14 septembre 2014

Moment captif d'un dimanche : monde souterrain

2014-09-14"Suddenly I stop -- but i know it's too late -- I'm lost in a forest - all alone" [The Cure]

Je marche dans la forêt. Je suis un chemin. Le même que d'habitude. J'ai emprunté ce chemin des dizaine de fois. Je le connais par coeur. Chaque arbre, chaque racine, chaque pierre. Je connais bien cette partie de la forêt. Les pins qui s'attroupent là-bas ; le ruisseau qu'on entend mais qu'on ne voit pas du chemin ; le grand bouleau qui semble sur le point de tomber ; les champignons qui se multiplient à cette époque de l'année ; les petites fleurs qui réussisent à saisir quelques rayons de soleil qui se faufilent entre les branches ; le chant des oiseaux et le cri des insectes.

Et puis, un bruit inattendu. Derrière moi. Je me retourne mais je ne vois rien. Je continue à marcher. Une branche a craqué. Je me retourne vivement et je vois un mouvement du coin de l'oeil. Je ne peux m'empêcher de suivre le mouvement que je vois à peine. Un bruissement de feuille, un frisson du vent sur ma peau. Je poursuis quelques craquements de branches à peine audibles. Puis, il n'y a plus que le silence. La forêt semble s'être s'immobilisée.

Je soupire et décide de revenir sur mes pas pour retourner sur le chemin. Je ne reconnais plus rien. Je me fige. Je suis perdue. Je suis seule. Je ne sais plus que faire. Je ne connais que mon chemin. Je ne sais rien des forêts.

Je m'assois sur un tronc d'arbre. Et je la vois pour la première fois. Pourtant elle était devant moi. Je sais que je n'ai qu'à fermer les yeux pour y entrer. Je suis trop grande, il est certain, mais je sais que je peux m'y engouffrer. Je n'ai qu'à y croire. Je pourrai alors franchir le seuil et suivre un chemin inconnu, inhabituel. Je sais qu'à l'intérieur il a tant de choses que j'ignore encore et que j'ai un peu peur de découvrir. Je ferme les yeux et j'entre dans un monde inexploré.

"Un antre, une tanière, où il fait bon de s'ensauvager toute une journée." [Frères Goncourt]

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07 septembre 2014

Moment captif d'un dimanche : s'immobiliser

DSC_1870"Le Temps est l'image mobile de l'éternité immobile." [Platon]

Il est parfois nécessaire de s'immobiliser pour pouvoir avancer. Ce qui peut s'avérer très difficile pour ceux qui aiment bouger.

On regarde par la fenêtre et on a l'impression de piétiner sur place. Et même parfois d'être carrément pétrifier dans une position trop confortable.

C'est qu'on était habitué d'aller et venir. Se lever, danser, marcher, partir, voyager, revenir, s'agiter, se déplacer. Ce n'est pas qu'on n'était pas capable de se reposer un peu et même de végéter à l'occasion. Mais cela ne durait que le temps nécessaire pour retrouver l'envie de naviguer sur les routes de la vie.

Le temps passe et les épisodes de nos vies sont parfois bien différents. Les rêves se transforment. Ils demandent parfois de ralentir pour pouvoir les façonner à notre convenance. On ne bouge plus comme avant. Mais on bouge tout de même. Il suffit d'être patient et d'attendre tranquillement les moments plus rares où nos pieds s'évadent. Ils n'en sont que plus précieux.

"Attendre c'est être entre l'immobilité et l'espoir." [Pauline Michel]

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08 juin 2014

Le moment captif d'un dimanche : miroiter les années

DSC_9573"Le plus souvent nous ne pensons pas, nous réfléchissons ; nous reflétons ce qui nous arrive sans le transformer ni le comprendre." [Jean-Luc Marion]

Je suis debout devant l'eau. J'essaie de comprendre ce que je vois. J'ai de la difficulté à distinguer les branches réelles des branches qui ne sont une illusion, un simple reflet.

Mes yeux ne comprennent pas. Sous l'eau semblent flotter des branches fantômatiques. Certaines semblent vouloir s'étirer vers le ciel. D'autres ne sont pas réellement là, elles se trouvent déjà au ciel. Certaines encore se penchent dangereusement pour rejoindre celles qui sont prisonnières de l'eau.

Si je regarde attentivement, je crois comprendre cette danse tranquille. Mais je m'égare et j'oublie ces pensées silencieuses. Je suis troublée. Je me sens trouble. Pourtant l'eau semble si imperturbable. C'est une illusion, je le sais. L'eau claire est en mouvement continuel.

Aujourd'hui, je suis debout devant l'eau. Je regarde une multitude de branches réelles et imaginées. Je vois des rides sur l'eau, des rides sur les branches. Je me penche un peu. Je vois alors aussi des rides sur ma peau. Je suis tranquille. Je suis sereine. J'ai vieilli d'une année aujourd'hui.

"Si la tranquillité de l'eau permet de refléter les choses, que ne peut la tranquillité de l'esprit?" [Tchouang Tseu]

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25 mai 2014

Le moment captif d'un dimanche : tiens la porte

DSC_3946"Il faut qu'une porte soit ouverte ou fermée." [Proverbe français]

Tiens la porte, je dois passer. Ferme la porte, il y a un courant d'air. Ouvre la porte, il y a des secrets à découvrir. Tu as la clef ? Moi non plus. Il faut la trouver. Et quand la porte n'est ni ouverte ni fermée que doit-on faire ?

Ces portes sont vieilles. Elles gardent des souvenirs ancestraux. Ce sont de fausses vieilles portes peut-être. Car les souvenirs sont immortels, intemporels, accidentels. Les vrais souvenirs sont invisibles. Et parfois si volatiles qu'ils résistent aux rêves.

Une porte, mille portes. Je ne vois pas ce que vous voyez. Je me trouve dans un enclos fait de portes immuables, implacables, intangibles. Comment ouvrir une porte faisant partie d'une muraille de portes ? Ce mur de portes, ce portail emmuré, énumère mes fantasmes encerclés ; ordures de mes cauchemars mais aussi jardins de mes espoirs insaisissables.

"La porte de l'invisible doit être visible." [René Daumal]

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11 mai 2014

Le moment captif d'un dimanche : transmission

2014-01d

"On a du mal à croire qu'il fut une époque où l'on transmettait vêtements et musique à nous enfants." [Doug Larson]

Il y a quelques jours, une collègue est venue à la bibliothèque, nous présenter son petit bébé qui a à peine 1 mois. Le bébé était magnifique. Tout minuscule et si doux. Ses petits yeux fermés. Tout mignon quoi.

Quand elle fut partie, une autre collègue me regarde et me demande avec un sourire : "tu as combien d'enfants ?" L'éternelle question et l'éternel questionnement sur le visage lorsque je dis que je n'ai pas d'enfant. J'ai 42 ans. Alors, on me regarde un peu comme si je venais d'une autre planète. Certaines personnes prennent alors un air oscillant entre la stupéfaction, la pitié, l'incompréhension et l'encouragement et demandent : "est-ce que tu en veux ?"

Que répondre ? Dire tout simplement la vérité les bouleverse encore plus. Non, je ne veux pas d'enfants. Je ne suis pas une mère dans l'âme. J'aime beaucoup les enfants, mais je n'en veux pas.

Je n'aurai donc pas d'éternité, je ne transmettrai rien à mes enfants. Il n'y aura personne pour dire, "ma mère a vécu ceci et ma grand-mère a fait cela." À ma mort, le souvenir de mon existence disparaîtra avec moi. Il vivra un peu avec PisTout, soeurette, quelques cousins et amis. Peut-être mon filleul se rappelera quelques moments pendant un certain temps, puis je disparaîtrai complètement.

J'ai déjà dit ici et ici que ma mère n'aurait pas dû être mère. Ce qui ne veut pas dire qu'elle ne fut pas une bonne mère. Elle fut merveilleuse. Et je ne suis pas mère. Ce qui ne veut pas dire que je ne suis pas maternelle à mes heures. Je ne suis simplement pas une mère. Et je ne veux pas être une mère. Mais ça, c'est trop difficile à expliquer quand on me demande pourquoi je n'ai pas d'enfants ou si je veux des enfants. Et beaucoup trop difficile à comprendre. On préfèrerait encore que je dise que je ne peux pas en avoir, au moins on pourrait compatir et afficher un air triste.

"Mais que vas-tu faire quand tu seras vieille", me demande-t-on souvent. M'arranger toute seule, je suppose. Je n'aurai pas d'enfants dans l'unique but qu'ils s'occupent de moi plus tard. Je vois parfois la déception dans les yeux de mon père, de mes beaux-parents ou de quelques oncles et tantes. Pas de petits-enfants ou de neveux pour s'amuser. J'ai parfois l'impression que je dois me justifier ou me sentir coupable. Bien que je suis pas trop certaine de savoir pourquoi... Est-on vraiment obligé d'avoir des enfants ? Doit-on obligatoirement transmettre ses gènes ?

"Nos enfants, c'est notre éternité." [Robert Debré]

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27 avril 2014

Le moment captif d'un dimanche : défilé

2014-04-20"Même quand l'oiseau marche on sent qu'il a des ailes." [Antoine Marin Lemierre]

Je les entends... chutttt... nous devons être complètement silencieux si on veut les entendre. De jolis gazouillis et quelques piaillements. Une belle petite famille: papa, maman et dix petits oisillons. Ils semblent figés mais bientôt ils s'envoleront.

Ils attendent le bon moment. Il faut que tous ces petits oisillons soient prêts à quitter la sécurité de l'étagère. Ils sont un peu hésitants, mais ils savent qu'ils doivent se lancer. Malgré la petite boule de nervosité dans le creux de leur estomac, ils sont joyeux, ils rigolent. Ils ont une chanson dans le coeur. Ils veulent chanter et ils veulent voler. C'est le début de leur vie. Ils quitteront bientôt leurs parents. Mais pas tout de suite. Ils ne sont pas encore tout à fait prêt à s'élancer dans le vide. Alors ils gazouillent et piaillent gaiement. 

"Chante-la ta chanson -- La chanson de ton cœur --La chanson de ta vie -- Chante-la ta chanson -- L´oiseau le fait -- Le vent le fait -- L´enfant le fait aussi" [Jean Lapointe]2014-04-20b

Petite note... Ces jolis oiseaux colorés se trouvaient sur une tablette dans un magasin d'antiquités, je crois. Ou alors dans un magasin général dans un petit village. Je ne me souviens plus exactement. Ils sont un peu kitsch, je sais bien mais tellement mignons. Et puis, ils m'ont rappelé mon petit oiseau bleu et jaune qui un jour a disparu de ma vie pour s'envoler je ne sais trop où... J'imagine qu'il a suivi la chanson de sa vie, la chanson de son coeur...

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20 avril 2014

Le moment captif d'un dimanche : oublier le temps

SAM_0356"I'm late / I'm late / For a very important date / No time to say "Hello, Goodbye" / I'm late, I'm late, I'm late." [White Rabbit, Lewis Carroll]

Mais je ne suis jamais en retard quand il s'agit de lapins, de printemps  ou de Pâques. Comme je ne saurais être en retard pour Noël, Halloween, St-Valentin... Je sais quand décorer et mes lapins sortent de leurs boîtes au moins un mois avant ladite fête que je ne fête pas soit dit en passant. Mais est-ce important ?

 

Je décore donc je fête. Je décore donc je suis. Ouf. Vraiment ? Peut-être bien. Les lapins envahissent, comme à chaque année, chaque coin de ma maison. Quelques poules, quelques oeufs, quelques poussins, mais surtout pleins de lapins.

Et puis cet après-midi, notre lapin sauvage a fait sa première apparition dans ma cour. Donc mes lapins intérieurs se sentent moins seuls. Ils savent que leur roi est au rendez-vous. Je dis n'importe quoi, je le sais, je divague et je fais des fantaisies. Mais n'est-ce pas le but de toutes ces décorations ? Vivre pendant quelques jours, quelques semaines dans un décor fantaisiste, fantastique... Et le temps n'existe plus dans cet univers. On n'est jamais en retard, jamais aujourd'hui, toujours hier ou demain, toujours dans un univers sans boussole, sans horloge...

"La fantaisie est un perpétuel printemps." [Jphann Wolfgang von Schiller]

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30 mars 2014

Le moment captif d'un dimanche : Font des flic(que), flac(que)

2014-03-30"La mer c'est dégueulasse, les poissons baisent dedans." [Renaud]

Ne sont-ils pas magnifiques, ces poissons ? J'aime beaucoup les poissons. Et tout ce qui vie dans les mers, les océans, les lacs, les rivières,... dans l'eau. J'adore aller dans les aquariums et voir tous ces différents poissons. Je les trouve fascinants. Je peux passer des heures à les observer.

Je n'ai pas d'aquarium chez moi et je ne suis pas certaine que j'aurais la patience pour vraiment m'en occuper. Car il faut beaucoup de temps, de patience et d'amour pour bien s'occuper d'un aquarium et s'assurer de son équilibre.

La mer me fascine et j'ai même pensé, il y a très longtemps, étudier en biologie marine. La diversité de la vie est incroyable. Et on ignore encore tant de choses sur cette vie. Dans les profondeurs des étangs, des rivières, des lacs, des mers, des océans... encore tant d'inconnus et de mystères.

Et c'est ce qui fait que j'ai une peur bleue de mettre un pied dans l'eau. C'est sombre, mystérieux et pleins de poissons qui gigotent et qu'on ne voit pas !

"Les poissons gigotent -- Les poissons barbotent -- Les poissons vivent dans l'eau." [Cannelle et Pruneau, Passe-Partout]

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23 mars 2014

Le moment captif d'un dimanche : itinéraire

2014-03-09"La mémoire, c'est comme une valise. On met toujours dedans des choses qui ne servent à rien." [Walter Prévost]

Des objets trouvés et rassemblés. Une valise inconnue dans une vente de garage sur le terrain d'une église anglicane à quelques coins de rues. Un ourson d'une jolie boutique d'un petit village alsacien. Un livre d'un antiquaire du Vermont. Une chaise, qui a une jumelle dans une autre pièce, d'un antiquaire des Cantons de l'Est.

La valise renferme des souvenirs qui me sont inconnus. Elle garde ses secrets. Et m'oblige à imaginer des voyages mystérieux. Qu'a-t-on mis dans cette petite valise bleue. Elle me rappelle de vieilles valises qu'utilisaient mes parents. C'était bien avant les valises à roulettes. Une époque où il fallait tenir sa valise dans sa main. Ou à deux mains quand elle était trop lourde. On n'y mettait que les choses essentielles. Est-ce que j'oublie quelque chose ? Ai-je tout mis mes souvenirs dans ma valise ?

Je m'assois sur la chaise. Elle est vieille. Va-t-elle supporter mon poids ? C'est que je suis pleine de souvenirs. Ma mémoire n'en peut plus. Elle me dit d'oublier certaines choses. Je lui offre de ne rien oublier mais de mettre mes souvenirs de voyages dans la petite valise. Ils seront bien au chaud. Ils s'y sentiront chez eux. Et ils seront protégés par petite dame ourson. Elle est féroce, la dame. Elle gardera les souvenirs de mes voyages. Elle sera vigilante. Sa seule distraction sera la lecture de cet énorme livre. Une page à la fois. Pour qu'elle voyage un peu elle aussi. Ne dit-on pas que sur une chaise avec un bon livre, on peut faire mille voyages ?

"À quoi bon bouger, quand on peut voyager si magnifiquement dans une chaise ?" [Joris Karl Huysmans]

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16 mars 2014

Le moment captif d'un dimanche : hors saison

2014-09-13«Now when you pick a pawpaw -- Or a prickly pear -- And you prick a raw paw -- Next time beware -- Don't pick the prickly pear by the paw -- When you pick a pear -- Try to use the claw» [Jungle Book]

À l’épicerie, on en trouve ici presque toute l’année. Mais je sais bien que la récole, normalement, se fait de septembre à décembre. Du moins en Espagne. Ailleurs, je ne sais pas, il faudrait que je fasse quelques recherches.

Mais quand je les passe dans leur étalage de mon épicerie, je ne peux que sourire. C’est que je me souviens. Je me souviens la première fois que j'ai vu ces fruits rougeâtres. En fait, je n'en croyais pas mes yeux. Déjà, qu'il y ait des cactus à Barcelone m'émerveillait, mais qu'en plus, ceux-ci produisaient ces boules rouges que je n'avais vu que dans les épiceries, alors là, ça m'a complètement époustouflée ! Il y a des fruits ou des légumes comme ça, qu'on a toujours vu que sur un étalage de commerçant. Je me souviens encore de la première fois que j'ai vu des oranges, des citrons ou des poires dans un arbre. Quelle surprise !

Mais ces fruits de cactus m'apparaissent encore plus étranges qu'une orange ou un citron. Ces bizarres de fruits rouges tout pleins de points noirs - qui bien sûr se trouvent à l'endroit où on a enlevé les épines. Et puis, c'est aussi dans ces moments-là qu'on s'aperçoit de toute l'étendue de notre ignorance. Et du peu de curiosité qu'on a parfois ! Car bien que je voyais dans les épiceries ces fruits à points noirs - je le répète car c'est ce que je voyais - je ne me suis jamais questionnée sur leur provenance. Alors de découvrir qu'ils poussaient sur des cactus, qu'ils avaient des épines (et non seulement des points noirs), et qu'il y en avait un peu partout en Espagne, et bien disons que ça m'a un peu traumatisée ! Et puis, disons aussi que le fait qu'il y en avait partout, poussant à l'état sauvage, sur le bord des autoroutes même, alors qu'à l'épicerie ils les vendaient un prix de fou, alors ça, ça m'a fait bien rire.

Je ne me souvenais pas du nom qu'on leur donnaient dans les épiceries, alors j'ai cherché un peu. J'ai rapidement trouvé le nom de "figue de barbarie". J'ai trouvé cela sympathique et cela a bien éveillé quelques vagues souvenirs. J'ai trouvé aussi le nom de "poires de cactus". Et je me suis sentie un peu triste pour ce pauvre opontia dont les fruits n'avaient pas un nom bien à lui, figue de barbarie, poire de cactus, pfff. Et puis, c'est alors que ça m'a rappelé une chanson d'un vieux film de Walt Disney et un gros ours dansant et expliquant en chantant comment cueillir des poires piquantes sans se piquer ! Je sais pas pourquoi mais ça m'a fait bien rire de m'apercevoir que, finalement, je connaissais ces fruits piquants depuis mon enfance !

« Dans leurs sourires, il y a des cactus -- Dans leurs ventres, il y a des cactus -- Dans leurs bonjours, il y a des cactus -- Dans leurs cactus, il y a des cactus » [Dutronc et Lanzmann]

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