23 janvier 2017

Madame Victoria de Catherine Leroux

Victoria2Madame Victoria / Catherine Leroux. — Québec (Québec) : Alto, [2015]. – 195 p. ; 21 cm. – ISBN 978-2-89694-192-6

Quatrième de couverture

A l'été 2001, un squelette apparaît à l'orée d'un petit bois, à quelques pas de l'Hôpital Royal Victoria à Montréal. Une enquête s'amorce, qui deviendra une quête : découvrir l'identité de cette femme morte sans bruit. Mais toutes les pistes mènent à l'impasse ; celle qu'on a baptisée madame Victoria continue d'attendre que quelqu'un prononce son nom.

Aujourd'hui, la fiction prend le relais.

A partir d'une série de portraits de femmes, Catherine Leroux décline les vies potentielles de son héroïne avec une grande liberté. D'abord nettes comme le jour, ses hypothèses plongent de plus en plus loin dans l'imaginaire, comme des flèches filant vers un point où la mémoire et l'invention se confondent, vers un minuit où tout est possible, jusqu'au dernier souffle.

L’auteur

Catherine Leroux est né à Rosemère au Québec en 1979. Après avoir eu divers emplois (caissière, Victoria1téléphoniste, barmaid, commis de bibliothèque, bergère, journaliste, etc.), elle publie son premier roman, La marche en forêt, en 2011. Son deuxième roman Le Mur mitoyen publié en 2013 a remporté le Prix littéraire France-Québec en 2014. En 2015, elle publie sa troisième oeuvre Madame Victoria qui remporte en 2016 le Prix Adrienne-Choquette. Elle habite maintenant à Montréal.

Bibliographie

  • La marche en forêt (2011)
  • Le mur mitoyen (2013)
  • Madame Victoria (nouvelles) (2015)

Mes commentaires

Roman ou nouvelles ? C'est bizarre, quand j'ai lu Madame Victoria, je ne me suis pas vraiment questionnée. J'ai lu les différentes déclinaisons d'une inconnue comme des parcelles de vies sans lien entre elles. Un fil conducteur oui, mais des histoires différentes. Et puis est venu le temps de rédiger ce billet. Et puis là, je ne sais plus comment décrire le/les texte/s de Leroux. Roman ? Nouvelles ? Les avis sont partagés. Et je suis partagée. Je vais donc mettre les deux dans mes "tags"... aux lecteurs de faire leur propre idée.

Un fait divers réel a inspirée l'auteure. Le 26 janvier 2011, l'émission Enquête diffusait un premier reportage sur la découverte en 2001 du cadavre d'une femme non identifiée dans un stationnement de l'Hôpital Royal-Victoria à Montréal. La mort de la femme remontrerait à 1999 et le reportage tentait de découvrir l'identité de celle qu'on a surnommé "Madame Victoria". Même la célèbre auteure et anthropologue judiciaire Kathy Reichs a participé à l'enquête. À la suite du premier reportage, de nouveaux éléments parviennent aux enquêteurs et un second reportage est diffusé.

Catherine Leroux voit le reportage d'Enquête et décide d'imaginer qui a pu être cette femme inconnue. Et elle nous livre de nombreuses Victoria toutes différentes les unes des autres mais toutes liées dans leur mort anonyme et solitaire. Ces femmes, une dizaine au total, sont toutes différentes mais semblent toute mourir dans l'indifférence ; qu'elles aient été journaliste, comptable, fille-mère, gardienne,...

Si les textes de Leroux sont tout d'abord près des faits connus et rapportés dans le reportage, petit à petit, ils s'en éloignent. Elle remonte le temps, ces personnages vivent aujourd'hui ou dans un autre siècle - passé ou futur. Certaines Victoria sont réalistes, d'autres improbables et impossibles. Et le surnaturel, et même la science-fiction, frôlent certaines de ces vies. Leroux maniant parfaitement tous ces genres. Les textes m'ont tous parus solides et forts.

Chaque vie est donc une nouvelle histoire et c'est pourquoi j'ai pris les textes comme des nouvelles. L'auteur nous présente à chaque fois, une femme, sa vie et sa mort. Il y a certes un fil conducteur, celui qui a trouvé le cadavre et l'enquête qui est menée, et qui revient périodiquement dans de courts chapitres nous rappelant la prémisse des histoires qui suivent. Mais ensuite chaque histoire est véritablement indépendante. Peut-être peut-on parler de roman choral ? Ou encore peut-être peut-on voir le livre comme un recueil de portraits ? Je ne sais pas. Et je n'ai pas envie de savoir, en fait.

L'auteure avoue avoir été touché par l'histoire de celle qu'on a appelé Madame Victoria. Par la solitude, l'anonymat, la violence de sa mort. Elle a voulu donner un peu de beauté et de poésie à cette femme morte seule et sans nom. Elle ne lui a pas redonné une seule vie, mais une multitude de vies. Et elle nous livre des portraits troublants, bouleversants. Ces femmes sont belles, laides, fortes, faibles, remplies d'amour et de haine, elles sont uniques et multiples.

Les mots de l’auteur

« Le lendemain, Victoria se retrouva en possession d’une lettre élogieuse tissée de mensonges qui, en vantant sa foi, sa modestie et ses prodiges intellectuels, la libérait de la misère des campagnes et des prétendants bouseux que lui réservaient ses parents. » p39

« Enfant, elle était convaincue que le mont Royal était un volcan. Cette légende, véhiculée de génération en génération dans toutes les cours d’écoles montréalaises, prenait appui principalement du cratère. Cette croyance maintenant Clara dans une sublime terreur, dans le sentiment qu’à tout moment quelque chose d’énorme, d’extraordinaire et de tragique pouvait se produire. Le volcan a fait d’office de monstre sous le lit, de bonhomme Sept-Heures, mais aussi de château enchanté, d’ami imaginaire. » p. 191

Pour en savoir un peu plus…

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15 janvier 2017

Le moment captif d'un dimanche : l'envolée

2017-05"La pensée a des ailes. Nul ne peut arrêter son envol." [Youssef Chahine]

Je vire, je volte, je virevolte ; je tourne, je billonne, je tourbillonne. Je m'échappe, je m'envole, et puis je m'évapore. Absence de ciel, absence d'infini. Mes mots sans sens, ni direction, dansent vaillamment.

Je connais des mots majestueux, pas nécessairement des grossièretés, mais plutôt des impressionnabilités. Des mots qui voltigent et flottent dans ma tête. Des mots compliqués, des mots simples. Des envies de crier et des envies de rire. Une histoire à raconter. Des verbes à utiliser. Des verbes pour vivre. Pour décrire mes vertiges.

Les mots s'échappent. Ils m'échappent. Ils écrivent des pensées qui n'existent plus. Leurs ailes violent le ciel. Je ne sais plus dire. Je ne sais plus écrire. Je récupère des syllabes et quelques voyelles qui vacillent. Et je recommence.

"Les mots sont des oiseaux sauvages qu'on ne rattrape jamais, une fois lâchés." [Jean Simard]

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01 janvier 2017

Le moment captif d'un dimanche : promesse

9953a"Le monde de la réalité a ses limites ; le monde de l'imagination est sans frontières." [Jean-Jacques Rousseau]

Et bien, la voici cette nouvelle année. Pleine de promesses. Et remplie d'incertitudes. Elle est inexplorée, immaculée. Elle n'est pas innocente, bien sûr. Elle vient avec un bagage riche, éclatant, précieux. Mais aussi avec un sac lourd, oppressant et même parfois embarrassant. Ces moments qu'on veut parfois oublier mais qui sont en nous et nous définissent malgré nous. Malgré tout.

Mais cette nouvelle année est réelle et prête à accueillir les rêves les plus fous. Une nouvelle page qui recevra les joies, les rires, les larmes, les réalisations, les pertes, les moments réels et imaginés de nos vies.

"Chacun recèle en lui une forêt vierge, une étendue de neige où nul oiseau n'a laissé son empreinte."  [Virginia Woolf]

 


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31 décembre 2016

Et encore une fois... demain une nouvelle année

Sommes-nous prêts à changer d'année ?

Laisser aller les moments passés ; les oublier ou les mettre dans une boîte de souvenir.

Laisser arriver les moments inconnus. 

2017JourAn

Et bien, nous n'avons pas le choix ! Alors, voici 2017. Accueillons cette nouvelle année les bras ouverts. Après tout, elle, elle veut bien de nous !

Bonne année à tous !

 

 

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24 décembre 2016

Joyeux Noël !

En attendant les cadeaux et la bonne bouffe en famille,

Mini-Brum vous souhaite un Joyeux Noël !

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23 novembre 2016

Ouvert l'hiver de Sébastien Dulule

OuvertHiver01Ouvert l'hiver / Sébastien Dulude. — Chicoutimi : La Peuplade, [2015]. – 68 p. ; 19 cm. – ISBN 978-2-923530-96-3

Quatrième de couverture

entre c’est ouvert

Une maison s’offre ouverte, débarrée, prête à accueillir qui veut se réchauffer ou dormir, simplement. Tombent de ce calendrier d’hiver quelques poèmes blancs – avec la neige, les yeux et le soir –, s’enchaînent une série de petites pièces ciselées que Sébastien Dulude a voulu glaciales dans leur forme et chaudes dans leur langue. Les engelures, le vin chaud, les tuyaux gelés, le calorifère, la buée, la tempête : ouvert l’hiver dessine ces images connues de notre imaginaire nordique, de part et d’autre de fenêtres brillantes, au bord desquelles le sujet hésite.

Ces poèmes, délicats mais sonores, obsessivement ficelés, aspirent à confondre beauté et rudesse, chaleur et malaise, dans une intimité teintée d’ambiguïté.

L’auteur

Sébastien Dulude est né en 1976 et partage son existence entre Montréal et Trois-Rivières.. Il publie son premier recueil de poésie, chambres,  en 2013. Il a publié dan les revues littéraires Estuaire et Le Sabord et écrit une chronique sur la poésie dans Lettres québécoises. En 2015, il est écrivain en résidence au Salon du livre de Trois-Rivières. Il aime combiner la poésie et la performance et présente régulièrement des spectacles. En 2016, il soutient sa thèse de doctorat en Lettres à l’Université du Québec à Trois-Rivières, plus précisément sur "la performativité dans la poésie québécoise".

Bibliographie

  • chambres (poésie et photographies de performances) (2013)
  • Esthétique de la typographie – Roland Giguère (essai) (2013)
  • ouvert l’hiver (poésie) (2015)

Mes commentaires…

Je ne sais pas s'il faut aimer l'hiver pour lire ces poèmes, mais disons que pour l'amoureuse que je suis de l'hiver, ils m'ont complètement envoûtée. Mais est-ce que ce sont "DES" poèmes ou plutôt "UN" seul long poème qui se poursuit de page en page et nous raconte une seule histoire ? C'est selon. C'est l'un ou l'autre et les deux à la fois. J'ai lu le texte en un instant. Puis, je l'ai relu lentement. Ce fut un moment. Un souffle, un clin d'oeil. Et je l'ai relu et relu. Une fois à haute voix. Il le fallait.

Chaque page nous offre un minuscule poème de trois lignes qui se déplace de page en page. Les premiers poèmes se retrouvent tout en haut des pages puis le recueil se conclue avec des poèmes au bas complètement. J'ai eu l'impression de suivre les mots sur les pages blanches comme s'ils étaient poussés par le vente sur la neige.

Le recueil raconte une histoire. Une histoire d'amour probablement. Ce sont des petits moments entre deux êtres. C'est leur histoire, je suppose. Mais c'est aussi l'histoire d'un lieu, porte, fenêtre, cuisine... et l'histoire de l'hiver. Il fait froid, c'est l'hiver. Même à l'intérieur, il fait froid. Tout est hiver. Tout est froid et blanc. Et pourtant. Tout n'est pas glacial. On sent des moments doux, presque chauds. Ces petits poèmes - qui rappellent évidemment des haïkus sans en être vraiment - sont personnels, intimes.

L'hiver de Sébastien Dulule débute puis se termine. Il recommencera, on s'imagine. Ces poèmes se poursuivent et se suivent. Il imagine, il image. L'auteur joue avec les images. Ces mots sont tourbillonnants et vivants. Ils prennent vie dans notre imagination : "le vent prend ton foulard et le frôle dans mon cou" p. 33 ; "j'ai été suspendu pendant des heures en frimas dans la maison -- la nuit rire sur sa fin et tu te réveilleras : -- je tomberai soudain comme une rosée à tes pieds" p.42

Bien sûr, tout semble froid, dur, glacé, glaçant. L'hiver est vivant, impitoyable, menaçant. Il est dans chaque mot, dans chaque sensation. On le vit, on le voit, on le ressent. Et pourtant, je l'ai aimé cet hiver. Je m'y suis retrouvée. Je m'y suis sentie à l'aise. J'ai grelotté, certes. Mais je m'en suis éprise. Je fut un véritable coup de foudre. Chaque mot m'a trouvée. Retrouvée. Je suis heureuse de retrouver l'hiver.

Les mots de l’auteur

« entre c’est ouvert
mets une couverte sur ma maison
je chauffe pas assez

le foyer est entrouvert
le bois est usé
l’hiver balaie les cendres

l’allée chez toi est gelée
je m’y retrouve mal
l’odeur de l’intérieur évanouie

où tu dors ce soir
le sol y’est-tu assez dur
pour qu’on s’enfonce dans l’hiver
 
» [pp.9-12]

Pour en savoir un peu plus…

  • Article dans Le Devoir
  • Article sur le site Les méconnus
  • Article dans Les Libraires
  • Article sur le site Poème sale
  • Article dans Zone Campus : le Journal des étudiants de l’UQTH
  • Article sur la thèse de l’auteur sur le site En-tête : Nouvelles de l’UQTR
  • Article dans L’Hebdo Journal

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13 novembre 2016

Le moment captif d'un dimanche : s'ensommeiller

2016-11-13"L'insomnie est mauvaise conseillère ; surtout elle exagère les images. Elle transforme facilement l'inquiétude en effroi, l'effroi en épouvante." [Yves Thériault]

Je me couche. J'ai les yeux qui brûlent. Je baille. J'ai de la difficulté à les garder ouverts. Mes yeux sont pleins de sommeil. Je m'endors. Je dors.

Je me réveille. Ce n'est pas le matin. Il fait noir. La lune brille froidement. Toute la maison est endormie. J'écoute le silence. Et les craquements et bruits non identifiés.

Je me tourne. Je ferme les yeux encore une fois. Mais je ne m'endors pas. Je ne dors plus. J'ai le sommeil qui fuit. Et alors je me tourne encore. Et encore. Encore.

J'ouvre les yeux. Les ombres semblent s'agrandir. Elles bougent, se transforment. Je ferme les yeux. Je me tourne. J'essaie de penser à autre chose. Je pense à des petites choses, de petits événements. Et je ne les comprends plus. Je suis certaine d'avoir oublié quelque chose. J'angoisse. Puis, pendant un moment, je sais ce que j'ai oublié. Puis, je l'oublie. Je me tourne. J'ouvre les yeux.

Je referme les yeux. J'ai l'impression de dormillonner. Je crois bien que je dors un peu puisque j'ai l'impression de me souvenir de rêves. Des images se faufilent dans ma tête. J'ouvre les yeux. Les images sont toujours là. Je ne rêve pas. Je rêve éveillée. Mes rêves sont des réalités voilées. Je suis inquiète. Ma chambre semble peuplée de monstres. J'ai peur. Je ferme les yeux.

J'ouvre les yeux. Je les frotte. Il n'y a rien. Je ne vois rien. Je ne dors pas. Mais les images étaient pourtant remplies de poésie. Je me dis que je me rappelerai ces poèmes au matin. Je me tourne. La lune brille un peu moins. Les petits oiseaux commencent à gazouiller. Il fait encore noir. Plusieurs heures ont passé. Et le matin pointe le nez.

Je me tourne. Je sens le sommeil revenir. Je dors à nouveau. Enfin. Mais pour peu de temps. Bientôt, il faut se réveiller pour de bon. J'ouvre les yeux. Je soupire. Je me lève. Je ne me rappelle plus. Que des images effacées. Je suis fatiguée.

Et ce, chaque nuit.

"La poésie vit d'insomnie perpétuelle." [René Char]

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10 novembre 2016

Triste semaine...

Aujourd'hui, une autre triste nouvelle... Sa musique, sa voix, mais surtout ses mots m'ont envoûtée, ensorcelée, LCréconfortée, fait parfois pleurer...

Et pour ne pas passer ce départ sous silence, voici des mots qui résument tous les événements de cette triste semaine...

Leonard Cohen - Democracy

Democracy

[Leonard Cohen]

It's coming through a hole in the air
From those nights in Tiananmen Square
It's coming from the feel
That this ain't exactly real
Or it's real, but it ain't exactly there
From the wars against disorder
From the sirens night and day
From the fires of the homeless
From the ashes of the gay
Democracy is coming to the USA

It's coming through a crack in the wall
On a visionary flood of alcohol
From the staggering account
Of the Sermon on the Mount
Which I don't pretend to understand at all
It's coming from the silence
On the dock of the bay,
From the brave, the bold, the battered
Heart of Chevrolet
Democracy is coming to the USA

It's coming from the sorrow in the street
The holy places where the races meet
From the homicidal bitchin'
That goes down in every kitchen
To determine who will serve and who will eat
From the wells of disappointment
Where the women kneel to pray
For the grace of God in the desert here
And the desert far away:
Democracy is coming to the USA

Sail on, sail on
Oh mighty ship of State
To the shores of need
Past the reefs of greed
Through the Squalls of hate
Sail on, sail on, sail on, sail on

It's coming to America first
The cradle of the best and of the worst
It's here they got the range
And the machinery for change
And it's here they got the spiritual thirst
It's here the family's broken
And it's here the lonely say
That the heart has got to open
In a fundamental way
Democracy is coming to the USA

It's coming from the women and the men
Oh baby, we'll be making love again
We'll be going down so deep
The river's going to weep,
And the mountain's going to shout Amen
It's coming like the tidal flood
Beneath the lunar sway
Imperial, mysterious
In amorous array
Democracy is coming to the USA

Sail on, sail on
O mighty ship of State
To the shores of need
Past the reefs of greed
Through the squalls of hate
Sail on, sail on, sail on, sail on

I'm sentimental, if you know what I mean
I love the country but I can't stand the scene
And I'm neither left or right
I'm just staying home tonight
Getting lost in that hopeless little screen
But I'm stubborn as those garbage bags
As time cannot decay
I'm junk but I'm still holding up this little wild bouquet
Democracy is coming to the USA
To the USA

Et pour aller plus loin... ses propres mots sur cette chanson.

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09 novembre 2016

Je ne veux plus rien entendre

J'ai les yeux rouges, j'ai mal à la tête et j'ai mal au coeur depuis hier soir. Je me bouche les oreilles... je ne peux y croire. Ce n'est pas possible. J'ai peur. C'est inimaginable, mais tristement, pas surprenant. J'espérais cependant. Je ne suis plus capable d'en parler alors je vais me taire.

Je suis découragée. Et j'ai peur.

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31 octobre 2016

Joyeuse Halloween !

"Je rigole face au danger, ensuite je cherche un trou pour me cacher"

[Xander dans Buffy, the Vapire Slayer]

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C'est le temps des fantômes, des squelettes, des citrouilles et 

des peurs contrôlées - ou non !

Joyeuse Halloween !

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