29 octobre 2007

Ces nuits inoubliables - première partie

Quand j’étais une petite fille, l’Halloween était synonyme de 3 choses : les costumes, les bonbons et les citrouilles qui décoraient les maisons qui offraient les bonbons. Tout ceci rassembler dans une nuit. Nous pouvions alors sortir après le souperHalloween1 alors qu’il faisait noir, vêtu d’un costume pour aller sonner à la porte d’étrangers qui n’avaient souvent que pour seule décoration une citrouille éclairée, pour récolter des tonnes de bonbons.

Dans le temps, les gens décoraient peu. La citrouille était la vedette des décorations, parfois, il y avait des bricolages dans les fenêtres… on savait alors qu’il y avait un enfant dans la maison ou l’appartement, les décorations provenant des bricolages réalisés à l’école. Quelques maisons décoraient plus… sorcières, toiles d’araignées, et autres babioles. Ces maisons étaient rares mais c’était tout une émotion quand on en trouvait une ! Ces maisons étaient envahies par les enfants, parce que si les habitants avaient fait l’effort de décorer autant, il y avait nécessairement beaucoup de bonbons ! Parfois les gens ouvrant la porte étaient déguisés et c’était encore plus excitant. Je me rappelle avoir même eu peur et ne pas vouloir entrer – j’avais 3 ou 4 ans, je ne me souviens plus.

Aujourd’hui, les gens décorent beaucoup plus –enfin en Amérique du Nord. Il faut dire que les décorations s’achètent facilement dans les magasins alors il est plus facile de décorer sa maison, son appartement ou sa cour. J’adore voir toutes ces décorations et j’imagine l’excitation des enfants qui se promènent – repérant les maisons les plus décorer pour y retourner le soir d’Halloween. Mais je me souviens encore de cette maison… une des dernière fois que j’ai « passé » moi-même l’Halloween… j’avais donc environ 12 ans, je crois bien. La maison avait un grand parterre devant et il y avait une allée asphaltée pour se rendre à la porte de devant. Tout le long de l’allée, il y avait des citrouilles illuminées toutes avec un visage différent. Sur le balcon, il y avait plusieurs citrouilles. Et de chaque côté de l’allée, il y avait des tas de feuilles disposés comme des tombes avec chacun une croix faite de bouts de branches. Rien de très compliqué, mais je me souviens encore très bien de l’atmosphère et de combien j’étais énervée et excitée… Il y avait à la porte une dame qui donnait pleins de bonbons et son garçon déguisé avec un simple drap qui juste avant qu’on reparte arrivait derrière elle en criant « Boo »… hurlements et rires assurés.

Les dernières années avant que je ne quitte Montréal, j’ai décoré la maison de mes parents (mon appartement étant mal situé et il n’y avait jamais d’enfants qui venaient) pour y accueillir les enfants du voisinage… j’avoue que j’ai acheté plusieurs décorations dans les boutiques – elles sont si belles – mais j’ai tenté de garder une atmosphère simple mais macabre !!! Chaque coup de sonnette était merveilleux : remplis de petits enfants qui regardaient les décorations et attendaient les bonbons. Et il y a même eu un enfant qui avait peur de venir jusqu’à la porte… il a fallu que sa mère vienne avec lui… J’avais réussi !!! :)

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12 octobre 2007

Des chats et des souris (chauves)

Hier, alors que je revenais du gym (oui, oui, j’essaie d’y aller, de temps en temps… soupirs), j’ai décidé de revenir par le chemin un peu plus long, mais passant près de ce que j’appelle « le coin des chats ». Au lieu de passer par les rues principales, je passe alors par « en arrière », petit champ vacant, rues industrielles, entrepôts en fonction et abandonnés, petit « overpass » par-dessus un chemin de fer (la ligne qui va vers Girona et la France), et… bon enfin, le chemin moins direct.

Tout près de la voie ferrée, il y a un édifice abandonné qui est devenu le refuge des chats errants du voisinage. J’aime beaucoup passer par cet endroit car à certaines heures, les chats s’y multiplient. Surtout au coucher du soleil, alors qu’il fait moins chaud et que quelqu’un – je n’ai jamais vu qui – vient porter eau et nourriture. Ils sont bien nourris ces chats errants.

Chauve_sourisDonc… (ouf, j’y arrive) je prends le chemin le plus long mais le plus intéressant. Nous sommes « entre chien et loup », le soleil presque complètement disparu… j’arrive au terrain vacant – en attente de construction – et là, il y a une « invasion » de chauves-souris !!! C’est la première fois que je vois des chauves-souris à cet endroit. Et pourtant, j’ai souvent passé à cet endroit. De magnifiques petites chauves-souris noires qui virevoltaient au-dessus du champ, venant parfois jusqu’au trottoir. Elles étaient vraiment très belles – j’adore les chauves-souris !

Je continue mon chemin et j’arrive au « coin des chats »… et il y a foule !!! Plusieurs nouveaux chats sont là…Chat1 mais je n’en vois pas certains… la vie est parfois difficile pour ces chats. Deux petits chats noirs identiques se chamaillent avec un siamois. Ces deux chatons noirs doivent avoir pour mère la chatte enceinte que j’avais vu il n’y a pas longtemps. Mais elle, je ne la vois pas. Elle semblait très jeune, probablement sa première portée, je suppose qu’elle n’a pas survécu la pauvre. Mais ses chatons semblent bien se porter. Le gros chat roux est encore là. Toujours sur la première marche de l’édifice. Il semble en pleine forme. Certains me regardent mais la plupart m’ignorent royalement. Le chat multicolore vient se faire flatter comme d’habitude, mais se sauve rapidement.

Rien de très extraordinaire finalement… des chauves-souris et des chats. Mais j’aime faire ces rencontres. Et étant en ville, ce sont habituellement les rencontres animales que je fais… et en plus, cela m’a particulièrement touché en ce temps de l’année… Voilà… c’est tout ;)

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05 octobre 2007

Bientôt ce temps que j'adore...

Oui... J'aime l'automne. J'aime la température plus froide -sans être glaciale. J'aime la couleur des feuilles... j'aime le cycle de la vie qui arrive à une étape "morte" pour revivre plus tard... Mais j'aime particulièrement l'Halloween ! Cette fête que je célèbre depuis ma tendre enfance. Ce moment qui est si important pour moi. Halloween1jpg

J'ai été très surprise et ma foi, peinée de l'idée, de la perception qu'ont les gens en Europe... en France... en Espagne... de l'Halloween. Cette façon qu'ils ont de dire "fête américaine" et de la descendre constamment. À les entendre, c'est la pire chose qui existe !!! Et quand parfois, certains vont parler de la fête, c'est pour dire que les "américains" ont dénaturalisé une fête celtique...

J'ai pas mal lu sur les origines de la fête... et je célèbre l'Halloween depuis mon enfance... et je peux dire que celtique, il y a des origines... mais américanisé... pas uniquement... les traditions, les costumes, les décorations, etc... sont de plusieurs traditions. Et cette fête est pour moi très importante.

Et donc... le prochain mois... entre quelques articles personnels, ce sera majoritairement des articles sur l'Halloween... sur des films et romans fantastiques... sur ... et bien sur l'Halloween. On commence à décorer pour l'Halloween à Barcelone. Très peu. Et les enfants se déguisent plus pendant le carnaval. Pas de petits bouts de chou qui sonnent à la porte pour recevoir des bonbons. Mais l'année dernière, seule à écouter un film d'horreur dans mon salon et à penser à l'Halloween... j'ai eu droit à un "miracle d'Halloween" ! Deux enfants ont sonné à ma porte ! Déguisés! Je n'avais rien de prévu... mais j'ai pu leur donner quelques friandises improvisées. Cette année... j'ai compris. Peu importe que des enfants sonnent ou non. Je serai prête.

Parce que l'Halloween est une partie importante de moi... et j'ai bien l'intention de continuer à la célébrer même ici !!! ;)

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02 octobre 2007

Serait-ce une agression escargotesque ?

Non mais, trop c'est trop ! Je finis à peine d'écrire sur mes déboires de fleurs et plantes, je m'installe sur mon divan pour regarder tranquillement la télévision avant d'aller lire un peu avant de me coucher que voici que du coin de l'oeil, je vois une tâche sur mon plancher. Serait-ce mon chat qui a vomi une de ces multiples boules de poils ? Est-ce une feuille morte qui aEscargots entré dans mon salon poussée par le vent ? Non... non... non... c'est un escargot qui se dirige tranquillement vers le corridor qui mène aux chambres !

Il a quitté les bacs à fleurs - enfin, les bacs remplis de terre avec quelques feuilles qui s'attachent désespérément aux tiges - pour traverser complètement la terrasse, escalader le rebord de la porte, redescendre le mur, traverser le salon... pour se rendre où ? Il ne m'a pas dit...

Passe encore que mon copain ne veut pas que j'aille porter les multiples escargots qui grimpent jusqu'au 8e étage dans le parc de la Ciutadella tout près - ce qui implique que les feuilles qui réussissent à se protéger des insectes et qui réussissent à avoir assez d'eau et pas trop de soleil, doivent encore se faire manger par les escargots - mais là, si en plus, ils décident de s'approprier l'intérieur... je dis non !!! "Fuera los caracoles"... "Dehors, les escargots"

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01 octobre 2007

L'espérance d'un balcon fleuri

Fleurs_balconJ'aime Barcelone. Mais je m'ennuie des cours fleuries et gazonnées de Montréal. Je n'avais pas de jardin, ni de cour lorsque je vivais à Montréal, mais j'avais un balcon fleuri. Et beaucoup de plantes à l'intérieur. Et chaque printemps, j'allais chez mes parents pour planter les fleurs annuelles, regarnir les fleurs sauvages, regarder les légumes croître dans le potager de mon père, observer les fleurs des arbres se transformer en fruits.

Mais Barcelone est une ville sans pelouse devant les édifices, sans jardin dans la cour... il y a peu de maisons - enfin, il n'y en a pratiquement aucune. Que de hauts édifices. Il y a des parcs, des arbres et des fleurs... mais pas de cours... J'ai la chance d'avoir une terrasse. Et depuis trois étés, je me tue à le fleurir et le verdir. Les photos de fleurs que je prends proviennent des plantes de mon balcon... le peu de temps qu'elles y vivent.

Chaque année, je plante des graines et transplante arbustes, plantes et fleurs annuelles... mais le soleil, les escargots et les insectes semblent être définitivement contre ma volonté et mes efforts. Peu importe le type de plantes que j'achète ou sème et peu importe les soins, la terre, l'engrais, l'eau... chaque année, c'est un désastre presque total. Quand ce ne sont pas les pucerons, les mouches blanches, les moucherons, les vers, les papillons, les araignées rouges, etc, ce sont les escargots... et tout ça au 8e étage... et puis sinon, il pleut trop, inondant les pots, ou le vent arrache les feuilles, ou le soleil brûle tout. J'ai parfois réussi à vaincre certains insectes avec des méthodes naturelles... mais sans insecticide, je n'y arrive pas. Et même avec, c'est pratiquement impossible.

Et si seulement, mes plantes d'intérieurs se trouvaient mieux... les insectes, trop de lumière, pas assez. C'est démoralisant... Cela fait 4 plantes différentes que je place au même endroit, et les 4 sont mortes... malgré tous mes soins... et tous les conseils des spécialistes... je ne sais plus que faire...

L'automne est là... certaines plantes qui vivotent encore sur mon balcon devraient en théorie vivre encore... J'abandonne ? Non... mais le printemps prochain, je vais prendre les grands moyens... et faire une guerre assidue aux insectes et aux escargots... malheureusement... mais je veux... j'ai besoin de fleurs et de plantes sur mon balcon, dans ma maison.

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28 septembre 2007

Jamais deux sans trois

FaithMais c’est la dernière fois. C’était la dernière fois que je me déplaçais pour les voir en spectacle. Heureusement, je n’ai pas perdu mon goût pour ce groupe et j’aime encore autant leur musique.

Faith and the Muse
est un groupe de Los Angeles, ensemble depuis 1993 et composé de deux principales figues, William Faith (de Shadow Project et Christian Death)  et Monica Richards (de Strange Boutique). Ils ont produit 5 albums et un album double live/remix. Leur style musical rejoint autant le rock alternatif que la musique électronique, le world music, le néo-classique, avec des incursions dans le jazz, la musique folk, celtique et médiévale.

Mon album préféré du groupe demeure encore et toujours, Annwyn, Beneath the Waves, qui paru en 1996 et qui est leur 2e album. Composé de musique traditionnelle folklorique mais également de pièces plus modernes, l’album est un mélange de mélodies médiévales, celtiques et de chansons rock. Les paroles me touchent beaucoup et puisent abondamment dans l’histoire et la littérature ancienne, la mythologie, les légendes celtiques…

Habituellement – et selon les critiques qu’on peut lire – leur performance sur scène balance entre la musique et le théâtre. Je dis habituellement, car je n’ai malheureusement jamais eu l’occasion de voir ces performances soi-disant uniques. J’ai assisté – ou tenter d’assister – à trois spectacles de ce groupe que j’aime beaucoup.

Une première fois à Toronto. Nous avions fait le voyage spécialement pour voir ce concert. Nous étions plusieurs amis à attendre dans le club dans lequel le band devait s’exécuter. Après deux et demie de retard, ils sont finalement arrivés. Nous étions fatigués, tannés d’attendre et ma foi, l’alcool aidant l’attente, nous avions quelques verres dans le corps. Quand les deux membres sont arrivés, ils se sont dirigés tranquillement sur scène, sans un mot d’explication ou d’excuse. Après un morceau assez plat et sans énergie, nous sommes partis. Très déçus.

Mais comme j’aime particulièrement leur musique, j’ai continué à écouter leurs albums. Et lorsqu’ils furent annoncés au Convergence de Toronto, nous sommes retournés les voir. Ils étaient le groupe principal. Deux groupes les précédaient. Qui furent tout deux, tout simplement excellents. La musique et la présence sur scène de ces deux bands étaient véritablement excellentes. Et puis nous avons attendu, après la fin du deuxième groupe. Et attendu. Et quand finalement, Faith and the Muse est venu sur scène, nous étions épuisés d’être debout, il commençait à être très tard – et nous voulions aller à la soirée annoncée. Le band commence à jouer. Après 4 morceaux, nous avions presque envie de dormir. Aucune énergie, aucune présence sur scène. Nous sommes partis. Encore.

Et puis, dimanche, ils étaient en spectacle, à Barcelone. Avec Trobar de Morte, groupe espagnol, en première partie. Petite salle. Hésitation. Mais même après toutes ces années, et ces mauvaises expériences... j'aime encore le groupe... Nous y allons.

Petit problème à l'entrée... personne pour faire entrer les gens. Mais cela se règle. Premier spectacle. Trobar de Morte est excellent. Petite audience mais qui connait le band. La musique est très bien... ils donnent un excellent spectacle. Et puis, Faith and the Muse. Les deux membres sur la scène. Sans artifices. Comme l'annonce leur tournée... Mais sans préparation, non plus... deux bancs et une guitare. On voit les caisses de bières dans le fond de la scène. Mais c'est la musique qui compte, non ?

Premier morceau... "The Silver circle" (cliquer pour écouter un extrait). Une de mes chansons préférées. Mais sans énergie. La voix de Monica est fade. Le crowd a diminué... je suis tout de même emballée... Mais après la 4e chanson, ils demandent si on a des demandes spéciales. Rien de préparer. Ils se consultent entre les chansons pour savoir ce qu'ils vont jouer. Les chansons s'enchaînent tranquillement... de bons morceaux, mais exécutés méchaniquement. Et trop de morceaux tranquilles... avec une si petite salle, avec si peu de gens, ce n'est pas le moment d'endormir l'audience. On leur demande "Cantus", ils disent "bien sûr" mais ne la joueront pas.

Nous sommes restés jusqu'à la fin... mais ce sera la dernière fois que j'irai à un des spectacles d'un groupe que je continue à aimer... tout de même... mais chez moi... car pour sauvegarder mon amour de la musique de Faith and the Muse, je crois préférable de ne plus tenter assister à un de leur spectacle... ;)

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24 septembre 2007

Parmi les vagues

Tout l’été, j’ai entendu mon père me demander quand je viendrais le voir. Évidemment, mis à part les faits, que je n’ai pas d’auto, qu’il habite à une heure de train, que je travaille toute la semaine, que mon copain est malade et que nous avons eu tout l’été, des visites de la famille et de quelques amis… il y a aussi le fait que je n’apprécie pas particulièrement sa nouvelle relation amoureuse – pas plus la relation que l’objet de sa relation – qui ont contribué à faire que je n’ai pas rendu visite bien souvent à mon père ces derniers mois.

VaguesIl ne cessait de me dire… « Vous pouvez venir ici, à la plage, passer la fin de semaine… ». Car, il faut souligner que lorsque ce nouvel appartement fut acheté, il le fut principalement parce qu’il était situé à 20 minutes de marche de la plage. Mon père étant un fou de la plage et de la baignade. Mes plus beaux souvenirs d’enfance étant les journées à la plage – en Espagne, à Old Orchard, à Carillon, à Plattsburg, au lac Massawippi… Il a toujours adoré se baigner et la mer Méditerranée a toujours eu une place importante dans son cœur !!! Les années dernières – nos premières années en Espagne – il se rendit souvent à la plage. Avec ma sœur, avec moi et mon copain, avec son neveu, avec sa famille, avec ses amis. Il adore la plage.

Et puis, il a rencontré cette femme. Il habite maintenant avec elle dans cet appartement choisi avant que l’on apprenne l’existence de celle-ci et choisi principalement pour sa localisation – ainsi que son prix. Parfait logis pour une personne habitant seule et aimant la plage. Mais voilà qu’il n’est plus seul.

Alors qu’il me demandait, pour la centième fois, quand je viendrais le visiter en insistant que je pourrais aller à la plage en même temps, je lui demandai combien de fois il était, lui, aller à la plage cet été. Et lui, de me répondre, qu’il n’était pas encore allé à la plage. Mais pourquoi, je lui demande, très, très, très surprise. Et mon père de me répondre : « oh, tu sais, je n’aime pas ça tant que ça aller à la plage ». Hein, pardon ??? Depuis quand ??? Que je réussis à demander. « Je n’ai jamais aimé ça », fut sa réponse. Je n’en revenais juste pas. Mon père qui non seulement me dit qu’il n’aime pas aller à la plage, mais qui me dit qu’il n’a jamais aimé aller se baigner. C’est très bizarre, complètement incroyable.

Et puis, un matin que je devais aller à Calafel – sa fameuse petite ville à une heure de Barcelone – pour des raisons administratives, je vais prendre un café rapide avec lui et sa petoune (mon nom non affectueux, pour sa copine - vous m’excuserez son emploi récurrent dans de futurs textes, mais c’est le seul nom que j’ai trouvé qui était potentiellement acceptable). Alors que je suis seule avec la petoune en question, elle m’apprend qu’elle n’aime pas du tout aller à la plage… elle n’a jamais aimé et de plus, ne supporte pas le soleil. Et donc, je comprends…

Mais tout de même incroyable qu’à la veille de ses 70 ans, un homme décide qu’il n’a jamais aimé quelque chose parce que sa petoune n’aime pas ça. Enfin… c’est son choix. Mais il n’était pas dit que je ferais pas quelque chose… c’est aussi mon choix. Et donc, un certain dimanche, mon ami et moi, nous partons pour Calafel. La veille, j’avais téléphoné mon père, lui disant que nous venions le lendemain et que nous allions à la plage. Que je savais qu’elle n’aimait pas la plage mais qu’elle n’était pas obligée de venir, juste lui… nous reviendrions plus tard pour la voir… Il n’a donc pas eu le choix.

Le matin, nous arrivons, après un bonjour rapide, nous partons tous les trois pour la plage. On s’installe dans un coin tranquille. Il fait soleil, il vente légèrement et il y a de belles grosses vagues. Mon copain et moi, on va dans l’eau. Elle est légèrement froide en entrant mais devient rapidement un beau 25º C. Il fait à peu près la même température dans l’eau que sur la plage. Les vagues sont très belles, avec quelques une très grosses de temps en temps. Il n’y a pas de méduses et l’eau est claire.

Après quelques instants, mon copain retourne sur la plage. Mon père s’avance vers l’eau. Même sans mes lunettes et même si je suis loin de lui, je peux voir la joie sur son visage. Il s’approche tranquillement. Quelques vagues viennent lui frapper les cuisses. Elles sont encore froides… il recule en éclatant de rire… « c’est glacé » qu’il me dit avec un gros sourire. Il avance à nouveau, en riant « brrr, brrr » qu’il fait. Il décide de se lancer. Il émerge à côté de moi, en riant. Ses yeux sont scintillants. On commence à parler tout en sautant dans les vagues. L’eau n’est plus froide. Il se retourne et est renversé par une grosse vague qu’il n’a pas vu venir. Il éclate à nouveau de rire. J’ai presque envie de pleurer tellement il semble heureux.

Je retourne sur la plage. Il reste dans l’eau. Seul. À courir après les vagues, à me faire des signes de la main. Il fait la planche. Et éclate de rire à chaque vague un peu plus forte. Il revient sur la plage et se jette sur la serviette. « Il y a de belles vagues », me dit-il toujours aussi souriant. Je lui mentionne qu’il peut revenir se baigner, seul. Il habite tout à côté… il n’a pas besoin de rester longtemps… « Juste venir faire une petite saucette ». « Je vais revenir, c’est certain » me dit-il les yeux toujours aussi brillants.

La semaine dernière, je lui ai demandé s’il était retourné à la plage. « Trois fois » me répond-il avec un splendide sourire. « Et tout seul, comme un grand ». J’ai dû retenir mes larmes.

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21 septembre 2007

Nothing Gold Can Stay

"Nature's first green is gold,Nothing_gold_can_stay
Her hardest hue to hold.
Her early leaf's a flower;
But only so an hour.
Then leaf subsides to leaf.
So Eden sank to grief,
So dawn goes down to day.
Nothing gold can stay
.
"

Robert Frost

Beaucoup fut dit sur ce poème de Robert Frost. Ce poète américain a écrit plusieurs poèmes et pièces de théâtre. Né en 1874 et mort en 1963, ses oeuvres se penchent surtout sur la vie rurale de la Nouvelle Angleterre tout en cherchant toujours à souligner des thèmes sociaux et même philosophiques...

Plusieurs ont analysé ce poème - et l'oeuvre de Robert Frost - en détail... je mets quelques liens en référence plus bas...

Je n'ai lu Frost qu'après avoir entendu son poème dans le film The Outsiders... je ne lisais pas beaucoup de poèmes en anglais à l'époque. Mais je me rappelle de ces vers et surtout du moment où ils furent récités dans le film... les visages des personnages... Et ensuite, j'ai lu et relu le livre et lu et relu le poème dans le roman... puis le poème dans un recueil de poèmes...

La signification des vers est évidente dans le roman - et le film... et m'est toujours apparue importante. Rien n'est éternel, tout change, tout meurt, rien ne reste innocent et jeune... mais l'important est de d'essayer de garder cette parcelle d'innoncence, d'émerveillement, de beauté... "stay gold"... ;)

Voir aussi: The Road Not taken (poème)

À consulter:

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26 août 2007

Réflexions disparates et non organisées sur l’amour

Un ami vient de se séparer. Sa relation qui durait depuis 3 ans s'est terminée il y a quelques semaines. Et il est un peu -beaucoup- triste. Nous avons donc parlé... Il a dit que la relation ne s'était pas terminée dans le drame. Mais tranquillement. Sa copine trouvait qu'il n'y avait plus de passion... enfin que la passion du début n'existait plus et que donc l'amour n'existait plus. Et que donc, la relation n'avait plus lieu d'être. Évidemment, lui n'a rien vu venir, croyait que tout allait bien.

Ils se sont donc laissé "en amis". Elle reste avec lui pour le moment  - car n'a pas les moyens de prendre un appartement seule - et depuis quelques jours, a commencé à fréquenter quelqu'un d'autre. Elle prévoit aménager avec ce nouveau copain d'ici peu. Et mon ami ne comprend rien... complètement perdu dans ses sentiments et dans l'incompréhension des sentiments de son ex-copine...

Et moi... je comprends, car je connais trop de gens qui ont les mêmes sentiments... et honnêtement je ne les comprends pas. enfants_186a

J'avais une amie... enfin si j'y pense bien comme il le faut... j'ai connu plusieurs gens... qui pensait exactement comme la "ex-copine" de cet ami. Elle voulait rencontrer l'homme de sa vie... "l'Homme de sa Vie" avec un grand H et un grand V. Elle commence à vieillir - passer la trentaine - et elle cherche toujours. Ce n'est pas qu'elle n'a pas rencontré des gens intéressants. Elle a eu des relations avec des "hommes" très biens. D'autres moins biens.

Mais même quand elle a eu des relations stables avec des hommes biens... après l'euphorie des premiers mois, elle a commencé a trouvé le tout "ordinaire". Je m'explique... elle me disait : "je l'aime" "tout ce qui a le caractérise et qui a fait que je suis tombée en amour avec lui sont encore là, mais il y a des choses que j'apprends à connaître que j'aime moins" "et la passion des premiers temps, n'est plus là" "depuis que j'habite avec lui, je trouve que c'est moins intéressant" "je suis moins passionnée" "ce n'est pas aussi excitant qu'avant" "on fait moins de choses qu'avant" "il est fatigué après sa journée" "je ne me sens pas le centre de son univers comme avant"... et autres phrases de ce genre...

Et moi, j'ai juste envie de la prendre et de lui foutre deux grosses claques dans la face et lui dire: "sort de ton rêve!". Et vieillit bon sang ! C'est quoi cette fixation sur le conte de fée que la plupart des gens que je connaisse ont !! ! (majorité de filles, mais bien des gars aussi, je dois avouer)...

Je trouve personnellement qu'il y a une énorme contradiction entre les deux déclarations suivantes: "je cherche quelqu'un pour la vie" (entendre : la relation stable pour la vie) et " je veux la passion"...

C'est que la passion à tous les jours, non-stop, ce n'est pas la vraie vie... ce n'est pas possible et ce n'est pas réaliste. Ou tu veux vivre la passion, et alors tu changes de partenaires lorsque la passion commence à s'éteindre, ou alors tu veux la vie commune à long terme, et alors tu acceptes qu'il y ait des moments moins passionnants que d'autres !

Parce que si j'aime toujours mon ami... après 15 ans, il y a des moments moins intenses que d'autres... des moments où la vie quotidienne prend le pas, d'autres où c'est encore très intense et colorés de passion... mais ce n'est pas la "passion" à tous les jours. Quand on va faire l'épicerie et que le chat vomit sur le tapis, on ne se regarde pas passionnément dans les yeux en choisissant le savon à vaisselles et en lavant le tapis...

Mais la "passion" si elle est importante n'est pas ce qui fait et bâtit une relation à long terme... et quand les gens me disent... "je veux trouver la personne avec qui je vais passer le reste de ma vie" et que 6 mois plus tard ou 4 ans plus tard, me disent... "ce n'était plus comme avant, il n,y avait plus la passion"... je me dis... est-ce que l'amour était encore là ? si non, et bien évidemment c'est terminé... mais si l'amour est encore là, c'est être incroyablement (dix milles mots me viennent à l'esprit, stupide, enfantin, primaire, égoïste, ...) que de croire que une relation à long terme se bâtit sur la "passion"...

Surtout quand on me dit : "mes grands-parents sont restés 50-60 ans ensemble... et ils s'aimaient encore, je veux une relation pour la vie..." Honnêtement, est-ce qu'ils croient que leurs grands-parents (ou peut importe l'exemple) s,aimaient passionnément tous les jours de leur vie? Malheureusement, c'est ce qu'ils croient probablement...

C'est triste, je trouve... c'est leur choix... Moi, je me lèverai demain matin et j'embrasserai mon mari... ça fait 15 ans que je le connais, parfois je l,aime à la folie et d'autres jours je ne peux le supporter... va savoir c'est quoi la passion !!!

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15 août 2007

Oisivité involontaire

Demain que je disais hier. Demain j'y vais. Et bien, ya apparence que ce sera encore uniquement demain. Parce qu'aujourd'hui c'est tout simplement impossible. Mais j'y suis allée, croyez-moi. Pas ce matin. Non, ça je m'en doutais. J'ai fait ma journée de travail, en bonne petite travailleuse, et à 17h00, je suis partie pour le gym. Avec mon sac bleu qui contient mes vêtements, mes souliers, mes gougounnes de douche, mon shampoing et ma brosse... le tout pesant sur mon épaule. J'avais même fait de nouvelles listes sur mon lecteur, histoire de suivre la musique pendant ma course.

J'arrive à 17h30. Et là... je vois un gros panneau... "aujourd'hui, 15 août, le gym fermera ses portes à 18h00" (en espagnol, évidemment !) Et moi, de m'arrêter net avant de mettre ma petite carte dans le tourniquet qui permet l'entrée au gym. Je regarde bêtement, les deux employés au comptoir - qui comme à leur habitude jasent en ne faisant rien. Ils me voient et me disent "bien oui, on ferme à 18h00, on est le 15 août". Je dois être devenu rouge ou blanche ou en tout cas, cela a dû paraître que j'étais en beau maudit - pour ne pas dire en beau tabarnak... (mais disons-le quand même !) car ils ont paru choqué de ma réaction.

J'ai donc rebroussé chemin, en me disant que j'arrêterais à l'épicerie pour m'acheter une gâterie, histoire de faire encore plus chier (parce que cette gâterie, je la regretterais sûrement, d'autant plus que je n'avais pas fait mon entraînement). Mais heureusement pour mon corps, je n'avais pas à m'inquiéter, car l'épicerie aussi était fermée. La seule épicerie proche de chez moi, qui est ouverte pendant le mois d'août - qui ne l'oublions pas est synonyme de ville morte - et qui ne ferme pas entre 2h et 5h.... et bien, elle ferme le 15 août...

Et pourquoi tout est fermé le 15 août ? Ben voyons pour célébrer l'Assomption de la Vierge évidemment !!! Et bien non... malgré toute maassomption culture religieuse, je n'avais pas retenu dans les dates significatives que le 15 août la Vierge était montée aux Cieux et que donc tout devait s'arrêter... aller hop, un congé de plus... qui bien sûr ne signifie pas du tout que les églises soient pleines ! Seigneur non !!! Faudrait pas s'imaginer des choses pareilles quand même ! On veut bien prendre le congé mais de là, à vraiment le célébrer.... il y a deux...

Je suis bien d'accord pour avoir congé... ça fait du bien... ça permet de se reposer (quand tu as le-dit congé!), etc., etc., etc. Mais là, ça devient ridicule. Ya un "férié" à tout bout de champ... Pour la moindre raison... on ferme ! Les fêtes nationales, les fêtes religieuses, les fêtes de chaque ville, et j'en passe des meilleures.

Et pas moyen d'avoir un calendrier fixe, puisque chaque ville, chaque village et même chaque quartier a ses fêtes propres. Les magasins peuvent être fermés à Sant Boí de Llobregat mais ouverts à Barcelone, cela peut être un férié à Madrid mais pas à Lleida... Ya pas moyen de savoir...

Et là, en plein mois d'août, alors qu'on se pète la gueule sur les bureaux fermés, les employés en vacances, les grilles devant les magasins... en plus... en plein milieu de la semaine, on ferme pour célébrer le soi-disant enlèvement du corps et de l'âme de la Vierge Marie (parce que même si je ne me souvenais pas de la date,je sais c'est quoi moi l'Assomption - contrairement à la plupart des gens présentement en congé). Et on sait évidemment que ce miracle a eu lieu un 15 août !!!

Et après, on vient me dire que c'est difficile ici, que les salaires sont minables (ce qui est très vrai, soit dit en passant), qu'il fait chaud, que ci que ça... mais on ne mentionne pas tous les jours en vacances, sans parler des interminables heures de lunch et des innombrables pauses qui n'en finissent plus. Pour rejoindre quelqu'un à son bureau, tu as habituellement entre 10h00 et 10h15 puis 11h30 et 12h30 et peut-être entre 15h30 et 16h00 ou 18h30 et 18h45... si tu as de la chance... car sinon, tu risques de tomber dans les pauses ou le lunch qui évidemment ne sont pas à la même heure pour tout le monde. Et si tu veux faire tes courses ? J'ai les horaires (tous différents) des 3-4 épiceries de mon secteur.

Mais aujourd'hui... non... tout est fermé !!! arrrhhhh ! Je ne pourrai pas dire que je n'ai travaillé ma patience en venant vivre ici... inspire, expire, inspire, expire, inspire, expire....

Bon demain... je vais au gym...

Posté par Laila_Seshat à 21:41 - - Commentaires [4] - Permalien [#]
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