16 mai 2017

Nous sommes époustouflés

« On ne devrait s'étonner que de pouvoir encore s'étonner » [François de La Rochefoucaud]2017-05-17

Sans vouloir trop en faire un plat, nous sommes quand même un peu étourdis ce matin. Car hier, cela faisait bien 25 ans. Et demain, cela fera 14 ans. C'est incroyable, tout de même. Le 25 ans, je veux dire. 25 ans. C'est long 25 ans. C'est interminable. Et pourtant cela se passait hier, il me semble. 

Nous hésitons entre l'émerveillement et la stupéfaction. Nous sommes aussi confus. Doit-on faire quelque chose de vraiment spécial ? Oui, chaque année, nous soulignons ce moment, mais là, 25 ans, il nous semble qu'il faudrait insister un peu plus, non ?

Mais ce n'est pas comme si c'était un accomplissement incroyable ou extraordinaire. C'est juste la vie qui passe. Et nous l'avons simplement vu passer ensemble.

Mais nous n'en revenons pas. Ces 25 années nous surprennent alors que nous ne nous y attendions pas. Elles furent étonnantes et incroyablement banales. Souvent bien ordinaires, parfois inconcevables, parfois magnifiques. Mais elles ont passé si rapidement  que ce matin, elles nous étonnent tout simplement.

 

 

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14 mai 2017

Le moment captif d'un dimanche : et si l'abandon...

2017-05"On est si petit, le monde est si grand. -- Que serait la vie, sans notre Maman" [Mick Michevl]

Quand on est petit, on croit qu'elle sera éternelle. On sait bien qu'elle partira avant nous. C'est logique. Mais elle sera vieille. Très vieille.

J'ai fermé les yeux. Il faisait toujours trop froid. Une cage vide. Une vie passée à travers la fenêtre du salon. Je l'ai laissée seule, un instant. Ce fut suffisant. Elle est partie. Elle a désertée nos vies.

Un entrefilet dans les journaux. Une anecdote banale. La fin du monde pour nous.

Et la vie continue. On oublie ses faiblesses. Son corps torturé. Son tourment fut mon naufrage. Ne reste que le besoin de sa présence. De sa force. De ses bras. De son amour. Quand tout s'écroule autour de moi, où es-tu maman ?

"C'est toi, Maman, la plus belle du monde -- Et lorsque tout s'effondre autour de moi -- Maman, toi tu es là !" [Luis Mariano]

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14 février 2017

Rapprochement

2017-02-14"Il faut se ressembler un peu pour se comprendre, mais il faut être un peu différent pour s'aimer." [Paul Géraldy]

Qui se ressemble s'assemble, dit le dicton. Mais un autre dicton dit aussi que les contraires s'attirent. Qui croire ? Qui croire, je vous demande ?!?

D'un côté, avoir quelque chose en commun, c'est normal. C'est ce qui nous rapproche. On partage, on se comprend. On rit et on s'insurge ensemble. Mais sans nos différences ce serait bien monotone. Il n'y aurait auncune surprise, aucun émerveillement.

Finalement nos différences ne font-elles qu'on se ressemble un peu ?

 

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09 février 2017

Vingt-quatre mille baisers de Françoise De Luca

24Vingt-quatre mille baisers : nouvelles /Françoise De Luca. — Montréal : Marchand de feuilles, c2008. – 102 p. ; 18 cm. – ISBN 978-2-922944-43-3

Quatrième de couverture

Les nouvelles de Vingt-quatre mille baisers explorent la genèse de l'amour. Des petits abandons de l'enfance aux femmes enchanteresses en passant par les élans littéraires qui font voyager, ces textes brefs nous offrent les talismans du coeur et posent une grande question hypnotique: Comment devient-on qui on est? Avec en filigrane la chanson italienne. Un baume pour le myocarde.

L’auteur

Françoise de Luca est né à San Giovanni in Fiori en Italie.

Elle a grandi en France. Elle a licence en journalisme du Centre universitaire d'enseignement du journalisme de Strasbourg. Elle fait ensuite des études en Lettres et détient une maîtrise de l'Université de Reims. Elle fait ensuite des études en arts à Avignon. 243

Elle travaille comme journaliste et comme enseignante dans diverses régions de France.

Elle s'installe à Montréal au Québec en 2000 et publie son premier roman, Pascale, en 2003.

Bibliographie

  • Pascale (2003)
  • Vingt-quatre mille baisers (nouvelles) (2008)
  • Jason et la tortue des bois (jeunesse) (2011)
  • Sèna (2015)
  • Reine (2015)

Mes commentaires

Bon, je n'aime pas les nouvelles. Même si les recueils de nouvelles dont j'ai parlé ici, je les ai généralement bien aimés. Je ne choisis jamais de lire des nouvelles. Disons, qu'elles viennent à moi ? Parfois c'est parce que j'aime le titre.  Cette fois, c'est la couverture. Celle-ci m'obsédait littéralement.  Et donc, j'ai pris le livre. À ce moment-là, je ne me souvenais même pas qu'il contenait des nouvelles. Et je ne voyais pas le lien entre l'image et le titre. Nos choix de lecture ont parfois des raisons étranges.

Le livre de Françoise De Luca qui n'a que 109 pages, renferme 9 nouvelles très courtes. Les textes sont très poétiques. Et j'ai parfois eu l'impression de lire de longs poèmes plutôt que des histoires. Chaque nouvelle tourne autout de l'amour. L'amour parental, l'amour de la langue, de la musique, des livres, l'amour de l'ailleurs, de ses racines et de l'autre.

Les souvenirs d'enfance, les quêtes d'identité, les désirs de l'ailleurs... on a parfois l'impression que l'auteur se livre, se dévoile. Sûrement un peu. Sûrement pas tout. Les histoires sont des moments, des vies... une enfant qui aime la langue, un premier amour, une mère malade qui va mourir, ce sont des histoires d'amour.

Les textes sont très beaux. Mais contrairement à d'autres avis, je les ai trouvés parfois un peu empesés. Et surtout pas sobres ou dépourvus de fioritures, comme on le dit parfois. L'auteur nous offre des textes pleins de poésie, d'ivresse et de musique. Parfois, j'aurais aimé lire une histoire, connaître un peu les personnages, en savoir un peu plus. Mais l'auteur préfère nous livrer des notes, des mots, des moments, des instants... parfois intimes, parfois sensuels, parfois tristes, mélancoliques ou réconfortants. 

J'ai bien aimé mais je ne le recommenderais pas à tout le monde. Ou plutôt, je dirais qu'il faut savoir aller à la rencontre de ce livre. Et il faut le lire au bon moment pour pouvoir l'aimer.

Les mots de l’auteur

« Je dois à un livre une nuit étrange. Une nuit déviée de son cours, sortie de son lit, une parenthèse du hasard.» p. [41]

« Les rêves d’enfant ne déçoivent pas. Peut-être parce qu’ils n’ont pas de contours  nets, parce qu’ils sont flous et ouverts. Parce qu’ils ne sont qu’un point de départ, souvent juste un désir qui s’est planté dans la mémoire et qui grandit, qui fait son chemin, qui tisse une petite pelote de fils transparents. » p. [49]

Pour en savoir un peu plus…

 

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05 février 2017

Le moment captif d'un dimanche : simplement s'entortiller

2017-06« Dans la nature, rien n'est parfait et tout est parfait: un arbre peut être tordu et ses branches tourmentées, il est toujours beau.» [Alice Walker]

Tu te sens tout croche. Tu te crois difforme, tu te sais différent. Chaque jour, tu aimerais être semblable aux autres. Mais tu sais que cela ne sera jamais possible.

Tu baisses la tête. Tu te courbes. Tu n'oses pas lever la tête. Pourtant, on t'a toujours dit que tu étais magnifique. Que peu importe tes imperfections, tes bosses, tes difformités, tu étais unique et exceptionnel.

Mais c'est difficile. Tu ne sais plus. Tu ne sais pas. Tu doutes. On t'a menti. On t'a sûrement menti. Parce que pourquoi on devrait te trouver beau. Tu es courbé, tu es cassé. Tu ne te sens pas à la hauteur. Tu penses être trop différent pour qu'on t'aime.

On te dit que tu es beau. Tu es unique. Tu doutes. Mais tu regardes autour de toi. Et quand tu ouvres tes yeux, tu vois finalement toutes les imperfections. Toutes ces imperfections. Et tu te sens moins seul. Tu te dis que tu aimes. Et qu'on peut bien t'aimer.

« Il n'y a point de forêt sans arbres tordus ». [Proverbe Bulgare]

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18 septembre 2016

Le moment captif d'un dimanche : tête à tête

2016-09-18Having a sister is like having a best friend you can’t get rid of. You know whatever you do, they’ll still be there.” [Amy Li]

Elles s'aiment mais ne peuvent s'endurer. Hier, elles jouaient ensemble. Aujourd'hui, elles se chamaillent et s'affrontent. Elles se crient après puis elles s'embrassent. Les rivalités, les jalousies, les querelles. Les rires fous, la solidarité, l'amour inconditionnel.

Elles s'aiment à la folie, les petites soeurs. Même si elles ne peuvent se supporter. Elles se poussent, elles veulent de la tranquilité. La plupart du temps, elles ont envie d'arracher la tête de l'autre. Et puis, elles tombent dans les bras l'une de l'autre. Elles pleurent ensemble, se consolent, écoutent les peurs, les joies, les larmes. Elles ne pourraient vivre sans l'autre.

Elles ne se comprennent pas toujours. Et voudraient secouer l'autre, lui faire comprendre les choses. Puis, elles soupirent et se prennent dans les bras. Elles s'aiment comme elles sont. Les petites soeurs. 

If you don’t understand how a woman could both love her sister dearly and want to wring her neck at the same time, then you were probably an only child.” [Linda Sunshine]

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15 mai 2016

Le moment captif d'un dimanche : deux

2016-05"Dans un couple, peut-être que l'important n'est pas de vouloir rendre l'autre heureux, c'est de se rendre heureux et d'offrir ce bonheur à l'autre." [Jacques Salomé]

Tu veux faire quelque chose ? Non, ça va, je me repose. Mais tu sembles t'ennuyer. Mais non, je ne m'ennuie pas. Je sommeille tout simplement. C'est toi qui baille, je te ferai remarquer. Tu es paresseux, tu ne veux jamais rien faire. C'est pas vrai, on fait toujours plein de choses. C'est toi qui ne veux jamais te reposer. Qu'est-ce que tu inventes ? On passe notre temps à se reposer. Tu cherches des bibittes. Tu réfléchis trop, tu t'embêtes toi-même. Et tu m'embêtes par la même occasion. Tu es insupportable. Tu n'en fais qu'à ta tête. Tu penses avoir toujours raison. Toi aussi, tu crois que tu as toujours raison. Et tu voudrais que je sois différent. Tu ne me laisses jamais tranquille. Tu es agaçante à la fin. Et toi, exaspérant. Tu m'énerves. Fatiguante. Paresseux. Pfff. Grrr. Soupirs. Soupirs. Il fait beau aujourd'hui, on est bien au soleil. Oui, le temps est idéal. Tu veux aller te balader un peu ? Ce serait super, mais plus tard, on peut bien encore profiter du soleil

"Le secret du bonheur en amour, ce n'est pas d'être aveugle mais de savoir fermer les yeux quand il faut" [Simone Signoret]

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08 mai 2016

Le moment captif d'un dimanche : patient amour

2016-05-09"Le véritable amour d'une mère, c'est d'aider l'enfant à couper le cordon ombilical" [Jean Gastaldi]

Il veut jouer. Et encore jouer. Mais elle est fatiguée. Elle est vidée.

Elle n'en peut plus. Elle aimerait dormir. Elle veut s'enfuir. Elle a l'impression de s'être perdue.

Un jour, il ne voudra plus jouer. Un jour, il s'en ira. Il ne voudra plus l'écouter. Et il l'ignorera.

Et elle regrettera sa fatigue passée. Elle l'aura oubliée. Elle se sentira seule et âgée. Elle regardera des images usées.

Elle attendra. Il reviendra. Ils se retrouveront. Et ils riront.

"L'amour et la patience vont obligatoirement ensemble" [André Pronovost]

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14 février 2016

Le moment captif d'un dimanche : Laissez-nous danser

2016-02-14"En amour, il n'y a pas de plus affreux désastre que la mort de l'imagination." [Georges Meredith]

 "Écoute la musique et laisse-toi aller. N'aie pas peur." "Je ne sais pas danser." "Ferme les yeux et imagine-toi des ailes, imagine-toi valser sur un nuage." "Si je m'envole, je vais tomber." "Mais non, tu ne tomberas pas." "Oui, je vais tomber." "Si tu tombes, je vais te rattraper." "Tu n'en seras pas capable." "Alors, je tomberai avec toi." "Tu dis n'importe quoi." "Alors arrête d'avoir peur et danse avec moi." "Mais je n'entends pas de musique." "Mais oui, écoute bien." "Je n'entends rien." "Ferme les yeux, écoute les étoiles qui chantent. Écoute nos rêves. Est-ce que tu entends l'histoire de nos vies ?" "Regarde, je danse. Je danse avec toi. Nous danserons ensemble sur une musique inventée que personne ne connait. Une musique pour toi et moi."

"Au deuxième temps de la valse -- On est deux, tu es dans mes bras -- Au deuxième temps de la valse -- Nous comptons tous les deux un-deux-trois" [Jacques Brel]

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17 mai 2015

Le moment captif d'un dimanche : deuxièmement

2015-05-17"Couple, au sens mécanique : système de forces parallèles et de sens contraires." [Pierre Baillargeon]

Nous avons peur, nous ne touchons presque pas le fond. Nous décidons de nous faire confiance. Et à tour de rôle, nous tenons l'autre. Nous empêchons l'autre de tomber. Et l'autre nous empêche de nous arrêter. Nous décidons d'aller dans la même direction, même si nos chemins sont parfois différents.

Nous avons parfois de la difficulté à comprendre l'autre. Parfois, l'autre nous exaspère. Nous lui disons d'avancer, d'arrêter de nous ralentir. Nous voudrions les pousser. Mais nous savons que peut-être demain, nous serons celui qui a peur d'avancer, celui qui voudra s'immobiliser sans raison. Alors nous nous agrippons à l'autre pour l'aider et nous nous lançons ensemble dans le vide.

"Être amoureux, c'est avoir perdu pied complètement" [Anne Barratin]

 

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