05 décembre 2017

La piscine de Jonathan Gaudet

Piscine02La piscine / Jonathan Gaudet.  — Montréal : Héliotrope, [2016] – 239 p. ; 18 cm. – ISBN 978-2-92397-586-3. – (Coll. : Noir)

Quatrième de couverture

Les Mares-Noires, Centre-du-Québec.

Dans la douce lumière d'un matin d'été, un bruant se pose sur la branche d'une épinette, un coyote s'attarde près d'un bosquet. À la fenêtre, une femme berce son bébé. Soudain, à la radio, un bulletin spécial interrompt la programmation : une violente explosion est survenue à la centrale nucléaire. L'un des bâtiments du complexe est la proie des flammes, et sept employés y sont prisonniers. Parmi eux, son mari. Le cri qu'elle pousse ébranle toute la forêt.

Treize ans plus tard, il a bien fallu refaire sa vie. La femme est remariée, le bébé est devenu une adolescente rebelle. Pour l'observateur lointain, le drame est affaire du passé. Mais qu'on s'approche un peu de la scène ; on ne manquera pas de déceler une tension entre la mère et la fille. Une tension qui glisse vers la rage et qui menace d'exploser à son tour.

L’auteur

Jonathan Gaudet est né à Joliette au Québec en 1977. Il a fait des études en littérature. Il enseigne le français un peu partout à travers le monde, notamment à Buenos Aires,

Piscine01

en Louisiane, Athènes, Ottawa et Prague. Il publie son premier roman en 2013. Il vit aujourd'hui à Vienne où il continue à enseigner. En plus d'écrire, il est également musicien et compositeur.

Bibliographie partielle

  • La dérive des jours (2013)
  • Escale à Prague (2015)
  • Le journal du corsaire (2016)
  • La piscine (2016)

Mes commentaires (attention : spoilers)

Oh la la. Que vais-je pouvoir dire de ce roman qui fut une déception magistrale ? Car je sens un travail incroyable de l'auteur. L'écriture est superbe. Le texte travaillé. Le sujet riche et plein de promesses. Et pourtant, le roman de Gaudet me semble complètement vide. Vide d'histoire, vide de contenu, vide de sens. Mais avec beaucoup de très beaux passages. Des citations, j'aurais pu en mettre des dizaines. Car le texte est très beau. Mais j'ai vainement cherché à m'accrocher à une quelconque histoire.

Tout d'abord, dès la quatrième de couverture, on nous laisse entendre que le roman sera noir, inquiétant, tendu. Et puis, tout au long du roman, on dessine une intrigue, une menace qui semble sans cesse s'approcher. Mais en vain... il n'y a rien d'inquiétant, rien qui ne nous surprenne.

Je reviens à l'histoire. Nous sommes dans un village fictif québécois, Mares-Noires, qui abrite une centrale nucléaire. Le roman commence par un prologue où on nous présente une adolescente en fugue qui subit un suivi psychologique. Puis le roman poursuit en nous présentant Catherine, mère d'une petite fille qui vient de naître. Son mari, David, travaille à la Centrale et ils vivent depuis peu dans ce petit village et elle trouve cela difficile. Puis, un matin, il y a un grave accident à la Centrale. Alors que Catherine tente désespérément d'avoir des nouvelles de son mari, la nouvelle tombe : David est mort.

Puis nous retrouvons Catherine des années plus tard, alors qu'elle a refait sa vie avec un autre homme et que sa fille est une jeune adolescente. Les relations sont tendues entre la mère et l'adolescente. C'est normal. Mais on sent que Catherine a un comportement bizarre. Et puis, elle avoue à sa fille que son père n'est pas mort. Et l'on saute alors à l'histoire de David. Avant, pendant et après l'accident à la Centrale. On nous raconte sa fuite et sa vie vaguement vagabonde. Mais même si David a quitté volontairement sa vie antérieure, il retourne régulièrement voir sa fille en secret, sans se faire voir.

Finalement, David revoit Catherine et lui dit que c'est à cause d'elle s'il est parti. Une autre tragédie survient alors. Et le roman s'achève sur le retour de l'adolescente chez elle.

Et c'est tout. Pourquoi, David est-il vraiment parti ? Qu'a-t-il fait pendant toutes ces années ? Pourquoi Catherine est si névrosée ? Pourquoi l'adolescente fugue-t-elle vraiment ?

Évidemment, je ne vous dis pas tout, et au fil de notre lecture on se doute de bien des choses, et on déduit le reste. Mais il demeure que beaucoup de questions demeurent et que beaucoup d'improbabilités minent l'histoire. Tout va trop vite, l'auteur passe sous silence beaucoup de choses et laissent le reste dans un flou - volontaire ou non.

On croit d'abord qu'on va lire un roman noir, un suspense, un roman psychologique, puis on ne lit finalement rien de tout cela. Et puis, je ne vous parle pas du léger aspect spirituel que l'auteur a voulu introduire dans son histoire.

Il y avait beaucoup de belles et bonnes idées dans ce roman et tellement de potentiel. Et le texte est très beau. Dommage.

Les mots de l’auteur

« Le coyote fait un tour sur lui-même et s’immobilise à nouveau. Leurs regards se croisent. Pupilles froides et fixes. À la fois proie et prédateur. Le coyote reste droit. La femme ne détourne pas les yeux, fascinée par l’anthropomorphique tristesse de la bête qui lui fait face. Le bruit lointain d’un moteur fait dresser les oreilles au coyote. Tête penchée et cou étiré vers l’avant, il revient sur ses pas et se retourne une dernière fois avant de réintégrer l’ombre de laquelle il est venu. L’aurore chasse jusqu’au souvenir de sa présence. » p. 23

Pour en savoir un peu plus…

  • Avis de Daniel Marois dans le Huffington Post
  • Avis de Michel Bélair dans Le Devoir
  • Avis sur Babelio
  • Avis de Josée Lapointe sur La Presse plus
  • Avis sur le site Critiques Libres
  • Avis d'Hugo Prévost sur La Pieuvre.ca

 

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04 avril 2016

Grease 2 (1982)

Grease2_01À l'affiche ce soir :  Grease 2 (1982)

Fiche technique

Langue : Anglais (VO)
Année : 1982
Durée : 114 min.
Pays : États-Unis
Réalisation et chorégraphie : Patricia Birch
Production : Allan Carr, Robert Stigwood
Scénario : Ken Finkleman
Cinématographie : Frank Stankey
Musique originale : Louis St.Louis

Distribution: Maxwell Caulfield (Michael Carrington) ; Michelle Pfieffer (Stephanie Zinone) ; Lorna Luft (Paulette Rebchuck) ; Adrian Zmed (Johnny Nogerelli) ; Maureen Teefy (Sharon Cooper) ; Alison Price (Rhonda Ritter) ; Peter Frechette (Louis DiMucci) ; Christopher McDonald (Goose McKenzie) ; Didi Conn (Frenchy) ; Eve Arden (Principal McGee) ; Sid Caesar (Coach Calhoun).

Synopsis (attention spoilers - en fait c'est toute l'histoire)

En 1961, deux après la graduation des célebres finissants de Grease, une nouvelle année scolaire commence. Alors que les nouvelles Pink ladies et les nouveaux T-Birds entâment leur dernière année de "high school", Michael, le cousin de Sandy arrive d'Angleterre et compte sur Frenchy, une ancienne Pink Lady (qui doit retourner à l'école) pour réussir son intégration à la vie scolaire américaine.

Évidemment, le sage Michael, un brin nerd et beaucoup trop sage et bon garçon, tombe pour la hyper cool leader des Pink Ladies, Stephanie. C'est un amour amour impossible car les Pink Ladies ne peuvent sortir qu'avec les T-Birds, tout le monde sait cela et c'est ce que Frenchy s'empresse de dire à Michael. Mais si cet obstacle n'était pas en soit suffisant, en plus, Stephanie en a marre des règles et des T-Birds et elle rêve d'un "cool rider".

Alors évidemment que va faire Michael ? Mais s'acheter une moto et devenir ce "cool rider" bien sûr ! Et cacher le fait qu'il est ce mystérieux motocycliste qui défait les méchants - les mêmes qu'il y a deux ans - et qui séduit Stephanie - bien qu'elle ne voit jamais son visage. Parallèlement, notre jeune nerd réussit tout de même à s'approcher de la belle en devenant son tuteur. Enfin, à quelques détails près, c'est la même histoire que dans le premier film. Mais en inversant les rôles féminin-masculin.Grease2_02

À propos

Genre: Comédie musicale

Après le succès de Grease, il était évident que le studio voulait une suite. Et même plus d'une. En fait, deux autres films - on parle parfois d'une franchise de quatre films - et une télésérie étaient prévus. Originalement, les producteurs voulaient que les acteurs principaux du premier film reviennent dans la suite. Mais ni John Travolta, ni Olivia Newton-John n'ont accepté de reprendre leur rôle. Les studios ont ensuite tenté de convaincre Jeff Conaway et Stockard Channing d'avoir des petits rôles dans cette suite, mais encore une fois les acteurs ont refusé. Les compositeurs du premier film ont également refusé de participer.

Finalement, devant le peu de succès de Grease 2 à sa sortie, les autres projets furent abandonnés. Les critiques du film furent et sont encore très négatives. Malgré ces critiques, la performance de Michelle Pfeiffer fut tout de même reconnue et elle fut même nommée pour un Young Artist Award en 1983, dans la catégorie Best Young Motion Picture Actress. Ce ne fut malheureusement pas le cas pour Maxwell Caulfield qui a vue sa carrière freinée par les mauvaises critiques du film.

Grease 2 devait se faire dans les 3 ans qui suivaient le premier film. Les producteurs demandèrent à Patricia Birch, la chorégraphe de Grease, de réaliser la suite. Le tournage fut difficile et Birch a déclaré que ce dernier a commencé alors même que le scénario n'était pas terminé. Plusieurs scènes furent filmées puis coupées au montage.

Petite anecdote : on dit que Tom Cruise auditionna pour le rôle de Johnny Nogerelli, le leader des T-Birds. On ne le choisit pas et Adrian Zmed eut le rôle.

Pour moi, Grease 2 c'est...

Pauvre petit film si mal aimé ! Je le dis tout de suite, j'adore Grease 2, presque autant que le premier film... et je connais toutes les chansons par coeur... Des deux films en fait. Mais je dois avouer que j'aime plus les chansons du 2e film, spécialement "Back to school" et "Reproduction", quoi que je ne peux jouer au bowling avec soeurette sans chanter "Score tonight" - ou sans lancer au moins une fois la boule à la Fred Caillou, remarquez !

Il faut cependant le dire, le film a été et est en général, assez mal reçu. On le considère comme un film raté. Et il est vrai, je l'avoue, qu'on peut critiquer en long et en large, les acteurs, l'histoire, etc. Mais soit-dit en passant, on peut dire la même chose du premier film ! Et oui, on a beau aujourd'hui avoir tendance à louanger Grease - et j'adore le film - mais honnêtement, ce n'est pas un chef d'oeuvre. Mais revenons à Grease 2.

Grease2_03Tout le monde s'entend également pour dire que Michelle Pfieffer est la star du film. C'est grâce à ce rôle que l'actrice se fit découvrir. Son personnage et son interprétation sont nettement supérieurs au reste des autres acteurs du film - et à ceux d'Olivia Newton-John. Stephanie de Grease 2 en a marre de vouloir être la "petite amie" d'un gars. Elle n'est pas très brillante, mais elle le sait, connait ses limites et veut les dépasser. Elle est indépendante et elle sait ce qu'elle veut. Même si ultimement, elle veut tout de même un petit copain "cool", au moins c'est un personnage féminin fort. Et il ne faut pas oublier qu'elle est supposée être une adolescente à la fin de son "high school". Et qu'est-ce que beaucoupd d'adolescentes veulent à cet âge... un pett ami.

Évidemment, l'actrice avait 24 ans au tournage - Olivia Newton-John en avait 34 ans - et tous les acteurs sont beaucoup plus vieux que les "entre 16 et 18 ans" qu'ils sont sensés avoir. Alors on a tendance à oublier que c'est un film d'ados léger avec des préoccupations de jeunes : réussir ou non ses cours, sortir entre amis, avoir ou non un copain ou une copine, se faire accepter par les autres, etc.

Une des lacunes du film sont les personnages masculins. Ni Johnny, le leader des T-Birds, ni Michael ne furent des personnages charismatiques aux yeux du public. Johnny a souffert de la comparaison avec Danny (John Travolta) et Kenickie (Jeff Conaway) - bien que personnellement, j'ai toujours trouvé que John Travolta jouait assez mal et que Jeff Conaway (qui jouait Danny dans la comédie musicale originale) était bien meilleur. Mais le pauvre Adrian Zmed n'a pas réussi à séduire le public. C'est dommage car il est très honnête dans son interprétation d'un "macho" en voie de changement. Personnellement, je les aime bien les T-Birds de ce film. Ils sont clairement moins "durs" que leurs prédécesseurs, mais ils sont quand même sympathiques. Et j'adore la scène où Paulette remet Johnny à sa place, il semble si perdu !Grease2_04

Une critique qui revient parfois, c'est le message négatif que les deux films semblent véhiculer : il y a les cools et les autres, le but étant de se faire accepter par les jeunes qui sont les cool de l'école, et pour ce faire, il faut obligatoirement se changer. Et les bons petits garçons et les bonnes petites filles, tranquilles et légèrement nerds sont plates et fades. Ils doivent se transformer pour être acceptés par la gang cool. Dans le premier film, c'est la fille qui doit changer ses cheveux, ses vêtements et "fumer" ; dans le deuxième c'est le gars qui doit paraître moins intelligent, changer ses vêtements et conduire dangereusement une moto...

Bon, j'avoue que pris au pied de la lettre c'est un peu réducteur et je suis d'accord que ce n'est pas le message le plus positif.... mais quand on regarde bien les films, il y a plus... Dans le premier, Danny est prêt aussi à changer pour Sandy, et dans le deuxième, Stephanie apprécie l'intelligence de Michael... Bon, à la fin, c'est la coolitude qui gagne, mais quand j'avais 11 ans, j'en étais bien heureuse !!!! Je voulais être Stephanie - pas mal plus que Sandy, même après sa transformaton à la fin. Car même à 11 ans, je trouvais Stephanie pas mal plus cool que Sandy. Parce que Sandy était nounoune tout le long du film et en plus elle se changeait pour un gars, alors que Stephanie faisait ce qui lui plaisait et c'était le gars qui se changeait pour elle. Et même si je trouvais Michael un peu kétaine, non seulement il était cool sur sa moto mais en plus, il lisait !

Générique du début :

Grease 2 - Back To School Again (1982)

Pour voir d'autres extraits, on peut faire un tour sur youtube.

Citations

The Pink Ladies: "The Pink Ladies pledge to act cool, to look cool and to be cool, till death do us part, Think Pink!"

Stephanie Zinone: "Johnny just hasn't learned when you're dead, lie down. Besides, there's gotta be more to life than just makin' out.Paulette Rebchuck: "Y'know, I never thought of it that way!"

Paulette Rebchuck: [after Johnny gives her an order] "Yeah? Well, you wanna hear my 'final word' Mr Push-everyone-around Nogarelli? You may be able to bully some of the chicks in this school, but this chick has been bullied by one Johnny Nogarelli for the last time. I may not be the classiest chick in this school, but I'm the best you're ever gonna get. So take it or leave it!"

Pour en savoir un peu plus...

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24 mars 2015

24 mars 1984

BRIAN (Voix Off)BC1

"Saturday...March 24, 1984. Shermer High School, Shermer, Illinois. 60062. Dear Mr. Vernon...we accept the fact that we had to sacrifice a whole Saturday in detention for whatever it was that we did wrong, what we did was wrong. But we think you're crazy to make us write this essay telling you who we think we are, what do you care? You see us as you want to see us...in the simplest terms and the most convenient definitions. You see us as a brain, an athelete, a basket case, a princess and a criminal. Correct? That's the way we saw each other at seven o'clock this morning. We were brainwashed..."

Breakfast Club

Je ne peux croire que cela fait 30 ans... 1985... J'aurais tant de choses à dire sur ce film... j'y travaille ! Mais que de souvenirs !!!

 

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21 août 2009

Mon adolescence pleure un peu

De retour de vacances depuis peu, je n'avais pas encore pris le temps de faire le tour des nouvelles. J'ai commencé tranquillement... lire les nouvelles électroniques, visiter mes carnets préférés... Petit à petit. Mélangeant un peu des deux: une nouvelle mondiale, un carnet, une nouvelle régionale, un carnet... C'est que, aujourd'hui, dans le monde qui est notre monde... les nouvelles vont vite. Elles se faufilent et courent à toute vitesse. Et elle s'accumulent. Beaucoup d'information.

hugues1Et puis, en me trottinant parmi les nouvelles et carnets, j'apprends avec stupeur, que John Hugues est décédé le 6 août dernier, d'une crise cardiaque... John Hugues... Pour beaucoup de gens, John Hugues n'était pas un "grand réalisateur" ou un "grand scénariste"... Home Alone, Uncle Buck, The Great Outdoord, Curly Sue, Flubber, ... enfin...

Mais c'est aussi le réalisateur et scénariste de : Sixteen Candles, The Breakfast Club, Weird Science, Pretty in Pink, Ferris Bueller's day off, She's having a baby, Some Kind of Wonderful,... Oh, je sais bien que pour bien des gens, ces films n'ont pas une signification cinématographique bien importante... (bien que plusieurs critiques ont vu beaucoup de choses dans ces films d'apparence simples...) hugues6

Films ayant pour thème principal l'adolescence et le passage à l'âge adulte, les films de Hugues ont marqué un nombre incalculable d'adolescents dans les années 80. Et bien qu'aujourd'hui, certains éléments de ses films peuvent sembler avoir "passés date"... l'ensemble est encore criant de réalité...

Je ne peux penser à mon adolescence sans y mettre quelques instants de ces films. Ces films que j'ai aimé avec passion. Ces films qui m'ont rejointe, touchée, fascinée... C'est une partie de ma jeunesse, une partie de ma vie.

Et donc... la mort du réalisateur m'a ébranlée. C'est comme si un vieil ami m'avait quitté... quelqu'un qui m'avait compris quand j'avais 16 ans... quelqu'un qui m'avait fait réfléchir, qui m'avait permis de relativiser toutes ces petites choses qui me semblaient insupportables et insurmontables... qui m'a montré comment rire de moi-même... et comment on passe tranquillement au travers des épreuves grandes et petites, importantes et insignifiantes... et qu'on devient un jour un adulte... et que si on fait attention, et qu'on se rappelle cette partie de notre vie qui fut si difficile, si traumatisante mais si rapide et enrichissante, non... notre coeur ne meurt pas... il se transforme et s'agrandit.

Il faut prendre le temps de se rappeler ces moments et de vivre chaque instant car comme le dit si bien Ferris: “Life moves pretty fast. You don't stop and look around once in a while, you could miss it.” 

Je ne le connais pas personnellement. Je ne sais pas qui il était dans sa vie, qui il fut dans la vie de ses proches... Mais pour moi, il m'a donné ces moments inoubliables et c'est beaucoup.

Posté par Laila_Seshat à 12:00 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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