01 octobre 2008

Quelques textes "magiques"

HALLOWEEN08Comme l'année dernière, ce mois que j'aime temps, ce si automnal mois d'octobre - même si l'automne n'est pas aussi automnale que j'aimerais dans ce Barcelone encore trop chaud - sera parsemé de textes liés à l'Halloween.

C'est que j'aime cette période et cette fête. Je l'ai déjà dit à quelque reprise ici et ici... Allie en avait aussi parlé... On aime ou on aime pas... Moi, je ne saurais vivre sans l'Halloween !

Et cette année encore, les prochains articles parleront de légendes, de romans et de films fantastiques ou d'horreur, de livres traitant de la thématique ou reliés au monde étrange, ainsi que quelques réflexions ou souvenirs...

Over at the Frankinstein Place

In the velvet darkness of the blackest night
Burning bright, there's a guiding star
No matter what or who you are.

There's a light over at the Frankenstein Place 

 There's a light burning in the fireplace
There's a light, light in the darkness of everybody's life.

I can see the flag fly, I can see the rain
Just the same, there has got to be
Something better here for you and me.

There's a light over at the Frankenstein Place 

There's a light burning in the fireplace
There's a light, light in the darkness of everybody's life.

The darkness must go down the river of nights dreaming
Flow morphia slow, let the sun and light come streaming
Into my life, into my life.

There's a light over at the Frankenstein Place

There's a light burning in the fireplace
There's a light, light in the darkness of everybody's life.

Rocky Horror Picture Show

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30 septembre 2008

Une balade japonaise, partie 3

011Après avoir nourri les cerfs sika et avoir visité les temples… après avoir acheté quelques statuettes de chats… Notre prochaine direction était Osaka.

Ah osaka… ville résolument moderne… fini les temples. Bien sûr il y en a quelques uns ainsi que quelques palais. Mais la ville ne compte plus vraiment sur ses attraits anciens… Elle est moderne. Un point c’est tout. Et je dois dire que de tout notre voyage… c’est la ville la plus « trash » du Japon. C’est la ville plus « sale », il y avait des papiers sur les trottoirs (chose que nous n’avions pas vu à date), la ville la plus désordonnée… C’était un tantinet plus « humain » ! Mais un peu moins « sécuritaire » aussi.

Nous avons visité les quartiers les plus connus. Et le fameux quartier « Blade Runner ».015

Le premier soir, j’étais complètement épuisée mais nous sommes tout de même sortis pour dîner. Et sans le savoir, nous avons mangé exactement au restaurant photographié par tous (avec la tour comme fond) et qui sert le fameux poisson qui s’il n’est pas bien coupé, peut être mortel ! Nous avons survécu… car oui, nous en avons mangé… un peu à notre insu ! C’est ça quand on pointe une photo dans un menu et qu’on a aucune idée de ce qu’on commande !!!

Et je dois dire que j'étais bien contente de ne plus visiter de temples. C'est qu'après tant de lieux sacrés... j'avais l'impression qu'ils se ressemblaient tous... Et puis, cette obligation de toujours devoir donner quelques pièces pour prier, pour cogner la cloche aux souhaits, etc... Je comprends le concept de sacrifice personnel, mais ça sonnait très monétaire à mes yeux et très rentable pour les moines. Bon... j'y reviendrai un autre jour...

Osaka fut donc très moderne. Notre ryokan fut très très beau. Un peu en dehors de la ville. Avec un jardin intérieur magnifique. Tenu par un français et sa femme japonaise. Charmante.

016Puis après Osaka, nous avions prévu une nuit dans un ryokan "de luxe" sur une péninsule tout près d'Utsumi. Très traditionnel. Avec bains chauds et repas compris. Nous étions les premiers "occidentaux" qu'ils recevaient. Nous avions même le petit déjeuner de compris... poisson cru 'a 8h00 AM, c'est tout de même difficile pour mon pauvre estomac !

Mais le ryokan était complètement sublime... très relaxant. En cet fin de voyage... les bains chauds furent les bienvenues. Et bien sûr la vue sur la mer... pas de refus !

Le lendemain nous retournions à Tokyo pour notre dernière nuit. Le voyage de retour fut difficile. Mais il n'effaça pas les trois semaines que je venais de vivre...

Quelques mots... modernité, cuteness, temples, spiritualité, symboles et fashion. Volonté de reconstruire, construire. Tradition. Modernisme. Séparation. Intégration. Volonté de protection. Volonté d'ouverture. Anglais... Français... souvent boîteux mais si 013important. Travail, travail, travail... épuisement. Volonté de rire et s'amuser... Technologie? Faux... pas dans la vie de tous les jours... On prie pour et par l'argent... On accroche les amulettes avec les breloques... on vénère les bouddhah et les mangas !

Je crois que Fine a tout dit... fascinant et étrange. Et à revoir... rapidement... je n'ai rien dit... je crois que j'aurai d'autres choses à définir bientôt !!!

À lire aussi:

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29 septembre 2008

Une balade japonaise, partie 2

005aEt donc nous nous sommes ensuite dirigés vers Takayama. Cette fois, il a fallu prendre l’autobus qui était le plus rapide pour atteindre cette petite ville dans les montagnes. Takayama signifie d’ailleurs « haute montagne ». Je dis petite ville, mais avec ses près de 100 000 habitants, elle sait se faire respecter.

Je dois avouer qu’avec Kyoto, Takayama fut l’un de mes endroits préférés du voyage. J’ai adoré la ville avec ses rues anciennes, ses temples, le village traditionnel de Hida non loin, ses chars et surtout le « sarubobo », petite amulette qu’on retrouve partout dans la ville.

Nous sommes restés 3 jours dans la ville et j’aurais voulu y rester d’avantage. Les gens y étaient très sympathiques. Nous avons beaucoup visités et nos pieds nous en ont longtemps voulu. 008b

Ce fut également à Takayama que nous avons eu droit à notre premier ryokan – auberge traditionnelle japonaise. Et donc, enlève souliers, met pantoufle, enlève pantoufle, met pantoufle de salle de bain, enlève pantoufle, et ainsi de suite… C’est d’ailleurs la même chose dans les temples et dans nombres de palais et maisons traditionnelles que nous avons visités. On a beaucoup marché nu-pied et en pied de bas !

C’est aussi à Takayama que nous avons eu droit à notre premier plus traditionnel repas. Et que nous avons goûté le meilleur thé. Bien que le thé était excellent partout, même le thé en sachet offert dans nos chambres ! Et bien sûr c'est aussi la ville du saké... très important dans la région.

Puis direction Kyoto… Qui m’a complètement conquise. Les 4 jours se sont envolés et nous avons regretté n’avoir pas resté plus longtemps. Il y avait tant de choses à faire et à voir. Enormément de temples. La ville compte 2000 temples, ainsi que des palais et plusieurs jardins. Encore une fois, la ville oscille entre tradition et modernité… 008soulignée avec excès par les anime et les mangas !!!

Évidemment, le fameux quartier Gion fut visité… et nous avons pu voir quelques geishas. Je suis très ambivalente sur le concept et je vais m’abstenir de commenter, mais je dois avouer que ce fut étrange et intéressant de voir de vraies geishas.

Le premier soir nous avons beaucoup marché pour trouver un resto... finalement nous sommes entrés un peu par hasard dans un resto qui affichait quelques mots d’anglais. Nous étions tout près de Gion, mais un peu en dehors des rues plus connues.

Et nous sommes tombés sur un super
resto traditionnel... un peu défraîchi, mais très typique... une expérience 006incroyable. Salle privée pour nous deux, assis sur les tatamis, la serveuse habillée de son kimono, nous a préparé le repas devant nous à nos petites tables, cuisant nos aliments et tout... et nous a fait la conversation... bon, sûrement moins qu’elle en a l’habitude, son anglais étant limite, mais quand même... un vrai repas traditionnel avec une ancienne geisha qui aujourd’hui travaille avec ses anciennes collègues dans ce restaurant traditionnel. Assez incroyable et complètement inattendu... nous aurions voulu trouver un resto de ce genre que nous n’aurions jamais trouvé !!!

Pendant notre séjour à Kyoto, nous sommes allés visiter le palais de Himeji qui se trouve non loin de la ville. Le château est très différent des autres palais que nous avons visités et le voyage en vaut la peine.

Le lendemain, nous partions pour Nara… Petite ville tout près… et célèbre pour ses temples, encore une fois, et pour ses daims. Nous avions un très joli ryokan, même s’il était un peu beaucoup défraîchi. Il datait de 1916, et je crois qu’à part une télévision dans la chambre qui datait de 1960 et de divan dans le lobby datant de 1975, il n’y a pas eu beaucoup de modernisation… Et j’exagère à peine ! Mais c’était bien sympathique 009comme endroit.

Toute la ville semble d’ailleurs vivre dans le passé… une atmosphère étrange des années 70, je dirais. Mais c’était bien joli… Bien sûr, la ville est connue pour ses daims. Symbole important du bouddhisme, cet animal se promène librement dans la ville. On retrouve les cerf sika surtout dans les parcs immenses de la ville, mais on peut en voir un peu partout sur les routes, dans les rues et surtout près des temples ! Ceux qui se trouvent dans les parcs, sont plus sauvages, se laissant approcher et nourrir mais se promenant surtout tranquillement. Mais les daims près des temples… savent sentir la bonne affaire et poursuivent les touristes avec avidité, quêtant les biscuits !!!

010La ville a aussi la plus grosse structure en bois ainsi que la statue géante du Bouddha Vairocana appelée daibutsu. Très impressionnant. Il faut dire que la plupart des temples, palais, etc que nous avons pu visiter sont souvent des reconstructions. Il reste peu des monuments anciens car tout étant en bois, de nombreux feux et les nombreuses guerres ont détruits la plupart de ces structures. Mais on reconstruit...

La statue du Bouddhah est immense ainsi que les autres statues... Elles m'ont beaucoup impressionnée. Il est d'ailleurs rare de voir des statues dans les temples... Je préparerai un texte sur ce temple et son bouddhah... et je reparlerai des temples dans la suite de cette promenade...

(À suivre...)

Voir aussi:

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28 septembre 2008

Une balade japonaise, partie 1

003Et bien voilà… on a tous ses voyages rêvés. Et je commence par dire que ce voyage était le voyage rêvé de mon copain. Il rêvait du Japon depuis des années ! Non, ce n’était pas mon voyage de rêve. J’avais tout de même hâte à ce voyage… tout de même, le Japon ce n’est pas rien. De plus, ayant un ami qui a fait un stage d’études pendant plusieurs mois à Tokyo, j’avais une image assez intéressante de l’endroit.

Donc… c’était la destination rêvée de « mon pit ». Moi… j’ai simplement suivie. Et j’en suis bien heureuse !!!  

Nous sommes partis le 4 septembre. Barcelone-Amsterdam en environ 90 minutes, un « gros » 50 minutes pour changer d’avion. C’est-à-dire, courir comme des fous d’un bout à l’autre de l’aéroport, repasser les douanes et s’asseoir dans l’avion en direction de Tokyo. Et puis, un bon 11h30 jusqu’à la destination finale. Le vol s’est bien déroulé… complètement absorbé par les 5 films que j’ai écoutés. Et puis nous y étions. 002

Direction hôtel. Premier hôtel… complètement occidental. Mon choix. Pour le premier hôtel, j’avais besoin de lieux familiers. Les ryokans traditionnels suivraient ensuite. Et puis Tokyo ?

Tokyo c’est époustouflant et 4 jours ne furent pas suffisants pour même l’aborder. Si on fait abstraction du trajet en train et métro jusqu’à l’hôtel (suivi d’un somme de quelques heures), notre premier contact avec la ville fut de nuit. Une marche vers le quartier de Shibuya. Quartier des lumières et quartier qu’on a pu voir tant de fois dans les films. Beaucoup de gens, beaucoup de lumières… Incroyable ! Mais bizarrement, malgré tous ces gens, jamais je ne me suis sentie oppressée, jamais je ne me suis sentie bousculée… jamais je ne me suis sentie envahie par le bruit, les gens… et même l’odeur… puisque même dans la rue, il y a des espaces fumeurs – interdiction de fumer dans la rue sauf aux endroits indiqués !

004La ville contient évidemment aussi beaucoup de parcs, des temples, des endroits plus traditionnels. Les parcs sont magnifiques et on oublie immédiatement que nous sommes en ville… le changement est drastique et presque insensé. Une minute, tu te trouves parmi des buildings sans fins, la minute suivante, tu es en pleine nature…

Les gens sont très sympathiques… très souriants, très polis… à la limite du « trop » ! Nous ne sommes pas habitués à tant de sourire dans les magasins ! Les gens semblent cependant très épuisés… beaucoup de gens endormis dans les métros. Et beaucoup de gens affaissés sur leur table dans les restaurants après quelques verres de bières ou de saké.  005

Et je dois dire que les gens sont très soignés ! Surtout les japonaises ! Très fashion ! Je me sentais très touriste avec mes jeans et mes chandails très ordinaires ! Aller hop, un peu de maquillage, on se monte les cheveux, et surtout on va s’acheter une tonne de bas stay-up, de bas aux genoux, de collants… Mais on ne peut « compétionner » en originalité. Et en « cuteness »… Les petits bonhommes, les mangas, les toutous, il y en a partout ! Le Japon c'est un constant aller-retour entre tradition et modernité !

Et puis ? La langue ? Et bien… nous avions quelques mots, évidemment, les traditionnels, bonjour, bonsoir, merci, pardon… Et puis, quelques mots d’anglais sont parfois compris… sinon, des gestes, des sourires, et un livre avec des phrases en espagnols et l’équivalents en symboles japonais… Et les restaurants ? La même chose… et une préférence pour les cartes avec images… sinon… et bien, on a découvert bien de nouveaux plats ! Tous excellents !

Mais 4 jours… c’est peu. Il y a tant de choses à découvrir à Tokyo. Mais nous avions d’autres destinations ! Et donc départ pour Nagano. Nous avions beaucoup de trains à prendre pour ce voyage. Mais il n’y avait aucune inquiétude… je n’ai jamais de ma 007vie, vu un réseau de trains si efficace. Jamais une seconde de retard. Quand il est indiqué que le train arrive à 15h04 et qu’il repart à 15h04… c’est exactement ce qui arrivera !

Donc direction Nagano. Pas vraiment pour la ville, même si nous l’avons rapidement visitée en soirée. Non, notre direction était en fait, le fameux parc de singes… Oui, vous savez, ces reportages que l’on peut voir sur les macaques japonais dans les bains chauds entourés de neige… Bien sûr, il n’y avait pas de neige… mais les macaques et les bains étaient au rendez-vous. Expérience très étrange. Après 4 jours de ville moderne, nous étions en pleine montagne. Trajet de train, puis d’autobus, puis 008amarche dans la forêt… pour finalement atterrir sur le terrain des singes. Pas d’enclos… nous marchons avec eux. Rien ne nous sépare des singes qui s’épouillent, jouent, mangent, se baignent et nous observent. Défense de les nourrir, de les toucher et de les fixer dans les yeux… ce sont des animaux sauvages tout de même. Mais l’expérience est indescriptible.

Puis, nous avons marché jusqu’à un village tout près, célèbres pour ces bains et ryokans. Quelques photos… et puis retour à Nagano. Le lendemain, Takayama nous attendait…

À suivre...

(Cliquez sur les photos pour mieux les voir...)

Voir aussi:


 

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23 septembre 2008

Un petit oubli...

Et oui... il semblerait que j'ai... hum hum... oublié de dire que je n'étais pas là !!!! Mais je reviens aujourd'hui ! Le 3 septembre, je suis partie en voyage ! Et je reviens aujourd'hui. Dans quelques heures, je devrais être chez moi.
Oups
J'ai triché un peu ! Et j'ai préparé quelques textes en avance... ah les joies des blogs et de la modification de dates ! J'avais fait quelques recherches sur le Mont Saint-Michel et je me suis dit que je pourrais mettre ces textes pendant mon absence...

Et donc, j'étais en vacances ! De belles vacances ? J'espère bien ! Je pourrai confirmer dans quelques heures. Ou jours... je suppose que j'aurai besoin de vacances pour me reposer de mes vacances !

Et où se sont passées ces vacances ? Dans un pays dont rêvait mon copain depuis des années... le Japon !
Donc, je suis présentement sur le chemin du retour. Et je vous dirai bientôt comment se sont passés ces dernières semaines !

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18 septembre 2008

L'Archange Saint-Michel : II. Présentation

L’Archange Michel apparaît dans l’Ancien Testament, mais sa mythologie est surtout développée dans les textes hors de la Bible officielle.

Son nom Michel est écrit מיכאל en hébreu - Micha'el ou Mîkhā’ēl. Ce nom signifie « Qui est comme Dieu » ou plutôt « Qui est comme Elohim »  - de Mi Ka El. Elohim étant considéré comme un nom commun – probablement au pluriel – qui signifierait dieu, ou encore majesté ou excellence. Cette phrase est aussi souvent considérée comme une interrogation : « Qui est comme Dieu? ». Et donc, on peut offrir une multitude d’interprétation au nom de Michel.

En grec, le nom devient : Μιχαήλ, Mikhaíl et en arabe :  ميخائيل, Mîkâ’îl, parfois Mikal. En latin, nous retrouvons plus simplement : Michael ou Michaël.

Michael est un des seuls anges mentionnés par son nom dans la Bible – avec Raphaël et Gabriel. Il est de plus, appelé « archange ». Il est donc reconnu comme un archange – le mot provenant du grec, archangelos (αρχαγγελος) et signifiant premier (arch) et messager (angelos). Les anges sont donc des messages, les archanges annoncent quant à eux les événements les plus importants. 

Michael fait à la fois partie de la littérature et tradition chrétiennes, juives et arabes –autant dans la littérature religieuse que profane. C’est donc une entité très importante dans les religions dites révélées. On retrouve son nom dans plusieurs textes sacrés ou écrits apocryphes et même, ésotériques : Talmud, Livre d’Énoch, et beaucoup d’autres. Parfois, même si son nom n’est pas expressément mentionné, on le reconnaît dans la présence angélique évoquée. 

Dans la Bible, il est mentionné à quelques reprises. On le retrouve notamment dans le livre de Daniel ainsi que dans l’Apocalypse :

Ap 12:7- Alors, il y eut une bataille dans le ciel : Michel et ses Anges combattirent le Dragon. Et le Dragon riposta, avec ses Anges,

Ap 12:8- mais ils eurent le dessous et furent chassés du ciel.

Il inspire les Macchabées, apparaît à Moïse dans le buisson ardent, à Josué dans la campagne de Jéricho, il est l’ange qui retient Abraham lorsqu’il veut sacrifier son fils, … Comme on ne nomme pas l’ange, beaucoup de « ces actions » sont parfois attribuées à d’autres entités.

Ange3Il est considéré comme le chef de la milice céleste. On le dit chef de l’ordre angélique des Vertus, chef des archanges, chef de la 4e sphère céleste, ange du repentir, de la sanctification, chef guerrier, défenseur de la foi, ange de la mort, peseur d’âmes, conducteur des âmes, … Ces caractéristiques sont les plus connues, mais on l’associe parfois à l’Esprit Saint, au Logos, et même à Dieu.

Peu importe, les attributs qu’on lui donne, Michael possède toujours une force extraordinaire. Il est envoyé où sa puissance est nécessaire. Son nom nous indique que seul la puissance de Dieu peut réaliser ce que Michael peut accomplir.

L’Archange est très important dans les textes hébreux et il est souvent considéré comme le protecteur et patron du peuple – ou encore des nations – juif. C’est l’ange qui défend les enfants du peuple juif.

Mais c’est véritablement dans l’Apocalypse que nous retrouvons le combat principal de Michael. C’est en effet dans ce texte que l’archange s’oppose au dragon – ou Satan, l’ange déchu. Ce combat a eu lieu et aura lieu à la fin des temps.

On doit comprendre que ce combat est éternel – et le dragon est toujours vaincu par l’ange de lumière. Ce combat donne les caractéristiques physiques principales à l’archange : armure de guerrier et lance ou épée – souvent de feu ou de lumière.

C’est le guerrier de Dieu. Dans les traditions abrahamiques, son nom est le cri de guerre des anges qui se battent contre Satan et les anges déchus.

Michael est le défenseur et le protecteur de tous les fidèles et est celui qui terrasse non seulement Satan, mais toutes les créatures infernales. Il représente l’éternel combat de l’église contre le mal, contre le péché et annonce la victoire du bien –ou parfois du Christ- sur la mort et le mal.

On dit aussi qu’il est le souffle de Dieu lorsque l’on rend l’âme, il la protège et l’accompagne et la conduit jusqu’à sa destination finale. Il agit alors comme psychopompe. On lit parfois qu’il va jusqu’à peser les âmes, et on le représente alors avec une balance.

Voir aussi:

Quelques sources:

  • Le Mont Saint-Michel: monastère et citadelle. -- Lucien Bély, préface de Jean Favier, photographies : Hervé Champollion. -- Rennes: Éditions Ouest-France, c1994, 2004. -- 249 p.: ill, photgr, cartes; 24 cm. -- ISBN. 2-7373-1419-4

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16 septembre 2008

L'Archange Saint-Michel : I. Introduction

On ne peut visiter le Mont Saint-Michel sans essayer de comprendre Saint-Michel. Ou plutôt essayer de comprendre… car Saint-Michel est multiple.

Je ne prétends nullement offrir dans les prochaines articles, une définition de cet ange, archange, entité… juste quelques lignes qui résument mes lectures.

Lorsqu’on arrive au Mont Saint-Michel, on peut immédiatement trouver des représentations de l’ange – ouAnge1 comme on l’apprend, l’archange – brandissant son épée et terrassant un dragon. On comprend donc que c’est la principale représentation de cette entité que l’on retrouve au Mont.

C’est le culte de Saint-Michel que l’on retrouve au Mont. Mais beaucoup peut être dit sur cette entité : qui est l’archange Mickael, comment devient-il Saint-Michel, comment son culte commença-t-il, que sait-on de lui, quelles sont ses possibles origines païennes, quelles sont ses représentations aujourd’hui,…

Saint Michel Archange est bien présent au Mont et on nous rappelle son combat avec un – le dragon – qui eut lieu sur le Mont… un combat entre l’ange et le démon. L’Ange a vaincu le Dragon, mais ce combat est sans fin… il n’a pas détruit le dragon. On sent ce combat entre la lumière et la noirceur dans tout le rocher…

Peu importe ses croyances spirituelles, on se sent toucher par le culte - parfois plus païen que chrétien - fait à cet archange.

Je me suis promenée longuement, j'ai observé, non seulement les représentations, les peintures, les sculptures... mais aussi le rocher, l'abbaye, le monastère, la grève, les eaux au loin... et j'ai senti une présence - à la fois guerrière et douce.

J'ai senti la lumière et j'ai senti les ombres... j'ai senti l'archange et le dragon... Mais je ne pourrais affirmer qui était la lumière et qui représentait les ombres... 

Entamons un peu les multiples aspects de cette entité.

Voir aussi:

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15 septembre 2008

Relic : II. Résumé et Commentaires

Critique de lecture

relicRelic / Douglas Preston, Lincoln Child. – [Paris] : Robert Laffont, 1997. – ISBN 2-266-07893-3. – (Coll. Terreur / dirigée par Patrice Duvic ; 9181)

Résumé:

Dans le bassin de l’Amazone en 1987, une expédition d’archéologues est massacrée. Quelques caisses contenant des objets retrouvés pendant l’expédition sont sauvées et envoyées à New York.

Quelques années plus tard, le Musée d’Histoire Naturelle de New York s’apprête à inaugurer une exposition très médiatisée sur les superstitions. Des caisses provenant d’Amazonie sont découvertes dans les combles du musée et ouvertes. Divers objets sont trouvés et utilisés pour l’exposition ; une étrange plante est également découverte dans une des caisses. Cette plante inconnue intrigue une des scientifiques du musée, Margo Green. Alors que l’exposition est sur le point d’ouvrir, on retrouve au musée, les corps mutilés de deux enfants. La direction du musée, ne voulant pas perturber l’exposition, demande aux enquêteurs d’être discret et de ne pas ébruiter le meurtre.

Alors que la police entreprend son enquête, d’autres meurtres sont commis, tous dans le musée. Un « monstre » semble parcourir les couloirs du musée. Les meurtres se multiplient, les enquêteurs semblent dépassés par les évènements et l’exposition est sur le point d’être ouverte. Il revient à Margo Green et à l’inspecteur Pendergast de comprendre la nature des meurtres et de convaincre la police de leurs conclusions.

Commentaires personnels et expérience de lecture :

Après avoir lu Muséum de Véronique Roy, je me suis rappelé une lecture que j’avais faite il y a quelques années. Une autre histoire de meurtres dans un autre musée d’histoire naturelle.  Mais les meurtres de Relic ne sont apparemment pas l'œuvre d’un meurtrier « humain » mais plutôt celle d’une créature… d’un « monstre ».

Il semblerait que les musées sont un cadre parfait pour les intrigues et les mystères. Peut-être l’atmosphère particulière des couloirs des musées, le silence, l’immobilité, les interdictions et surtout les kilomètres de couloirs non accessibles aux visiteurs permettent de croire que les secrets, les conspirations, et même les meurtres, les fantômes et les monstres sont des possibilités.  

Première collaboration de Child et Preston, le roman explore le milieu des musées et propose un mélange de science et de fantastique. On traite de manipulation génétique, d’archéologie, d’anthropologie, biologie, de sciences, de superstitions et de religions anciennes ; les auteurs se permettent également une critique assez sévère des musées, l’administration interne de ces institutions, leurs rôles et leurs implications dans la société et dans la communauté scientifique. Le roman cherche surtout à toujours rester dans le domaine du « possible » même lors des théories les plus fantastiques. On rattache toutes les découvertes à la science... les religions, les supersitions, etc peuvent toutes être reliées à une notion, une explication scientifique... qui à leur tour semblent parfois proche des croyances et de la foi...

On rencontre également pour la première fois, l’inspecteur Pendergast qui n’a ici qu’un rôle secondaire mais qui reviendra dans les prochains romans des deux auteurs. Les personnages sont relativement bien développés même s’ils semblent en connaître un peu « trop ». Les détails sur les procédures et façons de faire au Musée sont très bien utilisés et sont très intéressants. La fin semble un peu précipitée et j’aurais aimé un peu plus de détails sur le « monstre ». Mais c’est une faiblesse de nombreux romans de ce genre. La construction du roman est cependant très réussie. On demeure captif tout au long de la lecture. J’ai cependant quelques réserves sur la traduction et j’aimerais relire le roman en anglais.

Le roman fut adapté pour le cinéma en 1997. De nombreux éléments et détails furent modifiés pour la version cinématographique, ainsi que les personnages principaux. Le film est très différent du livre et les changements rendent le développement de l’histoire relativement boiteux. Si vous n’avez que vu le film, je vous recommande fortement de lire le roman de Child et Preston pour vraiment avoir une bonne idée de l’histoire. C'est une lecture très agréable et rapide...

L’avis de Kelli

Citations:

 « La nuit tomba tôt sur le Musée d’histoire naturelle ; vers cinq heures, le timide soleil de printemps s’en allait déjà. Les visiteurs l’imitèrent. Les touristes, les groupes scolaires, les parents débordés doublèrent les lions de bronze et descendirent l’escalier de marbre qui menait à la sortie. » p. 85

« Malgré sa surface utilisable de trois cent mille mètres carrés, il n’y avait pas un pouce de terrain qui ne soit mobilisé pour le stockage : même les cages d’escaliers, les couloirs, les bureaux des stagiaires étaient investis. Sur cinquante millions d’objets et de spécimens, seuls cinq pour cent étaient présentés dans les vitrines. Le reste était voué à la recherche scientifique. » p. 64

Premier article:  Relic : I. Les auteurs.

Sources :

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14 septembre 2008

Relic : I. Les auteurs

Critique de lecture

Relic / Douglas Preston, Lincoln Child. – [Paris] : Robert Laffont, 1997. – ISBN 2-266-07893-3. – (Coll. Terreur / dirigée par Patrice Duvic ; 9181)

Quatrième de couverture :

1988. Une équipe d’archéologues est sauvagement massacrée en plein cœur du bassin amazonien. De bateau en bateau et de port en port, quelques caisses contenant le fruit de leurs recherches sont acheminées vers le Muséum d’histoire naturelle de New York où elles sont oubliées au fond d’un sous-sol.

Quelques années plus tard, le musée prépare une exposition tapageuse sur le thème des superstitions. Peu de temps avant l’inauguration, plusieurs crimes sanglants sont commis. Un meurtrier d’une force et d’une férocité inouïes hante les galeries poussières et les vastes halls. On parle même d’un monstre…

relic1Les auteurs :

Douglas Preston est né à Cambridge au Massachusetts en 1956. Il grandit dans la ville de Wellesley où il fréquenta plusieurs écoles dont le Cambridge School of Weston. Lui et ses deux frères avaient une réputation de jeunes faiseurs de troubles.

Il poursuivit néanmoins ses études et fréquenta le Pamona College à Claremont en Californie. Il commença par étudier surtout les sciences – mathématiques, biologie, anthropologie, chimie, physique, géologie, … - puis décida finalement d’étudier la littérature anglaise. En 1978, après l’obtention de son diplôme, il est employé par le American Museum of Natural History de New York pour lequel il est éditeur, rédacteur et éventuellement directeur des publications. Il y resta 8 années pendant lesquelles il rédigea son premier ouvrage Dinosaurs In The Attic: An Excursion into the American Museum of Natural History, qui fut publié par les St.Martin’s Press par un jeune éditeur, Lincoln Child. C’est également pendant ces années que l’idée pour le roman Relic commença à germer chez les deux hommes. Douglas Preston fut également professeur à l’Université Princeton pendant ces années ainsi que éditeur pour la publication Curator.

En 1986, Preston décide de partir pour Santa Fe au Nouveau-Mexique pour écrire à temps plein. Il publie plusieurs ouvrages sur l’histoire du Sud-Ouest américain. Il publie également un premier roman Jennie. C’est au début des années 90 que Preston se joint à Lincoln Child pour écrire plusieurs thrillers dont le premier est Relic, publié en 1995.

Il habite aujourd’hui au Maine avec sa femme et ses trois enfants, non loin de son ami Lincoln Child. Il écrit toujours, des romans et des œuvres de non-fiction, il collabore toujours avec Child, en plus d’écrire pour diverses publications et de poursuivre des activités de recherches pour diverses institutions.

Bibliographie

  • Dinosaurs In The Attic: An Excursion into the American Museum of Natural History (1986)
  • Jennie (1994)
  • Relic (avec Lincoln Child) (1995)
  • Talking to the Ground: One Family's Journey on Horseback Across the Sacred Land of the Navajo (1996)
  • Mount Dragon (1996)
  • Reliquary (avec Lincoln Child) (1997)
  • Riptide (1998)
  • Cities of Gold: A Journey Across the American Southwest (1999)
  • Thunderhead (1999)
  • The Ice Limit (2000)
  • The Cabinet of Curiosities (avec Lincoln Child) (2002)
  • Still Life with Crows (avec Lincoln Child) (2003)
  • The Codex (2004)
  • Brimstone - Diogenes Trilogy (avec Lincoln Child) (2004)
  • Dance of Death - Diogenes Trilogy (avec Lincoln Child) (2005)
  • Tyrannosaur Canyon (2005)
  • The Book of the Dead - Diogenes Trilogy (avec Lincoln Child) (2006)
  • The Wheel of Darkness (avec Lincoln Child) (2007)
  • Blasphemy (2008)
  • The Monster of Florence (avec Mario Spezi) (2008)

Lincoln Child est né à Westport au Connecticut en 1957. Il commence à écrire des nouvelles alors qu’il est jeune et écrit même un roman de science-fiction et un roman de fantasy.

Il étudia au Carleton College au Minnesota et obtint un diplôme en Anglais. Il devient assistant éditeur au St.Martin’s Press en 1979 à New York. Il y devient éditeur en 1984. Quelques années plus tard, il fonde la division « horreur » des Presses St.Martin. Il quitte ensuite l’entreprise pour devenir un analyste de système chez MetLife. En parallèle à son intérêt pour la littérature, il fut toujours intéressé par l’informatique et la programmation.  

C’est alors qu’il travaille pour cette compagnie qu’il collabore avec Douglas Preston pour écrire Relic. Il avait rencontré Preston alors qu’il travaillait encore pour St.Martin’s Press. Il fut l’éditeur du premier ouvrage de Preston, Dinosaurs In The Attic: An Excursion into the American Museum of Natural History. Il quitta MetLife quelques années plus tard pour se consacrer à l’écriture.

Il habite aujourd’hui à Moristown au New Jersey, près de son collaborateur et ami, Douglas Preston avec lequel il continue d’écrire des romans.

Bibliographie :

  • Relic (avec Douglas Preston ) (1995)
  • Mount Dragon (1996)
  • Reliquary (avec Douglas Preston ) (1997)
  • Riptide (1998)
  • Thunderhead (1999)
  • The Ice Limit (2000)
  • The Cabinet of Curiosities (avec Douglas Preston ) (2002)
  • Utopia (2002)
  • Still Life with Crows (avec Douglas Preston ) (2003)
  • Brimstone - Diogenes Trilogy (avec Douglas Preston ) (2004)
  • Death Match (2004)
  • Dance of Death - Diogenes Trilogy (avec Douglas Preston ) (2005)
  • The Book of the Dead - Diogenes Trilogy (avec Douglas Preston ) (2006)
  • The Wheel of Darkness (avec Douglas Preston ) (2007)
  • Deep Storm (2007)

Consulter le site des auteurs

Résumé et commentaires à suivre...

Citations:

« - Je sais que le mot superstition n’a pas très bonne presse pour certains. Il évoque une idée d’exploitation, je suis d’accord ; certains effets que nous mettons en place pour l’expo relèvent plus ou moins du … sensationnel. Mais je vous demande un peu comment on ferait un succès avec une expo appelée Religions primitives, hein ? » p. 68

Sources :

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13 septembre 2008

Quelques mots...

Un bon livre c'est quand on a envie de tourner les pages pour connaître la fin de l'histoire et qu'on se retient de le faire par crainte de rater les qualités de l'écriture.

Jacques Poulin

Posté par Laila_Seshat à 09:28 - - Commentaires [3] - Permalien [#]
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