12 janvier 2009

Je me répète

Je dois avouer que je me répète. Mais c'est que c'est franchement agaçant, et honnêtement, ça m'énaaarve ! Je vais donc y Froid2aller très tranquillement en espaçant mes mots: *l'hiver* *à* *Barcelone*, *il* *arrive* *qu'il* *fasse* *froid* !!!!!

J'en parlais déjà la semaine dernière, mais c'est tout simplement énervant, à la longue. Encore une fois, pendant la fin de semaine, il a fait assez froid ! Et encore, il y a eu de la neige dans certaines parties de l'Espagne. Et encore, c'est toute une surprise pour les gens.

Mais je crois que ce qui est le plus drôle, ce sont les gens dans la rue. Il y a trois catégories de promeneurs:

  • les espagnols  qui sont morts de froid quand il fait 7ºC et qui se promènent avec des gros foulards, des mitaines, des tuques et des manteaux dignes des -30ºC du Québec ;
  • les touristes qui croient qu'en Espagne, il fait toujours 25ºC et qu'ils pourront se baigner peu importe le moment de l'année, et qui se promènent à Barcelone en grelottant, en gougounes et petits manteaux légers, certains gars en bermudas et certaines filles en jupes sans collants.
  • les étrangers qui vivent en Espagne mais qui viennent de pays bien plus froids et qui se promènent avec un manteau normal, parfois un foulard et des gants légers si le vent est frisquet...

Oh, et pendant que j'y suis, *** attention, on se tient bien, ça pourrait surprendre certains espagnols *** l'été, IL FAIT CHAUD !!! ;-)

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10 janvier 2009

Quelques mots...

« La clef d'un roman est toujours là, mais on ne la voit qu'à la fin »

Iain Pears

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09 janvier 2009

L'affaire Raphael

RafL'affaire Raphael / Iain Pears ; traduit de l'anglais par Georges-Michel Sarotte. -- [Paris] :  Belfond, 2002. -- 299 p. ; 18 cm. -- ISBN 978-2-264-03277-5. -- (Coll. 10/18 : Grands détectives, 3365)

Quatrième de couverture

"L'Affaire Raphaël est un parfait exemple de ce nouveau genre qui associe le punch d'une intrigue à surprises à une connaissance appronfondie de l'histoire de l'art. Le thème en est la course que se livrent connaisseurs, policiers et escrocs pour s'approprier une toile inédite du célèbre Raphaël. Dissimulée depuis plusieurs siècles sous la crasse et la peinture d'un petit maître sans grand talent, la précieuse toile dormirait, oubliée, dans la poussière d'une église romaine. Tous les ing´rdients d'un classique sont ici réunis par l'auteur Iain Pears. Le vieux flic diplomate et roublard, la jeune recrue aussi maligne que jolie, l'étudiant anglais maladroit, le marchand d'art ambigu et le directeur de musée imbuvable... Agrippé aux basques des héros, le lecteur voyage de palais toscans en vieilles demeures du Yorkshire, survit à nombre de coups fourrés et se laisse porter, ravi, par le tourbillon des rebondissements. L'Affaire Raphael est un livre léger et instructif, qui se lit avec jubilation."


L'auteur

Iain Pears est né en Angleterre en 1955. Diplômé en philosophie et en histoire de l'art. Il est aujourd'hui historien de l'art, écrivain et journaliste.

Pour une biographie plus détaillée et la bibliographie de l'auteur, consulter le billet suivant.

Résumé

À Rome, le commissaire Bottando est chargé de toutes les enquêtes concernant le monde de l'art.  On lui présente une nouvelle affaire, d'apparence banale. Un étudiant anglais, Jonathan Argyll, a été arrêté dans une petite église de Rome. Son histoire semble cependant incroyable. Il est convaincu qu'une peinture de Raphaël était cachée sous une toile de Mantini appartenant à l'église. La toile, cependant vient d'être vendu et expédiée à l'extérieur de l'Italie.

Il semblerait pourtant qu'Argyll avait raison et le gouvernement italien rachète l'oeuvre à grand prix. Alors qu'on célèbre l'acquisition de l'oeuvre au Museo Nazionale, des doutes persistent sur son authenticité. Argyll, aidé de l'assistante de Bottando, Flavia Di Stefano, continue son enquête sur l'oeuvre. Mais l'oeuvre est brûlée avant qu'on ne puisse l'étudier davantage. Vol d'oeuvres d'art, contrefaçons, fraudes... Iain Pears nous plonge dans les coulisses du monde et du commerce des oeuvres d'art.

Commentaire personnel et expérience de lecture

L'Affaire Raphaël est le premier roman d'une série d'enquêtes se déroulant dans le milieu de l'art. Iain Pears possédant un diplôme en Histoire de l'Art, ses enquêtes sont très bien documentées. Peut-être trop selon certains. Mais personnellement, je me suis complètement perdue dans ce roman. Dans ce premier roman nous faisons connaissance avec certains personnages qui reviendront ensuite dans les prochains enquêtes - toutes liées au monde l'art.

L'enquête se déroule en grande partie en Italie avec quelques courts passages en Angleterre. On sent que l'auteur connaît bien Rome et qu'il aime cette ville. Je dois cependant avouer que les clichés pour la décrire ne font pas défaut, malheureusement. D'ailleurs en copiant le quatrième de couverture pour cet article, je me suis sentie "gênée" des descriptions des personnages. Ils semblent bien "typiques". Et l'histoire n'est ni fracassante, ni renversante. Mais on peut facilement passer sur ces détails. L'enquête pour découvrir l'authenticité du Raphaël nous fait bien vite oublier ces défauts de style.

J'ai passé un très bon moment avec ce roman que j'ai lu pendant mon trajet d'avion de Tokyo à Amsterdam... Et quand j'ai tourné la dernière page, je me surprenais d'avoir déjà terminé, j'étais agréablement surprise par la fin et j'aurais voulu pouvoir continuer à lire... Pourquoi on ne vend pas de livres dans les avions, dites-moi ? Du parfum oui, mais pas de romans !!!

L'avis de Lilly, de Choupynette de Restin et de Sheherazade.

Citation

"Les icônes sont relativement peu connues en dehors du milieu de l'art : c'est un domaine obscur qui n'intéresse que les passionnés. Ces peintures, en général en bois, qu'on accroche dans les églises orthodoxes pour aider les fidèles à se concentrer pendant la prières, sont souvent difficiles à apprécier. Sur un siple fond doré, leur forme stylisée ne séduit pas d'emblée, d'autant que l'absence de perspective les rend peu compréhensibles pour ceux dont l'éducation artistique se fonde sur le dynamisme de la Renaissance. Mais lorsqu'on y a pris goût, elles peuvent devenir une passion, tant leur élégance dépouillée et leurs formes épurées dégagent une aura de paix et de sérénité dont s'approchent rarement les oeuvres plus robustes etplus animées produites en Occident." p. 72-73

"Tôt ou tard, les faux sont démasqués ; c'est notre seule véritable consolation du point de vue de l'art. Ou en tout cas, c'est ce dont se persuadent les connaisseurs pour justifier le prix exorbitant des originaux." p. 105

Sources

http://italian-mysteries.com/IPap.html

http://www.bastulli.com/Pears/Pears.htm

http://en.wikipedia.org/wiki/Iain_Pears

http://www.rue-des-livres.com/auteurs/237/iain_pears.html

http://www.barnesandnoble.com/writers/writerdetails.asp?cid=883549

http://www.ratsdebiblio.net/pearsiainlaffaire.html


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07 janvier 2009

Oui, il neige en Espagne

FroidOui, il neige en Espagne. Oui, il fait froid. Chaque année. Chaque hiver. Et pourtant, chaque année, c'est comme si c'était une surprise. C'est comme si cela ne s'était jamais vu. Comme si c'était la première fois.

Oh, évidemment, il ne fait pas froid comme au Québec par exemple. Et il n'y a pas autant de neige. Il peut même faire assez chaud et habituellement il pleut beaucoup pendant l'hiver.

Mais des températures basses et de la neige, chaque année, il y en a... et chaque année aux nouvelles, on annonce cela comme si c'était une première... Chaque année, il y a des accidents à cause du froid et de la neige...

Et chaque année on ferme routes, écoles et aéroports... chaque année, on interview des gens à la télé qui disent que c'est horrible, qu'il fait froid et qu'ils n'ont jamais vu ça... Chaque année... on oublie. Complètement. Amnésie collective.

Pourtant, je m'en souviens, moi... c'est pas bien difficile. L'année dernière (et l'année d'avant, et l'année d'avant), il y a eu des jours tout près de zéro, parfois en bas, l'année passée, il a neigé en Catalogne et en Espagne, surtout en région montagneuse (quelle surprise) mais aussi sur la plage...

Parfois, il fait plus chaud, parfois il faut plus froid. C'est TOUJOURS comme ça, bon sang ! Est-ce que c'est nécessaire d'alarmer les gens avec des nouvelles insignifiantes ! Et aussi peut-être que des pneus 4saisons seraient une bonne idée par ici, bon yen !

Ben oui ! Il neige parfois en Espagne ! Et il fait froid... revenez-en et surtout souvenez-vous en, bordel !!!

Ok, je respire, ça va mieux... ;)

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06 janvier 2009

Est-ce que c'est fini ?

Oui, enfin, c'est parce que moi, après le 1er janvier, j'ai terminé. Dès le 2 janvier, j'ai les doigts qui me piquent et j'ai envie de déjà tout enlever les décorations. Enlever toute trace de Noël. Parce que j'adore Noël et le Temps des Fêtes, parce que depuis la fin novembre, je ne pense qu'à décorer, faire de la cuisine, chanter... je ne pense enfin qu'à Noël, et donc à partir du 2 janvier, et bien c'est fini. rois

Quand nous étions toutes petites, ma mère faisait un gâteau pour les Rois. Le 6 janvier, après le repas du soir, il y avait un gâteau avec une fève à l'intérieur... Mais c'était vague. On en avait parlé à l'école... vaguement... et je n'ai appris que bien plus tard que cette journée s'appelait l'Épiphanie. Et évidemment, j'ai aussi appris que le gâteau de ma mère n'avait rien à voir avec le gâteau des Rois. Mais il y avait la fève, le titre de roi ou reine à celui qui la trouvait et parfois la couronne fabriquée à l'école.

Je n'ai su aussi que bien plus tard, qu'en Espagne, la fête principale du Temps des Fêtes, c'est les Rois. C'est à cette date que les enfants reçoivent leurs cadeaux. Et la veille, il y a l'arrivée des Rois Mages dans les villes. C'est vraiment important... et très très souligné. Les enfants attendent les trois Rois Mages avec impatience, font leur liste, préparent les biscuits pour les Rois et les sauts d'eau pour leurs chevaux. Et le lendemain... encore un repas de famille ! Mais mon père n'était pas le genre à aimer les fêtes de Noël, ni à parler traditions, donc toutes ces traditions espagnoles, je les ai connues par moi-même et plus tard. Je lui en veux en peu d'ailleurs. Quand j'étais petite, l'Espagne pour moi, ne signifiait pas grand chose à part des visites dans la famille à tous les trois ans. J'aurais aimé connaître plus de traditions, surtout de Noël... enfin...

Et puis évidemment, j'ai appris sur les origines de la fête et tout ça: les saturnales romaines, le gâteau du roi offert en même temps que la redevance au roi, fête païenne devenue chrétienne, etc.

Mais hier, alors que l'arrivée des "Rois Mages" à Barcelone passait à la télévision, que les enfants étaient tous énervés et émerveillés, que les boutiques étaient remplies de gens faisant leurs derniers achats. Et alors qu'aujourd'hui est le repas familial le plus important... moi, j'en ai assez ! Mais est-ce que ça va finir un jour, tous ces repas et ces festivités ? Question d'habitude, je suppose. Pour moi... c'est fini, à la fin !

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05 janvier 2009

Derrière le masque de Louisa May Alcott

MasqueDerrière le masque : roman / Louisa May Alcott ; Traduit de l'anglais par Florence Lévy-Paoloni. -- [Paris] : France Loisirs, 2006. -- 296 p. ; 18 cm. -- ISBN 2-7441-8890-5. -- (Coll. Arcane / dirigée par Joëlle Losfeld)

Titre original: Behind a Mask : or A Woman's Power

Quatrième de couverture

Romancière américaine mondialement connue, l'auteur des Quatre Filles du docteur March aimait mettre en scène des histoires de vengeance et de pouvoir avec dans le rôle principal une femme à la conquête de sa liberté. Ainsi, l'héroïne de Derrière le masque (1866), mademoiselle Muir, adopte un comportement angélique pour mieux tromper le milieu de l'aristocratie où elle s'est introduite...

L'auteur

Louisa May Alcott est née un 29 novembre en 1832 dans la ville de Germantown en Pennsylvanie. Elle commence à écrire très jeune et publie sa première nouvelle en 1852 dans l'Atlantic Monthly de Boston. Elle écrira de nombreux romans et nouvelles. Elle écrit principalement pour un public de jeunes adultes mais elle publiera également quelques romans pour un public plus âgé.

Elle décède en mars 1888 à Boston.

Consulter cet article pour une biographie et bibliographie plus complète de l'auteur.

Résumé (attention spoilers)

La famille Coventry attend leur nouvelle gouvernante. Jean Muir a été engagée pour prendre soin de la jeune Belle Coventry. Son arrivée est attendue avec impatience par Mme Coventry ainsi que sa fille et son fils cadet, Edward. Mais l'aîné de la famille, Gérarld et sa cousine, Lucia Beaufort, ne semblent pas accorder une quelconque importance à cette nouvelle arrivée.

Jean Muir arrive enfin, avec du retard (car on a oublié d'aller la chercher) et elle fait une entrée remarquée auprès de la famille. Elle semble trouver sa place immédiatement et marque, par sa personnalité charmante et modeste, chaque membre de la famille  - bien que d'une façon différente. Après ce premier "acte" où elle a su triompher, on la retrouve seule dans sa chambre. Une femme totalement différente nous apparaît alors. Le masque est tombé. La jeune femme a une vengeance en tête et elle compte bien arriver à ses fins.

Texte complet en anglais ici.

Commentaires personnels

Un des romans de Louisa May Alcott qui s'éloigne de ses romans pour jeunes adultes (souvent qualifiés "pour jeunes filles"). Alcott, elle-même, préférait nettement ses romans plus durs, plus cyniques.

Jean Muir est une femme, encore jeune, même si on la décrit comme "vieille". Elle a été nettement marquée par la vie et elle ne veut aujourd'hui que "monter" dans la société. Pour une femme de sa "classe", la seule façon est de bien se marier. Mais sur le chemin de ce mariage qui la sauvera, elle a bien l'intention de régler ses comptes avec une société qui l'a regardée de haut.

Elle est manipulatrice et excelle dans l'art de présenter le visage qu'on veut bien voir d'elle. Elle se cache presque constamment derrière un masque pratiquement parfait et réussi à conquérir l'amour et l'amitié de presque tout le monde. Mais malgré ce comportement manipulateur, sournois et bien souvent mesquin, on ne peut que vouloir voir sa réussite. Enfin, c'est le sentiment qui m'a suivi tout le long de ma lecture. On veut savoir ces intentions, comment elle va parvenir à son but et quand tout vient près d'échouer, j'ai espéré sa réussite. Et ce malgré le fait que la famille n'est pas détestable (à quelques exceptions près). Et il faut dire que Jean n'est pas complètement perverse... L'auteur a su bien doser ses personnages.

L'écriture d'Alcott est fine et efficace. Et très acerbe, voire amère. Et on ne peut s'empêcher de voir un peu de la propre volonté de l'auteur à faire tomber son propre masque. Ne s'est-elle pas cachée toute sa vie dans une écriture qui lui semblait loin de ce qu'elle voulait écrire? N'a-t-elle pas fait de Jo, son double, qui se sentait mal à l'aise dans le rôle que la société l'obligeait à suivre? N'a-t-elle pas mariée Jo uniquement parce que les lecteurs le demandaient, alors qu'elle aurait voulu qu'elle restât célibataire, tout comme elle?

Les personnages de Derrière le masque sont très bien développés. La trame est menée efficacement et solidement. Critique sociale très juste, le roman relève toutes les hypocrisies d'une époque. L'intrigue montre tranquillement et les informations sur Muir sont données avec mesure. La tension monte tranquillement et on se sent pris dans ce drame social et familial. Car il ne faut pas oublier la famille Coventry.

Le roman est court et c'est selon moi son plus grand défaut. On aurait voulu que l'auteur étoffe plus son roman et ses personnages. La fin cependant est très cynique et m'a complètement conquise.

L'avis de Pimpi, Majanissa, Caroline, Stephanie, Fashion, Cuné, Clarabel,

Citations

"En cet instant, ses yeux gris parurent noirs avec une intense expression de colère, de fierté et de défi. Un étrange sourire passa sur son visage quand elle se pencha et dit de sa voix pénétrante : "Merci. La dernière scène sera encore meilleure". " p. 20

"Vous êtes flatteur, dit la fille en riant. Je suis une sorcière ; un jour, mon déguisement tombera et vous me verrez telle que je suis : vieille, laide, mauvaise et perdue. Méfiez-vous de moi à temps. Je vous ai prévenu. Maintenant, aimez-moi à vos risques et périls." p. 245

Sources:

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03 janvier 2009

Le cercle de la croix

DSCN5842Le cercle de la croix / Iain Pears. -- [Paris] : Belfond, 1999. --924 p. ; 18 cm. -- ISBN 2-226-08802-5. -- (Coll. Pocket, 10572)

Titre original: An Instance of the Fingerpost

Quatrième de couverture

Université d'Oxford, 1663. Le professeur Grove est retrouvé mort dans son cabinet. L'autopsie est formelle: il y a trace d'arsenic dans son foie. L'enquête conduit à l'arrestation de sa servante. Interrogée, elle est jugée, condamnée et exécutée.

Que s'est-il réellement passé ce jour-là? À ces questions quatre témoins apportent des réponses différentes et contradictoires. Le premier est Marco de Cola, médecin vénitien, qui se trouvait à Oxford au moment des faits. Son témoignage est contredit par celui de Jack Prescott, fils d'un traître mort en exil, ainsi que par celui du Dr. John Wallis, maître espion au service du pouvoir. Il faudra attendre le récit de John Wood, historien, pour entrevoir ce qui pourrait être la vérité.


L'auteur

Iain Pears est né en Angleterre en 1955. Il étudia à la Warwick Scholl, au Warwick Wadham College et au Wolfson College à Oxford. Il obtiendra des diplômes en philosophie et en histoire de l'art. Il travailla comme journaliste pour la BBC au Royaume-Uni et pour la ZDF en Allemagne. Entre 1982 et 1990 il fut correspondant pour Reuters en Italie, France, aux IainÉtats-Unis et au Royaume-Uni.

Il est aujourd'hui historien de l'art, écrivain et journaliste. Il vit avec son épouse et ses enfants à Oxford.

Bibliographie sommaire

  • The Discovery of Painting (1989)
  • The Raphael Affair (1991)
  • The Titian Committee (1992)
  • The Bernini Bust (1993)
  • The Last Judgement (1994)
  • Giotto's Hand (1995)
  • Death and Restoration (1996)
  • An Instance of the Fingerpost (1998)
  • The Immaculate Deception (2000)
  • The Dream of Scipio (2002)
  • The Portrait (2005)

Résumé

Nous sommes au 17e siècle à Oxford en Angleterre pendant la Restauration. Un meurtre a lieu et est vite résolu par les autorités locales. On accuse, condamne et exécute la servante de la victime. Malgré le fait que les autorités semblent satisfaites du dénouement de l'affaire, plusieurs ne sont pas croire à la culpabilité de la servante. Le professeur Grove allait obtenir un poste important et plusieurs pouvaient souhaiter sa mort.

Quatre témoins vont raconter ce qu'ils croient être la vérité sur le meurtre. Les témoignages vont éclairer les circonstances et les mobiles de la mort du professeur, vont parfois se compléter mais vont aussi se contredire. La première partie est la version de Marco da Cola, un négociant venu de Venise pour mettre de l'ordre dans les affaires de son père. Puis nous avons la version de Jack Prestcott qui est à Londres pour réhabiliter son père qui est disgrâcié pour trahison. John Wallis, quant à lui, est également professeur à Oxford. Il est mathématicien et cryptographe et travaille pour le gouvernement. Finalement, nous avons la version de Anthony Wood, un jeune historien.

Commentaire personnel

Une histoire de meurtre et d'espionnage parsemée d'informations sur la société et les croyances de l'époque. On apprend sur les avancées de la médecine, sur les croyances et superstitions de l'époque, sur la politique et l'économie de l'Angleterre au milieu du XVIIe siècle. Les personnages fictifs se mèlent aux personnages ayant réllement existés. Quatre parties qui racontent chacune la même histoire d'un point de vue différent. Les histoires se complètent mais se contredisent également. Certaines narrations confirment les déclarations des histoires précédentes ou les réfutent. Chaque témoins cherchant à nous convaincre de sa vérité. Chaque narrateur voyant et interprêtant les faits selon ses convictions. Chaque personnage certain de sa vérité et ajustant les faits pour monter sa théorie. Et finalement, le lecteur doit lui-même tiré ses propres conclusions.

Le roman de Pears est en fait quatre parties distinctes, on nous présente la même histoire de quatre perspectives différentes. Et malgré les plus de 900 pages du roman, la lecture m'a paru très rapide. Il est vrai que, comme il a parfois été dit du roman, il y a des répétitions et on comprend que certains ont trouvé des passages redondants. Mais après avoir fermé le roman, j'ai eu envie de reprendre la lecture pour revoir les histoires de chacun à la lumière des autres narrations. La traduction semble correcte mais j'aimerais beaucoup relire le roman en anglais pour vraiment m'imprégner de l'époque.

On retrouve dans le roman, nombres d'informations sur l'époque et la société anglaise du XVIIe siècle. La plupart des personnages ont réellement existés et on retrouve à la fin du roman, une liste des noms avec une courte biographie. Il estparticulièrement intéressant selon moi de voir la part des croyances et supersitions dans la tous les aspects de la sociéte de l'époque, surtout en médecine.

Définitivement une lecture à faire et refaire !

Citations

"Ayant établi que le dépôt de la bouteille était vraiment de l'arsenic (ou, pour être plus précis, qu'il réagissait dans tous les cas comme de l'arsenic et jamais autrement que comme de l'arsenic, si bien qu'on pouvait raisonnablement affirmer qu'il en possédait toutes les caractéristiques) et que, d'autre part, lorsqu'on donnait un peu de ce dépôt à un chat, il mourait d'une façon très semblable à celle dont mourait un chat à qui on avait fait prendre de l'arsenic, nous étions à deux doigts d'une conclusion alarmante." p. 179

" Il est cruel qu'on nous ait dotés du désir de savoir sabs nous accorder le temps nécessaire à son complet assouvissement. Nous mourons tous frustés : voilà la grande leçon qu'il nous faut retenir." p.738

Sources

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01 janvier 2009

Et c'est le moment de souhaiter

Et aujourd'hui
nous sommes une nouvelle année...

La dernière fut...
ce qu'elle devait être je suppose !

On peut toujours se plaindre
on peut toujours vouloir...

Mais finalement,
l'année qui vient de se terminer
n'est que ce qu'elle a été.

Il suffit de recommencer
et de vivre.

L'année qui vient
sera...


Bonne_Annee

Je vous souhaite
de vivre intensément chaque minute
et de sourire le plus souvent possible.
Bonne année 2009 !

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31 décembre 2008

Dans quelques instants

Je sais que dans quelques instants, nous dirons nos adieux à 2008. Chaque année nous voyons nous quitter des jours, des 31semaines, des mois. Ils seront remplacés par d'autres mois, d'autres semaines, d'autres jours.

J'ai eu au cours des années de nombreuses traditions du 31 décembre. J'ai pris des résolutions. J'ai fait des souhaits pour moi et pour les autres. J'ai festoyé dans des bars, j'ai festoyé en famille. J'ai même mangé les douze raisins, mis la culotte rouge et tout le tra-la-la...

Aujourd'hui, je suis chez moi... je ne prends pas de résolutions, je n'irai pas dans un bar, je n'irai pas dans la famille, je ne mangerai pas les douze raisins... Mais je vais prendre un bon repas avec mon PisTout et vers minuit, nous irons prendre une marche sur le bord de la mer. Demain... je vous ferai des voeux pour la nouvelle année... car même si on change ses traditions, on peut tout de même souhaiter !!! :D

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30 décembre 2008

Ceux que je ne lis pas : crime littéraire

Il y a des crimes littéraires qui ne le sont vraiment qu'aux yeux de certains. Personnellement, je ne me sens pas vraiment coupable... bon peut-être un peu, mais ce n'est que sporadique comme sentiment. Peut-être uniquement quand je parle à certaines personnes qui pour eux c'est un crime ou encore quand je lis que je serais supposée ne pas commettre ce "crime".

C'est un excellent article chez Allie qui m'a rappelé ce crime. Elle présentait Bonne Année, Charlie Brown. Ce dernier, dans le Ceuxfilm, doit lire Guerre et Paix pendant les vacances... ce qui a amené le sujet de la lecture de ce roman de Tolstoï... qu'elle fera et que je n'ai jamais fait et que je ne ferai possiblement jamais pour des raisons, qui pour certains sont complètement criminelles et que même personnellement, je juge parfois enfantines.

Car voyez-vous il y a des lectures que je ne fais pas parce que je ne veux pas les faire... parce que je ne peux supporter l'auteur même si je n'ai jamais rien lu de ce dernier, parce que je ne peux supporter la mode d'un livre, d'un auteur ou d'un genre, ou parfois parce que j'ai lu des extraits ou un roman qui m'ont laissée de glace et que je ne peux me pousser à lire autres choses de cet auteur, malgré les critiques élogieuses, les avis enthousiasmes.

C'est le cas de Proust, par exemple. Des extraits bien rédigés j'en ai lu, étudié et analysé des masses, et j'ai lu Du côté de chez Swann... je peux vous parler en long et en large de l'auteur, de son oeuvre et de la qualité de son écriture... mais jamais je ne vais relire un autre roman de Proust ! C'est que j'ai cru mourir d'ennui à la lecture de cet auteur reconnu et encensé par tous, depuis toujours... Et ne pas aimer ou lire Proust, c'était un crime pendant mes études littéraires et c'est encore un crime pour une grande majorité de lecteurs !

Mais pendant mes études littéraires, le plus grand crime était de ne pas être complètement gaga sur la littérature russe ! Avoir aimé et lu quelques oeuvres de Tchekhov, Gogol et Dostoïevski, ce n'était pas assez. Il fallait avoir tout lu de tous les auteurs connus et non. Il fallait passer des heures à discuter et rediscuter de la littérature russe. Dans les pauses pendant les cours, il fallait commenter tel ou tel passage ; pendant les vins et fromages, il fallait analyser le contexte socio-politique de telle ou telle oeuvre... et toujours de littérature russe. C'était "in", c'était ce qu'il fallait lire ! Et je dois avouer que je n'en pouvais plus d'en entendre parler. Et quand on me demanda mon opinion sur telle figure dans tel passage de Guerre et Paix, j'ai dit fièrement que je n'avais pas lu et que j'avais bien d'autres choses à lire avant ce roman. Et je suis encore incapable aujourd'hui d'ouvrir le roman... peut-être un jour (et voilà, Allie, le grand mystère ;)).

Et il y a de ces auteurs que je n'aime pas et ne lis pas, même si je n'ai pas détesté le roman que j'ai lu. Et même que parfois, je n'aime pas et ne lis pas, sans même avoir lu un seul roman de leur plume. Je n'aime pas leur style ou même parfois leur attitude, leur personnalité. Et malgré les commentaires positifs, je ne lirai pas. Ou encore, ils sont tellement à la mode, sur tous les magazines, dans toutes les entrevues, à la radio, à la télévision... partout... que je peux supporter de lire leur oeuvre. Parfois, je vais m'efforcer de lire... je vais aimer ou non. Mais c'est très aléatoire. Et non, je n'aime Nothomb, même si j'ai bien aimé Stupeur et Tremblements, je n'ai pu supporter son deuxième roman, et malgré les bonnes critiques sur certains de ses autres romans, je ne peux me résoudre à lire autre chose d'elle... c'est viscéral, je la vois sur une couverture, les poils me hérissent sur les bras... Et c'est ainsi, pour Jardin, Arcand et plusieurs autres.

Et il a donc des livres que je ne lis pas... que je ne pense pas lire... pour des raisons purement futiles, complètement enfantines, littéralement superficielles, totalement frivoles et entièrement subjectives.

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