15 janvier 2017

Le moment captif d'un dimanche : l'envolée

2017-05"La pensée a des ailes. Nul ne peut arrêter son envol." [Youssef Chahine]

Je vire, je volte, je virevolte ; je tourne, je billonne, je tourbillonne. Je m'échappe, je m'envole, et puis je m'évapore. Absence de ciel, absence d'infini. Mes mots sans sens, ni direction, dansent vaillamment.

Je connais des mots majestueux, pas nécessairement des grossièretés, mais plutôt des impressionnabilités. Des mots qui voltigent et flottent dans ma tête. Des mots compliqués, des mots simples. Des envies de crier et des envies de rire. Une histoire à raconter. Des verbes à utiliser. Des verbes pour vivre. Pour décrire mes vertiges.

Les mots s'échappent. Ils m'échappent. Ils écrivent des pensées qui n'existent plus. Leurs ailes violent le ciel. Je ne sais plus dire. Je ne sais plus écrire. Je récupère des syllabes et quelques voyelles qui vacillent. Et je recommence.

"Les mots sont des oiseaux sauvages qu'on ne rattrape jamais, une fois lâchés." [Jean Simard]

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12 juin 2016

Le moment captif d'un dimanche : libre de s'encager

2016-05"Il faut faire attention aux mots, car souvent ils peuvent devenir des cages" [Viola Spolin]

Tu t'entêtes à t'encager dans des mots qui n'ont aucune signification pour moi. Tu veux être libre de tes émotions. Tu penses vivre de liberté dans une cage dorée. Tu vois le ciel, tu touches les feuilles, tu poétises tout.

Tu passes d'une cage à l'autre et tu cries ton nom pour que tout le monde puisse l'entendre. Tu enrages qu'on t'encage dans un poème qui n'est pas le tien. Tu ne veux pas écrire sur le sable ou sur la neige. Tu ne veux pas écrire sur les pages blanches ou sur les ailes des oiseaux. Tu veux crier tes propres mots même si tu restes enfermer d'une façon ou d'une autre.

Tes mots sont les tiens. Ils sont ta prison et ta liberté. Tu t'entêtes à ne pas vouloir les changer. Ils t'isolent et te permettent milles libertés. Tu es seul et tu le sais.

"La liberté est une sensation. On peut l'atteindre, enfermé dans une cage comme un oiseau" [Camilio José Cela]

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03 janvier 2016

Le moment captif d'un dimanche : givrée !

2015-12-08"Ma vitre est un jardin de givre." [Emile Nelligan]

Si on ne regarde jamais par la fenêtre, on ne verra jamais passer l'inspiration. Un oiseau qui s'envole, un flocon qui virevolte, un ciel bleu, un ciel gris, un dessin sur la vitre.

On a perdu l'art de regarder longuement par la fenêtre. On ne regarde plus par la fenêtre que rapidement. Un simple coup d'oeil pour voir le temps qu'il fait. Un regard rapide quand on entend un bruit inconnu. Une oeillade distraite pour constater le passage des éboueurs. On ne passe jamais plus que quelques secondes à la fenêtre.

Car on accuse les gens qui regardent trop longuement par la fenêtre de paresse, de perdre leur temps, de ne rien faire. On accuse même certains d'écorniflage et de curiosité malsaine. On leur demande tout de suite ce qu'ils regardent. Et si la réponse est "rien de particulier", alors on se questionne. Pourquoi regarde-t-elle par la fenêtre ? Elle perd son temps. Que fait-il tout le temps à la fenêtre ? Il cherche à espionner les gens. Mais peut-être qu'elle contemple simplement le temps qui passe lentement. Peut-être observe-t-il les gens qui vivent. Et cette contemplation lui inspire un poème dans son coeur. Cette observation lui murmure une chanson à l'oreille. Ou tout simplement ces moments perdus à la fenêtre amènent un soupir doux à leur vie qui passe trop rapidement.

"Écris tout ce qui te passe par la fenêtre." [Lise Deharme]

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04 janvier 2015

Le moment captif d'un dimanche : givrures

0534"La pensée se glace en se traduisant en phrases." [Gérard de Nerval]

Qu'est-ce que j'écris ? Il me semble que je n'ai rien à dire. Rien à écrire. C'est la peur, je crois. Je me sens rouillée. Mes doigts sont figés sur le clavier. Et pourtant j'ai plein d'idées. Les mots se bousculent dans ma tête. Mais ils n'arrivent pas à s'ordonner.

J'ai les doigts gelés. Il fait froid dans la maison. Je dois monter le chauffage, que je me dis. Mais je ne bouge pas. J'essaie de rassembler mes pensées pour les faire naître. Cela fait trop longtemps que je n'ai pas écrit. J'ai trop d'idées. Elles s'éparpillent dans un vide qui me semble infini.

Je suis incapable d'écrire. Je suis glacée. Tout se fissure en moi. Je dois me resaisir et laisser les mots se déposer doucement sur la page lumineuse. Je les prends. Je ferme les yeux. Et j'attends. Un à un, ils se placent et se figent. Ils se forment et se transforment et des phrases se fixent. Et mes idées se cristallisent enfin en phrases... qui peut-être feront du sens ou peut-être pas... on verra !

"Les pensées peuvent vivre longtemps comme les nébuleuses qu'un rien, un jour, cristallise." [Pierre Dehaye]

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27 février 2011

Le moment captif d'un dimanche: jardin de glace

DSC_0593_copy"La pensée se glace en se traduisant en phrases." [Gérard de Nerval]

Ma pensée est floue. Elle flotte devant moi, et j'ai de la difficulté à la saisir. Elle m'échappe parfois. Oh, la plupart du temps, je la comprends. Mais souvent elle s'imprécise.

Lorsque je soliloque, seule devant ma fenêtre, j'arrive à m'expliquer mes pensées. Mais lorsque je veux partager ces mots avec d'autres, cela redevient imprécision et mouvance. Il est parfois si difficile de geler notre pensée en phrases cohérentes.

Des bribes de phrases sont parfois tout ce que je parviens à transmettre. Les mots ne se juxtaposent souvent pas comme je le voudrais. Un jardin de glaçons transparents et nébuleux. Et on me reproche mon manque de contenu.

Et si parfois, je n'avais rien de bien important à dire ? Que des pensées floues sans grandeur. Juste une envie de faire joli avec des substantifs, des adjectifs, des verbes, des épithètes, quelques articles... Et permettre à ses mots sans matière de former un contenant bien différent de ce que mes pensées laissaient présager.

"La forme peut-être plus importante que la substance. Un glaçon peut faire effet de lentille et créer une flamme" [Georges Iles]

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13 janvier 2008

Quelques mots...

Quand on écrit, faut-il tout écrire ? Quand on peint, faut-il tout peindre ? De grâce, laissez quelque chose à suppléer par mon imagination !   

[Denis Diderot]

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16 mai 2007

Longue pause

Beaucoup de textes en préparation... plusieurs lectures en cours... mais ces dernières semaines furent légèrement dingues. Unepause longue préparation pour un congrès d'une semaine à Santiago de Compostella et ensuite quelques inquiétudes. Quelques inquiétudes - assez alarmantes - sur la santé de mon copain...

Et donc, je n'ai pas vraiment pu écrire et griffonner sur mes carnets... longue pause.

Les inquiétudes se sont apaisées pour le moment, encore quelques doutes et craintes... mais pour le moment, on respire.

Et puis le congrès a eu lieu...

De retour... peut-être pas à 100% car je dois avouer une petite lassitude, mais j'ouvre mes cahiers et je me sens prête à gribouiller un peu...

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