23 décembre 2011

Noël bientôt

DSC_5055_copyBon, il était temps bordel !!!

Cela n'allait pas du tout. Un Noël vert, ça ne marche pas. Pas ici en tout cas. Déjà que les Noëls verts de Barcelone me déprimaient en bibitte... il me fallait tout mon "petit change" pour me mettre dans le mood de Noël. Car Noël pour moi, c'est important... c'est vital.

Je sais... je n'ai rien écrit depuis un bon bout. Le temps passe vite. Je travaille beaucoup, et je prépare Noël, malgré l'absence de neige. Magasinage, cuisine, décorations. En général, j'arrive à la maison, et je suis épuisée. Je vous lis un peu, et puis après le souper, je lis. (oui, et je lis, je lis, je lis... tous ces livres qui me passent entre les mains... je veux tous les lire et je manque de temps !). J'ai pleins de textes de commencer... des textes qui traitent de Noël, qui parlent de livres, de moments, de cuisine... de Noël... mais rien ne trouve le chemin du blog. Tous en suspens.

Mais, j'avoue que la "chaleur", la pluie et surtout le manque de neige me minaient l'esprit. J'étais down, down, down... j'avais beau me mettre de la musique de Noël á en venir folle, à me dire que ce n'est pas l'absence de neige et de froid qui règneraient sur mon humeur... à quelques jours de Noël, j'étais à peine dans le mood... Et je n'ai même pas encore fait de biscuits de Noël. C'est triste.

Noël pour moi est synonyme de neige, de froid... soupir... heureusement que les gens décorent beaucoup ici !!! Alors, hier soir avant de me coucher, j'ai chantonné cette chanson... DSC_5094_copy

I'm dreaming of a white Christmas 
Just like the ones I used to know
Where the treetops glisten, 
and children listen 
To hear sleigh bells in the snow....

Et en me levant ce matin... j'ouvre les rideaux et voilà !!! Oh ce n'est pas une tempête, à peine un centimètre... mais c'est déjà ça !!! On ne voit plus le brun et le vert... Vive le blanc manteau blanc ! En cette première journée de vacances, je m'en vais de ce pas à la cuisine faire mes biscuits de Noël !!! :D

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23 novembre 2011

Le cimetière des éléphants d'Hélène Rioux

AVrioux2Le cimetière des éléphants : roman / Hélène Rioux. -- [Montréal] : XYZ, 1998. -- 186 p. ; 23 cm. -- ISBN 2-89261-236-5. -- (Coll. Romanichels)

Quatrième de couverture

Je suis rentrée depuis trois mois de mon séjour au cimetière des éléphants.

Bien sûr, au début, je ne disais pas le cimetière des éléphants. C'était une île, dans la mer bleue. Alors je disais l'île, comme tout le monde. Je disais l'île fleurie, le paradis. Dans l'île, il y avait des fleurs toute l'année. Elles étaient de toutes les couleurs, le paysage, pour les yeux, était une fête. Elles se succédaient au rythme des saisons. Je ne savais pas tous les noms, mais je reconnaissais les hibiscus, les oeillets, les pivoines. Le mimosa qui, là-bas, fleurissait dès janvier. Les roses en avril, le jasmin dès le début du mois de juin. Et en été, celles qu'on appelait dames ou belles de la nuit, humbles et discrètes en apparence, et même quelconques, invisibles pendant la journée, mais qui dégageaient, la nuit, en bouffées soudaines qui enchantaient le promeneur, un si puissant parfum.

Je disais donc le paradis. Je m'émerveillais. Quelle chance nous avions de vivre ici, pensais-je.

L'auteur

Hélène Rioux est née en 1949 à Montréal. Elle étudie d'abord au Cégep du Vieux-Montréal en Lettre, puis la langue russe à l'Université de Montréal. Elle termine ses études en 1975. Elle commence très tôt à écrire, touchant à tous les genres : poèmes, AVriouxnouvelles, récits, romans.

Elle commence à publier en 1970 avec un recueil de poésie Suite pour un visage. Elle fut finaliste pour le Prix du Gouverneur Général du Canada à quatre reprises, en 1990, 1991, 1994 pour son oeuvre et en 1998 pour sa traduction de Self d'Yann Martel. En 1992, elle reçoit le Prix littéraire du Journal de Montréal, en 1993, le Prix de la Société des écrivains canadiens et le Prix Ringuet de l'Académie des Lettres du Québec en 2009. Elle fut en nomination et a reçu de nombreux prix.

En plus d'écrire, elle est aussi traductrice littéraire de l'anglais et de l'espagnol vers le français. Elle est membre du collectif de rédaction de la revue XYZ dans laquelle elle a d'ailleurs publié de nombreuses nouvelles. Elle écrit pour quelques magazines dont Lettres québécoises. Elle a vécu autant au Québec qu'en Espagne.

Bibliographie sommaire

Résumé

Une jeune femme nous raconte ses souvenirs de ses séjours dans une île lointaine. À travers ses yeux, l'auteur nous propose de rencontrer quelques uns des habitants de l'île.

Commentaires personnels

Ce roman d'Hélène Rioux se rapproche beaucoup d'un recueil de nouvelles. Roman à tiroirs, c'est ainsi qu'on le qualifie habituellement. Le roman commence avec les pensées d'une narratrice. Elle vit, à temps partiel, dans une île sans nom. On la devine hispanique et située au sud... Elle nous parle un peu de sa présence dans cette île "paradisiaque", mais rapidement elle nous introduit aux "résidents" de l'île, ceux qui l'entoure. Et qu'elle qualifie d'éléphants. L'île devient un cimetière qui recueille chacun des "éléphant" qu'elle nous présente. Chaque chapitre devient un portrait.

Un cimetière d'éléphants, selon la légende (que l'on sait être fausse), est un endroit où les éléphants, sentant la mort proche, rejoignent pour mourir tranquillement. Et donc, les personnages qu'elle nous raconte, se retrouve dans l'île, pour finir leurs jours. Et à travers ses récits, la narratrice nous parle un peu d'elle. Mais vraiment très peu. Elle reste très évasive sur elle-même et sur ses raisons d'être sur l'île. Le point central du roman sont ces portraits de différents personnages tous très colorés.

Les portraits reprennent les grands moments de la vie: l'amour (surtout l'amour), la vie, la mort, les peurs, les espoirs, ... Ce sont des textes de longueurs variables, certaines vies sont rapides, d'autres plus longues. L'écriture est cependant toujours égale... un texte simple, fort et qui va droit au but. Et des images... pleins d'images. L'île, elle, même si elle reste sans nom, sans localisation géographique, semble bien vivre. On sent le vent, la chaleur, le soleil, les moments lourds qui passent.

Certains chapitres sont forts, touchants, d'autres banals. Tout comme un recueil de nouvelles... le texte, les textes sont inégaux. EtJaime_la_plumeQ même si cela une lecture belle, touchante... elle m'a semblé incomplète. Il me semblait qu'on oubliait quelque chose... un mot, une phrase... je ne sais. La lecture est agréable, mais il me semblait que le texte restait trop en surface... Qui est la narratrice ? (on semble nous dire qu'elle n'a pas d'importance, et je veux bien le croire, mais on nous en dit alors trop pour qu'elle ne soit qu'en arrière plan), qu'advient-il de tous ces éléphants ?

Une belle lecture mais incomplète selon moi.

Extraits

"Une lumière hivernale entre par la fenêtre. Au nord, elle a une qualité particulière qu'on ne retrouve pas ailleurs. Éblouissante mais douce quand elle se reflète sur la neige. Blanche. Quand je suis au sud, malgré le bien-être que me procure la chaleur, cette lumière me manque." p. 13

"En surface, tout était calme. Quand je voyais les choses de loin, quand j'entendais le nom des gens sans les connaître, je ne percevais que leur paisible apparence. J'étais un témoin impassible. [...] Dans un miroir s'en mire un autre. Les histoires se mirent les unes dans les autres, leur reflet multiplié à l'infini." p. 34

Sources à consulter

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21 novembre 2011

Et ce salon du livre ?

Quelle journée ! J'étais vraiment exténuée ! Ça ne paraît pas grand chose comme ça, mais deux conférences de plusieurs heures et une ballade parmi tous ces éditeurs, ces livres et ces auteurs, ça use les souliers... et les pieds et le dos.

DSC_2840Vous savez, je ne suis pas certaine cependant que la partie "promenade parmi les kiosques" en vaille vraiment la peine. Je préfère encore aller dans les libraries - indépendantes, si possible - pour faire mes acquisitions. On a une salle juste pour les nouveautés et juste pour les professionnels, on peut s'assoir et feuilleter tranquillement les livres et prendre des notes. C'est beaucoup plus pratique. Après quelques heures à tournoyer dans les rangées, à regarder les livres, etc., j'étais complètement vidée. Et, d'un point de vue personnel, je préfère aussi acheter mes livres dans une librarie.

Pour ce qui est des auteurs qui étaient là... même si Patrick Sénécal était en signature, je ne me suis pas sentie le courage de faire la ligne... Et je me suis rappelée que je ne suis pas particulièrement "fan" en général. Même quand j'adore un auteur, je ne me sens pas le besoin de le rencontrer ou d'avoir sa signature dans mon livre. Mais je comprends pourquoi d'autres le font. C'était quand même spécial de le voir en personne ou de voir d'autres auteurs dont je connais le nom.

En ce qui concerne les conférences, alors là, cela en valait grandement la peine !!! Les deux conférences auxquelles j'ai assistées étaient vraiment très très intéressantes. Elles étaient orientées "lectures jeunesses", et même si ce n'est pas mon "département" (nous avons une bibliothécaire-jeunesse et une bibliothécaire-ado), les discussions ont vraiment été passionnantes.

Mais c'est surtout l'activité du matin qui m'a le plus marquée. C'était sous forme de table ronde que c'est déroulé la conférence, avec un éditeur, une bibliothécaire, et des auteurs, dont Louis Émond, et donc tous dans le milieu de la littérature jeunesse. Le sujet était la lecture chez les garçons et le lien avec la réussite scolaire. Les propos qui ont été tenus autant du côté des participants que de l'assistance étaient vraiment pertinents et intéressants.

Est-ce que les garçons lisent moins ? Est-ce pour cela qu'ils ont de moins bons résultats à l'école? Beaucoup de questions furent étudiées... pas de solutions mais beaucoup d'éclaircissements et plusieurs pistes de réponses. On nous dit beaucoup dans les médias que les garçons ne lisent pas et qu'ils ont de moins bonnes notes. Et on insiste tellement que l'on croit que c'est un fait nouveau. Mais c'est faux. Depuis toujours il y a eu des résultats différents entre filles et garçons. Mais depuis les dernières décennies les filles poursuivent leurs études plus longtemps et donc on note la différence. Mais est-ce une si grande différence ?

Selon les chiffres qui furent donnés pendant la conférence, les écarts se trouvent surtout entre les garçons de milieux favorisés et ceux de milieux défavorisés. Donc, c'est plus une question socioéconomique. Et puis... les garçons lisent... juste différemment.

Louis Émond a donné cette anecdote très "parlante". Alors qu'il visitait une classe, il demande "qui n'aime pas lire? qui ne lit jamais?" Plusieurs mains se lèvent... la plupart des garçons, quelques filles. Puis il demande s'ils lisent des BDs. Quelques mains descendent... s'ils lisent des "documentaires", des livres sur les autos, les volcans, etc... á la fin, il n'y avait plus une seule main de levée. Donc le problème est plutôt ce qu'on appelle lire... Lire n'est pas synonyme de littérature. Les gens ont une idée de ce que devrait être la lecture... une lecture importante... Et pourtant  l'important dans la lecture est de choisir les livres qui nous rejoignent, qui nous parlent, qui nous font envie...

Alors, les garçons lisent, des romans, des bds, des documentaires... Enfin... la discussion fut extrèmement intéressante et remplie d'optimiste. Et j'étais fière de voir qu'à notre bibliothèque on rejoignait vraiment les jeunes lecteurs... de 1 ans à 18 ans... Et les adultes aussi... l'important est de lire, de s'intéresser aux livres (physiques ou virtuels) et à l'information.

Et j'ai quitté la salle avec des images de mon père qui lit ses petits livres que j'appelle affectueusement "tes romans harlequin-westerns"... des petits livres en espagnol, se passant dans le "far-west" remplis d'intrigues répétitives de cowboys et d'amérindiens... pas de la grande littérature, on s'entend là-dessus ! Mais il en lit une dizaine et plus par semaine... depuis toujours... C'est un grand lecteur mon père !

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20 novembre 2011

Le moment captif d'un dimanche : feuilleter les arbres

2011_11_06"L'automne raconte à la terre les feuilles qu'elle a prêtées à l'été" [Georg Christoph Lichtenberg]

  • Les couleurs furent partout.
  • Trop peu de temps.
  • Le vent les a chassées.
  • Impitoyablement.
  • La dame en rit
  • Elle sait qu’elles reviendront
  • Mais pour le moment elles sont parties
  • Et elle attend ce qui vient maintenant
  •  
  • L’automne passe tranquillement
  • De couleurs et d’odeurs
  • Il ne vit qu’un moment
  • Et il meurt
  •  Mais la dame surveille
  • Les feuilles qui s’accumulent partout
  • Elle est la reine
  • De l’automne jaloux
  • Et il envie l’hiver
  • Qui pointe son nez
  • Le froid est arrivé hier
  • Et il veut le chasser
  • L’automne est trop court
  • Il supplie la dame de lui laisser
  • Encore un jour
  • Ou deux…

"L'automne est une demeure d'or et de pluie" [Jacques Chessex]

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15 novembre 2011

C'est vraiment trop inzuste !!!

Non, mais pauvre pauvre de moi... Imaginez-vous donc que je suis "obligée" d'aller à la journée des professionnels du Salon du DSC_4471livre ce vendredi... Toute la journée !!!

Et puis la semaine prochaine, je suis "obligée" d'aller passer la journée au service aux collectivités d'une certaine librarie !

Deux journées entières, perdue dans les livres, afin d'avoir des idées de développement de collections !!!

C'est vraiment trop injuste ! :P

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12 novembre 2011

La Table des Matières de Sylvie Fayet-Scribe

TM1La table des matières : roman / Sylvie Fayet-Scribe. -- Paris : Ed. du Panama, c2007. -- 452 p. ; 20 cm. -- ISBN 978-2-7557-0175-3.

Quatrième de couverture

Qui a torturé puis assassiné Margaret Penfield, une respectable bibliothécaire américaine ? Et pour quel mobile ? Parce qu’elle avait identifié la plante qui promet l’immortalité décrite par Hildegarde de Bingen au XIIe siècle ?

Pour Laurette Lerbier, révéler au grand public le nom de cette plante fabuleuse serait le point d’orgue de l’exposition sur les jardins qu’elle prépare au Muséum d’histoire naturelle. Elle décide de jouer les Miss Marple et se lance à la recherche de l’énigmatique source de jouvence. L'enquête la mène dans le monde méconnu des précurseurs d'Internet. Des savants de la Renaissance aux encyclopédistes mondialistes du XIXe siècle, en passant par les jansénistes de Port-Royal et les bibliographes révolutionnaires du siècle des Lumières, le but de sa quête ne cesse de se dérober alors que les menaces se font plus précises.

Accompagnée du séduisant Lucas du Prat, savant botaniste de la police scientifique, Laurette pourra-t-elle déjouer ce qui ressemble de plus en plus à un complot féministe international aux desseins bien mystérieux ?

Un roman historique qui emprunte les chemins de l’intrigue policière, dans le clair-obscur des bibliothèques et la lumière des jardins.

L'auteurTM2

Syvie Fayet-Scribe est née en 1956 à Saint-Ouen près de Paris. Elle enseigne l'histoire et les sciences de l'information à la Sorbonne (maître de conférences). En 1994, elle cofonde la revue électronique Solaris : information, communication. Elle fera partie du Comité de rédaction. (La revue ne semble pas avoir été mise à jour depuis 2001). Elle écrit quelques ouvrages dont Associations féminines et catholicisme, de la charité à l'action sociale, en  1990 et L'Histoire de la documentation en France: culture et technologie de l'Information : 1895-1937, en 2000. Elle participera à de plusieurs ouvrages collectifs et écrira des articles,  par exemple, Mouvements de jeunesse chrétiens et juifs sous la direction de Gérard Cholvy, Histoire de l'accès à l'information scientifique et technique : enjeux théoriques et heuristiques (Actes du XIIe Congrès national des sciences de l'information et de la communication,) etc. Elle écrit son premier roman La Table des matières en 2007.

 

Résumé

Une jeune bibliothécaire préparant une exposition sur les jardins et surtout sur Hildegarde de Bingen voit son bureau fouillé. Alors qu'elle se rend à un dîner au cours duquel elle apprend l'assasinat d'une bibliothécaire américaine. Petit à petit, Laurette Lerbier découvre que ces deux éléments sont peut-être reliés.

Elle se lance dans une enquête qui l'oblige à retracer l'histoire de la documentation: la création de la table des matières, l'élaboration de bibliographies et des grands catalogues, la création des fiches, la classification, etc. Elle se voit rapidement prise dans une intrigue qui semble de plus en plus dangereuse et qui implique la société de l'information, les jardins médiévaux et une société secrète.

Commentaires très personnels (mais alors là, très très très personnels)

Alors, j'ai décidé d'en parler après tout. Je ne m'attarderai pas des heures sur mon commentaire, car j'ai déjà beaucoup exprimé mon opinion sur ma difficile lecture... même si je l'ai faite jusqu'au bout. Je ne pouvais m'empêcher de lire jusqu'à la fin les 452 pages de ce roman... Vous vous souvenez... j'en parlais d'abord ici, dans un texte sur mes crimes littéraire et ensuite ici, alors que je terminais enfin ma lecture. On m'a demandé quel était le livre et j'hésitais au début à la dire. Après tout... quelqu'un a écrit ce livre et y a mis tout son coeur (enfin, j'imagine). Et ça me fait toujours quelque chose... je suis un peu sentimentale dans ce sens.

Alors j'ai pioché un peu sur le web et j'ai lu quelques critiques. Et je suis tombée sur le blog de l'auteur elle-même. Elle y parle de son roman, de ses idées, de ce qu'elle voulait faire, etc. Alors je me suis dis, que je devais lire un peu ce qu'elle disait. Je n'ai pas changé d'opinion, mais je comprends un peu sa démarche. Et j'ai décidé de parler un peu plus du livre.

La supposée intrigue policière est un prétexte. Un prétexte pour faire le portrait de différentes figures de l'histoire des sciences de la documentation. En nous présentant ces personnages historiques, l'auteur non seulement nous raconte les grandes étapes et inventions documentaires mais nous plonge directement dans l'époque du personnage. Nous passons donc de la Renaissance au XXe siècle, de Pierre de la Ramée à Suzanne Briet, en passant par Paul Olet, sans oublier de revenir au Moyen âge avec Hildegarde de Bingen.

L'auteur connaît bien son sujet : l'histoire des sciences de l'information. Donc, ces chapitres se lisent bien, avec intérêt. On en apprend un peu sur l'époque dans lequel chacun de ces hommes et de ces femmes ont vécu. Évidemment, tout ça est romancé. On prête des gestes, des paroles et des sentiments à ces personnages. Cela fonctionne assez bien. En fait, ces passages sont franchement plus intéressants que l'intrigue moderne et policière. Cette dernière est maladroite et selon mon avis, vraiment décousue.

J'aurais vraiment préféré que l'auteur laisse de côté Laurette et tout ce flafla policier assez peu convaincant pour se concentrer sur les personnages historiques. Quitte à n'en prendre qu'un seul et à romancer sa vie. Cela aurait été bien plus réussi. Car l'intrigue est vraiment mal menée, sans suite logique... les liens sont faibles et on oublie franchement de quoi il en retourne tellement les "nouvelles" sur chacun des personnages prennent la place. Quand on revient au "présent", on se dit... ah oui, tiens, je l'oubliais elle ! Et franchement... aujourd'hui, je ne peux même pas me souvenir pourquoi la bibliothécaire à été assasinée... Et on a vraiment l'impression que l'auteur en rajoute: secte féministe secrète, torture dans un couvent, enfin... on a de la difficulté à suivre et à y croire !

Mais l'auteur semble bien connaître son métier. Et même si, personnellement, je peux reprocher un aspect vraiment trop historique et "français" à sa formation, c'est vraiment son style d'écriture qui est difficile à lire et à suivre. Le roman se rapproche par moment d'un mauvais harlequin ou encore d'un polar de bas de gamme... Les clichés et les maladresses sont innombrables. Il suffit de relire quelques uns des extraits que j'ai mis dans mes autres textes... et encore ce ne sont que quelques exemples parmi des centaines.

Je ne veux pas trop parler des notions ou de la profession... les clichés là aussi sont innombrables. Disons tout simplement que la formation semble être incroyablement différente entre le Québec et la France. Mais je peux admettre qu'on ne voit pas les choses de la même façon. Et n'oublions pas aussi que l'auteur est spécialisée dans l'aspect historique de la profession donc ceci explique sûrement cela.

Mais j'aimerais simplement dire que même si on a toutes les connaissances, que l'on a une bonne idée... le style d'écriture est aussi important. Et lire certains passages (comme celui mis plus bas) était tout simplement insoutenable !

Je crois sincèrement que l'auteur aurait dû centrer son propos sur la romantisation de la vie d'un ou deux des personnages historiques tout en faisant attention aux phrases, métaphores et hyperboles utilisées !!!

Je respecte son travail et ce qu'elle a voulu transmettre... beaucoup moins le résultat. Alors voilà !

L'avis de DocDocDoc,

Extraits

" - Comment, tu ne veux pas goûter à quelques câlineries sur un lit de livres? Nos corps nus sentiraient la rugosité de l'écorce d'une couverture, la caresse d'une page, et nos narines inhaleraient l'acidité sensuelle de l'encre.

Indifférente à la beauté des arguments de Philippe, Laurette avait attrapé un ouvrage qui semblait retenir toute son attention. Sa tête et ses longues jambes étaient calée, on l'aurait crues sur la plage. Malgré son teint bronzé, le visage de Philippe Mérières s'emproupra:

- Et puis arrête de faire la mijaurée, ma petite Laurette, cela ne te va du tout. Tu joues à quoi avec moi? Tous les êtres autour de toi n'existent pas uniquementpour répondre à tes seuls désirs !

- Laissez-moi, Philippe, un peu de respect pour le travail intellectuel de votre collègue, s'il vous plaît. Ce livre me transporte au septième ciel." p. 244p.

Sources à consulter

 

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08 novembre 2011

La somme de toute chose

Il y a de ces livres que l'on achète pour lire. Ou pour mettre dans sa PAL, c'est selon ! Mais ils ont potentiellement la chance d'être DSC_3232lus. Et il y a de ces livres qu'on achète et qu'on ne lira pas.

Comme celui-ci. Je l'ai vu sur un présentoir, un certain dimanche après-midi de l'été dernier. Après une superbe journée à se promener sur les routes des Cantons de l'Est, nous avions terminé notre randonnée par un arrêt à l'abbaye de Saint-Benoît-du-Lac. Cela faisait très lontemps que je n'avais pas visité l'endroit et ça nous disait de faire une petite visite. Et puis, on a toujours besoin d'un bon fromage, non ?

Après une petite visite de l'abbaye, nous sommes allés à la boutique. À l'entrée de la boutique, il y avait un petit présentoir rempli de livres de toutes sortes. Quelques livres neufs, mais la plupart usagés. Et parmi ces livres, sa couverture verte m'a fait un clin d'oeil. J'aime bien les vieux livres et j'aime en acheter. Parfois des livres que j'ai déjà lus, parfois d'autres que je compte bien lire un jour.

Je le prends doucement. Il est lourd. Une étiquette rouge sur le dessus. 1$. Je regarde le titre: Summa Theologiae Moralis, III. De Sacramentis par Beneductus Henricus Merkelbach O.P.. 1939.

Un énorme livre en latin, assez vieux. J'aime les vieux livres (je sais, je me répète). Et à 1$, je me dis que je n'ai pas grand chose à perdre ! Alors, le livre prend le chemin du sac, parmi les fromages, les bouteilles de cidre et autres babioles gourmandes.

DSC_3239Une fois chez moi, je commence à feuilleter le livre... mon latin est loin, mais alors là, à des années-lumières de mon cerveau. Mais je peux quand même déchiffrer un peu. Ça jase de sacraments, et donc d'eucharistie, pénitence, d'ordination et de mariage. Intéressant. Et puis, je feuillette la partie sur le mariage, et alors là, je tape des mains (métaphoriquement, car je tiens encore le livre...). Les marges sont remplies de notes.... en latin, en anglais et en français, de trois écritures différentes.... Pleins de passages soulignés, de références et surtout de commentaires... Les pensées des prêtres qui ont possédés le livre... Les passages qu'ils ont jugés importants pour leurs sermons ou leurs conseils sur le mariage... des mots bien de leurs temps... bien catholiques. Il me semble les voir assis à une table, prenant des notes, réfléchissant au mariage...

Et j'aime encore plus le livre. Tous les livres ont une vie, mais certaines vies sont plus évidentes et émouvantes. J'aime voir les livres respirés, les entendre chuchottés.

Le livre m'a coûté 1$. Sans les notes, il vaudrait pas mal plus (c'est un livre quand même assez rare, j'ai fait quelques recherches). Mais avec les notes, il est encore plus précieux pour moi. Sans les notes, il ne serait qu'un vieux livre religieux intéressant et joli dans ma bibliothèque. Avec les notes, il est tout cela, mais maintenant il a une vie que je découvre petit à petit. Je n'ai pas acheté le livre pour lire le texte (je ne pense pas jamais retrouvé assez de mon latin pour cela!) mais maintenant, je me retrouve à tout de même le parcourir...

Ce sont les marges que je déchiffre.

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04 novembre 2011

Des lectures et des lecteurs

BobVous savez, quand j'ai ouvert les pages de ce livre virtuel, je me promenais déjà sur les blogs littéraires depuis un temps. J'ai vite découvert un univers fantastique rempli de gens qui se passionnaient pour la littérature, les livres et la lecture.

Petit à petit, j'ai discuté virtuellement avec certains d'entre vous. Je suis assez discrète et je fréquente souvent des lieux sans y laisser de mots. Mais je considère certains endroits comme essentiel à ma vie littéraire.

Pendant plusieurs années ces visites virtuelles et ces échanges furent essentiellement pour discuter livres et lectures, découvrir de nouveaux auteurs, de nouveaux livres. Je n'étais pas toujours d'accord avec les avis mais j'ai adoré découvrir, argumenter, et discuter.

Depuis quelques mois, je travaille à nouveau en bibliothèque. Et parmi mes responsabilités de bibliothécaire, je fais le développement de collection pour les ouvrages en langue française (oui, je suis en milieu bilingue français-anglais).

Le développement de collection était ma spécialisation lors de la maîtrise en Bibliotéconomie et Sciences de l'information, alors j'étais bien heureuse de replonger dans les achats, les évaluations, l'élagage, etc.

Mais faire les acquisitions des livres - fictions et non-fictions -  ce n'est pas facile. Il y a pleins de critères à prendre en compte. Évidemment, les critiques doivent être lues... surtout pour les romans. Et on a pleins d'outils pour le faire... et bien sûr, la "critique" journalistique compte aussi... Mais pas seulement... L'important c'est de ne pas se fier uniquement à sa propre opinion. Et donc, bien sûr que j'achète pleins de livres pour la bibliothèque que je n'achèterais pas pour moi...

Où je veux en venir avec tout ça ??? Et bien... à vous !!! à ceux que je connais et à ceux que je ne connais pas mais que je visite régulièrement...

Vous êtes une de mes principales sources de "commentaires et critiques"... vous m'aidez à faire le tri parmi les critiques, les opinions, les avis... je ne dis pas que je me base uniquement sur vos blogs... pas du tout, mais sans vous, ma tâche serait beaucoup plus difficile. Avec vos textes, j'ai appris beaucoup... quand je suis indécise sur un livre, je vais voir vos avis, et j'arrive à me faire une idée... ce livre plaira-t-il même s'il ne me plait pas ? pourquoi ? vos mots sont là et sont très importants. Les "critiques" officielles sont importantes, mais les avis non-officiels sont tout aussi importants selon moi... la bibliothèque est là pour pleins de gens différents... Sans vous, je serais parfois bien perdue dans tous ces avis qui se contredisent... surtout pour les genres que je connais moins.

Alors merci !!! Merci Suzan (j'espère que tu te soignes !, ma chère dame), Karine :) (ma québécoise toi !), Allie (trop de mercis pour toi), Loutarwen (petite maman, va), L'or des chambres (je te lis toujours mon amie), Lhisbei (you sci-fi girl), Mango, Hélène, Fashion, Marguerite, Jules, Bladelor, Ankya (comment se porte ta caverne?), Ciorane (ta cuisine m'inspire tant, je viens d'acheter des livres sur les bentos !!!), Lou (ma Halloween girl), Lily (on s'ennuie de toi), Lauraoza, Pimpi, Miss Alfie, Charlie Bobine, SeriaLecteur (mon polareux préféré), Cuné, Brize, Fleur, Keltia3, Malorie, Tamara, Sylvie, Yueyin, Valeriane, ..... et un tas d'autres que j'oublie...

Vraiment, honnêtement... MERCI... vos avis m'aident à avoir une idée plus claire des centaines et centaines de livres qui me font de l'oeil mais que mon budget m'empêche de mettre sur nos rayons... Et vive les amoureux des livres qui partagent leur passion dans un monde virtuel mais si réel !!! :D

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31 octobre 2011

Aren't you scared?

DSC_4564

Ce n'est un secret pour personne... j'adore l'Halloween ! J'ai commencé à décorer dès le 1er octobre. Autant à l'intérieur qu'à l'extérieur. Hier j'ai ajouté la touche finale au portique... les toiles d'araignées et le chat momifié. La citrouille est décorée et attend sa bougie. Les petits sacs de bonbons sont prêts et les plats de bonbons "extra" aussi.

Pas de party d'Halloween cette année, je n'avais aucune idée de déguisements et j'ai préféré rester ici à ramasser des feuilles et à écouter des films d'horreur. Je me reprendrai l'année prochaine.

Ce soir... j'attends les enfants qui viendront sonner à la porte. C'est un quartier majoritairement anglophone, alors les "Joyeux Halloween" se mèleront aux "Trick or Treat"... J'ai hâte que le soleil se couche et d'allumer enfin la citrouille. Que la parade des costumes commence, les bonbons attendent de trouver leurs petits monstres !

"This is Halloween, everybody make a scene
Trick or treat till the neighbors gonna die of fright
It's our town, everybody scream
In this town of Halloween" [This is Halloween]

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30 octobre 2011

Le moment captif d'un dimanche : éternité

2011_10_23"Pendant que nous parlons, la nuit tombe : la mort se glisse ; et dans sa grande ombre, elle nous endort." [Cornelius Gallus]

Tombe la nuit. Petit à petit. Elle n'est pas encore là. Mais elle arrive. Inlassablement. Elle ne nous laisse pas le choix. Tous les jours, il fait nuit.

Dans chaque petit coin, le noir ne cesse jamais de ricaner. La mort en devient presque obligatoire. Mais la mort n'est toujours que la mort. Rien d'autre. Et sous nos pas, la mort court dans tous les sens.

Tout est caresses mortuaires. Et pourtant la mort est censurée. Peur. On ferme les yeux. Une éternité d'incertitudes et d'angoisses. On se détourne avec répugnance. Mais elle n'est toujours que transformation.

Mais je divague et je ne voulais parler que de la beauté du cimetière, de sa paisibilité, de sa douceur et des fantômes qui s'y promènent la nuit.

"Le plus belle pierre tombale ne couvre qu'un cadavre" [Charles Aznavour]

Posté par Laila_Seshat à 08:26 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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