22 mars 2009

Le moment captif d'un dimanche - Le navire figé

Un bateau est une beauté et un mystère quelque soit l'endroit où on le voit.   [Harriet Beecher Stowe]

A37Nous avons souvent des amis, de la famille qui viennent nous rendre visite. Surtout pendant l'été. L'été dernier, nous avions notre filleul. Un gentil et turbulent garçonnet de 10 ans. Ce qui transforma légèrement nos déplacements habituels... Aux visites de musées, d'églises, de parcs se sont ajoutées des activités et des musées qui lui plairaient sûrement plus.

Le musée maritime - El Museu Marítim de Barcelona - faisait partie de notre tour officiel pour jeune garçon aimant les bateaux. Étrangement, nous n'avions jamais visité ce musée... et pourtant nous avons pratiquement vu (et plusieurs fois) la multitude de musées de Barcelone. Nous avons souvent marché le long des murs du musée maritime, nous avons même pris un cocktail dans les jardins pour les fêtes de la Saint-Jean du Bureau du Québec à Barcelone... mais bizarrement nous n'y sommes jamais entrés... Et pourtant ce musée est absolument et complètement magnifique et grandiose.

Des histoires, des archives, des maquettes, des photos, des souvenirs... de l'eau... la mer, l'océan, la rivière, le fleuve... du monde entier, de l'Espagne en particulier. Et surtout, des bateaux...

Dans une pièce immense de ce superbe édifice ancien, il prenait toute la place. La fameuse "Galera Real de Don Juan de Austria"... Et cette galère ne peut qu'étourdir le visiteur qui la contemple. Ce navire nous attend au détour d'un couloir et nous prend complètement par surprise. Immense. Figé. Il semble prisonnier d'une pièce de bois et de pierre. On le contourne... on en fait tout doucement le tour... on monte lentement sur la passerelle et on met les pieds sur le bateau. Et on essaie de comprendre, de sentir, de se rappeler... la mer. Le vent, le sel, le travail, la chaleur, le froid, la pluie, le soleil, les longs mois de solitude, et on ne peut qu'imaginer...

Il est là. Seul. Immense. Grandiose. Pour nous faire voir sa beauté. Pour nous faire imaginer ses mystères. Et on finit par espérer que la mer, tout près, viendra le récupérer un jour.

 

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15 mars 2009

Le moment captif d'un dimanche - Un soupir printanier

La fantaisie est un perpétuel printemps.   [Johann Friedrich von Schiller]A7

Petit village de la vallée de l'Ubaye couvert d'une fine trace de neige qui disparaît tranquillement et commence à permettre à la nature de renaître timidement.

Il fait encore froid dehors. Un froid délicat qui semble savoir qu'il quittera bientôt ses montagnes. Mais il lui reste encore quelques semaines. Et il s'amuse à geler le nez, les mains, les oreilles des promeneurs.

Dans la cuisine, le soleil réchauffe ce vase endimanché d'une branche fleurie. Branche dérobée lors d'une promenade sur un sentier de la Vallée. Les fleurs peinaient à trouver le soleil au milieu de la douce neige et du froid qui s'éternisent. Mais elles étaient prêtes à se battre pour annoncer le printemps qui arrivera dans quelques jours.

Aussi blanches que la neige qui enveloppait encore le sol, on aurait pu ne pas les voir. Mais le vent les agita et elles crièrent leur vie. Une main ne put s'empêcher de voler une branche remplie de cette vie printanière pour la poser dans sa maison. Sur la table, le printemps commence déjà.

Les fleurs du printemps sont les rêves de l'hiver racontés, le matin, à la table des anges.   [Khalil Gibran]

 

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08 mars 2009

Le moment captif d'un dimanche - Le moulin dort

A8Il y a des jours précis. On sait exactement où on veut aller. On ne sait pas trop pourquoi on veut aller à cet endroit précis. À part le fait, qu'il est tout près de l'endroit où on se trouve présentement.

Une petite ville agréable. Une auberge accueillante. Un livre nous guidant. Et puis, cette page me disant que tout près, il avait ce moulin. Comment ne pas y aller ? Car enfin. Il est tout de même nommé Moulin de Daudet, même si son vrai nom est Moulin Ribet ou encore Moulin Saint-Pierre. Il est vieux. Mais quand même jeune. On l'a construit en 1814, et il a alors travaillé avec ardeur pendant une centaine d'années. Il n'était pas seul. D'autres moulins existent près de Fontvieille. Et ils travaillaient tous ensemble pour les habitants de la région. Il n'était pas le premier moulin de la région. Mais il fut le premier à faire taire ses ailes. Il arrêta de tourner en 1915. Il cessa alors de vivre. On ne lui donna plus de blé. Il ne travailla plus la farine. Il ne travailla plus.

On ne peut affirmer avec certitude qu'Alphonse Daudet a vraiment habité le moulin comme on dit parfois, pour s'y recueillir, pour y écrire. On dit même qu'il n'y a jamais mis les pieds. Mais il l'a vu. Il l'a regardé. Et il a habité la région, il a écouté les habitants, il a écrit... Ses Lettres de mon moulin sont célèbres. Tout près, il y a même un musée au nom de l'auteur. Et on visite alors le moulin en pensant à Daudet. J'ai fait de même. Je me suis rappelé les contes de l'auteur.

Il faisait un soleil étourdissant. Et il faisait très chaud. Il fallait monter. Parmi les herbes folles. Les fleurs ensauvagées qui nous chatouillaient les jambes. Il était là. Silencieux. Calme. Il ne bougeait pas. Il ne parlait pas. Une brise parcourait ses ailes sans même les faire frémir. Il  me dit que les lettres de Daudet avaient encore beaucoup à me dire. Je fermai les eux et j'écoutai. Et petit à petit le vent se leva et, sans même un seul mouvement, les ailes du moulin se mirent à tourner.

Il faut faire tourner le moulin lorsque le vent souffle.  [Proverbe français]

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01 mars 2009

Le moment captif d'un dimanche - Le garde oublié

A6Les secrets ne sont bien cachés que s'ils ont un seul gardien.   [Abu Shakour]


Le voyez-vous, parmi les branchailles et les feuilles ? Les couleurs de son habillement se mélangeant avec les couleurs tapissant le sol, on peut ne pas le remarquer.


Et pourtant il est là. Il garde le jardin. Comme ses ancêtres depuis des millénaires. Il se rappelle ses ancêtres. Les faunes, les sylvains qui gardaient fièrement les territoires des Grecs et des Romains qui leur en faisaient humblement la demande. On leur élevait des autels et ils protégeaient le sol et veillaient à la santé du jardin. Ils étaient les gardiens de la terre et de ses secrets. On les honorait, on les remerciait, on avait besoin de leur protection.


Il se rappelle ses ancêtres germaniques, scandinaves, turques... puis leur longue migrations dans les jardins anglais et français... Son histoire est ancienne et noble et il est fier de ses racines !


Mais aujourd'hui, il se sent triste. Il continue de garder mais on l'a oublié. On ne le voit pas vraiment. On oublie de le remercier pour son travail. On rit parfois de lui, on l'enlève même parfois croyant qu'il n'a pas de raison d'être dans ces jardins. Et pourtant, il sourit et continue de garder.


Il sait qu'il doit protéger le sol. Il est responsable de la vie et des secrets de son jardin et il ne faillira pas à sa tâche. Il sait qu'il détient le secret de la vie, le secret de l'imaginaire... Et il garde les secrets, il garde le sol, et il garde sa tristesse pour lui. Il sait qu'il existe des gens qui honorent encore leurs protecteurs. Et peut-être qu'un jour, on pensera à lui faire un sourire et à le remercier... Peut-être.


Chacun de nous n'est-il pas le gardien vigilant de sa propre tristesse ?  [Andrée Maillet]


Note: Si les nains de jardins intéressent ;) : une étude et une passion. Ainsi que des kidnappeurs.

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22 février 2009

Le moment captif d'un dimanche - Rêverie marine

A9

La réflexion est une sotte habitude humaine, le fruit d'une conscience coupable. La liberté animale consiste à vivre l'instant présent. [Théodore Roszak]

Un ciel mécontent. Un vent étourdissant. Des vagues bouleversantes. Une plage déserte.

La plage de San Sebastian est habituée à une mer coléreuse. Elle se laisse alors envahir par un vacarme étrangement silencieux. Peu de gens s'aventurent alors sur le sable. Parfois un promeneur solitaire. Des gens qui comme moi aiment espionner les vagues perpétuellement fragiles et puissantes.

En cette journée, il n'y avait que moi sur ce bout de plage. Quelques minutes avant un rendez-vous important. Mon regard perdu dans le gris et le blanc. Ma pensée accaparée par les moments à venir avec quelques dérapages sur les futilités de ma vie, mon passé, mon présent, mon futur... enfin toutes ses idées qui nous assaillent sans cesse.

Et puis, je n'ai plus été seule. Je ne l'ai pas vu arriver. Un moment mon regard était dans les vagues, et ensuite il apercevait ce chien solitaire. Tranquillement assis sur le sable, face à la mer, le regard aussi perdu dans les vagues. Tout petit sur cette immense plage déserte. Est-ce qu'il rêvait comme moi ? Est-ce qu'il réfléchissait à sa vie ? Ou vivait-t-il simplement le moment présent ?

Je ne pus m'empêcher de croire qu'il contemplait comme moi la mer et rêvait tout simplement... se questionnant sur la mer, sur le passé, sur le présent, sur le futur, sur la vie, sur sa vie...

Savoir, penser, rêver. Tout est là.   [Victor Hugo] 

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15 février 2009

Le moment captif d'un dimanche - Mon manège à moi

Il est des animaux qui ne se lassent jamais d'entendre de la musique. Par exemple les chevaux de bois.   [Pierre Doris]

A6

Un mois de mai pluvieux. Nuageux. Peu importe. La mer demeure somptueuse. Parfois, nous l'observons de Barcelone, parfois nous filons sur la route pour la retrouver plus loin.


Sur les routes tortueuses de la Costa Brava, nous nous sauvons parfois jusqu'à la frontière. Et de l'autre côté de la frontière, tout près, il y a ce joli petit village, Banyuls-sur-Mer. Quand le temps nous le permet, quand le chemin nous concède ce détour ou parfois pour le simple plaisir de l'effleurer d'un arrêt rapide, nous flânons dans le port de Banyuls...


L'été, la promenade est souvent envahie de gens qui, comme nous, flânent en regardant les bateaux, en prenant une glace ou un croque-monsieur. Mais en ce dimanche pluvieux d'un mois de mai nuageux, il n'y avait que des oiseaux.


Les cris des oiseaux envahissaient chaque coin. Nos pas nous amenèrent tranquillement vers l'autre côté de la promenade. Isolée, calme. Personne sauf nous. Sans oublier les oiseaux... Et quelques chevaux de bois, silencieux. Immobiles. Nous observant de leurs yeux figés. Attendant que la musique commence. Mais il n'y avait que les cris des oiseaux, que le bruit des vagues sur la plage tout près.


J'aurais voulu pouvoir les aider à courir. Trouver le mécanisme qui leur permettrait de tourner, qui allumerait les lumières, qui laisserait la musique couvrir les oiseaux et la mer. Les réveiller de ce sommeil de pluie. Et peut-être même les voir s'évader comme dans mes rêves d'enfant alors que je regardais les chevaux de bois de Mary Poppins. Et que je croyais que mon carrousel libérerait un jour ses chevaux pour que je puisse moi aussi m'envoler. Ces chevaux dormants doucement semblaient me demander de les laisser courir sur la plage. Mais j'étais impuissante. Je ne pouvais même pas les faire tourner. J'ai caressé leur museau et chuchoté à leur oreille mes rêves de fillette. Ils m'ont répondu, et je garde précieusement leurs secrets.


You don't really understand human nature unless you know why a child on a merry-go-round will wave at his parents every time around - and why his parents will always wave back. [William D. Tammeus]


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08 février 2009

Le moment captif d'un dimanche - Un soleil à la fenêtre

Le soleil accepte bien de passer par de petites fenêtres.   [Frederik van Eeden]A5

Conjugaison.Ils croient, vous croyez, il croit et tu crois.Je ne crois pas.

Ce qui ne m'empêche pas de toujours entrer, toute petite, dans ces lieux silencieux. Divinité, démiurge. Je ne vois que dispersion d'illuminations lyriques. Pour être honnête j'y vois aussi l'acquisition d'une croyance fictionnelle qui empêche l'autonomie émotionnelle. Mais ce n'est pas le moment qui fut capturé.


La veille, il y avait eu tempête. Un cyclone en fait. Et nous étions en voyage justement dans une de ces régions... l'Aquitaine. Mer déchaînée, arbres fous, vents et pluies... Mais le lendemain, le ciel bleu et le soleil envahissaient les paysages; ils voulaient se réapproprier la nature.


Un long retour vers Barcelone. Un arrêt de temps en temps. Pour observer ces lieux si délicieux que peut-être nous ne reverrions pas. Quelques pas dans ce petit village coquet. Je ne peux qu'ouvrir la porte de cette église. Modeste mais grandiose. Remplie des espoirs et désespoirs de ces fidèles. J'entre doucement. Il n'y a personne. Que le silence et le soleil.

Un soleil qui semblait conquérir les lieux. Il proclamait son droit d'envoyer ses rayons accaparer les bancs inoccupés. Et je peux que voir ces rayons se transformer en plaintes, en rires, en hurlements silencieux, en sanglots, en sourires... Ces bruissements extérieurs envahissant ces lieux intimes et froids.


Le Soleil extérieur a soif du soleil intérieur.   [Jakob Böhme]

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01 février 2009

Le moment captif d'un dimanche - La petite bicyclette

L'enfance est ce que le monde abandonne pour continuer d'être monde.   [Christian Bobin]A3

Le balcon de ma voisine. Plus grand que le mien. Laissé à l'abandon. Elle n'y va qu'une ou deux fois par année. Une vieille table en fer forgé blanc et quatre chaises, toutes rouillées. Quelques pots et bacs à fleurs. Abandonnés eux aussi. Dans ces pots et bacs poussent librement des cactus, des géraniums, des mauvaises herbes qui viennent de on ne sait trop où, amenées par le vent. Il y a chaque année des graines de mes plantes grimpantes qui tombent dans ces pots et qui réussissent à grandir... Sans eau, sauf celle de la pluie, sans soin, sans engrais.... Certains cactus sont si grand qu'ils pointent le nez sur mon balcon. Je les laisse faire.

Il y a trois ans, au début novembre, la voisine est sortie sur son balcon et a posé dans le coin, sur ces bacs abandonnés, une petite bicyclette. Bien enveloppée dans du plastique. Petite bicyclette d'enfant entreposée pour l'hiver, je me suis dis. Pourtant au printemps, la petite bicyclette demeura sur le balcon. Les mois ont passés. Le vent, la pluie, les orages, les plantes folles et sauvages, ont peu à peu fait tombé le plastique qui la protégeait.

Et la rouille est venue l'envahir, comme elle a envahi la table et les chaises. Et les plantes ont commencé à reprendre l'espace occupé par la petite bicyclette. Les tiges l'entourant, l'emprisonnant tout doucement... La bicyclette n'a plus quitté le balcon. Abandonnée elle aussi. L'enfant qui la conduisait fougeusement avant, devenu sûrement trop grand. Et la petite bicyclette toute seule, négligée, résignée, fait maintenant partie de ce balcon déserté. S'ennuie-t-elle de l'enfant qui l'avait pourtant aimée mais qui l'a oubliée ? Songe-t-elle aux courses folles qu'elle faisait il n'y a pas si longtemps ?

Elle semble triste mais pourtant, elle me semble aujourd'hui parfaitement s'intégrer dans cet environnement sauvage. Les fleurs de géranium la caressent délicatement, les cactus la protègent des intempéries, les tiges l'enlacent calmement...

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25 janvier 2009

Le moment captif d'un dimanche - Une certaine dame

1AIl y a des pluies de printemps délicieuses où le ciel a l'air de pleurer de joie. [Jean-Paul Toulet]

Et pourtant ici, malgré le parapluie - mais peut-être est-ce une ombrelle - de la jeune dame, le soleil nous criait de rire aux éclats.

Lors d'une promenade dans ce minuscule village médiéval non loin de la Costa Brava, au nom si catalan de Pals, nous nous sommes arrêtés devant cette grille.

De douces courbes de fer légèrement rouillées nous empêchèrent d'aller plus loin. Mais ne nous empêchèrent pas de capturer cette gracieuse dame au parapluie illuminée d'un soleil éblouissant d'avril.

Elle nous a semblé si loin. Impossible de la toucher, de voir ce qu'elle semble chercher sur le sol. Entourée d'un tranquille vert chatoyant, elle n'arrivera probablement jamais jusqu'à la grille. Éternellement cachée sous ce parapluie - mais peut-être est-ce une ombrelle - elle nous soupire des souvenirs de pluies et de soleils passés.

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18 janvier 2009

Le moment captif d'un dimanche

"On photographie les objets pour les chasser de son esprit."  Franz Kafka


"La mémoire ne filme pas, la mémoire photographie."  Milan Kundera


Moment1J'aime prendre des photographies. Depuis toujours. Mais évidemment, ce ne fut jamais qu'un passe-temps. Je n'aurais même pas pu imaginer autre chose.


Et bien sûr, il y a quelques années... pas si longtemps en fait. Prendre des photos étaient "importants". On prenait des photos des moments importants. Des événements. Des voyages. Parfois des moments futiles... mais rarement. Et quand on allait faire développer nos photos... les erreurs, les photos sous ou sur exposées, les "mauvaises" photos... étaient de tristes échecs. Sur 24 photos, quand seulement 21 photos étaient dévoloppées, et que sur ces 21 photos, 3 n'étaient pas très bien... on soupirait... tristes.


Mais le numérique a changé beaucoup de chose pour moi. Pour beaucoup de gens. Des essais, des erreurs... on efface. On prend une photographie de choses qu'on aurait pas osé prendre auparavant. Et on prend 10 poses d'un même monument, d'un même objet, d'un même sourire... sans culpabiliser, sans avoir peur...


Et pour moi, cela a changé vraiment beaucoup de chose... j'aime arrêter, saisir le moment, le soupir, la brise... regarder le ciel se transformer... saisir la fleur qui remue doucement... capter le silence de l'objet... la plainte du monument...


Et je me promène et attrape tous les moments que je peux saisir. Et parfois, j'ai envie de le raconter... je crois que je vais commencer à emprisonner ces moments et à vous les présenter. Pourquoi pas...


"A mon avis, vous ne pouvez pas dire que vous avez vu quelque chose à fond si vous n'en avez pas pris une photographie." Emile Zola

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