11 mai 2014

Le moment captif d'un dimanche : transmission

2014-01d

"On a du mal à croire qu'il fut une époque où l'on transmettait vêtements et musique à nous enfants." [Doug Larson]

Il y a quelques jours, une collègue est venue à la bibliothèque, nous présenter son petit bébé qui a à peine 1 mois. Le bébé était magnifique. Tout minuscule et si doux. Ses petits yeux fermés. Tout mignon quoi.

Quand elle fut partie, une autre collègue me regarde et me demande avec un sourire : "tu as combien d'enfants ?" L'éternelle question et l'éternel questionnement sur le visage lorsque je dis que je n'ai pas d'enfant. J'ai 42 ans. Alors, on me regarde un peu comme si je venais d'une autre planète. Certaines personnes prennent alors un air oscillant entre la stupéfaction, la pitié, l'incompréhension et l'encouragement et demandent : "est-ce que tu en veux ?"

Que répondre ? Dire tout simplement la vérité les bouleverse encore plus. Non, je ne veux pas d'enfants. Je ne suis pas une mère dans l'âme. J'aime beaucoup les enfants, mais je n'en veux pas.

Je n'aurai donc pas d'éternité, je ne transmettrai rien à mes enfants. Il n'y aura personne pour dire, "ma mère a vécu ceci et ma grand-mère a fait cela." À ma mort, le souvenir de mon existence disparaîtra avec moi. Il vivra un peu avec PisTout, soeurette, quelques cousins et amis. Peut-être mon filleul se rappelera quelques moments pendant un certain temps, puis je disparaîtrai complètement.

J'ai déjà dit ici et ici que ma mère n'aurait pas dû être mère. Ce qui ne veut pas dire qu'elle ne fut pas une bonne mère. Elle fut merveilleuse. Et je ne suis pas mère. Ce qui ne veut pas dire que je ne suis pas maternelle à mes heures. Je ne suis simplement pas une mère. Et je ne veux pas être une mère. Mais ça, c'est trop difficile à expliquer quand on me demande pourquoi je n'ai pas d'enfants ou si je veux des enfants. Et beaucoup trop difficile à comprendre. On préfèrerait encore que je dise que je ne peux pas en avoir, au moins on pourrait compatir et afficher un air triste.

"Mais que vas-tu faire quand tu seras vieille", me demande-t-on souvent. M'arranger toute seule, je suppose. Je n'aurai pas d'enfants dans l'unique but qu'ils s'occupent de moi plus tard. Je vois parfois la déception dans les yeux de mon père, de mes beaux-parents ou de quelques oncles et tantes. Pas de petits-enfants ou de neveux pour s'amuser. J'ai parfois l'impression que je dois me justifier ou me sentir coupable. Bien que je suis pas trop certaine de savoir pourquoi... Est-on vraiment obligé d'avoir des enfants ? Doit-on obligatoirement transmettre ses gènes ?

"Nos enfants, c'est notre éternité." [Robert Debré]

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27 avril 2014

Le moment captif d'un dimanche : défilé

2014-04-20"Même quand l'oiseau marche on sent qu'il a des ailes." [Antoine Marin Lemierre]

Je les entends... chutttt... nous devons être complètement silencieux si on veut les entendre. De jolis gazouillis et quelques piaillements. Une belle petite famille: papa, maman et dix petits oisillons. Ils semblent figés mais bientôt ils s'envoleront.

Ils attendent le bon moment. Il faut que tous ces petits oisillons soient prêts à quitter la sécurité de l'étagère. Ils sont un peu hésitants, mais ils savent qu'ils doivent se lancer. Malgré la petite boule de nervosité dans le creux de leur estomac, ils sont joyeux, ils rigolent. Ils ont une chanson dans le coeur. Ils veulent chanter et ils veulent voler. C'est le début de leur vie. Ils quitteront bientôt leurs parents. Mais pas tout de suite. Ils ne sont pas encore tout à fait prêt à s'élancer dans le vide. Alors ils gazouillent et piaillent gaiement. 

"Chante-la ta chanson -- La chanson de ton cœur --La chanson de ta vie -- Chante-la ta chanson -- L´oiseau le fait -- Le vent le fait -- L´enfant le fait aussi" [Jean Lapointe]2014-04-20b

Petite note... Ces jolis oiseaux colorés se trouvaient sur une tablette dans un magasin d'antiquités, je crois. Ou alors dans un magasin général dans un petit village. Je ne me souviens plus exactement. Ils sont un peu kitsch, je sais bien mais tellement mignons. Et puis, ils m'ont rappelé mon petit oiseau bleu et jaune qui un jour a disparu de ma vie pour s'envoler je ne sais trop où... J'imagine qu'il a suivi la chanson de sa vie, la chanson de son coeur...

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20 avril 2014

Le moment captif d'un dimanche : oublier le temps

SAM_0356"I'm late / I'm late / For a very important date / No time to say "Hello, Goodbye" / I'm late, I'm late, I'm late." [White Rabbit, Lewis Carroll]

Mais je ne suis jamais en retard quand il s'agit de lapins, de printemps  ou de Pâques. Comme je ne saurais être en retard pour Noël, Halloween, St-Valentin... Je sais quand décorer et mes lapins sortent de leurs boîtes au moins un mois avant ladite fête que je ne fête pas soit dit en passant. Mais est-ce important ?

 

Je décore donc je fête. Je décore donc je suis. Ouf. Vraiment ? Peut-être bien. Les lapins envahissent, comme à chaque année, chaque coin de ma maison. Quelques poules, quelques oeufs, quelques poussins, mais surtout pleins de lapins.

Et puis cet après-midi, notre lapin sauvage a fait sa première apparition dans ma cour. Donc mes lapins intérieurs se sentent moins seuls. Ils savent que leur roi est au rendez-vous. Je dis n'importe quoi, je le sais, je divague et je fais des fantaisies. Mais n'est-ce pas le but de toutes ces décorations ? Vivre pendant quelques jours, quelques semaines dans un décor fantaisiste, fantastique... Et le temps n'existe plus dans cet univers. On n'est jamais en retard, jamais aujourd'hui, toujours hier ou demain, toujours dans un univers sans boussole, sans horloge...

"La fantaisie est un perpétuel printemps." [Jphann Wolfgang von Schiller]

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30 mars 2014

Le moment captif d'un dimanche : Font des flic(que), flac(que)

2014-03-30"La mer c'est dégueulasse, les poissons baisent dedans." [Renaud]

Ne sont-ils pas magnifiques, ces poissons ? J'aime beaucoup les poissons. Et tout ce qui vie dans les mers, les océans, les lacs, les rivières,... dans l'eau. J'adore aller dans les aquariums et voir tous ces différents poissons. Je les trouve fascinants. Je peux passer des heures à les observer.

Je n'ai pas d'aquarium chez moi et je ne suis pas certaine que j'aurais la patience pour vraiment m'en occuper. Car il faut beaucoup de temps, de patience et d'amour pour bien s'occuper d'un aquarium et s'assurer de son équilibre.

La mer me fascine et j'ai même pensé, il y a très longtemps, étudier en biologie marine. La diversité de la vie est incroyable. Et on ignore encore tant de choses sur cette vie. Dans les profondeurs des étangs, des rivières, des lacs, des mers, des océans... encore tant d'inconnus et de mystères.

Et c'est ce qui fait que j'ai une peur bleue de mettre un pied dans l'eau. C'est sombre, mystérieux et pleins de poissons qui gigotent et qu'on ne voit pas !

"Les poissons gigotent -- Les poissons barbotent -- Les poissons vivent dans l'eau." [Cannelle et Pruneau, Passe-Partout]

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23 mars 2014

Le moment captif d'un dimanche : itinéraire

2014-03-09"La mémoire, c'est comme une valise. On met toujours dedans des choses qui ne servent à rien." [Walter Prévost]

Des objets trouvés et rassemblés. Une valise inconnue dans une vente de garage sur le terrain d'une église anglicane à quelques coins de rues. Un ourson d'une jolie boutique d'un petit village alsacien. Un livre d'un antiquaire du Vermont. Une chaise, qui a une jumelle dans une autre pièce, d'un antiquaire des Cantons de l'Est.

La valise renferme des souvenirs qui me sont inconnus. Elle garde ses secrets. Et m'oblige à imaginer des voyages mystérieux. Qu'a-t-on mis dans cette petite valise bleue. Elle me rappelle de vieilles valises qu'utilisaient mes parents. C'était bien avant les valises à roulettes. Une époque où il fallait tenir sa valise dans sa main. Ou à deux mains quand elle était trop lourde. On n'y mettait que les choses essentielles. Est-ce que j'oublie quelque chose ? Ai-je tout mis mes souvenirs dans ma valise ?

Je m'assois sur la chaise. Elle est vieille. Va-t-elle supporter mon poids ? C'est que je suis pleine de souvenirs. Ma mémoire n'en peut plus. Elle me dit d'oublier certaines choses. Je lui offre de ne rien oublier mais de mettre mes souvenirs de voyages dans la petite valise. Ils seront bien au chaud. Ils s'y sentiront chez eux. Et ils seront protégés par petite dame ourson. Elle est féroce, la dame. Elle gardera les souvenirs de mes voyages. Elle sera vigilante. Sa seule distraction sera la lecture de cet énorme livre. Une page à la fois. Pour qu'elle voyage un peu elle aussi. Ne dit-on pas que sur une chaise avec un bon livre, on peut faire mille voyages ?

"À quoi bon bouger, quand on peut voyager si magnifiquement dans une chaise ?" [Joris Karl Huysmans]

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16 mars 2014

Le moment captif d'un dimanche : hors saison

2014-09-13«Now when you pick a pawpaw -- Or a prickly pear -- And you prick a raw paw -- Next time beware -- Don't pick the prickly pear by the paw -- When you pick a pear -- Try to use the claw» [Jungle Book]

À l’épicerie, on en trouve ici presque toute l’année. Mais je sais bien que la récole, normalement, se fait de septembre à décembre. Du moins en Espagne. Ailleurs, je ne sais pas, il faudrait que je fasse quelques recherches.

Mais quand je les passe dans leur étalage de mon épicerie, je ne peux que sourire. C’est que je me souviens. Je me souviens la première fois que j'ai vu ces fruits rougeâtres. En fait, je n'en croyais pas mes yeux. Déjà, qu'il y ait des cactus à Barcelone m'émerveillait, mais qu'en plus, ceux-ci produisaient ces boules rouges que je n'avais vu que dans les épiceries, alors là, ça m'a complètement époustouflée ! Il y a des fruits ou des légumes comme ça, qu'on a toujours vu que sur un étalage de commerçant. Je me souviens encore de la première fois que j'ai vu des oranges, des citrons ou des poires dans un arbre. Quelle surprise !

Mais ces fruits de cactus m'apparaissent encore plus étranges qu'une orange ou un citron. Ces bizarres de fruits rouges tout pleins de points noirs - qui bien sûr se trouvent à l'endroit où on a enlevé les épines. Et puis, c'est aussi dans ces moments-là qu'on s'aperçoit de toute l'étendue de notre ignorance. Et du peu de curiosité qu'on a parfois ! Car bien que je voyais dans les épiceries ces fruits à points noirs - je le répète car c'est ce que je voyais - je ne me suis jamais questionnée sur leur provenance. Alors de découvrir qu'ils poussaient sur des cactus, qu'ils avaient des épines (et non seulement des points noirs), et qu'il y en avait un peu partout en Espagne, et bien disons que ça m'a un peu traumatisée ! Et puis, disons aussi que le fait qu'il y en avait partout, poussant à l'état sauvage, sur le bord des autoroutes même, alors qu'à l'épicerie ils les vendaient un prix de fou, alors ça, ça m'a fait bien rire.

Je ne me souvenais pas du nom qu'on leur donnaient dans les épiceries, alors j'ai cherché un peu. J'ai rapidement trouvé le nom de "figue de barbarie". J'ai trouvé cela sympathique et cela a bien éveillé quelques vagues souvenirs. J'ai trouvé aussi le nom de "poires de cactus". Et je me suis sentie un peu triste pour ce pauvre opontia dont les fruits n'avaient pas un nom bien à lui, figue de barbarie, poire de cactus, pfff. Et puis, c'est alors que ça m'a rappelé une chanson d'un vieux film de Walt Disney et un gros ours dansant et expliquant en chantant comment cueillir des poires piquantes sans se piquer ! Je sais pas pourquoi mais ça m'a fait bien rire de m'apercevoir que, finalement, je connaissais ces fruits piquants depuis mon enfance !

« Dans leurs sourires, il y a des cactus -- Dans leurs ventres, il y a des cactus -- Dans leurs bonjours, il y a des cactus -- Dans leurs cactus, il y a des cactus » [Dutronc et Lanzmann]

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23 février 2014

Le moment captif d'un dimanche : rayonnement

2014-02-26"Quelle flamme pourrait égaler le rayon de soleil d'un jour d'hiver." [Henry David Thoreau]

Il fait froid. C'est un hiver froid. Très froid. On a bien eu de la neige à Montréal, mais pas tant que cela. Il neige toujours autour de l'île mais jamais beaucoup sur celle-ci. Ce qui fait le bonheur de la plupart des gens que je connais mais qui me rend un peu triste. J'aime la neige.

J'aime aussi le froid. Mais un peu moins, je l'avoue. Et surtout lorsqu'il persiste. Mais je l'aime bien aussi. Le froid mordant, vivifiant... celui qui donne un nez et des joues rouges, celui qui me secoue le matin et me dit "allez réveille-toi, la journée va être magnifique!"

Car quand il fait froid, le ciel est habituellement si bleu. Le soleil est envahissant. Il est partout. Il s'empare de chaque coin du ciel. Et se répand partout. Il glisse sur la neige et nous oblige à fermer les yeux. Il est absolument éblouissant et résolument aveuglant.

Il fait froid. On dit qu'il fait -14ºC mais avec le facteur vent, on frise les -22ºC. Et pourtant, le soleil est si brillant qu'il s'amuse à faire fondre la neige sur mon toit. Elle vacille et se laisse tomber goutte à goutte. Mais il fait si froid. Elle n'a d'autres choix que de se transformer en longs glaçons scintillants. Le soleil joue avec le froid. Il illumine ma maison, la chauffe et la transforme en château de glace.

"La maison tournée vers le soleil est chauffée la premiere." [Proverbe chinois]

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16 février 2014

Le moment captif d'un dimanche : visionnaire

2014-04-13"Plus on prend de la hauteur et plus on voit loin." [Proverbe chinois]

Si parfois, on oublie de regarder derrière soi, parfois, on ne voit pas plus loin que le bout de son nez. On oublie aussi de mettre ses lunettes et on ne voit clairement que ce qu'il y a tout près de nous. Tout le reste est flou. On ne pense pas à ce qui pourrait se passer plus tard et on ne réfléchit pas aux conséquences du présent.

Il est certain que de ne regarder au loin, on pourrait passer à côté du tout près. Après tout, il faut voir ce qu'il y a juste devant pour commencer à avancer. Si on ne regarde que la route au loin, on pourrait tomber dans le trou qui se trouve juste à nos pieds.

Et donc, il faut balancer un peu notre vision. Se retourner de temps en temps pour évaluer les gestes passés. Regarder sous nos pieds pour analyser le moment présent. Et s'élever pour ragarder devant nous. Regarder ce qui va se passer et ce qui pourrait se passer. Regarder loin et parfois encore plus loin. Et additionner le passé avec le présent pour extrapoler ce que l'avenir pourrait nous offrir. Un rétroviseur, des lunettes d'approche... et une petite dose d'imagination, de rêves et de pragmatisme.

"Pour juger le monde, il faut le voir de loin et l'avoir beaucoup vu de près." [François de la Rochefoucaud]

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09 février 2014

Le moment captif d'un dimanche : réflexion

2014-02"Ne regardez pas le passé, vous ne serez pas en mesure d'y retourner de toute façon."

Ne te retourne pas vers le passé... Ne vis pas dans le passé... Ne vis pas pour le passé... Je suis bien d'accord. Mais si on ne regarde pas une fois de temps en temps en arrière, on risque d'oublier les beaux moments.

On risque aussi d'oublier les moments tristes. Et si on oublie trop, on n'apprend rien. Il est difficile parfois de se souvenir. Et il y a bien sûr des moments qu'on voudrait oublier à tout jamais. Des moments qu'on regrette et qu'on voudrait pouvoir changer. Des moments qui n'auraient jamais dû avoir lieu. Regrets, honte, impuissance,... cela fait partie du passé qui envahit le présent. Et qui doit éclairer l'avenir.

Mais le passé ne doit pas être oublier. Et il ne doit pas nous retenir. Le passé nous enseigne comment  poursuivre notre route. Il est notre histoire, nos histoires. Il y a des larmes dans le passé et il y a des rires. À ne regarder qu'en avant, on oublie le chemin parcouru. Alors, il faut parfois se retourner et surprendre le coucher de soleil qui éclaire notre dos.

"On ne peut comprendre la vie qu'en regardant en arriere ; on ne peut la vivre qu'en regardant en avant." [Sören Kierkegaard]

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26 janvier 2014

Le moment captif d'un dimanche : effeuillée

2013-12b"L'arbre se sauve en faisant tomber ses feuilles." [P.J. Jouve]

Un livre se ferme. Une feuille s'échappe sournoisement. Elle tombe doucement sur le sol. Elle porte l'histoire de nos vies. Chaque nervure est une cicatrice naturelle. Une ride sur ma peau.

J'ai froid. Je regarde la feuille tombée et je sais que je dois me sauver. Je dois quitter cet endroit. Suivre l'autre feuille qui tombe un peu plus loin. C'est une erreur. Je le sais. Je dois récupérer toutes les feuilles. Je me retourne. Je dois retrouver la première page. Je fouille dans la neige. Je ne trouve plus mon chemin. Je ne vois plus la trace de mes pas dans la neige.

Où se trouve la première page. La première feuille se cache dans un rayon de soleil. J'ai failli la détruire. Je me penche. Je suis incapable de la cueillir. Je dois refaire ma vie et la retranscrire sur d'autres feuilles qui feront de nouveaux livres. Je soupire et je récupère ma vie. Je me souviens des feuilles passées qui sont tombées des arbres qui se sont sauvés trop vite. Je souris. Je poursuis ma route.

"Mes livres ne sont pas des livres, mais des feuilles détachées et tombées presque au hasard sur la route de ma vie." [Chateaubriand]

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