08 juin 2010

Oh la la...

Hum... je ne suis pas certaine de vouloir y penser. Brrr...

Mais non, je blague, cela ne me dérange pas du tout. DSC_5059Je l'ai même déjà dit... les rides et les années ne me font pas paniquer comme beaucoup de gens que je connais. Même ma mère angoissait devant son visage et les marques du temps qu'elle y voyait.

Je ne dis pas que cela ne me fait pas parfois flipper que de voir les années se graver sur mon corps ou de me rendre compte que cela fait "plus de 20 ans" que tel événement a eu lieu, ou de réaliser que ce disque que j'aime tant est maintenant un "oldies" pour mon neveu...

En fait, c'est plus bizarre que traumatisant. Je suis assez sereine de vieillir et le jour de mon anniversaire ne me fait pas peur et ne me rend pas triste.

Ce qui est pénible, cependant, ce sont les appels qui ont déjà commencé à arriver... "Bonne Fête la vieille..." "Joyeux Anniversaire... et alors comment on se sent à...". Je me sens exactement comme hier et non, ça ne me dérange pas d'avoir aujourd'hui 39 ans.

Et oui... 39 ans... C'est quand même bizarre, je l'avoue. Et de réaliser que l'année prochaine, ce sont les 40 ans qui vont commencer, c'est un peu surréel. Voilà... c'est ça, ce n'est pas angoissant mais surréel. Il me semble que ce sera étrange de me dire que j'ai 40 ans... Probablement parce que, dans mes souvenirs, quand mes parents avaient 40 ans, ils me semblaient vieux ! C'étaient des "parents", de vieux adultes à mes yeux d'enfant ! Ils ne se trouvaient sûrement pas vieux, eux (sauf ma mère probablement).

Ma grand-mère m'a dit le mois dernier, quand je l'ai appelée pour son anniversaire, que si ce n'était qu'elle commençait à avoir de la difficulté à se déplacer seule, et qu'elle réalisait qu'elle commençait à être un peu moins alerte, elle aurait de la difficulté à croire qu'elle avait 96 ans ! Dans sa tête, elle n'avait pas vraiment d'âge, elle était là tout simplement.

Le temps passe. Bien sûr. On vieillit. On voit les choses différemment. Le corps se transforme et ne veut plus faire certaines choses ou accepte moins bien certaines activités. Mais les années sont surréelles et n'existent pas concrètement.

Je n'ai pas peur des anniversaires comme certains de mes amis. Ils ont capotés à 30 ans et ils semblent angoissés devant les 40 ans. Je n'ai pas paniqué à 30 ans. J'étais même bien heureuse du chemin que j'avais accompli. Et aujourd'hui, je suis contente du chemin qui s'ouvre devant moi. Je me sens à l'aise dans mon âge, heureuse des années et consciente des différences !

Parce que je n'ai plus 25 ans, il faut bien l'avouer ! Mais ça va... si parfois, je me dis que j'aimerais bien pouvoir faire ce que je faisais à 20 ans, je me dis que je suis bien contente de ne plus vivre dans la misère étudiante de cette époque ! Chaque âge a ses beautés et ses tristesses ! Et j'aime bien mes 39 ans... et l'année prochaine, j'aimerai mes 40 ans ! Avec tout ce qui vient avec... L'important est vivre pleinement chaque moment, non ?

"...neon in the window
...sirens far away
...news on the radio happy birthday happy birthday happy birthday
"

[Concrete Blonde]

(Bon... les paroles complètes de la chanson peuvent paraître légèrement déprimantes, mais j'ai toujours adoré la musique, cette chanson et surtout le groupe ! Et avec les sirènes d'ambulances omniprésentes ici... je trouve ça très approprié ! ;-) )

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06 juin 2010

Le moment captif d'un dimanche : écouter silencieusement

10_06_06"L'amour est le miracle d'être un jour entendu dans nos silences, et d'entendre en retour avec la même délicatesse: la vie à l'état pur, aussi fine que l'air qui soutient les ailes des libellules et se réjouit de leur danse." [Christian Bobin]

Un coin tranquille. Près d'une belle petite rivière. Nous cherchons toujours ces endroits pour faire un arrêt lors de nos escapades sur les routes. Ces endroits silencieux où nous aimons nous arrêter, s'asseoir un peu, prendre une petite bouchée et s'imprégner des odeurs et des couleurs.

Nous fuyons souvent la cacophonie de la ville pour nous réfugier dans le silence des ces petites rivières. Ces endroits sont précieux et légers. Mais ils ne sont pas silencieux. Un millier de bruits furtifs nous entourent et nous bercent.

Les bruits de l'eau, des feuilles, du vent, des oiseaux, des insectes... les bruits sont partout, profonds et indiscernables. Se mélangeant en une musique naturelle, délicate et immense.

Un bruit d'ailes. Il semble gracieux et violent. Très rapide. Je sens quelque chose sur ma joue. Une aile immense m'a frôlée. Elle m'a touchée et s'est sauvée aussitôt. Un frôlement doux, presque langoureux s'il n'était pas si furtif. Une aile que l'on croit sentir et saisir mais qui nous échappe. On croit comprendre mais on ne peut qu'imaginer. Et on est heureux d'avoir été touché par une émotion pure, tendre, si fragile et vulnérable. Une émotion terrible, tyrannique et si volupteuse. Une ombre a touché ma joue. Je l'ai entendu dans son silence. Je l'ai senti sur ma vie. Et il ne me reste que l'espérance que cette ombre si délicate ne me quittera plus.Une libellule a dansé près de moi et m'a offert un bruit, un mouvement, un geste, un regard et une parcelle d'amour.

"Les âmes, libellules de l'ombre" [Victor Hugo]

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05 juin 2010

En attendant...

Je regarde mon blog et je m'attriste... j'ai environ 4 avis de lecture en chemin, mais je ne trouve pas le temps de les compléter. C'est que je ne peux pas juste écrire quelques lignes. À chaque fois que je commence un avis de lecture, je me dis: "cette fois, je vais y aller de façon sommaire... juste donner mon commentaire personnel, simplement dire si j'ai aimé ou non et pourquoi, y aller simplement de mes ressentis".

DSCN5969Mais à chaque fois, je commence à analyser un peu, à chercher à savoir pourquoi j'ai aimé ou non... et comment le texte est construit, etc. Je suppose que c'est une manie que j'ai acquise après trois années passées à décortiquer le moindre paragraphe et à analyser les positions des virgules dans le texte et comment cette position en changeait le sens (oui, mon cours d'analyse grammaticale avancée à l'université, nous faisait faire ce genre d'exercice... j'ai même eu un examen d'une question, valant 60% de la note finale, dans laquelle il fallait analyser la position des verbes et leurs incidence sur le texte en minimum 5 pages... J'en fais encore des cauchemars !!!!).

Donc, même si je le voudrais bien, pour le moment, le côté carnet de lecture du blog va se reposer un peu ! Je vais bien essayer de glisser ici et là une petite analyse de lecture... mais je crois que pour les prochains mois, les textes seront plus personnels et qu'il y aura moins d'avis de lecture ou de films... Je vais essayer, remarquez, car pour moi, c'est essentiel, même vital. Mais bon, hier, j'avais quelques heures dans la soirée et je me suis contentée d'écouter des reprises de Star Trek. Trop fatiguée pour même écouter quelque chose de nouveau ! Et dimanche, j'aurais bien un peu de temps, mais j'ai promis à mon PisTout qu'on irait à la plage... c'est qu'il adore la plage et c'est ce qui lui manquera le plus... alors, je ne peux pas lui refuser un petit après-midi de "playa" !!! Et autant en profiter avant que les méduses n'envahissent les vagues... bientôt, la baignade sera un peu plus difficile...

En attendant de reprendre un rythme régulier, je vais y aller des quelques pensées, réflexions et des bribes de vie quotidienne... avec espoir de quelques textes plus fournis ! Je suis optimiste ! :D

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03 juin 2010

Oui, bon... les livres c'est pesant...

Voyez-vous, ce n'est pas que je me plains. Mais un peu tout de même. Oui, bon, je me plains carrément. Je me plains mais j'assume pleinement la lourdeur de mes mots et de mes livres. Peut-on chialer mais admettre que c'est tout de même de notre faute. Car,DSC_5991_copy il faut le dire, ces livres c'est moi qui les a achetés. C'est moi, qui a traîné du côté des libraries et des bouquineries. C'est moi qui a choisi tous ces livres. Et c'est moi qui les conserve précieusement dans mes bibliothèques.

Seulement le problème c'est que c'est pesant un livre. Bon, un seul livre est rarement un problème. Quelques dizaines ne causeraient pas non plus de soucis. Mais plusieurs centaines... ça cause bien des tracas lorsqu'il s'agit de les déménager ! Car si on compte tous les romans, les dictionnaires et autres ouvrages de référence, les ouvrages professionnels, les livres de voyages, les livres d'art, les albums... ça dépasse les 1000 livres...

Et puis, c'est compliqué à paqueter un livre... les folios, ça va, mais les autres... les grands formats, les livres d'art aux dimensions bizarres, les romans à plus de 500 pages... Faire les boîtes devient un véritable casse-tête, dans tous les sens. On se casse les méninges à faire rentrer les livres dans la boîtes et à boucher les trous.

Évidemment, comme c'est lourd un livre, un boîte de livres ne peut qu'être toute petite, histoire d'être capable de la lever. Oui, car à 21 ans, lors de mon départ de chez mes parents pour aller dans mon premier appartement, j'avais comme pas réfléchi à la question. Une belle grosse boîte dans laquelle rentrait presque tous mes livres - que j'avais en moins grand nombre à l'époque. Laissez-moi vous dire que mon PisTout et mon ami ne m'ont pas trouvé drôle quand ils ont dû la déplacer et monter les deux étages avec cette montruosité de boîte !!!  Donc, aujourd'hui, je sais... et mes boîtes de livres sont soulevables et petites... et il y en a une quantité effrayante !

Mais parfois, je me dis, en regardant mes livres, que Noëlle Châtelet a peut-être raison !!! "Classer des milliers de livres et les transporter devrait constituer un exercice obligatoire pour tout postulant à l'écriture, ce qui l'inciterait sans doute à privilégier davantage la concision que la quantité." Yep... tout à fait d'accord !!!

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01 juin 2010

Liste, liste, liste...

1Faire des listes, des listes et des listes. Je suis connue comme la "maniaque" des listes. J'ai des listes de choses à faire pour le mois, la semaine et la journée.

Je fais des listes de mes livres, mes disques, mes films, mes voyages, d'idées de cadeaux, et surtout des choses à faire.

Je ne fais pas nécessairement tout ce qu'il y a sur ma liste, et surtout pas dans l'ordre établi, mais la liste est là.

Mais mes listes sont personnelles, précises, vagues, spécifiques mais complètement imparfaites.

Et voilà, qu'il faut faire des boîtes. Des boîtes, des boîtes et des boîtes. Mais ces boîtes ne sont pas ordinaires. Et pour une deuxième fois en presque 7 ans, il faut faire des boîtes détaillées... Chaque boîte numérotée, étiquettée de la pièce et le contenu décrit en détail et estimé. Boîte 87 : 6 tasses, 3 pots en verre, 1 vase en plastique et 8 petites cuillères / Valeur: ?€ - Boîte 121: 54 livres, 2 albums photos, 1 ourson en peluche / Valeur: ?€...

Tout décrire, tout détaillé, et mettre un montant sur tout... Mais comment évaluer certaines choses ? Une boîte remplie de souvenirs d'école ? Des livres jaunis mais aimés ? Des tasses rigolotes mais reçues en cadeau de mon filleul ? Comment mettre un prix sur les souvenirs, les objets qui partagent nos vies, ces choses qui semblent sans valeur mais qui sont si importantes. Chaque boîte prend une éternité. Chaque boîte est unique.

Comme nous sommes très "organisés", les boîtes s'accumulent déjà. Les éléments des listes se cochent petit à petit... annuler l'abonnement de... appeler pour aviser de... se désinscrire de... Et puis, il y a la liste de "l'autre côté"... réouvrir les comptes de... vérifier la validité de...

Et la liste semble s'allonger et s'allonger, et s'allonger... Nous sommes déjà épuisés, mais faut pas s'inquiéter ! Dans nos plans, nous avons prévu du repos... Dans la liste, il y a une ligne ou deux pour "se reposer". Et nous avons bien l'intention de cocher ces lignes !!! :D

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30 mai 2010

Le moment captif d'un dimanche : gribouillis

10_05_30"L'art de peindre n'est que l'art d'exprimer l'invisible par le visible" [Eugène Fromentin]

"Tu parles trop fort, que je lui dis, tu vas le déranger." "Mais non, qu'il me répond, il semble bien concentré." "Oui, tu as raison... mais taisons-nous tout de même, juste au cas..."

"Il décore sa boutique, tu penses?" "Peut-être... histoire que son commerce soit joli même lorsqu'il est fermé". "Et peut-être mettre un peu de traditionnel à côté du moderne".

"Je crois qu'il y a une histoire dans ses dessins." "Tu crois?" "Oui, une histoire invisible qu'il raconte silencieusement." "Et elle a un lien avec sa boutique?" "Difficile à dire, je ne comprends pas vraiment le nom et on ne voit pas à l'intérieur". "Tu sais, ce n'est peut-être pas sa boutique... et il n'a été engagé que pour ce boulot... tu te fais peut-être des histoires, toi aussi!"

"Peut-être... mais de toute façon, ce n'est qu'une histoire. Tu sais de ces histoires qui peuvent se lire sans jamais se répéter. Il nous raconte une histoire universelle... mais qu'il colore de sa vie, et que nous lirons selon nos émotions, selon nos envies, nos désirs... Une histoire n'est jamais qu'une histoire. Elle nous raconte milles choses à la fois et ne nous dit rien du tout... Mais je n'en sais rien, tu sais!".

"Un artiste ne peint jamais la vie tout à fait telle qu'elle est. Il la colore de sa personnalité et de ses désirs" [Lucille Roy]

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23 mai 2010

Le moment captif d'un dimanche : des traces rouges

"Voir le monde dans un grain de sable, et le ciel dans une fleur sauvage. Tenir l'infini dans la paume de la main et l'éternité dans une heure." [William Blake]

10_05_23

Il y a des choses que l'on sait. Des choses que l'on a apprises. Au cours des années...

Par exemple, une chanson que l'on a jamais bien compris... cette chanson qui parle de gentils coquelicot mesdames et de gentils coquelicot nouveau... On me parle de jardin, de romarins, de 3 mots latins, d'hommes et de garçons qui ne valent rien, de dames dont on ne dit rien et de demoiselle dont on dit beaucoup de bien. Je n'y comprend rien mais les rimes, j'aime bien...

Et puis, on se souvient de ce symbole du mois de novembre. On se souvient des combattants et on se souvient de voir chaque année, un coquelicot sur le manteau de tant de gens.

Quelqu'un nous aurait aussi dit que 8 ans de mariage étaient soulignés par ces fleurs si rouges. On ne l'a su qu'après ses propres noces de coquelicots... Et puis, on réalise que le nom français de la fleur est une onomatopée rigolote sur le coq et sa crète rouge... bien sûr dans d'autres langues, on l'appelle différemment, mais on ne peut s'empêcher de sourire en disant son nom...

Et on fait des recherches et on apprend sur le symbolisme... et peut-être même un lien avec Perséphone et Démeter...

Mais lorsque le printemps arrive, on ne peut que se rappeler de la première fois que l'on a aperçu la première tache rouge sur le bord de la route. On ne savait pas trop quelle était cette tache rouge. Mais elle semblait se multiplier. Et puis, on l'a regardé d'un peu plus près... touché ses pétales un peu froissés, regardé ses petits grains noirs...

On ne connaissait pas cette fleur. On a pas tout de suite fait le lien avec cette tache rouge du mois de novembre. Et puis, on a cherché dans les livres et on a appris le nom de cette petite fleur qui fleurit partout dans les champs catalans en ce mois d'avril et mai...

Et notre coeur se serre à chaque fois qu'on aperçoit dans les champs, sur les bords des routes, dans les endroits les plus improbables, ces petites fleurs si rouges et si fragiles... On ne sait pas trop pourquoi, on aime cette leur avec une passion incroyable et on ne sait pas trop comment on pourrait s'en passer. Chaque fois que notre regard croise le rouge fané de ses pétales, les larmes viennent à nos yeux. On le dit pas trop, car on se sent vaguement ridicule d'avoir tant d'émotion pour une simple fleur sauvage. Mais on espère pouvoir en faire pousser dans son prochain jardin, car on serait triste de ne plus voir chaque année, ce gentil coquelicot qui nous rappelle nos rêves et nos projets.

"Sois comme la fleur, épanouis-toi librement et laisse les abeilles dévaliser ton coeur" [Râmakrishna]

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22 mai 2010

Quelques mots...

"Une pièce sans livres, c'est comme un corps sans âme."

[Cicéron]

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19 mai 2010

Enfin... je dis que les boîtes...

15_Les_bo_tes... ont déjà commencé à s'accumuler. Alors, je me dis qu'il faudrait peut-être que j'explique un peu comme ça... histoire de clarifier mes idées et donner quelques nouvelles, au détour, d'un post.

Aujourd'hui, cela fait exactement 6 ans et 4 mois que je suis arrivée à Barcelone. En 2008, je radotais sur le départ, l'arrivée et la suite... enfin sur toutes les raisons et les moments premiers. Puis l'année suivante, je soulignais ces 5 ans si importants. Nous avions décidé que cette aventure devait durer un minimum de 5 ans. Et voilà que ces années étaient réalisées. Déjà, on commençait à se questionner. Mais, en fait, on avait des réflexions et des interrogations depuis un moment déjà... il y a des traces de ces questionnements ici et là sur ce blog.

Et puis, cette année, j'ai parlé de mes 6 ans dans cette ville. Je me rappelais ces 6 dernières années avec une image de coucher de soleil. Car déjà, nous commencions à former notre décision. Un départ... Ce qui ne veut pas dire que nous n'avons pas encore des doutes et des inquiétudes. Mais nous sommes heureux de notre décision.

Donc, nous allons quitter Barcelone, l'Espagne pour retourner de l'autre côté de l'Atlantique. Bizarrement, nous ne considérons pas ce déménagement comme un "retour au Québec", mais comme un déménagement au Québec. Car, nous avons vaguement l'impression de partir pour un endroit qu'on connait, oui, mais qui n'est plus le même.

J'ai tant d'émotions qui se bousculent dans ma tête que je ne sais pas trop que dire... Nous avions une foule de raisons pour venir vivre ici... et nous avons une foule de raisons pour partir. J'y reviendrai... petit à petit... pour expliquer un peu, pour me permettre de me rappeler.

Pour l'instant, nous sommes un peu encore dans un brouillard. Nous savons que le 30 juillet, nous prenons un vol aller-simple vers Montréal... mais nous avons de la difficulté à vraiment le réaliser. Et ce, malgré les listes de choses à faire qui s'allongent sans arrêt... et les boîtes qui commencent déjà à s'accumuler. Il y a tant de choses à préparer. Ici et là-bas. Et parmi les préparatifs, tant de choses à faire : mon père à voir le plus souvent possible, la famille et les amis à visiter, les endroits à voir et à revoir. Et surtout, prendre le temps de profiter un peu de ces dernières semaines à Barcelone.

Je le répète, le temps file... et quand le temps s'écoule trop rapidement, j'ai peur de le perdre alors, je ralentis... souvent trop... Et j'ai alors peur de ne plus avoir le temps de tout faire ce qu'il y a à faire et de tout faire que je veux faire.

Aujourd'hui, je dois annuler quelques abonnements, demain, appeler pour le dédouanement, après-demain, faire quelques boîtes... et dimanche, peut-être un petit tour à la plage, histoire de respirer un peu ce printemps qui est finalement arrivée à Barcelone !

Et bien sûr... quelques petits textes ici et là...

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16 mai 2010

Le moment captif d'un dimanche : promenade

10_05_16"Le samedi, le temps ralenti, avant de s'arrêter tout à fait le dimanche" [Geneviève Brisac]

Le dimanche est différent. Il semble solitaire dans la semaine. Bizarrement, il semble se distancier des autres jours.

Le dimanche, on sait que le lendemain on doit retourner au travail. On a donc l'impression que cette journée est précieuse et unique. Qu'il faut en profiter et traiter la journée différemment du samedi.

On ne peut simplement faire comme si c'était un jour ordinaire. On doit ralentir. On doit regarder les minutes qui passent et savoir profiter de ce temps. Si on ne s'arrête pas de temps en temps, ces minutes passent trop vite. Le dimanche doit nous permettre de marcher tranquillement. De regarder le soleil... ou la pluie... Il faut écouter le silence... ou le tintamarre qui bruisse dans les rues ou sur le bord de la mer.

Je marche tranquillement sur la promenade. Il n'y a pas encore trop de monde. Il y en aura beaucoup trop dans quelques semaines. Les dimanches ici sont trop bruyants. Et ironiquement trop tranquilles. Je ne sais pas ce que les dimanches devraient être. Un mélange de paresse et d'activités... Je veux aimer mes dimanches. Les protéger du reste de la semaine. Mais je ne veux pas les perdre à les regarder passer sans rien faire... Je crois que je dis n'importe quoi... je divague un peu... je peux bien me le permettre... c'est dimanche après tout !

"Le dimanche, c'est un jour autre. Même le soleil est différent." [Yves Montant]

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