10 mai 2008

Une image de matamore – Santiago de Compostela

Comme tous les saints, on fit plusieurs représentations de Saint Jacques : fresques, peintures, statues… On17374615_p représenta Saint Jacques de différentes façons, souvent assis en majesté ou encore debout en pèlerin avec la tenue traditionnelle du jacquet (pèlerin de Compostelle) qui inclut un bâton, une besace, une gourde, une grande cape et un chapeau de feutre orné d’une coquille.

Mais à partir du XIIe siècle, on le représente aussi, principalement en Espagne, en guerrier monté sur un cheval – habituellement blanc – avec une épée qu’il brandit ardemment. On le nomme alors Saint Jacques, le Matamore ou « tueur de maures ». On le voit également parfois frapper un ou des guerriers des armées maures d’al-Andaloûs. Saint Jacques est donc plus qu’un évangélisateur, il est également un guerrier sauveur.

On dit en effet qu’en 844, à Clavijo, Saint Jacques apparut miraculeusement lors d’une bataille opposant le roi asturien Ramiro 1er (842-850) à l’armée de l’émir Abd al-Rahmân II (822-852).

Le roi Ramiro venait de subir une défaite à Albelda. Il se retira à Clavijo pour y passer la nuit. C’est alors que Saint Jacques lui apparaît en rêve et l’incite à retourner à la bataille. Il dit au roi qu’il le protégera, lui et son armée. Le roi reprend donc les armes et engage de nouveau les armées de l’émir. Pendant le combat, Saint Jacques, lui-même, reprenant son titre de « Fils de Tonnerre » descend pour aider les armées du roi asturien. Il apparaît alors, transfiguré, sur un cheval blanc. Il porte un étendard blanc avec une croix rouge ainsi qu’une épée avec laquelle il tue tous les soldats musulmans qu’il rencontre. Il contribue donc à la victoire des chrétiens sur les Maures. Ramiro 1er pour démontrer sa gratitude accorde à l’église de Compostela, un tribut annuel.

Mais Saint Jacques continua d’aider les chrétiens et participa à plusieurs combats contre les Maures, lors de la Reconquista des Espagnes, entre autres lors des batailles à Coïmbre, Ourique et Las Navas de Tolosa. Il devient donc un symbole de la lutte contre les Infidèles. Une armée de moines qui fut d’abord appelés «Congrégation des Frères de Cacérès » et qui devait d’abord protéger les hospices sur le chemin du pèlerinage et qui ensuite sous la bannière de Saint Jacques prit le nom de « Chevaliers de l’Épée » en souvenir de l’épée du Saint.  Et sa réputation de valeureux guerrier se répandit au-delà des frontières de la péninsule et on invoque le Saint pour gagner ses batailles.

Le cri de guerre des chrétiens lors de la Reconquista devient même « Santiago y cierra, España » Cette phrase était dite par les troupes espagnoles et fut utilisée pour la première fois à la bataille de Navas de Tolosa en 1212 par le roi Alphonse VIII. La phrase invoque le Saint et appelle à l’ordre militaire « cierra » qui signifie « charger » « attaquer ». Elle appelle donc l’Espagne à attaquer sous le patronat de Saint Jacques. (La phrase fut reprise ultérieurement mais de façon péjorative).

Saint Jacques est donc un saint guerrier et on trouve de nombreuses représentations du saint dans cette posture.

Sources :

  • § Les Chemins de Saint-Jacques de Compostelle / Textes rédigés avec la collaboration de Julie Roux. – Vic-en-Bigorre : MSM, c1999. –320 p. : ill. en coul.; 24 cm. – ISBN 2-911515-21-8.
  •  http://www.saint-jacques.info/accueil.php

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08 mai 2008

Sur un pilier

On retrouve dans quelques textes, une vieille tradition qui fut d’abord transmise oralement, qui établit une relation entre Jacques le Majeur – qui est le patron de l’Espagne - et la Vierge du Pilier de la ville de Zaragoza – qui est la patronne de l’Espagne ou encore de l'Hispanité.

Comment le patron et la patronne se sont-ils rencontrés ?

PilierEn l’an 39 ou 40 alors que Jacques le Majeur évangélisait l’Espagne, il séjourna dans la ville de Caesaraugusta (qui deviendra Zaragoza – Saragosse). Il n’avait cependant pas beaucoup de succès dans ses efforts de conversion. Selon la légende, une nuit – supposément la nuit du 1er au 2 janvier – complètement découragé, il alla au bord de l’Ebre pour prier. Pour le réconforter, la Vierge Marie lui apparut alors sur un pilier en jaspe. On dit que cependant que cette apparition est en fait une « visite », car elle serait venue à Zaragoza miraculeusement en chair et en os. Certaines sources disent même qu’elle réalisa cette visite à Jacques le Majeur alors qu’elle vivait encore – à Jérusalem – et donc avec son assomption au Ciel.

Elle vient donc « physiquement » réconforter et encourager Jacques dans sa mission d’apostolat. Après l’avoir consolé, elle lui demanda de faire construire sur ce même endroit où elle lui était apparue sur un pilier, un sanctuaire en son honneur. Et elle lui laissa le pilier pour qu’il fût mis à l’intérieur du sanctuaire – et ce jusqu’à la fin des temps. Ce pilier devait devenir le symbole de la force de la foi chrétienne en Espagne.

Les disciples qui accompagnaient alors Jacques devinrent les premiers évêques de Zaragoza. On conserve le souvenir de la visite réconfortante de la Vierge dans l’église qui fut construite sur les lieux de l’apparition. L’église Nuestra Señora del Pilar de Zaragoza date du XVIIe siècle, elle a une chapelle dédiée à la Vierge, avec une statue de Marie sur un pilier. Cette basilique a été construite sur l’emplacement d’une église gothique et avant une église romane. On peut encore voir dans l’église actuelle, certains éléments de ces anciennes constructions.

Et donc Zaragoza et Compostela ont donc établi d’étroits liens en souvenir de cette rencontre qui a permis à Jacques de convertir l’Espagne.

Sources :

  • Les Chemins de Saint-Jacques de Compostelle / Textes rédigés avec la collaboration de Julie Roux. – Vic-en-Bigorre : MSM, c1999. –320 p. : ill. en coul.; 24 cm. – ISBN 2-911515-21-8.

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07 mai 2008

Quelques mots...

Les rêves sont la littérature du sommeil

[Jean Cocteau]

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06 mai 2008

J'ai les yeux qui s'ensommeillent

J'ai les yeux qui dorment. Peu importe le nombre d'heures de sommeil, peu importe l'heure à laquelle mon lit m'accueille. Je m'endors pendant la journée. Les yeux refusent de rester ouverts. Ils participent à la journée mais picotent et brûlent. Ils me disent qu’ils seraient mieux fermés.

Le soleil m’agresse. L’été, il est trop chaud, et l’hiver trop éblouissant. Et pourtant, je l’aime bien ce soleil quand je meFatigue promène, quand je joue au jardinier ou quand je vais visiter la mer. Mais il est si méchant pour mes yeux.

Mais les nuages sont également dangereux. Les journées grises m’incitent à visiter le lit. Et la pluie me chante des berceuses pour m’endormir.

Je travaille. Les yeux sur mon écran d’ordinateur. La fenêtre devant moi. Les yeux plissés par la clarté. Je frotte mes paupières, j’essaie de rester insensibles à leurs prières de fermeture temporaire.

Je ne dors bien que le matin. Peu importe le nombre d'heures de sommeil, peu importe l'heure à laquelle mon lit m'accueille… Quand le jour pointe son matin par la fenêtre, je m’endors finalement d’un sommeil profond. Et donc, mes matins sont difficiles. Je ne peux quitter le lit qu’en versant des larmes imaginaires. Et en rêvant de rester enveloppée dans ces couvertures si douces pour encore quelques heures.

Je ne suis pas matinale, je suis nocturne. Et j’ai les yeux qui refusent d’arrêter de dormir pendant le jour.

J’ai les yeux qui dorment. Irrités de ne pas pouvoir suivre leur désir de noirceur. J’ai les yeux fâchés. Car je ne peux dormir les matins.

... disons simplement que j'ai sommeil …

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04 mai 2008

Et pourquoi va-t-on à Santiago de Compostela ?

16169744_pIl y a bien sûr plusieurs raisons. Alors qu’originellement, la raison était tout à fait religieuse – faire un pèlerinage sur le tombeau de saint Jacques -, apparemment qu’aujourd’hui, elle peut être simplement spirituelle – sans aucun lien avec le fameux saint Jacques. Ou bien tout simplement physique – défi personnel de randonnée pédestre, et tant qu’à marcher, on choisit un chemin déjà défini et qui offre un certificat à la fin.

L’endroit où se situe la ville fut tout d’abord, selon certaines sources, un lieu de culte utilisé par les druides. Un des anciens noms supposés de l’endroit serait « Liberum Donum » (Libredon) qui aurait comme étymologie le mot celtique « llwybr » qui signifie « lieu de passage » et « dunum » signifiant « hauteur ». Ces origines celtes du nom appuient la thèse que ce lieu était un important foyer de la culture celtique ancienne.

Plusieurs sources disent également qu’une ville romaine qui avait pour nom Asseconia (Aseconia ou Assegonia), existait à cet endroit. Elle était située sur la voie romaine XIX et on l’identifiait comme « demeure romaine de Aseconia. Après la disparition de cette petite agglomération, il resta un mausolée qui fut apparemment utilisé jusqu'à VIIe siècle. L’endroit fut probablement christianisé entre le 1er et IIIe siècle.
La Via XIX est mentionné dans les manuscrits datant du VIIe au XVe siècle, appelé « Itinéraire d’Antonin », qui est un genre de « guide » de la Rome antique recensant des villes étapes et les distances entre les villes. La via XIX reliait les villes de Bracara Augusta (Braga) et Asturica Augusta (Astorga). Asseconia était située à environ 12 milles de la ville d’Iria Flavia (Padrón) et 22 milles de la ville Brevis (Castrofeito).

La Cathédrale de Santiago de Compostela – but ultime du pèlerinage - serait d’ailleurs construite sur l’emplacement de cette petite ville romaine, plus spécifiquement les restent de la voie romaine. Des fouilles qui furent faites au milieu du XXe siècle dans le sous-sol de la Cathédrale ont d’ailleurs mises à jour des vestiges qui seraient les traces d’une nécropole antique.

Cette nécropole explique peut-être le nom de « Compostelle » qui s’est ajouté au nom de Saint Jacques. En effet le mot proviendrait du latin « Compostum » qui signifie « cimetière », un mot dérivé du terme « componere » qui peut signifier « enterrer ».

Mais on dit aussi que Compostelle viendrait du terme latin « Campus stellae » qui signifie « champ de l’étoile » et ce en mémoire de l’étoile qui indiqua l’emplacement de la tombe de Saint Jacques. Et donc, l’endroit prit le nom du saint accompagné de l’étoile.

Et on revient donc à Saint Jacques. La raison pour laquelle des centaines de milliers de pèlerins se sont déplacés et se déplacent encore. Et celui qui a donné son nom et son identité à la ville actuelle.

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03 mai 2008

Un long chemin à parcourir

Le mois de mai de 2007, j'avais un congrès à préparer. Un kiosque à monter - et à imaginer - pour présenter le merveilleux monde de la gestion documentaire (que j'aime beaucoup, il va sans dire) à un bataillon de professionnels du domaine. Et tout cela à Santiago de Compostela. Une semaine dans cette ville si connue de Galicia. Évidemment, le congrès ne me permis pas de vraiment voir la ville - en fait en 4 jours, je n'ai vu que l'hôtel et le lieu du congrès ! Mais j'avais prévu le coup, et le congrès se terminant le vendredi, mon ami me rejoignit ce même jour et nous sommes restés pour la fin de semaine.

Santiago_2 Je ne savais trop que penser de la ville. Je la connaissais évidemment de nom... elle et son chemin. Le chemin de Saint-Jacques de Compostelle... el camino de Santiago de Compostela. J'avais même pu croiser quelques uns des chemins lors de certains voyages, à Pamplona entre autres.

Et là, j'étais dans la ville même. Le but ultime de tant de déplacements... Des gens partent de très loin pour faire cette marche - ou ce chemin, car même si la plupart font à pied, d'autres utilisent la bicyclette... et arriver à la Cathédrale. Un pélerinage qui a plusieurs lieux de départ et qui aboutissent tous au supposé tombeau de Saint-Jacques...

Il a plu cette fin de semaine. Comme beaucoup de jours en Galicie, la pluie est au rendez-vous. Il faisait aussi un peu froid, pour un mois de mai. Et il y avait déjà beaucoup de gens. Les pélerins préférant les mois moins chauds pour faire cette longue marche.

La ville est remplie de gens - les jacquets - ayant fait des kilomètres pour arriver à la cathédrale - imperméables et bâtons de marche sont partout.  Et coquillages... Et cela m'a laissé de glace... haut lieu de pélerinage... des heures et des heures de marche, des centaines de milliers de gens... but spirituel (religieux ou non)... mais trop de coquillages, trop de bâtons, trop d'imperméables...

Mais ce ne sont pas les pélerins, les "camineux" comme on les a surnommés... en fait oui... tous à cet endroitSantiago_1 pour voir le tombeau - mais bizarrement, il n'y avait pas grand monde au tombeau. Une marche avec un but. Je suis persuadée que beaucoup la font avec foi - pour leur foi en Saint-Jacques ou pour se retrouver spirituellement... mais alors... si ce n'est pour voir le tombeau, pourquoi ne pas choisir un autre lieu. Bien sûr, on dit que c'est un ancien lieu de culte celte...

Il devrait donc se dégager quelque chose de l'endroit. Est-ce qui attire tous ces gens ? - à part le tombeau car comme je l'ai dit, ce ne sont pas tous des croyants qui entreprennent le chemin. Comme je l'ai déjà dit, il m'arrive de me sentir toucher par les endroits que je visite, de ressentir l'énergie du lieu.... mais là rien.

Une jolie petite ville... rien de plus. Même l'église ne m'a pas touchée... rien que des gens entrant dans l'église pour avoir leur certificat de marcheux. Et un prétendu tombeau. De belles petites rues, de petites boutiques vendant des bâtons, et des tarta de compostela... et des sorcières... pleins de représentations de sorcières.

C'est ce qui m,a le plus marqué... toutes ces sorcières... parmi les coquillages et les jacquets. Mais donc, en revenant j'ai cherché et j'ai lu... sur Saint-Jacques, sur les chemins, sur le lieu de culte celte et sur les sorcières... J'en reparlerai... tout cela est fascinant...

Mais rien... rien du tout... que des pierres, des coquillages et de la pluie...

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28 avril 2008

Vérité universelle

PluieJe crois que c'est universel... peu importe la ville, la saison, la maison, le moment, la raison... Chaque fois que l'on lave ses fenêtres, il pleut. Que je sois à Montréal ou à Barcelone... Et même s'il a manqué d'eau ces derniers mois et que les gens ont attendu avec impatience les gouttes tombant du ciel... On peut être certain, que lorsque je lave mes fenêtres, le lendemain... il pleut.

Les fleurs et les plantes de mon balcon sont bien heureuses, je dois avouer. Et les escargots s'en donnent à coeur joie - non, je ne les ai pas encore enlevés et transférés dans le parc.

Mais évidemment, cette pluie est à peine assez abondante pour arroser ma verdure balconesque et salir mes fenêtres. La vraie pluie se fait cruellement attendre... La Catalogne a désespérément besoin d'eau. L'hiver fut sec. Et gris. Beaucoup de nuages et de brouillard. Mais pas une seule goutte d'eau. Les cours d'eau sont dangereusement bas ou carrément à sec. Les réserves pratiquement inexistantes... Pas d'eau.

Sauf quelques gouttes pour mouiller mes plantes et salir mes fenêtres.  J'aurais peut-être dû laver mes fenêtres plus souvent...

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23 avril 2008

Nouvelle saison

BLCON1Et bien, laissons les livres de côté un instant... et passons sur mon balcon. Oui, mon balcon. Car encore cette année, je me dois d'essayer de fleurir et verdir mon balcon. Malgré tous mes échecs... Et pourtant, il n'y a pas si longtemps, dans un pays beaucoup plus froid et où l'été est si court, mon tout petit balcon était envahi par les fleurs. Même mon appartement était rempli de plantes ayant chacune son nom...

Et ici... c'est la catastrophe ! Mais, je ne m'avoue pas vaincue ! Et encore cette année, j'ai acheté terre, engrais, plantes et fleurs... De l'année dernière, il n'y a qu'une plante et trois cactus qui ont survécu... et donc, j'ai dû retourner chez les fleuristes, et autres marchands de feuilles, graines et fleurs. J'ai même fait une petite provision de méchants insecticides... maintenant que ma grosse boule de poils n'est plus là pour mordiller les feuilles... je peux me battre contre les pucerons, les mouches blanches, les moucherons, les vers, les papillons, les araignées rouges, et autres bestioles qui ne me dérangeraient pas s'ils ne détruisaient pas toutes mes plantes et fleurs... Mes "remèdes" naturels et écologiques n'ont pas été un succès éclatant les années passées... et j'ai besoin de ces plantes, de ces fleurs, de ces odeurs, de ces couleurs... J'ai même quelques idées pour les mois de soleil intense... ce soleil qui tue toutes plantes qui a résisté aux insectes et aux escargots !

Car il y aura aussi ces escargots... il faudra entamer un dialogue intense et décisif avec ces escargots... ou alors persuaderBLCON2 mon copain que le parc serait plus agráble pour eux ! Et il faut préciser que de 2-3, ils sont maintenant une quinzaine !!! Oui, ça se reproduit les escargots... Et ça mange... ça mange beaucoup de feuilles et ça bave... oui ça bave et enduit les cactus et les feuilles...

Mais cette année, j'ai aussi des armes supplémentaires... à l'hibou et la grenouille, une nouvelle tortue s'est ajouté. Ainsi qu'un lapin et un petit lutin... Ils ont tous la charge de surveiller mon balcon... J'ai espoir pour cette année... Beaucoup d'espoir !!!

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22 avril 2008

Cette sensation d'obligation...

...que je comprends et que je ne comprends pas.
Obligation
C'est triste... plusieurs carnets et blogs que j'aime beaucoup... en pause ou en fermeture... Je comprends. Parfois, on a l'impression de devoir écrire. Cela en devient une obligation, une sensation de devoir écolier, de travaux rendus à échéance. Mais d'un autre côté, je ne comprends pas. Ces lieux me plaisaient bien, me plaisaient beaucoup et la charge est trop lourde... mais pourquoi est-ce une charge? pourquoi est-ce que cela en vient à enlever le plaisir de lire... À cause d'une sensation d'obligation de devoir rendre des comptes?

Je dois avouer que parfois, je me sens légèrement "coupable" d'avoir laissé passer quelques jours sans écrire une ligne. Mais jamais je ne veux me sentir "obligée". J'ai ouvert un carnet, un blog, afin de partager mes idées, mes expériences, mes textes...

Pour deux raisons: 1. pour que ces lieux soient les miens et non pas sur un forum 2. pour pouvoir m'exprimer un peu... c'est à dire qu'écrire sur la littérature, le cinéma, etc., me manquait et j'avais envie de partager un peu.

Mais essentiellement, cette décision était purement égoïste. Donc, pour moi. Oui, je sais... cela fait très non "web correct"... le web est pour partager... et bien je partage, mais parce que je le veux bien et ce que je veux bien et surtout au rythme  que je veux bien...

Petit à petit, ce carnet m'a permis de rencontrer des gens. Que j'apprécie particulièrement. Le fait que j'aille voir quotidiennement sur leur carnet s'il y a un nouveau texte, de nouvelles réflexions, de nouvelles critiques de lecture, de nouvelles critiques sur ... différents sujets, ne veut pas dire que j'exige quoi que ce soit. S'il n'y a pas de nouveaux articles, je continue mon chemin. Nous avons tous une vie, des familles, des amis, des études, des professions, des loisirs, des obligations qui ne sont pas liées à cette vie virtuelle.

Je peux même être déçue quand cela fait plusieurs jours que les carnets que j'affectionne n'ont pas de nouveaux textes... mais je ne m'attends à rien... les textes arrivent quand ils arrivent. Et l'obligation ne devrait pas être... Et si je passe sur les lieux d'Allie, Charlie Bobine, Lily, Florinette, LhisbeiNoisette,

Et donc, je suis triste que des gens que j'apprécie se sentent prisonniers des lieux qu'ils avaient construits d'abord pour partager, pour eux... et qu'ils se sentent obliger de les fermer ou de les mettre en pause... indéfiniment.  Je respecte la décision mais je ne peux m'empêcher d'être triste...

J'écris parce que j'ai envie de partager... et il peut arriver que plusieurs jours passent sans texte. La vie quotidienne, la fatigue, le manque d'inspiration, des événements intéressants, la famille, les amis, ... mais jamais le sentiment d'obligation...

- Je ne fais pas la promesse de pondre un texte par jour,
- je ne fais pas la promesse de critiquer chaque livre que j'ai lu ou que je vais lire,
- je ne fais pas la promesse de donner mon avis sur les films que j'ai vu ou que je vais voir,
- je ne fais pas la promesse de répondre à tous les commentaires, 
- je ne fais pas la promesse de commenter tous les événements qui surviennent dans ma vie...

Mais je promets de toujours écrire quand j'en ai envie et de partager avec enthousiasme ces moments, sentiments et réflexions qui prennent le chemin du clavier...

Et j'espère qu'un jour certains carnets revivront... sans obligation... juste pour le plaisir...

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19 avril 2008

Quelques mots...

La lecture, c'est comme les auberges espagnoles, on n'y trouve que ce que l'on y apporte.   

[André Maurois]

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