13 novembre 2015

Ce sont des larmes

J'ai la tête en sang. Je ne comprends pas. Ou plutôt, je comprends trop bien et je me sens impuissante. Je voudrais tout changer. Changer 730l'incompréhension et l'intolérance. Effacer la terreur. Mais je ne peux pas. Je suis impuissante. Comme tout le monde j'ai peur. Comme tout le monde je pleure. Je suis désolée. Je veux m'isoler. Et je veux crier.

On écoute en boucle... les images nous agressent. Elles ne veulent plus nous quitter. Et je sais que ces images ne sont rien. Je tremble quand je pense aux gens qui sont là. Aux gens qui étaient là et qui ne sont plus là.

Et je sais que des choses aussi et encore plus horribles sont le quotidien de trop de gens. Hier, aujourd'hui et demain.

Je crie finalement en silence. Je ne crois en rien. Je n'ai rien contre les gens qui croient en quelque chose. Mais je ne comprends rien dans ces conflits de croyance. Ou plutôt, je comprends trop bien mais je n'arrive pas à y croire. Peut-on vraiment faire ça ? Et pourquoi ? Il semblerait. Vraiment ? Je suis désolée. Et je suis fatiguée de crier.

Et on doit continuer à vivre. Non ?

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31 octobre 2015

Le retour des citrouilles !

La nuit tombe lentement

Les bonbons sont parés

Les squelettes et les fantômes se balancent dans le vent

Et les citrouilles sont illuminées

 

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Joyeuse Halloween !

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17 juin 2015

Acceptation

2015-06-17Ici, je suis volubile. Je parle de ma mère au moins 3 fois par année: à son anniversaire de naissance (21 janvier), à la fête des mères et aujourd'hui, le 17 juin, anniversaire de sa mort. J'ai aussi mes petites archives de Pauline, où je pose des souvenirs d'elle et des réflexions sur elle.

C'est ici que je partage le vide laissé par son départ. C'est ici que je laisse paraître ma tristesse. Vous êtes mes lecteurs captifs. Je vous oblige à lire mes soupirs. Bon, vous cliquez peut-être rapidement sur le petit x pour vous soustraire à mes mots larmoyants, mais c'est normal. Et je le comprends. J'ai le droit de partager mes états d'âme et vous avez le droit de ne pas les lire.

Mais c'est ici que je suis volubile. Ailleurs, dans ma vie physique, je suis muette. J'en parle peu. J'en parle si peu que même les gens proches de moi oublient que ma mère me manque. Que son absence est un cri quotidien. Parce que je suis forte et que je l'accepte. On me dit que je suis forte et cette force qui semble être mon masque normal est aussi ma faiblesse.

Car je l'accepte en principe. Je l'accepte car il faut bien vivre. Je l'accepte car je ne peux faire autrement et que la vie c'est la vie et c'est la mort. Accepter c'est vouloir vivre dans la douceur. Mais accepter peut aussi vouloir dire pleurer silencieusement tous les jours. L'un n'empêchant pas l'autre.

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23 avril 2015

Lire les roses

2015-04-24"Le grand inconvénient des livres nouveaux, c'est qu'ils nous empêchent de lire les anciens." [Joseph Joubert]

En cette Journée Mondiale du Livre et du Droit d'auteur, je vous souhaite de lire les livres qui vous plaisent... qu'ils soient anciens ou nouveaux, obscurs ou populaires, brefs ou longs, légers ou denses...

 

25 février 2015

Journée du chandail rose...

Vous savez, je relis mes textes (ici et ici) et je me rends compte que je ne dis pas grand chose.Je n'ai pas envie de tout raconter. J'ai choisi cette histoire car elle avait une "suite". Ce qui est rare. Mais en la relisant, elle me semble banale. R. n'était pas la seule et je pourrais vous raconter d'autres histoires. Et vousInt savez, certaines sont assez insignifiantes et d'autres plus brutales... Des gestes et des paroles. Mais je crois que ce sont les mots qui m'ont le plus blessée.

J'aimerais souligner quelque chose... Je n'excuse pas les intimidateurs de mon histoire. Mais aujourd'hui, je suis capable de voir des nuances. De voir des vies complexes. Mais la petite fille que j'étais ne voyait pas ces nuances, ces vies... Ce qui fait que à ce moment, j'étais dévastée, malheureuse. Mais vous savez même si on a l'impression que cela ne finira jamais et que c'est la fin du monde... On peut passer à travers et on continue sa vie... cela semble interminable mais ce n'est qu'un moment.

Je vais garder des cicatrices de ces moments toute ma vie. Mais ce ne sont plus que des cicatrices. Elles sont là, mais ne sont qu'un mauvais souvenir. Elles sont importantes, mais sans importance. Je  ne sais pas si cela fait du sens, mais pour moi, oui.

J'ai réalisé hier après-midi que le 25 février - donc aujourd'hui - était la Journée du chandail rose ! C'est une drôle de coïncidence. Ce matin, j'ai mis mon chandail rose. La bibliothèque est près d'écoles et pour moi c'est important qu'on le souligne. Pour savoir comment la journée a commencé, c'est ici.

Je n'ai pas de solutions. Juste des souvenirs...

 

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24 février 2015

Point de vue - Suite

019b_1980Je continue... (Voir le premier texte).

Je ne raconterai pas tous les détails. Résumons en disant que R. n'était pas la seule mais était la principale source de mon malheur.

Mais le temps passe et je suis à environ 6 mois de la fin de mon primaire. Pour une raison que j'ignore, notre enseignante avait décidé que nous ferions un grand projet en équipe qui s'étalerait sur plusieurs semaines. Et encore pour une raison inconnue, elle décida de former elle-même les équipes. J'étais horrifiée. J'avais quand même une ou deux copines et quelques enfants avec qui je m'entendais assez bien et voilà que j'étais en équipe avec trois enfants qui me niaisaient régulièrement ou qui m'ignoraient royalement. Il y avait entre autre un garçon, P., qui était le plus populaire de l'école. Vous savez la star. Il était de ceux qui me trouvait insignifiante, nerd, kétaine ; mais, il me trouvait si insignifiante qu'il se faisait un point d'honneur à ne jamais me parler.

Nous commençons notre travail. Tous les jours, nous étions en équipe pour une partie de la journée. Heureusement, ces enfants n'étaient pas les pires et en gros ils étaient finalement bien contents d'être avec la "bol", car je faisais tout le travail. Au fil des jours, j'ai commencé à relaxer. Je m'habituais. Je trouvais les idées, écrivais les textes, mais je parlais le moins possible. En gros je laissais les autres s'amuser, faire des farces, rire et ne rien faire. Mais leurs farces n'étaient pas dirigées vers moi donc je respirais un peu.

Je vous ai déjà dit que R., même si elle régnait sur l'école, faisait quand même un peu peur à tout le 134_1981monde. Je vous rappelle aussi qu'elle était haïtienne. Un jour, nous travaillions en équipe. C'était un vendredi. Je m'en souviens. Il était presque 15h00. La journée et la semaine étaient presque terminées et j'avais hâte de jouer dans ma cour avec mes vraies amies (qui n'allaient pas à la même école que moi). Je me souviens aussi que j'étais fatiguée. Soudainement, nous entendons R. commencer à parler plus fort. Une des petites filles de mon équipe dit qu'elle espérait qu'elle ne ferait pas une "crise". P. dit alors un commentaire raciste qui la traitait de "négresse". Et moi, sans même y penser, j'ai dit : "ce n'est pas une négresse, c'est une tigresse".

Et alors, vous me direz. Mais c.est que les trois se sont mis à rire aux éclats. Et P., le garçon le plus populaire de l'école m'a poussé un peu et dit : "je savais pas que tu pouvais être cool". Il me semble que la cloche a sonné quelques secondes après, mais peut-être pas, c'est flou. Car, la petite solitaire que j'étais, a tellement été heureuse de se faire traiter de "cool" par le gars le plus cool de l'école que je n'entendais plus rien. Je suis partie chez moi. C'était étrange. Je me sentais déjà coupable d'avoir dit une "méchanceté", mais j'étais tellement heureuse. Et puis, je me suis sentie conne. C'était vraiment des sentiments confus pour la petite fille que j'étais.

Et puis, les semaines suivantes furent différentes. Oh j'avais encore des problèmes et R. me faisait encore la vie dure. Mais P. et ses amis me disaient "allô" quand je passais près d'eux et on m'a un peu laissée tranquille. Parce que vous savez... le gars le plus cool me saluait et me trouvait ok, finalement. Et l'année s'est terminée dans un calme assez nouveau pour moi. Le primaire était fini et j'allais au secondaire. J'ai réussi à sortir de ce cycle... Une autre école, une autre vie. Tout le monde a son chemin. Le mien m'a menée vers de la musique que mes parents ne comprenaient pas et un look qu'ils comprenaient encore moins. Mais ils savaient que j'allais mieux, j'allais bien. Et que j'étais heureuse - bon "plus" heureuse qu'avant. Mais c'est une autre histoire.

Mais l'histoire que je raconte n'est pas terminée.

272_1996J'avais 25 ans. J'habitais en appartement depuis quelques années. Mais je retournais au moins une fois par semaine chez mes parents. Même s'ils n'habitaient plus dans ce quartier, un des trajets en autobus pour aller chez mes parents passait par celui-ci. J'étais assise dans l'autobus. En avant. Je me souviens même de la place. J'avais mes écouteurs et j'étais un peu dans mon monde. Puis, j'ai vu cette fille assise en face de moi me faire des sourires et me faire signe de la main. J'ai enlevé mes écouteurs. Je n'avais aucune idée de qui c'était. Une grande fille noire de mon âge. Je ne la reconnaissais pas du tout. "K. ? C'est toi, K.?", qu'elle me dit. "Heu... oui?", que je réponds. "C'est moi, R. Tu te souviens on a été à Ste-L. ensemble".

Je ne sais pas comment l'exprimer. Mais je me suis sentie mal... Dans un roman, il y aurait une multitude de façons de le dire : mon sang n'a fait qu'un tour, la couleur a quitté mon visage, je suis devenue blanche, etc. ... Je ne sais pas. Mais je sais que je me suis sentie mal et désemparée.

Elle souriait. Je répète : elle souriait. Et elle continuait à parler. Je ne me souviens pas de tout ce qu'elle disait car honnêtement, je ne comprenais pas trop pourquoi elle me parlait. J'entendais des mots... école, ballons, amis, enfance... Et puis, une phrase. Puis, elle s'est levée. "C'est mon arrêt."

Une phrase. Je vais être honnête, je ne me souviens pas des mots exacts. Mais je me souviens parfaitement de ce qu'elle a dit. Elle a dit qu'elle était vraiment heureuse de m'avoir revue. Que j'étais un de ses meilleurs souvenirs du primaire parce que j'étais "fine" contrairement aux autres. Et elle m'a embrassée sur les deux joues avant de descendre. Je ne me souviens même pas si j'ai dit un seul mot. J'imagine que oui. Mais je ne me souviens pas de ce que j'ai pu dire. J'étais comme dans un cauchemar/rêve... Au ralenti.

Je suis arrivée sur mes parents. Et ce n'est que le soir chez moi, que j'ai pu revivre ce moment. Je pense que j'ai pleuré pendant toute la nuit. Et puis, j'ai réalisé des choses :

  • R. était une tof de l'école.
  • R. terrorisait nombre d'enfants, dont moi.
  • R. me ciblait particulièrement et régulièrement. Elle m'a blessée psychologiquement ET physiquement.
  • R. souffrait de terribles crises d'épilepsie qui la stigmatisait, l'isolait, faisait qu'on avait peur d'elle et qui devait la faire horriblement souffrir.
  • Un commentaire stupide et raciste sur R. et dont j'avais honte même à l'époque, a fait que pour les derniers mois de mon primaire, certains enfants qui me "niaisaient" m'ont ensuite trouvée "ok".
  • Pendant un moment, j'ai été vraiment heureuse qu'on me trouve "cool". Même si je savais très bien que c'était parce que j'avais moi-même été méchante envers quelqu'un d'autre.
  • R., des années plus tard, se rappelait de moi comme de quelqu'un qu'elle avait bien aimé au primaire parce que j'étais gentille avec elle. J'étais un bon souvenir de sa vie.

Et donc, rien n'est aussi simple qu'on le pense. Les enfants sont méchants. On ne sait rien de la vie de ces enfants. Parfois rien n'explique et rien n'excuse. Parfois, il y a des nuances.

Si vous vous demandez si j'ai pardonné à R., je vous dirais que non. Et je vous dirais que oui. Elle a été horrible avec moi. (Je répète, ce ne fut pas la seule, mais c'est l'histoire que je raconte). Et je la déteste encore. Mais je lui pardonne. Je la remercie même. Mais quand je repense à ces années qu'elle m'a gâchée, j'ai envie de crier. Mais je sais que cela ne sert à rien.

C'est confus. Je sais. Je rêve parfois à des années de primaire sans toutes ces larmes et tout ce stress. Mais aujourd'hui, je suis celle que je suis à cause et grâce à ces larmes. Ces larmes n'étaient pas nécessaires. Elles n'auraient dû exister. Mais elles ont existé. Mais j'ai compris assez rapidement - dans un sens, parfois inconsciemment - que ce n'était qu'un moment. Des moments. Que j'étais jeune. Que je grandirais. Que je vieillirais. Que je vivrais d'autres choses. Je sais que pour certains, c'est plus long. Mais il faut croire en soi. Croire que ces mots ou même ces gestes sont sans importance ou seront sans importance... éventuellement ... ou plutôt qu'ils perdront l'importance qu'on leur donne.

Je n'ai pas de solution miracle car chaque personne est différente. Et chaque situation est unique. Mais moi, j'ai survécu. Je ne suis pas particulièrement forte. Mais j'aimais trop de choses dans la vie pour abandonner. J'ai pleuré. J'ai détesté la vie. Et j'ai détesté ma vie. Mais j'ai laissé ma vie l'opportunité de m'apporter d'autres souvenirs.

C'est tout. Vous vous demandez peut-être pourquoi j'ai mis tant de photos. Simplement parce que je voulais vous montrer qu'on peut sourire tout de même. Parce qu'on peut sourire et rire quand même. Parce que ma famille a fait toute la différence.

C'est tout. Je ne sais pas trop quoi ajouter. C'est une histoire. Comme une autre.

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23 février 2015

Point de vue

149c_1979Je n'aime pas ce titre. Mais c'est le seul qui me vient à l'esprit. L'Or Rouge parle d'un sujet grave et je ne pense qu'à cela depuis des jours. Nous avons pleins de livres sur le sujet à la bibliothèque - avec sûrement de meilleures analyses que les miennes - et je suis loin d'être une experte sur le sujet. Mais j'aimerais partager une petite tranche de vie sur l'intimidation.

Comme je l'ai dit à L'Or, j'ai été victime d'intimidation au primaire. Ma soeur a aussi été victime d'intimidation et pour elle ce fut beaucoup plus violent. Au point que j'ai dû, en tant qu'adolescente (qui avait été elle-même, je le rappelle, victime d'intimidation), intimider son intimidatrice pour qu'elle laisse ma soeur en paix. C'est tout dire. Je n'entrerai pas dans les détails... c'est l'histoire de ma soeur.

Je veux simplement partager une histoire en particulier de cette période... Cette histoire a changé ma vie. Je suis qui je suis à cause, malgré et grâce à cette histoire. Cette histoire a eu lieu dans une période difficile de ma vie, que je me rappelle avec encore des larmes au coin des yeux. J'ai été chanceuse. Et je suis forte aujourd'hui à cause de cette période de mon enfance. Et à cause de cette histoire en particulier.

Ce texte sera très long... je vous avertis... Mais pour ne pas trop alourdir, je couperai le texte en deux articles.

J'étais une enfant très timide, très introvertie. J'aimais les livres et l'imaginaire ; longtemps j'ai eu des amis imaginaires ; je n'aimais pas les pantalons et ne mettais que des robes ; j'étais très sensible et un peu naïve ; j'avais les cheveux longs et gras ; j'avais un duvet foncé au-dessus des lèvres et de gros sourcils ; et j'avais des notes incroyablement bonnes... Tout ceci a fait que j'étais un peu la cible préférée des enfants de mon école. J'avais quelques amies. Rassurez-vous. Mais certaines ce sont avérées de "fausses" amies. Passons. Enfin, j'ai eu un primaire (au Québec de 6 à 10-11 ans) absolument horrible. Quelques bons moments, d'accord, mais en gros, je préfère l'oublier.

Je ne vous conterai pas tous les incidents et toutes les intimidations. Il y en a eu beaucoup. Je veux quand même souligner deux choses. Premièrement, j'ai quand même quelques bons souvenirs de ces années d'école. Comme quand des enfants de ma classe prenaient des livres pour moi à la bibliothèque car j'avais atteint mon maximum et qu'ils n'en voulaient pas... Mais ils sont peu nombreux. Cependant, ils sont importants. Il faut être capable de se souvenir des bons moments. Et deuxièmement, ma vie familiale et les amis que j'avais à l'extérieur de l'école ont fait que sur les photos je souris. (C'était, je suppose moins pire dans le temps qu'aujourd'hui... les réseaux sociaux ne me suivaient pas chez moi.).

Alors voilà l'histoire.002_1980

À mon école, plusieurs enfants riaient de moi et me harcelaient, mais une petite fille se démarquait du lot. Je l'appelerai R. J'habitais un quartier pas très riche et assez dur. Dans le temps, c'était loin d'être aussi "dur" qu'aujourd'hui, mais quand même. R. était haïtienne. Cela n'a rien à voir avec ce qu'elle était et ce qu'elle m'a fait, mais cela va avoir un rapport avec ce que cette histoire m'a fait réalisé.

R. était très "tof" comme on disait. C'était une dure. Elle menait l'école. Elle faisait peur à beaucoup de monde. Je n'étais pas "spéciale" dans ce sens. Et même ceux qu'elle n'intimidait pas, avaient un peu peur d'elle. En plus d'être "tof", elle avait à l'occasion de graves - et complètement terrifiantes - crises d'épilepsie. Imaginez une fille criant, plantant un compas dans la main d'un autre élève, s'écroulant, bavant et convulsant sur le plancher, et vous aurez une idée de ses crises. Elle le savait et utilisait cela pour faire peur aux autres.

Aux récréations, on devait jouer dehors. Et on était obligé de jouer au ballon chasseur. Je ne sais pas si vous connaissez le ballon chasseur, mais dans sa version cour d'école, c'était assez violent. Ce ne l'est sûrement plus, mais dans le temps... ouf. Je détestais jouer au ballon chasseur. C'était un cauchemar quotidien, et même bi-quotidien puisqu'on y jouait deux fois par jour. Je n'étais, et ne suis toujours pas, sportive. Je déteste le sport, et je n'étais et ne suis pas bonne. J'étais la "poche". La dernière à être choisie dans les équipes, c'était moi. Ça faisait partie évidemment du tout : nerd et poche dans les sports. Les équipes étant formées en début d'année, mon équipe était prise avec moi. Je n'arrivais jamais à attraper le ballon et j'étais incapable de "tuer" quiconque les rares fois que je l'attrapais - je n'avais pas assez de force dans mon lancer. Mon but était évidemment de me faire tuer rapidement pour sortir du carré, mais le problème c'est que j'avais peur du ballon et des "garnottes" pourtant interdites. Alors ce qui arrivait, c'est que j'esquivais le ballon. Pour ça, j'étais très bonne... intuable... mais cela faisait que je restais souvent seule sur notre terrain et tout le monde me garrochait le ballon pour me tuer. Cela finissait de deux façons : soit la cloche sonnait et la partie ne finissait pas (ce qui n'était pas très populaire dans aucune des équipes) ou alors je me faisais tuer et j'avais un bleu resplendissant pour en témoigner. Enfin... j'haïssais ce jeu.

R. jouait au ballon chasseur. Elle n'était jamais dans mon équipe. Elle était très forte. Une très bonne joueuse que tous voulaient dans leur équipe. Parce que quand R. était dans ton équipe, tu gagnais. Elle n'était jamais dans mon équipe. Et dans un nombre incalculable de parties, je restais seule dans mon carré face à elle qui, en bonne joueuse, faisait tout pour m'éliminer. Le problème c'est qu'elle était experte en "garnottes" hyper puissantes et que celles-ci atterrisaient - beaucoup trop souvent pour être une erreur - dans mon visage. Évidemment, il est interdit de viser le visage ou la tête. Mais malgré mes nombreuses visites à l'infirmerie, personne n'a jamais rien dit et elle n'a jamais été "punie" pour ses gestes. Je faisais des cauchemars de ces récréations. J'étais heureuse quand il pleuvait et que nous devions rester à l'intérieur.

Avant que vous ne me le demandiez, non, rien n'a jamais été fait pour cette situation. Pour deux raisons. Tout d'abord, dans le temps, on ne trouvait pas cela très grave. Quelques minutes à l'infirmerie et quand ma tête ne tournait plus, on me renvoyait en classe. Et ensuite, j'étais vraiment une enfant renfermée et je n'en ai jamais parlé à mes parents.

Je suis déjà longue alors je continue bientôt dans un 2e article...

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14 février 2015

Parlons-nous d'amour

2015-02-14"L'amour est un dialogue de sourds." [Emmanuel Cocke]

"Mais allez... dis-moi... qu'est-ce qu'il y a ?" "Mais rien." "Mais dis-moi, il y a quelque chose ?" "Mais non, à la fin!" "Mais alors pourquoi tu me tournes le dos ?" "Mais je ne te tourne pas le dos, je regarde par là, tout simplement." "Mais il n'y a rien par là... je suis certain qu'il y a quelque chose." "Oh mais enfin, tu m'énerves avec toutes tes questions. Je te dis qu'il n'y a rien." "Mais tu viens de dire que je t'énerve... allez, retourne-toi, on va en parler." "Mais, il n'y a rien à dire, enfin... tu ne m'écoutes pas."

On s'aime, on se questionne, on doute de tout, on ne s'écoute pas, on pleure et puis on oublie. Et on s'aime.

"L'amour est une interrogation continuelle." [Milan Kundera]

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01 janvier 2015

Une nouvelle année commence...

SAM_6651Bien sûr, c'était inévitable ! Chaque année, c'est la même chose... Il faut bien qu'elle se termine et commence à un moment.

Alors, l'année a changé de nom et nous sommes maintenant en 2015 !

À tous, je souhaite une superbe année 2015. Elle sera sûrement remplie de moments inoubliables, bons et moins bons... Mais c'est ce qui la rendra unique !

Et puis... je ne fais qu'une résolution... vous vous doutez bien en quoi elle consiste !!! ;-)

BONNE ANNÉE !!!!

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25 décembre 2014

Joyeuses Fêtes

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Alors mon doux chat qui a l'air un peu endormi vous souhaite un Joyeux Temps des Fêtes !

Oui, car moi, je suis un peu gênée...

Cela fait si longtemps que je n'ai pas écrit...

Je n'arrive tout simplement pas à trouver le temps et l'énergie...

Mais je vais changer ça, je me le promets !

Alors... tout de même et malgré la puie...

UN JOYEUX NOËL À TOUS !

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