, j'apprends avec stupeur, que John Hugues est décédé le 6 août dernier, d'une crise cardiaque... John Hugues... Pour beaucoup de gens, John Hugues n'était pas un "grand réalisateur" ou un "grand scénariste"... Home Alone, Uncle Buck, The Great Outdoord, Curly Sue, Flubber, ... enfin...

Mais c'est aussi le réalisateur et scénariste de : Sixteen Candles, The Breakfast Club, Weird Science, Pretty in Pink, Ferris Bueller's day off, She's having a baby, Some Kind of Wonderful,... Oh, je sais bien que pour bien des gens, ces films n'ont pas une signification cinématographique bien importante... (bien que plusieurs critiques ont vu beaucoup de choses dans ces films d'apparence simples...) hugues6

Films ayant pour thème principal l'adolescence et le passage à l'âge adulte, les films de Hugues ont marqué un nombre incalculable d'adolescents dans les années 80. Et bien qu'aujourd'hui, certains éléments de ses films peuvent sembler avoir "passés date"... l'ensemble est encore criant de réalité...

Je ne peux penser à mon adolescence sans y mettre quelques instants de ces films. Ces films que j'ai aimé avec passion. Ces films qui m'ont rejointe, touchée, fascinée... C'est une partie de ma jeunesse, une partie de ma vie.

Et donc... la mort du réalisateur m'a ébranlée. C'est comme si un vieil ami m'avait quitté... quelqu'un qui m'avait compris quand j'avais 16 ans... quelqu'un qui m'avait fait réfléchir, qui m'avait permis de relativiser toutes ces petites choses qui me semblaient insupportables et insurmontables... qui m'a montré comment rire de moi-même... et comment on passe tranquillement au travers des épreuves grandes et petites, importantes et insignifiantes... et qu'on devient un jour un adulte... et que si on fait attention, et qu'on se rappelle cette partie de notre vie qui fut si difficile, si traumatisante mais si rapide et enrichissante, non... notre coeur ne meurt pas... il se transforme et s'agrandit.

Il faut prendre le temps de se rappeler ces moments et de vivre chaque instant car comme le dit si bien Ferris: “Life moves pretty fast. You don't stop and look around once in a while, you could miss it.” 

Je ne le connais pas personnellement. Je ne sais pas qui il était dans sa vie, qui il fut dans la vie de ses proches... Mais pour moi, il m'a donné ces moments inoubliables et c'est beaucoup.

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10 juin 2009

Ma vie télévisuelle : Un été bleu

L'été est à nos portes. Du moins sous mes cieux barcelonais. Il a commencé tranquillement. Et il se fait certains jours discret et nuageux. Mais il est là qui attend... et qui se prépare pour être encore une fois, comme à chaque année, chaud et sec.

J'ai des souvenirs d'été. Comme tout le monde. Des étés qui signifiaient principalement la fin de l'école. Des journées à jouer dehors, à courir dans les ruelles, à jouer au parc, à paresser sur le balcon pendant les soirées chaudes... Puis, ce furent des années d'emplois d'été... mais ça c'est une autre histoire !

verano1Je me rappelle aussi un certain été. Je venais d'avoir 11 ans. J'avais terminé mon primaire. Et je me préparais pour l'été. Tous mes amis habitaient sur ma rue et nous avions prévu pleins de choses sans importance mais vitales ! Mais moi, je ne serais pas là... Mes parents avaient prévu un voyage. Un long voyage. À tous les trois ans, mon père organisait un voyage dans son pays. À tous les trois ans, nous allions donc en Espagne pour quelques semaines... cette année-là, 6 semaines étaient prévues. Tout mon été, ou presque. Une véritable catastrophe !

Aller en Espagne ne m'intéressait pas du tout. Mais alors là pas du tout. Passer 6 semaines avec mes parents et ma soeur de 4 ans chez mon oncle et ma tante... avec mes trois cousins et mes grands-parents... que je connaissais à peine... 11 personnes dans un petit appartement, dans une ville que je me rappelais à peine, avec de la famille dont je me souvenais vaguement, dans une langue dont je me souvenais encore moins... sous une chaleur étouffante - oui, ça je me souvenais - ça ne me disait rien ! Je n'avais aucune envie de quitter ma ville, ma rue, ma maison... et surtout mes amis. Il y avait ce garçon que je trouvais mignon. Mon amie et moi, nous le regardions passer dans la rue et cela occupait tout notre temps. Et il y avait ces parties de ballons dans la ruelle que je ne voulais pas manquer. Sans parler du baseball au parc et des randonnées de bicyclettes. Et il y avait cette émission que j'écoutais avec ma meilleure amie et qui était si importante. Et enfin, toutes ces choses importantes à 11 ans et qu'on doit absolument faire pendant l'été.

Mais le voyage à Barcelone n'était pas optionnel. Et je devrais endurer ma soeurette, mes parents, ma famille quasi inconnue que je ne comprennais qu'à moitié pendant six longues semaines. Nous restions dans chez le frère de mon père. Qui avait trois enfants. Ma cousine avait 3 ans de plus que moi... une éternité, encore une fois. La jeunesse est construite d'éternité, je crois.

On se comprenait à peine. Mon père n'ayant jamais insisté pour nous apprendre l'espagnol, je ne disais que quelques mots. Plus jeunes, nous avions toujours fini par nous comprendre, elle et moi, à travers nos jeux et nos barbies. Mais elle était plus vieille... 14 ans ! Et moi, 11 ans... Une éternité nous séparait, je vous assure. Mon cousin était plus jeune et bon... un garçon. Et mon autre cousine, plutôt de l'âge de ma soeurette... et je ne voulais rien savoir d'elles. Et donc, je me sentais bien seule.

verano3Et puis, un après-midi torride et ennuyant, alors que les adultes discutaient dans la cuisine et que les plus jeunes jouaient sur le balcon, je me suis dirigée vers le salon. Ma cousine était assise sur le sofa et écoutait une émission de télévision en espagnol. Sans rien dire, je me suis assise à côté d'elle et j'ai écouté. Au début, je ne comprenais pas trop, mais petit à petit, certains mots je reconnaissais et avec les images, j'ai pu suivre le fil de l'histoire. Et j'ai immédiatement adoré l'émission. Ma cousine était une fan absolue de l'émission et devant mon intérêt, elle tenta de m'expliquer l'histoire, les personnages, leurs relations... et j'ai tout compris ! Je voulais savoir et elle voulait m'expliquer.

Les jours et les semaines qui suivirent furent remplies de nos discussions et du visionnement de Verano Azul ! Nous regardions ensemble les épisodes, nous en discutions ensuite... on arrivait à s'expliquer nos préférences de personnages, pourquoi on trouvait tel garçon dans l'émission plus beau ou plus intéressant qu'un autre, on partageait nos impressions sur les aventures, nous imaginions même nos propres histoires - qui nous incluaient évidemment dans le synopsis ! Nos conversations étaient décousues et probablement sans sens à ceux qui nous écoutaient, mais je vous jure que nous nous comprenions parfaitement.

Et nous ne manquions aucun des épisodes de cette émission qui racontait tout simplement les "aventures" d'une bande d'amis en vacance dans un village au bord de la mer, sur la Costa del Sol en Andalousie. La bande était composée de deux filles et cinq garçons de différents âges. Quelques adolescents et quelques enfants, les âges variant entre 8 et 17 ans. Il y avait aussi un vieux marin à la retraite qui était un peu le "mentor" de la bande et une artiste solitaire qui conseillait aussi les jeunes. On voyait aussi parfois leurs parents, mais peu. Les épisodes présentaient leurs petites aventures, leurs problèmes, leurs amitiés, leurs amourettes.

La série fut extrêmement populaire en Espagne, malgré sa courte durée. Elle traitait de sujets peu abordés à la télévision espagnole de l'époque: le divorce, le droit à la protestation, l'adolescence, l'environnement, les conflits entre générations, etc. L'Espagne se relevait à peine du régime franquisme. L'émission marqua beaucoup les téléspectateurs de ce début des années 80. Et les personnages font partie maintenant de la mémoire collective. La ville de Nerja où fut filmé les épisodes garde la trace du tournage et plusieurs rues, parcs, etc sont nommés en honneur à l'émission. Verano Azul fut également diffusé en Amérique Latine, au Portugal et dans divers autres pays, comme la Croatie et la Bulgarie.

Toujours est-il queVerano Azul   a sauvé mon été chaud et triste pour le transformer en un été palpitant et bleu !

Titre original : Verano Azulverano2

Directeur : Antonio Mercero
Producteur : Eduardo Esqui
de

Scénario: Antonio Mercero, Horacio Valcárcel, José Ángel Rodero

Genre: Comédie dramatique
Langue: Espagnol (Castillan)
Couleur: Couleur
Pays d'origine: Espagne
Durée: 60 min.
Nombre de saisons
:  1 saison -  19 épisodes
Années de diffusion
: octobre 1981 à février 1982

Distribution :

  • Antonio Ferrandis: Chanquete
  • Miguel Joven: Tito
  • Pilar Torres: Bea
  • Juan José Artero: Javi
  • José Luis Fernández: Pancho
  • Miguel Àngel Valero: Piraña
  • Gerardo Garrido: Quique
  • Cristina Torres: Desi
  • María Garralón: Julia

Lieu de tournage: Nerja

Pour en savoir plus sur l’émission, consulter ces liens :


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06 avril 2009

Ma vie télévisuelle : Histoires impossibles

Et bien voici la conversation comme elle s'est (à peu près) déroulée :

"... pis en fait c'est Phyllis qui a fait donner à Sharon, par le serveur du Athletic Club, la facture de carte de crédit de Jack, pour que Jack et Sharon se divorcent, pour que Sharon arrête de cruiser Nick et qu'elle s'en aille dans les bras de Brad, qui dans le fond, depuis bien avant son mariage avec Victoria (qui est maintenant mariée avec J.T.), savait qu'elle était son âme soeur..."

Vous avez compris quelque chose ? Et bien... malheureusement, moi oui ! Et ce, même sans avoir regardé cette émission (carYR2 parle ici - heureusement - d'une émission de télévision) depuis plus de 5 ans... et bien, je savais exactement de quoi, soeurette me parlait !

Car il existe de par le monde télévisuel, ce genre d'émissions qui jouent depuis des années et des années, et qui sont intemporelles, immortelles et qui racontent incroyablement toujours les mêmes histoires improbables qu'on arrive impossiblement à comprendre !

C'est arrivé, il y a maintenant... (au mon dieu, je ne peux faire ce calcul...) disons que j'avais environ 12 ans... ce devait donc être vers 1983... Ma mère avait un emploi pour l'été et je devais donc garder soeurette pendant tout l'été... Ma meilleure amie de 11 ans, restait seule chez elle, en bas de chez moi, pendant que ses parents travaillaient (oui, on était plus confiant en la maturité de ses enfants dans ce temps - ou plus inconscient... c'est selon). Et elle écoutait un "soap opera" assidument. D'ailleurs, c'est elle qui m'a initiée aux émissions américaines ! Et il n'était pas question de le manquer. Il faut ajouter ici qu'il y avait un "acteur-chanteur" en particulier qui nous intéressait, et que à ce moment, les autres histoires, on ne les écoutait qu'à peine. Et puis... peu à peu, au cours de l'été... j'ai aussi commencé à m'intéresser aux autres histoires. Il faut dire que l'émission est quotidienne ! Donc... tous les jours, à l'heure du midi, on écoutait les histoires invraisemblables des personnages de ce soap !

Et... qu'on le veuille ou non, à la longue, à force d'écouter tous les jours et de voir tous les jours les mêmes personnages... on finit par s'intéresser un peu... à peine, mais tout de même... assez pour que quand l'été prit fin, que ma mère termina son contrat et revint à la maison et que je retournai à l'école... je lui demande d'enregister l'émission, parce que je voulais savoir ce qui arriverait à ce chanteur! (Ce qui était idiot, puisque son histoire se termina 10 ans plus tard, mais bon, je ne comprennais pas alors le principe des soaps !)  Et évidemment, tant qu'à l'enregistrer... ma mère a fini par l'écouter aussi... Et voilà ! Nous étions piégées. Ma mère se trouva à l'écouter tous les jours et moi aussi.

Cette émission était bien connue. Un "soap" américain qui était diffusé depuis les années 70 et qui a même été traduit en français. Mais de ne pas avoir suivi depuis le début n'avait pas d'importance. Les personnages et les histoires sont improbables et se répètent, et on finit toujours par savoir et comprendre les liens et les historiques des personnages. Et puis, on peut très bien manquer plusieurs émissions, voire des semaines d'émissions sans que cela ne soit trop déroutant ! On retrouve toujours le fils des histoires ! (Bon, sauf, une fois, on manqua une émission, le personnage fut tué et on n'en reparla bizarrement plus jamais dans l'émission!)

Petit à petit, en vieillissant, j'ai arrêté d'écouter l'émission. Mais parfois, si cela "adonnait" et que j'étais à la maison à ce moment, je l'écoutais. Si j'avais des questions, j'appelais ma mère, qui continuait à l'écouter... par habitude tout simplement... Parce que bien sûr, quand on en discutait, c'était surtout pour en rire. Ma soeur - qui avait été attrapée elle aussi - se joignait aux discussions ! Et aujourd'hui... et bien ça demeure un rituel. Je n'écoute plus l'émission, mais ma soeur à Montréal, l'écoute parfois - histoire de continuer la tradition - et me donne les potins de temps en temps:

"Un tel vient de mourir" "Pour vrai ? On a trouvé son corps?" "Non!" = À ce moment, on sait toutes deux, que le personnage peut revenir à tout moment. Pas de corps, pas de certitude de mort ! Mais même s'il y a un corps, un jumeau inconnu peut bien surgir à un moment ou l'autre !

"La fille de 6 ans, de un tel et une telle vient de partir pour une école privée" = Dans ce cas, cela veut dire que le personnage reviendra dans 1 an ou 2 ans mais en ayant 16 ans ! Il faut bien la faire participer plus activement dans les histoires. Peut-être même la faire marier dans 3 ans, avec son ancien beau-père qui a 30 ans de plus qu'elle !

"Un tel et une telle viennent de se remarier pour la 5e fois" "Ils ne savent toujours pas qu'ils sont frère et soeur?" "Bien, en fait, finalement ce n'est pas leur vrai père, c'est leur grand-oncle qui veut la ruine de leur compagnie... oh et ils ont encore changé d'acteur!" = Car tout le monde finit par avoir un lien de famille en quelque part et par vouloir ruiner l'autre ! Et puis, le même personnage peut parfois être joué par un autre acteur !

"Ils se sont rencontrés au café, puis ils ont été voir le médecin et ont finalement été dîner au restaurant où un tel les a vu" = Parce que peu importe la ville, et peu importe le nombre d'habitants, il n'y a qu'un seul café, un seul médecin et un seul restaurant et que tout le monde va toujours aux mêmes endroits !

"Finalement, elle lui a avoué que c'était son bébé?" "Non, pas encore, elle était sur le point de lui dire, mais elle a arrêté" "Et finalement, il lui a dit qu'il la connaissait avant?" "Non, la pause est arrivée et il y a eu un silence de 30 secondes" = Parce que c'est bien plus intéressant de taire et cacher les moindres niaiseries, car sinon, il n'y aurait jamais de drames sans secrets ! Et qu'évidemment, quand on se fait poser une question, on arrête toujours de parler avec un air songeur pendant au moins 30 secondes !

YR1Et ainsi de suite ! Sans arrêt, depuis des décennies... des impossibilités à écouter et surtout à commenter en riant aux éclats ! On ne suit pas vraiment l'émission, nous ne sommes pas accrochées aux histoires, en fait, on trouve tout cela un peu ridicule, redondante et "kétaine". C'est simplement un rituel un peu idiot qui dure depuis des années mais qui bizarrement nous réconforte... après tout... peu importe ce qui arrive, The Young and the Restless va jouer demain !


Titre original: The Young and the Restless

  • Créé par : William J. Bell, Lee Phillip Bell
  • Producteurs: Kathryn Foster, Edward Scott
  • Genre: Drame, Soap Opera (Feuilleton hebdomadaire)
  • Langue originale : Anglais
  • Pays d’origine : Etats-Unis
  • Durée : 60 min.
  • Années de diffusion : 26 mars 1973 –

Plus de 36 saisons et 9000 épisodes à ce jour


Distribution :

  • Peter Bergman – Jack Abbott (1989- )
  • Eric Braeden - Victor Newman (1980- )
  • Jeanne Cooper – Katherine Chancellor (1973- )
  • Doug Davidson – Paul William (1978- )
  • Eileen Davidson – Ashley Abbott (1982-1989, 1999- )
  • Don Diamont – Brad Carlton (1985-1996, 1998-2009)
  • Et des centaines d’autres… dont Eva Longoria, Tom Selleck et David Hasselhoff.

L'émission est une des plus vieilles séries télévisuelles. Elle a gagné de nombreux prix principalement aux Daytime Emmy Awards. À ses débuts, l'émission durait 30 minutes. En 1980, on augmenta sa durée à 60 minutes.


Pour en savoir plus sur l'émission:

  • www.theyoungandtherestless.com/
  • www.cbs.com/daytime/yr/
  • en.wikipedia.org/wiki/The_Young_and_the_Restless

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22 janvier 2009

Ma vie télévisuelle : quelques larmes hebdomadaires

Il me semble que c’était le jeudi et il me semble que c’était pendant l’heure du souper. Mais évidemment, je peux me tromper.  C'était peut-être le mercredi. Mais ce dont je suis certaine, c’est que cela ne jouait qu’une fois par semaine et que ma mère ne manquait pas un épisode. Nous écoutions ensemble sur la petite télévision de la cuisine et chaque semaine nous pleurions toutes les deux.

 

Hutchi2Je ne crois pas qu'une semaine passait sans que je pleure pendant Hutchi, le petit Prince orphelin. Et ma mère avait souvent les yeux mouillés, quand les larmes ne coulaient tout simplement pas.


C'est que c'était horriblement triste. Très triste. Pauvre petite abeille qui avait été séparé de sa mère à sa naissance, qui ne l'avait jamais vraiment connue et qui la cherchait désespérément. Il était seul dans une nature hostile, froide et dangereuse. Chaque émission, il croyait enfin la retrouver... mais non. Et chaque émission, il se faisait un ami. Enfin,  qu'on se disait au début. Il ne sera plus seul. Mais un malheur arrivait presque inévitablement et l'ami partait ou mourait tout simplement. Il mourait en fait plus souvent qu'autrement. Le monde d'Hutchi semblait peuplé d'ennemis, de victimes impuissantes, de pessimisme... le destin et le futur étaient noirs et tristes. Et les larmes suivaient... les siennes, les nôtres.


Il y avait bien quelques rires dans l'émission... ou plutôt quelques sourires. Mais ces moments heureux étaient de courtes durées. L'émission était dure, tragique, triste... et on dit que c'est ce qui explique que toutes les émissions ne furent pas diffusées en français. Je ne sais pas si toutes les émissions furent diffusées et je ne sais pas combien de temps dura la série.  Mais je me souviens très bien de Hutchi, de certains de ses amis, des "méchants", de la jolie papillon, de sa mère... et des larmes. Surtout des miennes. Chaque semaine. Mais je pleurais aussi pendant Démétan, Belle et Sébastien, Rémi, Candy... enfin... on ne semblait pas avoir peur de faire pleurer les enfants. Mais je me souviens aussi de l'espoir de Hutchi, sa détermination, son aptitude à rire et à voir le bon chez les autres, son désir d'aider les autres (même si cela le mettait toujours en danger), etc.


Mais apparamment, Hutchi fut considéré trop triste et le public francophone ne vit pas toutes les émissions de cette série. Et elle ne semble pas disponible aujourd'hui. On refit une deuxième version de la série sous le nom de Hacou à la fin des années 80... On parle aussi de Micky, l'abeille, version américaine.


Et quand je pense au générique de la fin, qui était en japonais (ce qui était tout de même très particulier, puisque tous les dessins animés japonais traduits en français avaient leurs génériques également traduits), j'ai encore des frissons et les larmes qui me viennent aux yeux. Je ne comprenais pas les paroles, sauf les premières qui sont pratiquement universelles: "Mama, Mama"... et c'était suffisant.


Titre original: Konchû Monogatari Minashigo Hutchi (昆虫物語 新みなしごハッチ) (Histoires d'insectes, Hutchi l'orphelin)Hutchi1
Titre en français : Le Petit Prince Orphelin (également Micky l’abeille dans les années 90)


Auteur: Tatsuo Yoshida

Scénario: Jinzo Toriumi, Saburô Taki

Animation: Eiji Tanaka, Takashi Saijô

Réalisateurs: Nagayuki Toriumi, Ippei Kuri
Genre: Dessins animés, drame
Langue originale: Japonais
Couleur: Couleur
Pays d'origine: Japon
Durée: 22 min.


Nombre d’épisodes : 91 épisodes (seulement 26 des 91 épisodes furent diffusées en France) (certains sites donnent 52 épisodes)
Années de diffusion : 1979- ?

 

Personnage - acteur français :

Linette Lemercie : Hutchi (Hacou)

 

Pour en savoir plus sur l’émission, consulter ces liens :


Générique de la fin (en japonais)


Mama, Mama
Doko ni iru no?
Mama, Mama
Hitome aitai no boku

Minna kinou arashi no
Oto
ko no
ko
Haha wo tazunete
Tari wo yuku

Anemi futarete
Nakitami toki wa

Mama, Mama
Doko ni iru no?

Mama, Mama
Hitome aitai no bok
u

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16 décembre 2008

Meet me in St.Louis (1944) - Suite

Cinéma: Meet me in St.Louis (1944)

Voir aussi le premier article: ici

StLouis4Fiche technique:

Langue: Anglais
Année: 1944
Durée: 113 min.
Pays: Etats-Unis

Directeur: Vincente Minnelli
Producteur: Arthur Freed, Roger Edens
Scénario: Irving Brecher, Fred F. Finklehoffe
Cinématographie: George J. Folsey
Musique: George E. Stoll

Distribution: Judy Garland (Esther Smith); Margaret O'Brien ('Tootie' Smith); Mary Astor (Mrs. Anna Smith); Lucille Bremer (Rose Smith); Leon Ames (Mr. Alonzo Smith); Tom Drake (John Truett)

Commentaires personnels:

Genre: Drame, Comédie musicale

Meet me in St.Louis est avant le recueil de souvenirs d'enfance de Sally Benson. Des souvenirs simples, ordinaires, faits de quotidiens et de préoccupations qui peuvent nous apparaître aujourd'hui bien futiles. Nous retrouvons aussi dans le film une image des États-Unis, au tout début du siècle. Une époque qui lors de la réalisation du film semblait déjà bien lointaine. Le film sort sur les écrans pendant la Deuxième guerre Mondiale, dans un pays profondément marqué par la Première Guerre Mondiale, par la Grande Dépression et par cette Deuxième Guerre qui est encore une fois synonyme de tristesse, séparations, morts, pauvreté... Les personnages de Meet me in St.Louis semblent évoluer dans un temps heureux, révolu, et qu'on veut bien retrouver le temps d'un film. Les couleurs sont vives, les costumes et les décors irréels et les chansons permettent de s'envoler ou encore de croire à Noël. Et surtout de croire que on se retrouvera un jour et que des temps meilleurs viendront.

Le film se colle aux saisons et à travers des images de cartes postales (qui débutent littéralement chaque nouvel épisode du film) nous entraîne dans une année haute en couleur. La trame du film est mince... une famille, quelques amourettes, une petite fille étrange, un départ qui attriste tout le monde, une Exposition peut-être manquée... mais tout finit bien et on ira à la fête !

Mais malgré ces apparences "simples" et même "mièvres", le film comporte certains moments très forts. On nous présente uneStLouis2 Esther (très proche de Judy Garland) qui traverse la fin de son adolescence pour devenir une jeune adulte... une femme, qui prend conscience de sa sensualité et qui apprend à prendre des décisions, qui grandit finalement. On nous présente les soucis et le quotidien d'une famille à l'aube d'un nouveau siècle, à travers certaines scènes d'apparence banale... un "ketchup" qu'on croit raté, un téléphone manqué, etc. Et surtout, on nous fait découvrir une enfant, Tootie (une bien jeune, mais très talentueuse Margaret O'Brien) qui semble avoir certaines peurs et troubles inquiétants. Son personnage est cependant loin d'être autant exploité qu'il aurait pu être... mais je suppose que les nouvelles de l'auteur en discutent un peu plus. Les scènes avec la jeune Margaret sont cependant souvent très saisissantes, telle la scène de l'Halloween, celle des bonhommes de neige détruits, la danse avec Judy Garland et surtout... évidemment, la fameuse chanson de Noël que Garland lui chante. On peut facilement dire, et sans se tromper, que les émotions qui transpercent à l'écran lors de ce morceau sont très palpables. Cette chanson demeure pour moi, synonyme du film. Et une de mes chansons de Noël préférées... malgré toute la tristesse qu'on peut ressentir en écoutant ces mots. 

On peut aussi apprécier le lien que les scènes musicales ont avec la trame du film. Beaucoup des films de l'époque utilisaient encore les grands morceaux musicaux, sans véritable rapport avec l'histoire du film. Les chansons de Meet me in St.Louis sont intimement liés aux personnages et au développement de l'histoire. Elles expliquent les émotions, les sentiments des personnages, aident à comprendre leurs questionnements, révèlent leurs joies, leurs peines...

Mais le film se veut avant tout un dérivatif aux temps difficiles. On nous enveloppe dans de la musique et des couleurs châtoyantes... et même si pendant un temps, on fut triste, les sourires reviennent rapidement et tout finit bien ! Qui n'a pas besoin de ça de temps en temps ! ;) Un peu trop de bons sentiments, soit, mais synonyme de film de Noël pour moi, et donc, allons-y sur le "trolley": Clang ,clang, clang went the trolley -- Ding, ding, ding went the bell -- Zing, zing, zing went my heartstrings as we started for Huntington Dell...

Citation:

StLouis3Have yourself a Merry Little Christmas

Have yourself a merry little Christmas
Let your heart be light
Next year all our troubles will be out of sight

Have yourself a merry little Christmas
Make the yuletide gay
Next year all our troubles will be miles away

Once again as in olden days
Happy golden days of yore
Faithful friends who are dear to us
Will be near to us once more

Through the years, we all will be together
If the fates allow
Until then, we'll have to muddle through somehow
So have yourself a merry little Christmas now.


Composed by Hugh Martin and Ralph Blane

Sources:

Posté par Laila_Seshat à 22:06 - Cinéma et Télévision - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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