23 avril 2010

Que des livres...

"Quand je pense à tous les livres qu'il me reste à lire,
j'ai la certitude d'être encore heureux
"
[Jules Renard]

Lecture

"Un livre a toujours deux auteurs:
celui qui l'écrit et celui qui le lit
"

[Jacques Salomé]

Journée mondiale du livre et du droit d'auteur
Diada de la San Jordi...

Des livres, des roses...
Des mots à lire...
Des mots à protéger !!!

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19 avril 2010

La Vierge en bleu de Chevalier

vierge1La Vierge en bleu / Tracy Chevalier ; traduit de l'américain par Marie-Odile Fortier-Masek. -- [Paris] : Quai Voltaire, 2009. -- 427 p. ; 18 cm. -- ISBN 978-2-07-030797-5. -- (coll. Folio ; no 4355)

Quatrième de couverture

Récemment arrivée des États-Unis avec son mari, Ella Turner a du mal à trouver sa place dans cette bourgade de province du sud-ouest de la France. S'y sentant seule et indésirable, elle entreprend des recherches sur ses ancêtres protestants qui eurent à fuir les persécutions. Elle est alors loin d'imaginer que cette quête va bouleverses sa vie. Quatre siècles plus tôt, en pleine guerre de religion, Isabelle du Moulin, surnommée "La Rousse" en raison de sa flamboyante chevelure, risque un procès en sorcellerie pour le culte qu'elle voue à la Vierge Marie. Cependant, l'enfant qu'elle porte ne lui laisse d'autre choix que d'entrer dans l'intolérante famille des Tournier qui a embrassé la Réforme. Séparées par des générations mais unies par un mystérieux héritage, Ella et Isabelle vont renouer les fils du temps à deux voix.

Premier roman de l'auteur de La jeune fille à la perle, La Vierge en bleu livre l'histoire tragique et foisonnante des Tournier, sur fond de guerre de religion.

L'auteur

Tracy Chevalier est née à Washington en 1962. Elle grandit avec sa famille dans cette ville américaine et étudia au vierge2Bethedsa-Chevy Chase High School de la ville de Bethesda au Maryland. Elle commence à écrire alors qu'elle est au high school. Elle étudie au Oberlin College en Ohio où elle obtiendra un diplôme en Anglais. En 1984, elle part vivre en Angleterre et s'installe à Londres. Elle prend quelques cours de création littéraire et commence à publier des nouvelles dans des magazines. Elle travaillera chez un éditeur jusqu'en 1993. Elle quitte son emploi pour aller à la Universiy of East Anglia afin de suivre une M.A (diplôme supérieur de lettres) en création littéraire.. Parmi ses professeurs, on retrouve Malcom Bradbury et Rose Tremain. Elle poursuit son travail d'écriture et publie sa première oeuvre The Virgin Blue à compte d'auteur. Son deuxième roman, Girl with a Pearl Earring, publié en 1999, la fera connaître du public.

Elle vit aujourd'hui à Londres avec son époux et son fils.

Bibliographie

  • The Virgin Blue (1997)
  • Girl with a Pearl Earring (1999)
  • Falling Angels (2001)
  • The Lady and the Unicorn (2003)
  • Burning Bright (2007)

Résumé

La Vierge en bleu nous propose l'histoire de deux femmes séparées par les siècles mais liées par le sang et la couleur bleue qui marquent leurs vies.

Isabelle du Moulin, surnommée La Rousse à cause de sa chevelure, vit au XVIe siècle dans une France en pleine guerre de religion. Profondément attachée à la Vierge Marie, elle devient tout de même protestante et cache sa flamboyante chevelure. Avec sa famille, elle devra fuir son village pour éviter d'être tuée par les catholiques. Ils fuiront vers la Suisse qui accueille les hugenots et tenteront de refaire leur vie.

Au XXe siècle, Ella Turner, jeune américaine, emménage avec son mari dans un village non loin de Toulouse. Elle arrive avec espoir de refaire sa vie en France, mais se sent rapidement seule et isolée. Sous les conseils de son père, elle décide de faire des recherches sur ses ancêtres qui seraient originaires de la France. Ses recherches la mèneront jusqu'en Suisse où elle retrouve les traces d'Isabelle. 

Commentaires personnels

La Vierge en bleu est le premier roman de Tracy Chevalier qu'elle publia à compte d'auteur. On retrouve dans ce premier livre de l'auteur les amorces d'une écriture qui séduira plus tard les lecteurs de La Jeune fille à la perle. Elle opte cependant dans ce roman pour une double histoire. Le roman est donc partagé entre deux personnages féminins séparés par des époques différentes mais unis par une chevelure rousse, des connaissances de sage-femme et une passion/obsession pour la couleur bleue.

La France et le Moyen âge sont déjà au centre du roman de Tracy Chevalier. De même que l'utilisation d'une oeuvre... Chevalier part ici du peintre Nicolas Tournier et du tissu bleu qui couvre la vierge d'une de ces oeuvres. La peinture de la couverture du livre n'est cependant pas liée au roman, comme se sera ensuite le cas pour la Jeune fille à la perle et la Dame à la Licorne. Ce roman de Chevalier nous plonge en partie dans une France du Moyen âge déchirée par les religions et dans les recherches généalogiques d'une américaine qui tente de connaître ses origines françaises. C'est donc un roman à deux voix. Deux voix qui vont se rejoindre tragiquement en Suisse.

Le roman s'ouvre par une citation de Goethe, extraite de son livre "La Théorie des couleurs" et qui teinte définitivement le texte de Chevalier. La couleur flamboyante des cheveux des personnages principaux, qui témoigne de leur besoin de vivre intensément, est recouverte par ce bleu puissant qui conserve toujours une pointe d'obscurité mais qui les fascine. "En tant que nuance, elle est puissante, mais d'une façon négative, et dans sa plus grande pureté elle produit, pourrait-on dire, une négation stimulante. Son apparition est alors une sorte de contradiction entre l'excitation et le repos". (Goethe).

Le roman est bien construit. Ce procédé de deux temps est souvent utilisé mais peut devenir rapidement difficile à suivre. Chevalier réussit à nous intéresser aux deux personnages de façon égale. Nous passons d'une époque à l'autre sans perdre le fil des deux histoires, ce qui arrive souvent dans ce genre de roman à deux voix et à deux époques. Les chapitres sont bien proportionnés ;  suffisamment longs pour nous intéresser au personnage mais sans s'éterniser sur le récit, ce qui évite d'oublier l'autre histoire. On passe donc facilement d'une époque à l'autre, d'une histoire à l'autre. Vers la fin du récit, les chapitres sont de plus en plus courts, les événements se bousculent et les récits deviennent presque une seule histoire. Cependant, l'auteur conserve une narration claire et facile à suivre.

Il arrive dans ce genre de roman "double" que je préfère une histoire à l'autre, que j'aurais préféré ne lire qu'un seul récit. Mais ici, j'ai aimé ces deux histoires et surtout les liens entre les deux femmes. Je déplore peut-être un peu un côté non fini aux histoires. Je crois également que les personnages auraient pu être davantage développés. J'aurais surtout aimé mieux connaître Isabelle et sa famille. Et j'avoue avoir été légérement agacé par le personnage d'Ella - elle ne m'était pas très sympatique, par moment. Je crois aussi que le roman aurait pu nous offrir plus de détails sur les circonstances de cette guerre de religions, sur ses implications, etc. Et il est vrai que l'auteur, malgré une recherche évidente sur l'époque et sur la guerre des religions, me semble avoir pris quelques libertés avec l'Histoire et avec les recherches généalogiques -et surtout avec la profession de bibliothécaire et d'archiviste-, mais il faut parfois se laisser porter par sa lecture sans chercher à relever le moindre détail inexact. J'ai eu aussi quelques difficultés avec la conclusion de l'histoire "moderne" et je suis restée un peu sur ma faim avec la conclusion de l'histoire "médiévale". J'ai cependant été très touchée par la conclusion globale (que je ne soupçonnais pas du tout). Dans l'ensemble, j'ai beaucoup apprécié cette lecture. Et le bleu est ma couleur préférée... alors... ;)

Les avis de Tom-Tom, Conjuration des livres, À propos des livres, Elyse, Miss Alfie, joey7lindley09, Critiques libres, Emilie, Dirlandaise.

Extraits

"Et quelque chose changea. Cette nuit-là, je fis le rêve pour la première fois. Il commença par un scintillement, une lueur frisonnant entre ombre et lumière. Ce n'était pas noir, ce n'était pas blanc. C'était bleu : je rêvais en bleu." p. 53

"Debout au-dessus d'eux, il déploya l'étoffe blanche. Et voici qu'en tomba le quatrième secret, cette couleur qu'Isabelle avait cru ne jamais revoir. Elle poussa un cri, tendit la main et frotta l'étoffe entre ses doigts. La laine était toute douce, elle était teinte à coeur. Baissant la tête, elle porta l'étoffe à sa joue."
p. 205

Sources

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18 avril 2010

Le moment captif d'un dimanche : plumage

018avril"Tous admirent le paon. Alors les oiseaux disent: "Mais regardez ses pattes et écoutez sa voix" [Proverbe japonais]

C'est bien joli un paon. On arrive à une gentille auberge et on découvre dans le fond du jardin, un magnifique paon. On est tout énervé et on prend mille photos. Il est fier, l'oiseau. Il fait le beau pour sa belle qui le regarde à peine. Ses plumes sont magnifiques et franchement éblouissantes. On soupire et on laisse le couple tranquille.

Et puis, le matin arrive tranquillement. Et avec le jour se lève un cri perçant. On ouvre les yeux. On secoue la tête, on se retourne et on referme les yeux. Un autre cri. Et un autre cri. On braille dans la cour. On se lève difficilement et on ouvre la fenêtre. Et alors on le voit. Ce glorieux oiseau qui se promène fièrement sur le gazon devant notre fenêtre. Il fait la roue de sa sensationnelle queue toutes de plumes colorées. Il agite frénétiquement ses plumes devant sa belle. Et il crie.

Un cri strident et répétitif. Il n'arrête pas. Il veut sa belle et il le fait savoir. Il n'acceptera pas de refus et il criaillera toute la matinée. Il ne se reposera pas. Et nous non plus. Après plusieurs minutes, nous avons décidé qu'il était préférable de rire et de se lever. Dans l'horaire de la journée s'est ajouté un arrêt à la pharmacie pour acheter de ces petites choses appelées "bouchons"... essentielles pour le reste du séjour. Car la cour du bellâtre se poursuivra pendant les prochains jours... Nous sommes partis avant de connaître la conclusion de cette histoire de séduction. Mais avec ses belles chansons, je suis certaine qu'il a conquis le coeur de sa dulcinée.

"La fierté a rarement un juste milieu, on en a trop ou pas assez" [Comtesse de Blessington]

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13 avril 2010

Souvenirs de blogs

Et voilà que L'Or des chambres m'envoie un nouveau Tag... bien sympathique et bien simple... Et comme ces temps-ci, je n'ai  pratiquement pas une seconde à moi... je trouve cet exercice merveilleux ! Il s'agit tout simplement de retrouver la 6e image qui fut publiée sur notre carnet.

9683707Mon blog a vu le jour en octobre 2006. Les premiers articles avaient été écrits pour d'autres lieux... un autre carnet, un livre ouvert, aujourd'hui fermé. Quelques textes furent déplacés vers ce blog... vers ces pages d'un autre livre ouvert.

La 6e photo qui apparaît sur ce blog...

... est une photo, un montage, parlant de l'Halloween. C'était un premier novembre. En 2006. C'est un texte que j'avais écrit pour ce carnet et pour l'autre, le disparu. Cette photo est un petit montage de différentes photos illustrant mon amour, ma passion, pour cette fête.

Cette passion existe depuis longtemps et ne disparaîtra pas bientôt ! Et régulièrement, elle laisse ses traces sur ce blog.

Je voudrais bien tagguer d'autres bloggueurs... mais j'ai à peine le temps d'appuyer sur le bouton "poster et publier" !!! Il faut que je retourne à mes impôts trimestriels... vive le travail autonome !!! Je vais tenter de revenir écrire un peu plus dans les prochains jours... je dis bien tenter!!! ;)

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11 avril 2010

Le moment captif d'un dimanche : un long cortège

"Les gens qui veulent suivre des règles m'amusent, car il n'y a dans la vie que de l'exceptionnel" [Jules Renard]11avril

Allez viens... suis-moi. Mettons-nous à la suite de cette longue file et marchons tranquillement derrière ces dames. Pourquoi ? Pour oublier un instant notre quotidien bien sûr. Pour disparaître un moment dans une marche uniforme.

Ne t'inquiète pas. La marche ne sera pas longue. Bientôt nous reprendrons d'autres chemins et nous ne suivrons plus la procession. Nous gambaderons dans l'incertitude des routes tortueuses et nous n'aurons pas peur.

Mais parfois, il est plaisant de suivre tout doucement et ne pas se questionner, l'espace de quelques minutes, sur les grandes décisions et les petits soucis. Alors, viens... suis-moi. Mets-toi derrière moi. Ou alors en avant. Ce n'est pas important. Et marchons simplement à la suite de ces dames. Soyons sages, une seconde. Demain, nous serons déraisonnable s'il le faut.

"La liberté ne consiste pas seulement à suivre sa propre volonté mais aussi parfois à la fuir" [Abe Kobo]

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04 avril 2010

Le moment captif d'un dimanche : ce lapin qu'on suit

AAprès tout ce blanc vient le vert,
Le printemps vient après l’hiver,
Et après la pluie le beau temps.

[Claude Roy]

Évidemment, on pourrait dire que ce n'est pas bien original. Et que ce n'est pas un seul moment, mais trois petits moments. Mais en ce dimanche, je sens le printemps enfin dans mon ciel et ces détails ne semblent pas m'importer.

Hier, j'ai lavé mes fenêtres. J'ai les ouvertes toutes grandes pour la première fois de l'année et j'ai senti le soleil sur mes mains qui lavaient la vitre. J'aime bien laver mes fenêtres quand il fait beau... et ensuite les voir briller. (Évidemment, j'ai toujours une petite prière pour qu'il ne pleuve pas le lendemain, comme c'est presque toujours le cas quand je lave mes fenêtres).

Mais aujourd'hui, il fait printemps et je regarde mes lapins qui se trouvent un peu partout dans la maison. Il y a bien quelques poules ici et là, mais c'est le lapin qui domine et protège son territoire. Il est même responsable des oeufs que les poules semblent ignorer.

Ils m'apparaissent un brin trop sérieux ces lapins. Il faudra que j'apprenne à ces lapins de Pâques à sourire un peu plus. Certains semblent bien occupés à surveiller les oeufs. C'est qu'il y en a partout... dans les plantes, sur les branches, dans les vases... S'ils étaient tous au même endroit, cela serait sûrement plus facile à surveiller... Mais cela serait plus triste et moins sage !

"Mettez tous vos oeufs dans le même panier - et surveiller le panier" [Mark Twain]

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03 avril 2010

Un tag printanier

desEt voilà... un petit tag tout doux pour le printemps. C'est Lhisbei qui me l'envoie. Il paraît simple, mais il n'en est rien... enfin pour moi. Il s'agit tout simplement de choisir un mot et pour chaque lettre du mot, il faut mettre un autre mot et un écrivain.

Première difficulté... quel mot choisir !!! Je me suis dis que puisque demain c'est dimanche, allons-y avec dimanche. Je les aime bien mes dimanches, donc pourquoi pas. Et puis, allons-y avec les mots et les auteurs. Évidemment, il fallait que le mot ait un H et un I... misère ! Mais je ne change pas de mot.

Ensuite, j'ai essayé de me laisser porter par les lettres et les auteurs. Et puis, cela a donné ce qui suit. Je voulais le tout léger, ce n'est pas tout à fait le résultat...

D comme dans DesseinJ
D comme dans Alexandre Dumas

I comme dans Inconscient
I comme dans Eugène Ionesco

M comme dans Mère
M comme dans Pierre Magnan

A comme dans Alliance
A comme dans Louisa May Alcott

N comme dans Névrose
N comme dans Nelligan

C comme dans Croyance
C comme dans Albert Camus

H comme dans Heurt
H comme dans Anne Hébert

E comme dans Enfance
E comme dans T.S. Eliot

Et voilà... Je ne sais trop à qui passer ce tag... cette fois, je vais laisser ouvert... :D


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02 avril 2010

Dans ma tête, je m'imagine...

Dans ma tête, je m'imagine...
des ponts traversant des profondeurs et des immensités...

Pont

Une rive lointaine. Une rive proche.
Mais besoin d'un chemin pour les rapprocher.
Un pont jeté entre notre passé et notre avenir.
Un présent à traverser.

Un trait unissant des parcelles de vie.
Ce bord escarpé que l'on contemple
avec envie.
Ce rivage délicat que l'on observe
avec appréhension.

Les yeux n'osent plus s'ouvrir.
Et s'ils apercevaient les profondeurs
qui s'élancent sous ce passage ?
Nous empêcheraient-ils de
poursuivre notre route?

Si ce pied que l'on hésite à mettre
sur la passerelle ne continue pas son
chemin, comment peut-on croire
à notre immortalité ?

Ce pont ne nous parle pas d'éternité.
Il nous raconte la continuité des traversées
qui parsèment nos jours.

Et nos pieds n'oublieront pas de
franchir les ponts.

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28 mars 2010

Le moment captif d'un dimanche : soyons sérieux

28marsa"Dans la vie, même quand ça a l'air sérieux, ça n'est tout de même du guignol. Et on joue toujours la même pièce" [Jean Anouilh]

Tout apparaît toujours comme la fin du monde. Comme la fin de notre monde. Une poussière est aussi formidable qu'une montagne. Un mot est la destruction d'un univers. On analyse chaque instant. On trouve une seconde défectueuse. On ne sait plus ce qui est grotesque ou ordinaire.

On rit de nos faiblesses en public. Mais on les pleure en silence quand nos mains couvrent notre visage. Dans cette pièce noire où s'agitent les marionnettes de nos erreurs et nos faiblesses.

Mais rien n'est jamais finalité. Enfin. Il faut le croire. Il suffit d'y croire me dit-on. Et je veux bien y croire. Une illusion n'est que l'ébauche de ma réalité. Il suffit parfois d'un sourire et on veut bien suivre cette possibilité qui se dessine devant nous.

Un pantin me dit que peut-être tout est trop sérieux. Et quand il y des moments s'offrant à moi dont le poids des présents inévitables peuvent s'oublier, il est impérial de les saisir et de réaliser que cette illusion est libre de fatalité.

Car un spectacle s'annonce. Un spectacle connu mais chaque fois nouveau et intense. Et il suffit de le vivre en espérant que les marionnettes se rappellent de leur scénario... et continuent à faire rire notre âme.

"L'homme est une marionnette consciente qui a l'illusion de la liberté" [Félix Le Dantec]

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24 mars 2010

Tout est relatif

Je n'ai rien contre certaines idées. Quand je vais dans la région de Toulouse, je pense aux pierres roses et au cassoulet. Quand je vais en Provence, je pense à la lavande. Quand je vais en Belgique, je pense à la bière. Quand je vais à New York, je pense aux ... enfin... il y a certaines choses qui nous viennent automatiquement à l'esprit quand on pense à certains endroits.

Certaines idées ne sont pas complètement fausses. Simplement... elles ne sont pas toujours - ou uniquement - vraies. Il n'y a Pluiepas que... cette chose... à cet endroit. Il y en a, mais pas que.

Et donc... quand on parle du Québec, par exemple, nombres de gens vont parler de l'hiver. On parle rarement des étés étouffants ou des hivers sans neige. Et quand on parle de l'Espagne... on parle de la chaleur. Peu importe la saison. Et peu importe, la région. L'Espagne est un petit pays, mais chaque région est différente. Et chaque saison apporte sa température.

J'ai énormément chialé sur ces lieux -je le sais... et j'en suis un peu désolée-  de la pluie et du froid à Barcelone. J'ai même parlé de la neige qu'il y a eu cette année et qu'il y a chaque année depuis que je vis ici... et donc qu'il y a depuis toujours en Espagne. Mais bizarrement, les gens continuent à me parler de soleil et de chaleur. On m'appelle et on me demande s'il fait beau, s'il fait chaud... on me dit que je suis chanceuse d'être ici. On voit les touristes arriver à Barcelone, au mois de novembre, janvier, mars... habillés comme si nous étions au mois de juillet.

Et honnêtement, ça m'enrage. Ce fut un hiver horrible cette année. De la neige et de la pluie partout. Des désastres dans toutes les régions d'Espagne. Chaque jour, je me lève et dans ma fenêtre, je vois du brouillard, des nuages, de la pluie... il y a quelques semaines, il y avait même de la neige. Le printemps est arrivé. Mais il fait encore gris.

Je me console en me disant que bientôt, il fera soleil et chaud. Et alors, je me rappelle, que l'été, c'est souvent irrespirable ici. Et l'été, on me dit... "mais tu vas à la plage"... oui, parce que bien sûr, puisque je vis en Espagne, je vais tous les jours à la plage !!! L'été... il fait chaud... on étouffe... c'est invivable...

Et donc, je me dis... que peu importe l'endroit où on vit... on aura toujours quelque chose à dire sur la température... il y aura toujours une raison pour chialer ! Grrrrr....

Posté par Laila_Seshat à 23:25 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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