15 avril 2008

Le Diable s’habille en Prada - Commentaires

prada4Critique de lecture

Le Diable s’habille en Prada / Lauren Weisberger ; traduit de l’américain par Christiane Barbaste. – [Paris] : Fleuve Noir, c2004. – 506 p. : 18 cm. – ISBN 2-226-15014-6

Titre original: The Devil wears Prada


L’œuvre :

Il est évident quand on connaît un peu l’auteur et le milieu de la mode que le livre est un roman à clef. On sent que l’auteur nous partage à travers une œuvre de fiction, ses expériences propres du milieu de la mode.

Le roman met en scène une jeune fille qui vient de graduer, Andrea Sachs. Elle part pour New York dans le but de devenir journaliste. Mais son premier emploi l’amène à devenir assistance pour l’éditrice en chef du magazine de mode « Runway ». Une opportunité pour laquelle, on lui dit, des milliers de jeunes filles se damneraient. Mais cet emploi pour l’éditrice fantasque et tyrannique de Runway se révèle un cauchemar –une suite de tâches insignifiantes exécutées dans la peur de déplaire à la supérieure !

Andréa se dit qu’après un an de travail pour Miranda Presley, la plus renommée et prestigieuse rédactrice en chef d’un magazine, elle pourra facilement devenir une journaliste pour le New Yorker, magazine plus sérieux. Et donc, elle endure et endure. Changeant petit à petit pour essayer de se conformer au moule qu’on lui présente comme étant nécessaire pour travailler dans ce monde. Et puis, un mois avant de terminer cette année de purgatoire, Andréa prend une décision qui changera sa vie.

Le roman veut nous présenter les différents aspects d’un premier emploi. Il veut également mettre à nu, les difficultés et la pression du monde de la mode. L’essentiel du roman semble tourner autour de la difficulté pour une jeune femme de balancer les exigences d’un emploi difficile et de sa vie privée. Comment gérer les exigences irraisonnables d’un employeur glacial et les exigences d’une vie sociale et amoureuse relativement normale. 

Le livre reçut beaucoup de critiques élogieuses. Ainsi que bien entendu, plusieurs critiques négatives. Notamment de la part d’anciens collègues de Lauren Weisberger. Ceux-ci soulignent que la critique de l’auteur du monde de la mode est exagérée. Le parallèle entre l’expérience de Lauren Weisberger et le personnage d’Andréa est évident, ainsi que les similitudes entre Miranda Presley et l’ancien employeur de Lauren, Anna Wintour. Ces parallèles sont également exagérés selon les critiques. Certains ont été jusqu’à dire que Weisberger – et par le fait même Andréa – n’avait aucune gratitude pour la chance incroyable qu’elle avait eue. L’auteur nie tout parallèle entre sa propre vie et les personnages de son roman, même si elle admet s’être vaguement inspiré de sa propre expérience.

Une adaptation au cinéma fut produite en 2006. Le film remporta également un grand succès. Bien qu’assez fidèle au roman, plusieurs différences peuvent être notées. Les plus importantes sont sans nul doute, le personnage de Miranda Presley, beaucoup moins froid et inhumain que dans le livre ainsi que la fin qui est beaucoup plus « timide ». D’autres différences mineures peuvent également être soulignées. Certaines sans importance – toute adaptation comporte des « adaptations », des différences, qui rendent la transposition du roman au cinéma plus facile – mais certaines différences changent considérablement la trame de l’histoire et m’ont semblé inutiles ou encore ont changé considérablement l’histoire.

Commentaires personnels:

Disons-le tout de suite, je ne suis pas fan de ce genre de roman. Bon… En fait, ce n’est pas tout à fait exact. Comme je n’ai jamais vraiment lu ce qu’on appelle communément de la « chick lit », je n’avais pas vraiment d’opinion. Je savais que, d’après ce que je savais de ce genre de roman, cela ne m’intéressait pas plus que ça.

J’ai vu le film. Parce que j’aime bien les deux actrices qui jouent dans le film et parce que j’aimais bien le titre. Le film ne pas renversé. J’ai passé un bon moment sans plus. Mais ensuite, je suis tombé sur un paquet de critiques du roman sur différents carnets, blogs. Les opinions divergentes et le bon moment cinématographique que j’avais passé m’ont incitée à me procurer ledit roman et en plus… à le lire !

J’ai lu le roman d’abord rapidement, puis très lentement. Connaissant l’histoire, j’ai immédiatement embarqué dans l’histoire, drôle et sympathique. Heureuse d’avoir plus de contexte sur les personnages, voyant les différences, mais lisant rapidement. Beaucoup de clichés dans le roman, un certain côté « commérage » qui me plait bien, et une entrée dans un monde qui est très loin de moi, mais qui me semble intéressant.

Puis, j’ai eu de plus en plus de la difficulté à lire le roman… certains personnages me semblaient manquer de profondeur, particulièrement Miranda. C’est une mégère stylisée et froide, je veux bien, mais encore. Je comprends qu’on en dit pas trop pour la laisser à distance, mais elle m’a semblé trop unidimensionnelle. Et puis Andréa m’a semblé à la fois, simplette et snob – si c’est possible. Ses amis et sa famille m’ont paru incompréhensifs et intransigeants.

Mais surtout, après un certain temps, j’avais uniquement envie de dire : « oui, ça va… j’ai compris… c’est une bitch froide qui te terrorise et te fait faire des choses ridicules… ». Car cela m’a semblé une longue suite de répétitions… Après un moment, cela se répète sans cesse : tâche ridicule, peur et angoisse, chialage sur l’injustice de la situation… et on recommence.

Évidemment, des gens comme Miranda Presley existent… à beaucoup plus petite échelle, j’en ai rencontré. Comme le dit Fine dans son pertinent commentaire sur mon premier article : « N'empêche ces gens-là sont très destructeurs […] ».  Mais surtout, je note cette réflexion : « […] mâles et femelles, ce qui m'a toujours étonné c'était leur fragilité face à quelqu'un (moi en l'occurence) qui leur tenait tête. Je ne suis jamais restée très longtemps dans ces places, elles n'avaient aucun intérêt et les gens qui y travaillaient, étaient tellement zombies que c'était intenable pour moi. ». Car enfin, c’est ce que je ne cessais de penser… ces gens sont ainsi car on les laisse agir ainsi… Dire non, ou encore partir… mais enfin… j’ai été absolument incapable de sentir une quelconque empathie pour le personnage.

Mais j’ai souri à quelques reprises, même si j’ai trouvé le roman interminable. Dans l’ensemble et avec le recul, j’ai quand même apprécié la lecture.

Les avis d'Allie et de Caroline.

Premier article: Le Diable s'habille en Prada - L'auteur

 Sources :

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09 avril 2008

Le Diable s’habille en Prada - L'auteur

Critique de lecture

Le Diable s’habille en Prada / Lauren Weisberger ; traduit de l’américain par Christiane Barbaste. – [Paris] : Fleuve Noir, c2004. – 506 p. : 18 cm. – ISBN 2-226-15014-6

Titre original: The Devil wears Prada

Quatrième de couverture

Andrea n'en revient pas : même avec ses fringues dépareillées, elle l'a décroché, ce job de rêve. La jeune femme de vingt-trois ans va enfin intégrer la rédaction de Runway, prestigieux magazine de mode new-yorkais ! Et devenir l'assistante personnelle de la rédactrice en chef, la papesse du bon goût, la dénommée Miranda Priestly. Une chance inouïe pour Andrea : des milliers d'autres filles se damneraient pour être à sa place !

Mais derrière les strass et les paillettes de cette usine à rêves se cache un enfer peuplé de talons aiguilles et de langues de vipère. Leurs raisons de vivre ? Répondre à TOUTES les angoisses existentielles de la déesse Miranda. Justement, cette dernière vient de trouver une nouvelle victime de la mode : " An-dre-ââ "...

L’auteur:Prada2

Lauren Weisberger est née un 28 mars 1977 en Pennsylvanie, dans la ville de Scranton dans une famille juive assez conservatrice. En 1988, après le divorce de ses parents, sa mère et sa jeune sœur, elle déménagea avec sa famille dans la ville d’Allentown. Après avoir été au Parkland High School, elle étudia à l’Université de Cornell. Elle obtint son diplôme en Anglais en 1999.

Tout de suite après l’obtention de son diplôme, elle partit pour l’été pour faire le tour de l’Europe et voir d’autres pays, l’Egypte, Israël, l’Inde, la Thaïlande, le Népal, … Elle revient ensuite au Etats-Unis et déménagea à New-York. Elle travailla comme assistance pour la rédactrice du Magazine « Vogue », Anna Wintour. Son premier roman, The Devil Wears Prada, paru en 2003, est d’ailleurs largement inspiré de sa propre expérience.

Elle conserva se poste pendant environ 10 mois avant de quitter le Vogue pour le magazine « Departures », pour lequel elle éventuellement écrivit divers articles. Elle suivit également à ce moment des cours d’écriture.

Elle publia son premier roman en 2003. Le Diable s’habille en Prada fut un succès immédiat et un best-seller dans plus de 30 pays. Il fut adapté au cinéma en 2006. Elle publia son deuxième roman, Everyone Worth Knowing, également un best-seller, en 2005.

L’auteur vit toujours à New York et travaille actuellement sur son prochain roman.

Site personnel de l’auteur: http://www.laurenweisberger.com/

Bibliographie:

  • The Devil Wears Prada (2003)
  • Everyone Worth Knowing (2005)

Commentaires à suivre...
 

Citations :

« Les portes se sont ouvertes en face d’un petit groupe d’assistantes de mode qui descendaient chercher les cigarettes, les Coca light et salades composées qui constitueraient le menu de leur déjeuner. La panique s’est répandue comme une traînée de poudre sur ces jeunes et jolis visages, et j’ai bien cru qu’elles allaient se piétiner les unes les autres en cherchant à s’écarter du passage de Miranda. Le groupe s’est scindé par le milieu, trois filles d’un côté, deux de l’autre, et Sa Seigneurie a daigné s’engager entre cette haie. ». p. 354

Sources :

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07 avril 2008

Ma vie télévisuelle: Ne pas être choisi - Suite

GeekEt donc, une des seules émissions de téléréalité que j’écoute, « Beauty and the Geek » m’a tout de suite plu pour ce côté « expérience sociale » comme l’annonce elle-même l’émission. Il me semblait intéressant de voir les stéréotypes tombés, de voir des gens qui habituellement ne se rencontrent jamais, interagir, apprendre à se connaître. Il y a aussi évidemment un côté comique à l’émission… on ne peut s’empêcher de rire des erreurs des filles, des bévues des geeks…

Il y a eu des épisodes moins intéressants, mais en général c’est toujours intéressant et drôle. Les geeks apprennent à s’ouvrir aux autres, à être moins renfermé et surtout à ne pas être intimidés par les autres… Les beautés apprennent généralement à ne pas juger les autres selon leurs apparences et à avoir plus confiance dans leur capacité à apprendre… Évidemment, il y a toujours les exceptions… Ceux qui n’apprennent rien et ne changent pas.

Les épreuves sont souvent difficiles pour les participants. Mais ils arrivent presque toujours à y participer – avec plus ou moins de succès – mais ils y participent. Évidemment, chaque semaine, les gagnants des épreuves doivent choisir deux équipes qui s’affronteront dans la « chambre d’élimination ». L’équipe qui répond correctement au plus grand nombre de questions (sur les sujets de leur épreuve) reste dans le jeu. L’autre équipe est éliminée. Il est bien sûr difficile pour les participants d’être choisi pour être peut-être éliminés, mais cela fait partie du jeu.

Sauf la semaine dernière. Au début de cette saison, les choses furent légèrement différentes. Les beautés et les geeks jouaient les uns contre les autres et n’étaient pas en équipe de deux. Donc, les geeks contre les beautés. L’épreuve de cette émission fut une partie de « flag football », chose que la plupart des geeks – pas très sportifs – et les beautés – pas très sportives non plus – n’apprécient pas particulièrement. Je n’entrerai pas dans les détails mais à la fin de la partie, une des filles fut éliminée. La suite de l’émission apporta un « twist »… les beautés devaient maintenant choisir un geek pour former des équipes comme dans les saisons suivantes. Et comme il y avait maintenant un geek de surplus, celui non choisi serait éliminé.

Et c’est là que j’ai tiqué… celui qui ne serait pas choisi, serait éliminé. Les réalisateurs de l’émission n’ont sûrement pas été des geeks ou des nerds… ou alors ils n’ont jamais vécu l’expérience d’être choisi en dernier ou ne pas être choisi, car sinon, ils n’auraient jamais fait vivre cela aux geeks de l’émission.

Tout mon primaire et mon secondaire, j’ai été une geek et une nerd… J’avais d’excellentes notes à l’école, j’étais très timide, je n’avais pas beaucoup d’amis et je ne faisais pas partie de la gang « cool » ou « populaire ». Je ne portais que des robes alors que tout le monde portait des jeans, je passais des heures à la bibliothèque, j’aimais étudier et surtout j’étais très mauvaise en sports.

Alors quand venait le temps de faire des équipes dans le cours de gym, j’étais toujours dans les derniers à être choisie. J’attendais debout pendant que les « capitaines » nommaient les personnes qu’ils voulaient dans leur équipe. Petit à petit, il restait de moins en moins de gens, et je priais pour ne pas être la dernière… au moins l’avant-dernière. Ou alors dans les cours quand il fallait travailler en équipe et que je n’avais pas mes quelques rares amies dans ma classe… voir les gens se regrouper et essayer de trouver une équipe qui m’accepterait.

Je crois que c’est une chose que je n’oublierai jamais… ne pas être choisie… c’est un sentiment horrible. Les choses ont changé quand j’ai changé d’école et quand j’ai commencé le cégep. Mais je me rappelle les sentiments de solitude et d’angoisse que la formation d’équipes me provoquaient… Pendant longtemps, j’ai eu un mouvement de panique quand on parlait de faire des équipes, même quand j’étais plus vieille…

Et ces sentiments de solitude, d’angoisse, de panique, j’ai pu les voir sur les visages de ces participants… et le soulagement quand ils étaient choisis… Certains avaient pratiquement les larmes aux yeux. Et quand ils étaient choisis… le soulagement était incroyable. Et quand il ne resta que deux gars… ils semblaient tellement mortifiés… la peur du rejet se lisait facilement dans leurs yeux. Et puis, un fut choisi et l’autre non… Je n’ai pas aimé cet épisode… Je crois que d’avoir fait subir cette épreuve à des gens qui ont souvent dû ne pas être choisi, est carrément méchant. Le but de l’émission est de donner confiance aux gens pas de leur rappeler ce que c’est que d’attendre et surtout de ne pas être choisi.

Voilà…

Premier article: Ma vie télévisuelle: Ne pas être choisi - Introduction

Titre original: Beauty and the Geek

Producteurs: Jason Goldberg, Ashton Kutcher
Genre: Réalité
Langue: Anglais
Couleur: Couleur
Pays d'origine: États-Unis
Durée:
42 minutes

Nombre de saisons: 5 saisons à ce jour
Années de diffusion: 2005-

Distribution :

Mike Richards: Animateur

Pour en savoir plus sur l’émission, consulter ces liens :

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06 avril 2008

Ma vie télévisuelle: Ne pas être choisi - Introduction

Je ne suis pas une fan des émissions de téléréalité. Je me rappelle bien avoir écouté l'émission "Pignon sur rue" au milieu des années ‘90, mais ce n'était pas tout à fait le même concept. Ces dernières années, toutes ces émissions de téléréalité qui envahissent les différentes chaînes me laissent passablement indifférentes. En fait, je peux difficilement les supporter. Mais il y a deux émissions que j’aime bien écouter. La première, « The Amazing Race », je la regarde quand ça adonne. Je trouve intéressant de voir des équipes parcourir le monde dans une course contre la montre. La pression semble immense et je serais incapable de le faire.

La deuxième émission, je la regarde depuis sa première année de diffusion en 2005 et jeBG ne manque pas une seule émission. « Beauty and the Geek » est une émission de téléréalité américaine. L’émission commence par la chanson de Pet Shop Boys « Opportunities » ou plutôt le refrain qui selon moi ne peut mieux expliquer l’émission :

"I've got the brains, you've got the looks
Let's make lots of money
You've got the brawn, I've got the brains
Let's make lots of money
.
"

L’émission consiste à réunir dans une maison un groupe de belles filles, les « beautés » et un groupe de garçons intelligents mais socialement « faibles », les « geeks ». Les participants sont jumelés en équipe, une beauté et un geek. Ils devront ensuite, au cours des semaines qui suivent, réussir différentes épreuves et éviter d’être éliminé. L’idée est que les épreuves que doivent subir les beautés les forcent à utiliser autre chose que leur « beauté » ou « sex-appeal » (donc habituellement, elles doivent étudier) et les geeks doivent réaliser des tâches qui mettent à l’épreuve leurs aptitudes sociales. Les membres des équipes doivent s’entraider. Par exemple, une semaine, les beautés devaient réaliser une fusée-maison et les geeks devaient approcher des femmes pour obtenir leur numéro de téléphones.

Le but est d’évidemment de parvenir à la fin et de gagner la somme de 250 000$, mais pour les participants le but est BG1également de changer, de s’ouvrir aux autres. Les beautés qui viennent à l’émission sont habituellement des filles assez égocentriques, habituée à profiter de leur look pour obtenir ce qu’elles veulent. Elles n’ont jamais eu d’interactions avec des geeks. La plupart sont assez « simples » ou plutôt ne sont pas très intellectuelles. Le cliché de la « belle nounounne ». Les geeks, quant à eux, sont également le stéréotype parfait du gars intellectuel, pas très bien arrangé, qui n’a jamais eu de relation amoureuse, le type super intelligent mais nerd. Les filles sont habituellement des mannequins playboy, des serveuses de bars, etc. Les gars sont habituellement tous très diplômés mais on les présente surtout comme ayant des passions « geeks » : collectionne des figurines de Star Wars, joue à des jeux de rôles, etc.

La plupart des participants apprennent à s’ouvrir, à voir au-delà des apparences, des relations d’amitiés et parfois amoureuses se développent. Il y a sûrement des choses « arrangées », mais en gros je trouve l’émission intéressante et souvent drôle et touchante. La plupart des participants semblent réellement changer...

Où je veux en venir avec tout ça ?

J’y viens…

Titre original: Beauty and the Geek

Producteurs: Jason Goldberg, Ashton Kutcher
Genre: Réalité
Langue: Anglais
Couleur: Couleur
Pays d'origine: États-Unis
Durée:
42 minutes

Nombre de saisons: 5 saisons à ce jour
Années de diffusion: 2005-

Distribution :

Mike Richards: Animateur

Pour en savoir plus sur l’émission, consulter ces liens :

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04 avril 2008

Petite réflexion personnelle á développer...

RelVoilà. Parfois. On ne peut s'empêcher de réfléchir. On sent que la réflexion devra être poussée un peu plus.

Mais on ne peut s'empêcher d'avoir de ces pensées. On sait que ce n'est pas important à part pour sa propre petite personne. Mais on ne peut d'empêcher d'y penser.

On regarde sa vie. On regarde les raisons pourquoi on se lève chaque jour. On s'assoit devant son ordinateur avec son café. Et on se dit qu'au commencement, on était si heureux. Et on aimait beaucoup ce qu'on faisait. Pleins de projets. Pleins d'idées.

Et puis, petit à petit, on s'est aperçu que la routine nous rattrape. Et puis. On se dit que ce n'est pas bien grave, on peut vivre avec. Mais la routine est méchante... il faut la combattre et on est les seuls responsables de la vaincre. J'aime mon travail. Je ne veux rien changer, juste trouver ma voie et à moi de me battre contre la routine !

Et désolée pour ces pensées sans sens ni direction... ;-)

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03 avril 2008

Index des émissions de télévision présentées

- Article d'introduction:

- Émissions présentées:

- Articles généraux:

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01 avril 2008

Anatomie et biologie des rhinogrades

Chaque matin avant de commencer la journée de travail, je commence par un café, un yogourt et un petit tour de web... visite sur certains blogs et carnets, et bien sûr, un petit tour de différentes nouvelles. Actualités mondiales, espagnoles, un petit tour sur les nouvelles du Québec, les dernières nouvelles en arts et cultures et finalement les dernières nouvelles en sciences et technologie.

Travailler de la maison signifie que parfois on oublie la journée ou la date... est-ce que c'est mardi ou mercredi ? le 25 ou 29 mars ? Donc ce matin, je m'installe et commence à lire un peu diverses nouvelles. Je survole les grands titres et clique sur les articles qui me semblent intéressants. Et je tombe sur cet article: Les mammifères qui marchaient sur le nez par Jean-Luc Goudet pour Futura-Sciences. Hum... bizarre. Je vais lire. Le premier paragraphe semble étrange mais sérieux. Je lis souvent des articles dans cette revue. Le deuxième paragraphe me fait lever les sourcils. On parle de mammifères ayant disparus,  des rhinogrades, qui utilisaient leur nez pour se déplacer, en plus d'autres activités. On mentionne l'ouvrage d'un éminent scientifique ayant étudié ces animaux disparus: Anatomie et biologie des rhinogrades. Un nouvel ordre de mammifères du du Dr Harald Stümpke paru en 1962.

Et c'est quand je vois la couverture du livre que je me dis... "nan... ça ne se peut pas". J'aime bien lire sur les espècesAvril disparues, nouvelles et même sur la cryptozoologie, et je ne me souviens pas d'avoir jamais lu ou vu quelques chose du genre. Ou alors... "non... oui... je crois me souvenir de quelque chose..." Et c'est à ce moment que je me demande: "quel jour sommes-nous déjà? n'est-ce pas le 1er avril?" Je termine l'article. Tout à fait sérieux. Mais c'est absolument impossible. Donc, je fais quelques recherches... Et voilà... j'avais raison et non ! L'article est bien une farce, souvent utilisé dans le monde scientifique... les rhinogrades n'ont jamais existé ! Mais le livre, lui, existe bel et bien.

En 1962, le zoologiste Pierre-Paul Grassé, sous le pseudonyme de Harald Stümpke, écrivit un livre ayant apparence d'un ouvrage scientifique très sérieux dans lequel il décrit un ordre biologique du nom des "rhinogradentia". L'oeuvre fictive est vraiment rédigée comme un livre authentique. L'auteur présente cet ordre de mammifères dans les règles de l'art ; il les décrit d'un point de vue biologique, donne leur habitat, leurs habitudes, etc. Cet exercice n'avait pas pour but de mystifier indéfiniment la communauté scientifique... c'est un simple canular et il est connu comme tel. Beaucoup de sites sont cependant consacrés à ces animaux se déplaçant sur leur nez!!! Des artistes ont reproduits ces animaux... Et évidemment, chaque année, certaines revues, magazines et sites reprennent le canular pour le 1er avril.

Les informations offertes par Grassé sont très détaillées et accompagnées de croquis. Ces animaux vivaient dans un milieu complètement fermé sur un archipel d'île du Pacifique oriental dans les années 1940. L'île avait également un peuple autochtones (environ 700 personnes) qui décédèrent au contact du soldat qui découvrit l'archipel. Et tous les rhinogrades disparurent également suite à une catastrophe naturelle.

Ce genre d'exercice me semble bien amusant et intéressant ! Et je crois bien que je vais me procurer le livre !

À lire:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Rhinogrades
http://vennarecci.free.fr/Rhinogrades/
http://scienceblogs.com/tetrapodzoology/2007/04/at_last_the_rhinogradentians_p.php
http://www.museumofhoaxes.com/photos/snouters.html
http://en.wikipedia.org/wiki/Rhinogradentia
http://nsm1.nsm.iup.edu/rgendron/Caminalcules.shtml
http://forbiddenmusic.wordpress.com/2007/11/04/the-snouters-form-and-life-of-the-rhinogrades-by-harald-stumpke/

 

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29 mars 2008

Quelques mots...

Toute religion n'est qu'un système imaginé pour concilier des contradictions à l'aide des mystères. 

[Baron d'Holbach]

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28 mars 2008

Récupération

Vouloir récupérer sa vie.
Vouloir reprendre contrôle.
Sentir que l'on s'empare de tous les moments.
Avoir l'impression que l'on a rien à dire sur ce qui nous arrive.
Constater que tout est plus important que soi.

recupe

Être au milieu.
Ne pouvoir que subir et essayer de ne  pas
avoir trop mal.
Car c'est tout de même notre
responsabilité de s'occuper des autres.

Être si fatiguée qu'on croit que c'est impossible
de jamais se reposer.
Un vide à l'intérieur des yeux si fatigués
et irrémédiablement ridés.

Savoir que jamais
nos peines seront légitimes.
Car les douleurs des autres
sont justifiées.
Les miennes accessoires.

Réflexions.
Besoin de tranquillité et d'absence.
S'effacer de ce qu'on doit faire.
Oublier qu'on existe.

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25 mars 2008

Château d'Amboise

Je retourne dans ce voyage effectué en 2006 en France et qui m’a permis, entre autres, de visiter la Loire. Pour pouvoir visiter quelques uns des nombreux châteaux de cette région, nous avions pris une chambre pour quelques jours dans un hôtel de la ville d’Amboise. Ce lieu nous semblait bien situé pour pouvoir nous promener dans la région et possédait lui-même un château important de la Loire.

Beaucoup d'histoire que je ne vais que survoler.  Pendant notre visite du Château, nous avons décidé de suivre la  visite guidée. J'ai parfois été déçu par ce genre de visite... Mais cette visite fut vraiment fabuleuse, la guide vraiment intéressante et dynamique. Elle nous a, non seulement parlé de l'histoire du Château, mais aussi expliqué nombres de détails architecturaux.

On connaît beaucoup plus les châteaux de Cheverny, Blois, Angers... mais on connaît peu celui d'Amboise. Alors que celui-ci a eu une place importante dans l'histoire de France... J'ai été littéralement charmé par le Château et ses jardins...

Un peu d'histoire...

Amboise2Amboise est une ville importante de la région depuis très longtemps. Site défensif à l’époque gallo romaine, puis lieu stratégique au Moyen-Âge avec l’ajout d’un pont sur la Loire. Ce pont permis également le développement économique de la ville.

Le Château d’Amboise, dont les origines peuvent être retracées jusqu’aux VIIIe siècle, domine la ville et surplombe la Loire. Au XIIIe siècle, des fortifications militaires furent construites. Le château féodal appartenait à la famille d’Amboise. Mais celle-ci perdit le château en 1431. En effet, le vicomte de Thouars, Louis d’Amboise complota contre le roi Charles VII. Il fut arrêté avec ses complices et ils furent condamnés à mort. Le roi gracia Louis d’Amboise et changea sa peine pour la prison à vie mais lui confisqua ses biens. Le Château d’Amboise fut donc rattaché à la couronne en 1434.

C’est ensuite le roi Louis XI qui entreprit la reconstruction du château. Il y créa aussi l’ordre de chevalerie de Saint-Michel. Il vécut au château avec la reine Charlotte de Savoie et ses enfants. Le futur roi Charles VIII y naquit donc et y vécu la plus grande partie de sa vie. Ce fut ce dernier qui permit la reconstruction complète de la forteresse. C’est également sous son règne que la chapelle Saint-Hubert fut construite en style gothique ainsi que l’aile nommée « Charles VIII » comprenant les appartements du Roi et de la Reine Anne de Bretagne. Après un séjour à Naples, il ramena non seulement de nombreux meubles mais également de nombreux artistes et artisans. Il fit appel au moine don Parcello pour l’aménagement des jardins – premiers jardins de style Renaissance. Petit à petit, le style Renaissance côtoiera le style Gothique flamboyant au Château. Beaucoup de travaux seront entrepris et le château s’agrandira.

Charles VIII y décédera accidentellement - il heurta sa tête à un linteau de porte - en 1498, alors qu’il avait seulement 28 ans. Louis XII succéda à Charles VIII, épousa la veuve du roi et même s’il n’y séjournera que très peu de temps il s’assurera que l’on poursuivit les travaux de construction. 

Louis XII mourut également sans descendance. Son cousin François 1er lui succéda et marquera l'histoire du Château. Il avait grandi à Amboise et il y séjourna souvent avec la Reine Claude de France. François 1er aimait les arts ainsi que les fêtes et cérémonies. Il fut le protecteur de nombreux écrivains et poètes : Ronsard, Rabelais, du Bellay, … Et il s’entoura égalementAmboise1 d’artistes, principalement italiens. Il fit d’ailleurs venir à Amboise en 1516, Léonard de Vinci, qui demeurera au château de Cloux (le manoir Clos-Lucé) et qui y décédera en 1519. Ce dernier fut inhumé au château à l’endroit où se situe actuellement son buste dans le chœur de la collégiale Saint-Florentin. Puis lorsque la collégiale fut détruite sous l’Empire, ses restes furent transportés dans la Chapelle Saint-Hubert.

Pendant cette période, d’importants travaux furent entrepris majoritairement de style Renaissance. Amboise sera le théâtre de nombreux et somptueux bals, de tournois, de luxueuses fêtes.  

Mais l'histoire du Château se poursuivit... En 1560, Amboise vit se dérouler une conjuration protestante visant à soustraire François II à l’influence des de Guise. La conjuration fut cependant violemment réprimée. C’est le premier événement des guerres de Religions. En 1563 est signée une première paix, le Traité d’Amboise.  Puis le Château sera petit à petit abandonné et les séjours royaux se feront de plus en plus rares. En 1631, les fortifications furent détruites. Le château devient même une prison et Louis XIV y fera détenir Fouquet et Lauzun. Louis XVI donna le château au Duc de Choisel, ministre de Louis XV. Lorsque le Duc est exilé à Amboise, il y fait construire la fameuse Pagode de Chanteloup qui deviendra l’attraction de la Cour.

Une grande partie des bâtiments du Château d’Amboise fut détruite sous l’Empire. Napoléon avait en effet donné le château à un ex-consul qui n’avait pas les moyens de l’entretenir. Comme beaucoup des châteaux et édifices religieux de la Loire, il fut donc mis en morceaux et vendu pièce par pièce. Les ruines du château furent données en 1815 à la Duchesse d’Orléans sous la Restauration. Son fils, le roi Louis-Philippe 1er, hérita du château en 1821 et entrepris de nombreuses restaurations. Mais le château n’est pas entretenu et en 1848, il retourne à l’État et redevient une prison. L’émir Abd el-Kader y est d’ailleurs détenu de 1848 à 1852 avec plusieurs personnes de sa suite. Il sera libéré par Napoléon III. En 1873, le château d’Amboise retourne à la famille Orléans, et il devient une maison pour les personnes âgées.

C’est au XXe siècle, que la famille Ruprich-Robert entreprend la restauration du château pour lui redonner son apparence du XV et XVIe siècle. Il reste peu de bâtiments de cette époque –environ un cinquième - mais nous pouvons tout de même admiré la Chapelle Saint-Hubert, la tour Hurtault et des Minimes, le Logis du Roi et quelques salles du Logis de la Reine.

Aujourd’hui Amboise compte près de 12 000 habitants, les Amboisiens. Le château est géré par la Fondation Saint Louis. On peut le visiter et il présente de nombreux meubles de différentes époques. La ville et les rues adjacentes ont gardé l’aspect pittoresque de vieille ville.

Sources :

  • Châteaux de la Loire / René Polette ; reportage photographique : Hervé Champallion. – Rennes : Éditions Ouest-France, c2001. – 123 p. : photogr. En coul. ; 26 cm. – ISBN 2-7373-1658-8

 

Posté par Laila_Seshat à 12:48 - Commentaires [0] - Permalien [#]