10 mai 2009

Le moment captif d'un dimanche - Génération

"Au lieu d'instinct, ne vaudrait-il pas mieux parler d'une fabuleuse pression sociale pour la femme ne puisse Maternite2s'accomplir que dans la maternité?" (Elisabeth Badinter)

Une fois n'est pas coutume... cette photo n'a - de toute évidence - pas été prise par moi. On y voit ma mère, ses cousines et ses frères. J'aime bien cette photo. Et aujourd'hui, je m'en suis rappelé. Parce que c'est la fête des mères au Québec. Pas ici. En Espagne, c'était dimanche dernier.

Cette photo d'enfants de différents âges, ces sourires, cet immense carosse... me semble bien attendrissante.

La fête des mères... Ma mère était une merveilleuse mère. Mais je crois sincèrement qu'elle n'aurait peut-être pas dû être mère. Elle le fut car c'était naturel. Elle trouva l'amour. Elle se maria, mais elle aurait préféré simplement vivre avec mon père. Mais cela ne se faisait pas beaucoup à cet époque. Cela aurait blessé ses parents et les parents de mon père. Ils se sont donc mariés. Et l'enfant suivait nécessairement. Elle ne s'est pas vraiment posé la question. Et je suis née. Elle fut très heureuse. Et 6 ans plus tard, elle aima ma soeur. Elle nous offrit tout son amour. Elle nous éleva très bien. Elle prit soin de nous, nous fit rire, nous chicana, nous conseilla... elle fut une vraie mère... Mais je ne peux m'empêcher de rêver à ce que sa vie aurait été sans nous... et je me dis que toute femme n'est pas nécessairement une mère. Même si elle est une mère exceptionnelle.

Je ne crois pas être une mère. Comme la mienne, j'aime les enfants. Mais je ne crois pas que ce soit une obligation pour moi, pour une femme, d'avoir des enfants. C'est difficile à dire. Il y a tant d'amies qui ont des enfants. Et je les trouve merveilleuses. Je ne crois pas être de celles-ci. Et si ma mère était encore avec nous, je lui souhaiterais une joyeuse fête des mères, je lui dirais qu'elle est une mère formidable mais que je n'en serai probablement jamais une... 

"Cette possibilité que la maternité ne soit pas un don inné, qu'elle se contruise avec l'enfant dans le doute et la folie, dans le tâtonnement de la raison du plus aimant." (Marc Villerouge)

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03 mai 2009

Le moment captif d'un dimanche - Maternité

A39"Si tu ne veux pas que la cigogne vienne, tire en l'air" (Proverbe alsacien)

Dans le ciel de plusieurs paysages se rencontrent parfois de grands oiseaux blancs avec le bout des ailes noires. Leurs nids se trouvent toujours sur les plus hauts toits. Un couple uni pour la vie veille sur leurs oeufs et petits...

On ne les chasse que très rarement. Car tout le monde sait que les cigognes transportent les âmes des enfants à naître. Parfois on les charge même de porter tout l'enfant aux futurs parents.

Un jour, ma mère eut deux enfants. Et la cigogne lui a dit qu'elle n'avait pas le choix. Le premier par obligation sociale, le deuxième par accident. Elle aima tendrement ses deux enfants. Et elle les entoura de soins et d'amour, de moments tendres, de calins, de conseils. Elle essuya les larmes, chatouilla les pieds et chassa les monstres. Elle leva les bras en l'air plusieurs fois, exaspérée par les bétises de ses deux filles. Puis, elle les entourait de ses bras doux et les consolait tendrement. Elle ne regretta jamais ses maternités et elle garda toutes les cartes offertes à l'occasion de la fête des mères. Mais parfois, elle regardait le ciel et se questionnait sur les intentions secrètes des cigognes...

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26 avril 2009

Le moment captif d'un dimanche - Se perdre dans la couleur

"Un sentiment, c'est de la vie organisée selon nos rêves" [Jean-François Somain]B1

Vous savez parfois, il suffit d'un regard, d'un sourire... pour nous faire redécouvrir quelque chose qu'on ne voyait plus. Et que pourtant nous avait aussi émerveillé, il y a longtemps. Et qu'on faisait - on fait encore - découvrir à toute la visite qui vient à nos portes.

Un soir. Un vendredi, je crois. Ils partiront dimanche. Ce petit garçon que je ne vois pas souvent. Il a eu 10 ans lors de son séjour chez nous à Barcelone. Deux jours plus tard, il repartait à Montréal. Nous ne voyons, malheureusement pas souvent notre filleul...

Nous avons donc décidé de l'amener voir la "fontaine de couleur" comme je l'appelais quand j'avais son âge. La Fontaine magique de son vrai nom - francisé -. Elle existe depuis le 19 mai 1929 et elle a commencé à offrir ses premières couleurs lors de la grande Exposition Universelles. Carles Buigas l'a imaginé.... plus de 3000 ouvriers ont travaillé à sa construction... puis "Les Fontaines Magiques du MontJuic" ont commencé à coulé en 1929.

Les fontaines coulent - habituellement - toute la journée. Mais c'est le soir qu'elles s'emparent d'un peu de féerie et de magie et qu'elles s'affolent alors en mélangeant couleurs et sons. Les jets d'eau sont alors peints de couleurs et enveloppés de musique.

C'est un arrêt obligatoire à Barcelone... une pause unique et surnaturelle. Mais très achalandée ! Il y a des gens partout... par milliers. On avance avec difficulté... on trouve difficilement de la place... Nous avons cessé il y a longtemps de tenter aller voir ce spectacle... Sauf avec la visite... il faut bien alors faire l'effort.

Mais les yeux de mon neveu, son visage charmé, son sourire plus coloré que les fontaines... mon rappelé que les gens, les foules, le trajet, l'heure tardive... enfin tout ça, ce n'était pas vraiment important... On ne doit jamais oublié d'être émerveillé !!!

(oui, c'est mon petit neveu, sur la photo... il devait s'approcher pour voir et "sentir" - de ses mots - la couleur...)

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19 avril 2009

Le moment captif d'un dimanche - Jouer à la poupée

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Une petite fille devient une femme quand elle commence à dire du mal de ces poupées. (Patrick Sebastien)

Je ne sais pourquoi, tout comme cette triste citation, ces deux poupées, seules, dans leurs poussettes, m'ont légèrement bouleversée.

J'ai toujours trouvé ces paroles, désolantes... Une sorte de certitude perverse qui me semble horrible à dire. Je n'ai pas dit du mal de mes poupées quand je les ai rangées ou même données. Je les ai peut-être oubliées un peu. Mais je n'ai pas calomnié mes poupées.

Une petite promenade un samedi ensoleillé de février, sur le bord de la mer à Sitges. Beaucoup de passants profitaient de ces rayons familliers de février. Il fait toujours chaud en février, alors qu'il fait frais et nuageux en mars et avril... Donc, en février, les gens en profitent et déambulent paisiblement sur les promenades des bords de mers. Et les enfants s'amusent... dans le sable, sur le gazon, dans les parcs...

Et ils oublient... abandonnent leurs jouets sur la plage, leurs ballons sur le parterre, et leurs poupées sur la promenade.... Ces poupées m'ont semblé si seules, si perdues... On semblait les avoir sauvagement délaissées... pour courir vers d'autres horizons et d'autres activités plus intéressantes. J'ai tranquillement contourné les poussettes. J'ai regardé aux alentours à la recherches d'enfants... Il y en avait plusieurs. J'ai espéré silencieusement que ces petites poupées seraient retrouvées rapidement... que des enfants accouraient bientôt pour les prendre à nouveau dans leurs bras et leurs raconter leurs secrets.

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12 avril 2009

Le moment captif d'un dimanche - Quelques cocos à trouver

B3__2_"Est-ce que la maman d'un oeuf de Pâques c'est une poule en chocolat?" (Mots d'enfant)

Il y a toujours eu des oeufs de Pâques dans mes souvenirs. Ces oeufs que l'on décorait quelques jours avant Pâques. Bizarrement, je ne me souviens plus très bien ce qu'on en faisait exactement.

On devait les mettre dans la cuisine, je suppose. Ou peut-être dans un bol sur la table du salon. Une chose est certaine, il n'y avait pas d'oeufs cachés, pas de recherche, pas d'autres décorations. Il y avait bien sûr des lapins et des oeufs en chocolat, mais que le dimanche. Parfois, il y avait un animal en peluche... je me rappelle avoir reçu un lapin en peluche de couleur lilas pour aller dans ma chambre, un certain dimanche de Pâques... celui de ma soeur était jaune... histoire de rester dans les couleurs de nos chambres !

Il y a quelques semaines, nous avons fait un petit voyage en Alsace et en Forêt Noire en Allemagne. Et ils étaient partout ! Les oeufs et les lapins ! Sur les portes, dans les fenêtres, dans les arbres, dans les jardins, sur les perrons, dans les magasins... Des oeufs, des lapins, des poules, des fleurs et des couleurs partout autour de nous ! Et c'est bien joli !

Pâques ne signifie pas grand chose pour moi. À part quelques souvenirs de chocolat, de films bibliques à la télévision et de messes interminables. Et quelques images de printemps. Parfois, il faisait assez beau pour se mettre en souliers ! Aujourd'hui, je ne peux pas manger de chocolat, je ne vais plus à la messe et je connais les films par coeur... Il ne me reste que le printemps !!! Et les décorations colorées !

Après tout... les oeufs ne symbolisent-ils pas la vie et le renouveau ? Le lapin représente la fécondité, le lièvre était un symbole de résurrection et de renaissance... Le printemps est là... On revient enfin à la vie après les longs mois d'hiver... La nature renaît tranquillement.  Il est temps de souligner le printemps, et pourquoi pas... de festoyer en compagnie d'oeufs et lapins... ;)


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05 avril 2009

Le moment captif d'un dimanche - Entrelacement de chimères

B2

"Jamais les mots ne manquent aux idées ; ce sont les idées qui manquent aux mots" [Joseph Joubert]

C'est une rue très passante. Très achalandée. Toujours des gens... beaucoup de boutiques, beaucoup de terrasses, beaucoup de touristes et beaucoup de citadins.. Et périodiquement, la rue ajoute à sa panoplie d'éléments étranges... des objets éphémères. Par exemple, cette semaine, il y avait kiosques de ventes de rameaux... pour le dimanche des rameaux... parfois ce sont des livres... Et parfois ce sont des expositions de sculptures...

L'année dernière, un artiste a exposé plusieurs de ses oeuvres gigantesques... des sculptures de bronze, de cuivre... immenses et saisissantes !

Je marchais tranquillement. J'admirais innocemment les oeuvres exposées cruellement sur la rue. Exposées à tous... jour et nuit... les gens les touchaient, les observaient... librement... sans gardes pour les retenir...

Il y avait même des enfants qui s'amusaient à y grimper... peut-être pour mieux les comprendre. Pour réfléchir tranquillement... Car cette tête... seule dans son coin... avait peut-être besoin d'être comprise. Des idées pleins la tête... je la comprends... je l'avoue... Ces temps-ci... j'ai la tête pleine d'idées, pleine de rêves et pleine de cauchemars... qui tournent et tournent... sans jamais s'arrêter...

Et on tourne autour de ma tête. On se percute, on se bouscule, on s'emmèle... et on s'oublie parfois tout bonnement... Trop d'idées, trop de rêves... il faut choisir parmi cet entrelacement. Et on le fera... en temps et lieux !

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29 mars 2009

Le moment captif d'un dimanche - Goutte à goutte

J'avance dans l'hiver à force de printemps.  [Charles Joseph de Ligne]A4

On m'a dit que le printemps tardait à venir dans ce pays lointain qui était le mien. Qui fût le mien pendant plus de 30 ans. Je connais ces moments. Mars s'étire... on voit la date qui annonce le printemps s'installer et on se dit que ça y est... c'est le beau temps qui revient. Mais même si certains jours sont pleins de soleil et d'espoirs, le froid revient parfois faisant ironiquement fondre les promesses printanières.

Pourtant il est là, ce timide printemps. Il regarde tranquillement le paysage, examine la neige, la glace, le froid... il évalue, il étudie et s'approprie petit à petit chaque recoin. Il souffle doucement sur la glace, lui suggérant de s'effacer pour laisser place aux couleurs et à la vie qui attendent pour reprendre leur place, leurs droits...

Et puis, lentement, parfois sagement, parfois brutalement, il pousse le froid, étouffe la neige, et détruit les glaçons... goutte à goutte. Les gouttes s'aggripent désespérément. Mais elles coulent vers le sol pour se perdre et renaître.

Le printemps dans ce pays si près et si loin de moi est un moment exceptionnel. L'hiver... blanc, magnifique, gigantesque, envahissant et interminable... laisse doucement sa place à un printemps d'abord réservé puis exubérant...

Il faut toujours un hiver pour bercer un printemps.  [Anonyme]

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22 mars 2009

Le moment captif d'un dimanche - Le navire figé

Un bateau est une beauté et un mystère quelque soit l'endroit où on le voit.   [Harriet Beecher Stowe]

A37Nous avons souvent des amis, de la famille qui viennent nous rendre visite. Surtout pendant l'été. L'été dernier, nous avions notre filleul. Un gentil et turbulent garçonnet de 10 ans. Ce qui transforma légèrement nos déplacements habituels... Aux visites de musées, d'églises, de parcs se sont ajoutées des activités et des musées qui lui plairaient sûrement plus.

Le musée maritime - El Museu Marítim de Barcelona - faisait partie de notre tour officiel pour jeune garçon aimant les bateaux. Étrangement, nous n'avions jamais visité ce musée... et pourtant nous avons pratiquement vu (et plusieurs fois) la multitude de musées de Barcelone. Nous avons souvent marché le long des murs du musée maritime, nous avons même pris un cocktail dans les jardins pour les fêtes de la Saint-Jean du Bureau du Québec à Barcelone... mais bizarrement nous n'y sommes jamais entrés... Et pourtant ce musée est absolument et complètement magnifique et grandiose.

Des histoires, des archives, des maquettes, des photos, des souvenirs... de l'eau... la mer, l'océan, la rivière, le fleuve... du monde entier, de l'Espagne en particulier. Et surtout, des bateaux...

Dans une pièce immense de ce superbe édifice ancien, il prenait toute la place. La fameuse "Galera Real de Don Juan de Austria"... Et cette galère ne peut qu'étourdir le visiteur qui la contemple. Ce navire nous attend au détour d'un couloir et nous prend complètement par surprise. Immense. Figé. Il semble prisonnier d'une pièce de bois et de pierre. On le contourne... on en fait tout doucement le tour... on monte lentement sur la passerelle et on met les pieds sur le bateau. Et on essaie de comprendre, de sentir, de se rappeler... la mer. Le vent, le sel, le travail, la chaleur, le froid, la pluie, le soleil, les longs mois de solitude, et on ne peut qu'imaginer...

Il est là. Seul. Immense. Grandiose. Pour nous faire voir sa beauté. Pour nous faire imaginer ses mystères. Et on finit par espérer que la mer, tout près, viendra le récupérer un jour.

 

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15 mars 2009

Le moment captif d'un dimanche - Un soupir printanier

La fantaisie est un perpétuel printemps.   [Johann Friedrich von Schiller]A7

Petit village de la vallée de l'Ubaye couvert d'une fine trace de neige qui disparaît tranquillement et commence à permettre à la nature de renaître timidement.

Il fait encore froid dehors. Un froid délicat qui semble savoir qu'il quittera bientôt ses montagnes. Mais il lui reste encore quelques semaines. Et il s'amuse à geler le nez, les mains, les oreilles des promeneurs.

Dans la cuisine, le soleil réchauffe ce vase endimanché d'une branche fleurie. Branche dérobée lors d'une promenade sur un sentier de la Vallée. Les fleurs peinaient à trouver le soleil au milieu de la douce neige et du froid qui s'éternisent. Mais elles étaient prêtes à se battre pour annoncer le printemps qui arrivera dans quelques jours.

Aussi blanches que la neige qui enveloppait encore le sol, on aurait pu ne pas les voir. Mais le vent les agita et elles crièrent leur vie. Une main ne put s'empêcher de voler une branche remplie de cette vie printanière pour la poser dans sa maison. Sur la table, le printemps commence déjà.

Les fleurs du printemps sont les rêves de l'hiver racontés, le matin, à la table des anges.   [Khalil Gibran]

 

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08 mars 2009

Le moment captif d'un dimanche - Le moulin dort

A8Il y a des jours précis. On sait exactement où on veut aller. On ne sait pas trop pourquoi on veut aller à cet endroit précis. À part le fait, qu'il est tout près de l'endroit où on se trouve présentement.

Une petite ville agréable. Une auberge accueillante. Un livre nous guidant. Et puis, cette page me disant que tout près, il avait ce moulin. Comment ne pas y aller ? Car enfin. Il est tout de même nommé Moulin de Daudet, même si son vrai nom est Moulin Ribet ou encore Moulin Saint-Pierre. Il est vieux. Mais quand même jeune. On l'a construit en 1814, et il a alors travaillé avec ardeur pendant une centaine d'années. Il n'était pas seul. D'autres moulins existent près de Fontvieille. Et ils travaillaient tous ensemble pour les habitants de la région. Il n'était pas le premier moulin de la région. Mais il fut le premier à faire taire ses ailes. Il arrêta de tourner en 1915. Il cessa alors de vivre. On ne lui donna plus de blé. Il ne travailla plus la farine. Il ne travailla plus.

On ne peut affirmer avec certitude qu'Alphonse Daudet a vraiment habité le moulin comme on dit parfois, pour s'y recueillir, pour y écrire. On dit même qu'il n'y a jamais mis les pieds. Mais il l'a vu. Il l'a regardé. Et il a habité la région, il a écouté les habitants, il a écrit... Ses Lettres de mon moulin sont célèbres. Tout près, il y a même un musée au nom de l'auteur. Et on visite alors le moulin en pensant à Daudet. J'ai fait de même. Je me suis rappelé les contes de l'auteur.

Il faisait un soleil étourdissant. Et il faisait très chaud. Il fallait monter. Parmi les herbes folles. Les fleurs ensauvagées qui nous chatouillaient les jambes. Il était là. Silencieux. Calme. Il ne bougeait pas. Il ne parlait pas. Une brise parcourait ses ailes sans même les faire frémir. Il  me dit que les lettres de Daudet avaient encore beaucoup à me dire. Je fermai les eux et j'écoutai. Et petit à petit le vent se leva et, sans même un seul mouvement, les ailes du moulin se mirent à tourner.

Il faut faire tourner le moulin lorsque le vent souffle.  [Proverbe français]

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