07 juin 2009

Le moment captif d'un dimanche - Des jours et des années

Fuite2"C'est à tort que les hommes se plaignent de la fuite du temps, en l'accusant d'être trop rapide, sans voir qu'il s'écoule à la bonne vitesse" [Léonard de Vinci]

J'oublie souvent de prendre le temps de laisser passer le temps tranquillement. Tout va toujours trop vite. Et depuis quelques années, il me semble que tout va encore plus vite.

Je me souviens de l'éternité que les mois prenaient pour arriver enfin à l'été... je me souviens que je calculais que j'aurais 29 ans en l'an 2000 et que cela me semblait impossible... Impossible qu'un jour nous arriverions à l'an 2000 et impossible d'être un jour si vieille !

L'an 2000 est arrivé et mes 29 ans sont loins derrière moi... il me semble que j'étais bien jeune quand nous avons fêté le passage du millénaire !

Les semaines se terminent à une vitesse folle: les dossiers à terminer, les courses à faire, le ménage à rattraper, les choses à faire avant les vacances... qui arrivent rapidement... mais où va donc le temps ? Il me semble courir sans arrêt. Je voltige entre deux minutes et j'essaie de pourchasser les heures qui virevoltent dans mon quotidien.

Le temps passe. Il aime donner l'impression qu'il s'enfuit, qu'il ne nous laissera pas le temps de faire tout ce qu'on voudrait accomplir. Mais il ne fait que passer. Ni rapidement, ni lentement... et il se laisse attraper si on prend le temps de l'écouter. Il m'arrive parfois, pas souvent, de ralentir et même d'arrêter, et de prendre le temps de perdre mon temps. Je culpabilise presque toujours ensuite... c'est dommage. Il ne faudrait pas. On a tout à fait le droit de laisser couler les minutes et de les regarder doucement fondre. Tout à fait le droit.

"Mon passe-temps favori, c'est laisser passer le temps, avoir du temps, prendre son temps, perdre son temps, vivre à contretemps" [Françoise Sagan]

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31 mai 2009

Le moment captif d'un dimanche - Sur son dos

papillon"Même pour le simple envol d'un papillon tout le ciel est nécessaire" [Paul Claudel]

Un mois d'août très chaud. Une envie de fuir la ville si bruyante, si bourdonnante et bouillante. Les Pyrénées nous semblaient une invitante destination. Plus douce, plus verte que notre rue et notre balcon.

Nous visitâmes quelques petits villages espagnols et une jolie rivière propice à la baignade et au pic-nic. Puis nous nous dirigeâmes vers le côté français. Vous savez cette Cerdagne méconnue.

Et tout près d'un minuscule village au nom si joli, Lló, nous avons suivi un chemin sinueux. Le Sègre quittant joyeusement Lló et ses eaux chaudes sulfureuses nous proposa de le suivre dans des gorges bien vertes, bien fleuries et bien rocheuses. Nous avons suivi la rivière pendant quelques temps... puis envahis par les papillons, nous n'avons pu que nous arrêter pour les admirer. Des centaines d'ailes virevoltaient autour de nous. Légers, voyageurs, solaires, vaporeux et éphémères... ils nous enveloppaient de leur vie fragile. Puissant de leur nouvelle vie, insouciant de la carcasse laissée sur une branche... ils chatouillaient doucement les fleurs indifférentes à ces âmes ressuscitée.

Et, envahie par ces papillons fous, je ne pus que fredonner cette petite chanson que chantaient quelques marionnettes dans une émission bien connue... "Sur le dos d'un papillon, vole, vole, vole un baiser -- Sur une joue, dans un cou, où va-t-il se poser?"  J'ai attendu ce baiser... qui me fut donner sur le dos de ma main... une âme chevaleresque sans doute !

"Les papillons ne sont que des fleurs envolées un jour de fête où la nature était en veine d'invention et de fécondité" [George Sand]

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24 mai 2009

Le moment captif d'un dimanche - Abandon

"Elle croit que tout change, et seule elle a changé" [Bernard-Joseph Saurin]

A33

En voyant cette dame, seule, au milieu de la place, les yeux presque fermés, j'ai pensé à ma grand-mère espagnole, ma yaya. Je ne me souviens pas de jamais l'avoir vu, jeune. Même en photo.

Elle était vieille. Intransigente. Rigide. Manipulatrice. Et si triste. Elle était minuscule. Fragile.

Elle avait travaillé dure toute sa vie. Dans une Espagne difficile. En guerre. Elle avait élevé ses enfants avec peu de moyens. Elle les avait éduqués, en avait pris soin. Elle était le pilier. Avant son mari. La famille, c'était elle. Et n'acceptait pas qu'elle n'était plus le centre de la famille. Elle n'acceptait pas le changement. Sans se rendre compte qu'elle avait aussi changé. Qu'elle avait besoin des autres.

Et elle faisait payer cette faiblesse, qu'elle ne voyait pas bien, en étant encore plus rigide, sévère et surtout manipulatrice. Et tous se pliaient à sa volonté. Je crois qu'elle en souffrait. Elle aurait tant eu à raconter ; tant eu à offrir, si elle n'avait tenté jusqu'à ses derniers moments d'être la femme d'autrefois et de contrôler la vie de tout le monde. Elle était bien seule, je crois.

"Quand on s'abandonne, on ne souffre pas. Quand on s'abandonne même à la tristesse, on ne souffre plus" [Antoine de Saint-Exupéry]

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17 mai 2009

Le moment captif d'un dimanche - Point de fuite

Untitled_1"Je ne demande pas où mènent les routes ; c'est pour le trajet que je pars" [Anne Hébert]

Partir. Prendre un bagage. Et partir sur la route. Évidemment, les voyages en train, en avion, sont aussi séduisants... Mais la route demeure unique pour nous.

Petite, je n'aimais pas les voyages.... je me souviens surtout d'avoir eu des nausées... en auto, en autocar et en avion. Il faut dire que les gens fumaient beaucoup et j'étais malade tout le long des trajets. Et donc, j'ai associé trajet, voyage et nausées.

Puis, il y a quelques années, nous avons pris la route... pour un long voyage. Mon premier long voyage en voiture. Un "road trip" comme on dit... Nous sommes partis de Montréal jusqu'à la Nouvelle-Orléans. 7000 kilomètre, aller-retour. Sur les autoroutes et les petites routes américaines. Beaucoup d'appréhension avant de partir. Comment se passerait ce voyage ? Nausées, fatigues, chicanes ?

Ce fut une expérience incroyable et complètement renversante. Les routes nous ont adoptées immédiatement. Nous pouvons les parcourir sans fin et sans se lasser.

Bien sûr, la destination est importante. Mais n'est souvent qu'un prétexte. Un prétexte pour faire le trajet. Il nous est arrivé de simplement partir pour la journée, sur les petites routes de la Catalogne ou du Languedoc. Partir le matin, arrêter parfois pour observer un paysage, explorer un monument, picniquer dans un petit coin ou déjeuner dans un petit village... Mais surtout observer, regarder, contempler le paysage, les horizons qui défilent devant et autour de nous.

Nous n'avons pas peur de la route, nous la cherchons... On peut parfois faire des heures de routes pour simplement visiter un endroit qui nous semble plaisant... Et le plaisir se trouve autant dans la visite que dans le trajet...

On arrive parfois à destination complètement épuisés, mais toujours radieux... Et ce week-end, la route nous appelait ! Elle nous a dit que cela faisait longtemps que nous ne l'avions pas saluée. Nous sommes donc partis vendredi matin, direction... la route !

"Comme tout ce qui compte dans la vie, un beau voyage est une oeuvre d'art" [André Suarès]

 

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10 mai 2009

Le moment captif d'un dimanche - Génération

"Au lieu d'instinct, ne vaudrait-il pas mieux parler d'une fabuleuse pression sociale pour la femme ne puisse Maternite2s'accomplir que dans la maternité?" (Elisabeth Badinter)

Une fois n'est pas coutume... cette photo n'a - de toute évidence - pas été prise par moi. On y voit ma mère, ses cousines et ses frères. J'aime bien cette photo. Et aujourd'hui, je m'en suis rappelé. Parce que c'est la fête des mères au Québec. Pas ici. En Espagne, c'était dimanche dernier.

Cette photo d'enfants de différents âges, ces sourires, cet immense carosse... me semble bien attendrissante.

La fête des mères... Ma mère était une merveilleuse mère. Mais je crois sincèrement qu'elle n'aurait peut-être pas dû être mère. Elle le fut car c'était naturel. Elle trouva l'amour. Elle se maria, mais elle aurait préféré simplement vivre avec mon père. Mais cela ne se faisait pas beaucoup à cet époque. Cela aurait blessé ses parents et les parents de mon père. Ils se sont donc mariés. Et l'enfant suivait nécessairement. Elle ne s'est pas vraiment posé la question. Et je suis née. Elle fut très heureuse. Et 6 ans plus tard, elle aima ma soeur. Elle nous offrit tout son amour. Elle nous éleva très bien. Elle prit soin de nous, nous fit rire, nous chicana, nous conseilla... elle fut une vraie mère... Mais je ne peux m'empêcher de rêver à ce que sa vie aurait été sans nous... et je me dis que toute femme n'est pas nécessairement une mère. Même si elle est une mère exceptionnelle.

Je ne crois pas être une mère. Comme la mienne, j'aime les enfants. Mais je ne crois pas que ce soit une obligation pour moi, pour une femme, d'avoir des enfants. C'est difficile à dire. Il y a tant d'amies qui ont des enfants. Et je les trouve merveilleuses. Je ne crois pas être de celles-ci. Et si ma mère était encore avec nous, je lui souhaiterais une joyeuse fête des mères, je lui dirais qu'elle est une mère formidable mais que je n'en serai probablement jamais une... 

"Cette possibilité que la maternité ne soit pas un don inné, qu'elle se contruise avec l'enfant dans le doute et la folie, dans le tâtonnement de la raison du plus aimant." (Marc Villerouge)

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03 mai 2009

Le moment captif d'un dimanche - Maternité

A39"Si tu ne veux pas que la cigogne vienne, tire en l'air" (Proverbe alsacien)

Dans le ciel de plusieurs paysages se rencontrent parfois de grands oiseaux blancs avec le bout des ailes noires. Leurs nids se trouvent toujours sur les plus hauts toits. Un couple uni pour la vie veille sur leurs oeufs et petits...

On ne les chasse que très rarement. Car tout le monde sait que les cigognes transportent les âmes des enfants à naître. Parfois on les charge même de porter tout l'enfant aux futurs parents.

Un jour, ma mère eut deux enfants. Et la cigogne lui a dit qu'elle n'avait pas le choix. Le premier par obligation sociale, le deuxième par accident. Elle aima tendrement ses deux enfants. Et elle les entoura de soins et d'amour, de moments tendres, de calins, de conseils. Elle essuya les larmes, chatouilla les pieds et chassa les monstres. Elle leva les bras en l'air plusieurs fois, exaspérée par les bétises de ses deux filles. Puis, elle les entourait de ses bras doux et les consolait tendrement. Elle ne regretta jamais ses maternités et elle garda toutes les cartes offertes à l'occasion de la fête des mères. Mais parfois, elle regardait le ciel et se questionnait sur les intentions secrètes des cigognes...

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26 avril 2009

Le moment captif d'un dimanche - Se perdre dans la couleur

"Un sentiment, c'est de la vie organisée selon nos rêves" [Jean-François Somain]B1

Vous savez parfois, il suffit d'un regard, d'un sourire... pour nous faire redécouvrir quelque chose qu'on ne voyait plus. Et que pourtant nous avait aussi émerveillé, il y a longtemps. Et qu'on faisait - on fait encore - découvrir à toute la visite qui vient à nos portes.

Un soir. Un vendredi, je crois. Ils partiront dimanche. Ce petit garçon que je ne vois pas souvent. Il a eu 10 ans lors de son séjour chez nous à Barcelone. Deux jours plus tard, il repartait à Montréal. Nous ne voyons, malheureusement pas souvent notre filleul...

Nous avons donc décidé de l'amener voir la "fontaine de couleur" comme je l'appelais quand j'avais son âge. La Fontaine magique de son vrai nom - francisé -. Elle existe depuis le 19 mai 1929 et elle a commencé à offrir ses premières couleurs lors de la grande Exposition Universelles. Carles Buigas l'a imaginé.... plus de 3000 ouvriers ont travaillé à sa construction... puis "Les Fontaines Magiques du MontJuic" ont commencé à coulé en 1929.

Les fontaines coulent - habituellement - toute la journée. Mais c'est le soir qu'elles s'emparent d'un peu de féerie et de magie et qu'elles s'affolent alors en mélangeant couleurs et sons. Les jets d'eau sont alors peints de couleurs et enveloppés de musique.

C'est un arrêt obligatoire à Barcelone... une pause unique et surnaturelle. Mais très achalandée ! Il y a des gens partout... par milliers. On avance avec difficulté... on trouve difficilement de la place... Nous avons cessé il y a longtemps de tenter aller voir ce spectacle... Sauf avec la visite... il faut bien alors faire l'effort.

Mais les yeux de mon neveu, son visage charmé, son sourire plus coloré que les fontaines... mon rappelé que les gens, les foules, le trajet, l'heure tardive... enfin tout ça, ce n'était pas vraiment important... On ne doit jamais oublié d'être émerveillé !!!

(oui, c'est mon petit neveu, sur la photo... il devait s'approcher pour voir et "sentir" - de ses mots - la couleur...)

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19 avril 2009

Le moment captif d'un dimanche - Jouer à la poupée

B3

Une petite fille devient une femme quand elle commence à dire du mal de ces poupées. (Patrick Sebastien)

Je ne sais pourquoi, tout comme cette triste citation, ces deux poupées, seules, dans leurs poussettes, m'ont légèrement bouleversée.

J'ai toujours trouvé ces paroles, désolantes... Une sorte de certitude perverse qui me semble horrible à dire. Je n'ai pas dit du mal de mes poupées quand je les ai rangées ou même données. Je les ai peut-être oubliées un peu. Mais je n'ai pas calomnié mes poupées.

Une petite promenade un samedi ensoleillé de février, sur le bord de la mer à Sitges. Beaucoup de passants profitaient de ces rayons familliers de février. Il fait toujours chaud en février, alors qu'il fait frais et nuageux en mars et avril... Donc, en février, les gens en profitent et déambulent paisiblement sur les promenades des bords de mers. Et les enfants s'amusent... dans le sable, sur le gazon, dans les parcs...

Et ils oublient... abandonnent leurs jouets sur la plage, leurs ballons sur le parterre, et leurs poupées sur la promenade.... Ces poupées m'ont semblé si seules, si perdues... On semblait les avoir sauvagement délaissées... pour courir vers d'autres horizons et d'autres activités plus intéressantes. J'ai tranquillement contourné les poussettes. J'ai regardé aux alentours à la recherches d'enfants... Il y en avait plusieurs. J'ai espéré silencieusement que ces petites poupées seraient retrouvées rapidement... que des enfants accouraient bientôt pour les prendre à nouveau dans leurs bras et leurs raconter leurs secrets.

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12 avril 2009

Le moment captif d'un dimanche - Quelques cocos à trouver

B3__2_"Est-ce que la maman d'un oeuf de Pâques c'est une poule en chocolat?" (Mots d'enfant)

Il y a toujours eu des oeufs de Pâques dans mes souvenirs. Ces oeufs que l'on décorait quelques jours avant Pâques. Bizarrement, je ne me souviens plus très bien ce qu'on en faisait exactement.

On devait les mettre dans la cuisine, je suppose. Ou peut-être dans un bol sur la table du salon. Une chose est certaine, il n'y avait pas d'oeufs cachés, pas de recherche, pas d'autres décorations. Il y avait bien sûr des lapins et des oeufs en chocolat, mais que le dimanche. Parfois, il y avait un animal en peluche... je me rappelle avoir reçu un lapin en peluche de couleur lilas pour aller dans ma chambre, un certain dimanche de Pâques... celui de ma soeur était jaune... histoire de rester dans les couleurs de nos chambres !

Il y a quelques semaines, nous avons fait un petit voyage en Alsace et en Forêt Noire en Allemagne. Et ils étaient partout ! Les oeufs et les lapins ! Sur les portes, dans les fenêtres, dans les arbres, dans les jardins, sur les perrons, dans les magasins... Des oeufs, des lapins, des poules, des fleurs et des couleurs partout autour de nous ! Et c'est bien joli !

Pâques ne signifie pas grand chose pour moi. À part quelques souvenirs de chocolat, de films bibliques à la télévision et de messes interminables. Et quelques images de printemps. Parfois, il faisait assez beau pour se mettre en souliers ! Aujourd'hui, je ne peux pas manger de chocolat, je ne vais plus à la messe et je connais les films par coeur... Il ne me reste que le printemps !!! Et les décorations colorées !

Après tout... les oeufs ne symbolisent-ils pas la vie et le renouveau ? Le lapin représente la fécondité, le lièvre était un symbole de résurrection et de renaissance... Le printemps est là... On revient enfin à la vie après les longs mois d'hiver... La nature renaît tranquillement.  Il est temps de souligner le printemps, et pourquoi pas... de festoyer en compagnie d'oeufs et lapins... ;)


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05 avril 2009

Le moment captif d'un dimanche - Entrelacement de chimères

B2

"Jamais les mots ne manquent aux idées ; ce sont les idées qui manquent aux mots" [Joseph Joubert]

C'est une rue très passante. Très achalandée. Toujours des gens... beaucoup de boutiques, beaucoup de terrasses, beaucoup de touristes et beaucoup de citadins.. Et périodiquement, la rue ajoute à sa panoplie d'éléments étranges... des objets éphémères. Par exemple, cette semaine, il y avait kiosques de ventes de rameaux... pour le dimanche des rameaux... parfois ce sont des livres... Et parfois ce sont des expositions de sculptures...

L'année dernière, un artiste a exposé plusieurs de ses oeuvres gigantesques... des sculptures de bronze, de cuivre... immenses et saisissantes !

Je marchais tranquillement. J'admirais innocemment les oeuvres exposées cruellement sur la rue. Exposées à tous... jour et nuit... les gens les touchaient, les observaient... librement... sans gardes pour les retenir...

Il y avait même des enfants qui s'amusaient à y grimper... peut-être pour mieux les comprendre. Pour réfléchir tranquillement... Car cette tête... seule dans son coin... avait peut-être besoin d'être comprise. Des idées pleins la tête... je la comprends... je l'avoue... Ces temps-ci... j'ai la tête pleine d'idées, pleine de rêves et pleine de cauchemars... qui tournent et tournent... sans jamais s'arrêter...

Et on tourne autour de ma tête. On se percute, on se bouscule, on s'emmèle... et on s'oublie parfois tout bonnement... Trop d'idées, trop de rêves... il faut choisir parmi cet entrelacement. Et on le fera... en temps et lieux !

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