02 juillet 2015

Deux zèbres sur la 30e Rue de Marc Michel-Amadry

zebres1Deux zèbres sur la 30e Rue : roman / Marc Michel-Amadry. -- [Paris] : Éditions Héloîse d'Ormesson, 2012. -- 114 p. ; 21 cm. -- ISBN 978-2-35087-192-9. -- La couv. porte en outre: "Drôles de zèbres".

Quatrième de couverture

Pour remplacer ses zèbres morts de faim, Mahmoud Barghouti, directeur du modeste zoo de Gaza, se résout à peindre des rayures à deuxanes. James correspondant du New York Times au Moyen-Orient, s'empare de ce fait divers insolite, porteur d'un message d'espoir et de paix. Une chronique dont les échos dépassent les frontières et qui bouleverse des destins. Entre Paris et Berlin, New York et Gaza, d'un ambitieux consultant à une artiste peintre branchée, d'un intrépide journaliste de guerre à une volcanique DJ, deux couples sont réunis grâce à la magie de ces zèbres pas comme les autres.

Bijou d'optimiste, sésame vers le bonheur, Deux zèbres sur la 30e Rue est une incitation à oser vivre à la hauteur de ses rêves. Un livre qui fait du bien, à mettre entre toutes les mains.

L'auteur

Marc Michel-Amadry est un auteur suisse qui vit présentement à Neuchâtel.

zebre2Après des études au HEC de Lausanne, il poursuit une carrière principalement en marketing. Il débute sa carrière chez TAG Heuer. Il occupera des postes de direction pour diverses entreprises. dont Ebel, Concord et Sotheby's Suisse.

Il publie son premier roman en 2012, Deux zèbres sur la 30e Rue, en s'insirant d'une histoire vraie.

Bibliographie

  • Deux zèbres ur la 30e Rue (2012)
  • Monsieur K (2015)

La page Facebook de l'auteur, son compte twitter, son profil LinledIn,

Mes commentaires

Peut-on avoir été charmé par une histoire et déçu par un roman ?

L'histoire m'a complètement conquise. Le récit d'un homme qui veut sauver la magie de son zoo, qui veut faire rêver petits et grands ; le récit d'un homme qui maquille la dure réalité de la vie à Gaza pour offrir de l'espoir aux visiteurs de son zoo... tout ça m'a charmée, m'a donné un petit pincement au coeur.

Le problème c'est que c'est court, bref, inabouti... Je voulais vivre avec Mahmoud, le directeur de ce zoo qui peint des ânes en zèbres. Je voulais le suivre dans cette histoire improbable alors qu'un journaliste l'amène à New York, loin de tout ce qu'il connaît, pour l'aider à faire vivre son zoo, l'aider à trouver les fonds pour faire de son rêve un vrai zoo qui fera rêver les enfants de la guerre. Je voulais apprendre à le connaître. Le suivre dans ses doutes, ses démarches, ses craintes et ses rêves.

Mais Mahmoud, on le voit trop peu. On saute rapidement dans les vies de 4 autres personnages : le journaliste et une jeune DJ qu'il rencontre, une artiste et son amoureux qu'elle a laissé pour vivre sa passion. Ces personnages sont intéressants, mais semblent voler la vedette à l'histoire qu'on veut vraiment suivre. Et puis, d'un autre côté, ils sont intéressants ; mais on n'apprend pratiquement rien sur eux. Tout va trop vite. Trop peu de pages. Trop d'histoires. J'ai l'impression d'avoir vu un épisode débutant une télésérie... un avant-goût de ce qui va m'être raconté plus tard. Sauf que je sais que c'est tout... il n'y aura pas de plus tard. [Et puis, j'ai été TRÈS étonnée par la conclusion... incongrue, improbable, farfelue...]

Ceci dit, j'ai beaucoup aimé le livre. Pour son histoire qui me rappelait un conte, une fable... un brin moralisateur, un brin féérique. Même si les horreurs de la guerre, les larmes et les douleurs de Gaza sont à peine évoquées, on arrive à les sentir tout de même.

Je crois que l'auteur a voulu faire de ce fait divers survenu en 2009, un roman optimiste, rempli d'espoir et de rêves. Mais qu'il s'est un peu éparpillé dans son récit. Il a voulu dire trop de choses. Il a voulu nous partager trop d'émotions dans un seul roman... un peu trop court.

Bien sûr, l'histoire est inspirée d'un fait divers bien réel. Cependant, si vous lisez les articles que j'ai mis en lien un peu plus bas, vous verrez que l'histoire - ainsi que le directeur du zoo - est un peu différente.

Je sais que je ne parle pas de l'histoire. C'est si court, j'ai peur d'en dire trop. Voyons voir... un journaliste dépressif découvre à Gaza un zoo avec de faux zèbres qui lui font redécouvrir la beauté de la vie. Il décide d'aider le directeur à rebâtir son zoo, un peu amoché par la guerre. Il le persuade de quitter pendant un temps, sa ville, son zoo, sa femme et ses enfants pour aller à New York afin d'acheter de vrais zèbres -et autres animaux. Parallèlement, nous avons l'histoire d'amour du journaliste avec une jeune DJ qui lui fera redécouvrir comment vivre passionnément ainsi que l'histoire de la rupture d'un autre couple... elle, artiste qui part à la recherche d'elle-même à New York, lui écrivain qui veut écrire sur le zoo de Mahmoud, tout en espérant le retour de sa belle... Wow... j'ai l'impression de raconter n'importe quoi. C'est un peu ça... mais pas juste.

Peu importe... même si le roman m'a semblé un peu anodin (j'aurais voulu tellement plus), l'histoire, elle, m'a charmée. Complètement. Et c'est ce qui me reste de ma lecture.

Les mots de l'auteur

"Le directeur du zoo avait tout compris. Sans magie, la vie n'est rien. Sans utopie, le cynisme gagne. Mahmoud à lui seul, redonnait espoir en l'humanité." p. 11

"Ces deux zèbres, mademoiselle, ils ont un pouvoir exceptionnel. C'est un symbole qui doit nous inciter à offrir au monde plus de magie et moins de guerre. Ces deux zèbres, Mila, c'est vous, c'est moi." p. 114.

Pour en savoir un peu plus...

Quelques articles parus en 2009 sur le véritable "Zoo de la joie":

Quelques avis sur le roman :

 

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28 juin 2015

Le moment captif d'un dimanche : se distinguer

DSC_5341"Les gens ont quelque chose en commun : ils sont tous différents." [Robert Zend]

Hier, j'ai cru que j'avais changé. Mais aujourd'hui, je ne me sens pas du tout différente. À part le fait que je sache que je ne suis pas la même, je ne vois aucune différence.

Je voulais vivre une autre vie. Comme tout le monde, finalement. Je crois que même si on s'efforce d'être différent, on finit toujours par ressembler à tout le monde.

Et c'est un effort interminable et extrêmement épuisant que d'essayer d'être différent. C'est très difficile. Et si on y arrive alors on est heureux d'avoir atteint notre but mais alors on est infiniment seul. Et solitaire. Et ce n'est pas donné à tout le monde de pouvoir être seul et solitaire.

De toute façon, vouloir être différent c'est déjà être comme presque tout le monde. Enfin. C'est ce que tout le monde dit. Et si tout le monde le dit, ça doit être vrai, non ? Alors comme tout le monde j'ai décidé d'être différente de temps en temps. Alors parfois, je prends un chemin différent. Je me rebelle contre la norme et je crie mon indignation. Je décide de faire ce qui me plait et non pas ce qu'on attend de moi. C'est l'apanage des grands de savoir quand il faut être différent et quand il faut se conformer... ou l'asperge des suivants, je ne sais plus.

"Si l'on est différent, il est fatal qu'on soit seul." [Aldous Huxley]

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03 mars 2014

Dans la nature... l'Ecomuseum

001Je l'ai déjà dit, parfois, on connait plus les autres pays que son propre pays. Et on visite de fond en comble les villes situées "ailleurs". Parce qu'on croit connaître sa ville de fond en comble. Mais on ne connait habituellement pas vraiment sa ville. Je pensais connaître Montréal avant de partir pour Barcelone. Mais je ne la connaissais pratiquement pas. Je ne connaissais que quelques coins. Et surtout, avant de partir, j'avais l'impression qu'il n'y avait rien à connaître.

Quand nous sommes revenus, je l'ai déjà dit, nous avons acheté des guides touristiques sur le Canada, le Québec et Montréal. 003Et là, j'ai réalisé qu'il y avait un million d'endroits de ma ville que je ne connaissais pas. La plupart des endroits que nous visitons, nous avons découvert grâce aux guides, mais aussi grâce aux blogues d'immigrants au Québec. Et oui, ce sont les autres qui nous ont pointés vers les endroits magnifiques de la ville où je suis née.

J'aime les animaux et je recherche les endroits où je peux les voir. J'aime évidemment les endroits où, même si ce sont des endroits "fabriqués", les animaux sont bien traités. J'ai visité un tas de parcs animaliers un peu partout, récemment j'ai parlé un peu du Parc Oméga. Mais tous ces endroits sont à l'extérieur de ma ville. Évidemment. Il faut de l'espace pour faire un parc animalier, non ? Il y a bien le Biodôme, mais c'est un espace intérieur. Et j'ai quelques souvenirs du zoo Le Jardin des Merveilles qu'il y avait au Parc Lafontaine, mais c'était un zoo urbain et il fut démantelé en 1989, je crois (tiens, il faudrait que je fasse quelques recherches sur ça...).

002Et donc quand j'ai lu sur un blogue qu'il y avait un parc animalier sur l'Île de Montréal, je ne le croyais pas. Et puis, je me suis rappelée que si je ne connaissais pratiquement pas Montréal, je connaissais encore moins l'Île. Après tout, avant d'emménager à Pointe-Claire, j'avais l'impression que c'était tellement loin... Non, je ne connaissais pas ma ville, ni mon Île. Et l'Île de Montréal est grande. Si grande, que j'ai appris récemment qu'il y avait des chevreuils dans l'est de l'Île dans le parc-nature de Pointe-aux-prairies. J'ai même eu la chance d'en voir à quelques occasions.

Quelques recherches plus tard, j'avais la localisation de l'Ecomuseum et quelle surprise, ce n'était pas très loin de chez moi. Mais j'avais tant de questions. Comment ne pouvais-je pas savoir qu'il y avait un parc animalier sur l'Île de Montréal ? Sûrement qu'il n'existe que depuis quelques années ! Sinon, je l'aurais connu ! Et non... il existe depuis plusieurs années. Mais comme je pensais connaître mes environs, comme l'ouest de l'île m'apparaissait être à des milliers de kilomètres... et surtout comme je ne lisais rien sur ma ville... j'ignorais complètement l'existence de l'Ecomuseum et toute son histoire. J'ai dû remédier à la situation immédiatement ! Et j'ai visité le parc plusieurs fois, en été et en hiver !

Quelques informations pratiques...004

Le parc animalier Ecomuseum est situé dans l'ouest de l'Île de Montréal à Sainte-Anne-de-Bellevue. Il est ouvert 364 jours par année de 9 h 00 à 17 h 00. Il ne ferme que le 25 décembre. On peut donc visiter le parc et voir les animaux en toute saison, il y a donc parfois des animaux en hibernation et qu'on ne verra pas pendant l'hiver mais d'autres seront plus actifs selon la saison. Par exemple, lorsque j'y suis allée en hiver, je n'avais pas pu voir les ours, mais le renard arctique était en pleine forme. Alors qu'en plein mois de juillet, le pauvre renard arctique était caché sous des buissons et semblait avoir bien chaud. C'est donc une nouvelle visite à chaque fois.

005En 1981, le Dr. John Bider fonde la Société d'histoire naturelle de la vallée du Saint-Laurent qui a pour mission principale d'éduquer les enfants sur l'environnement. Il choisit un terrain dans la pointe ouest de l'île de Montréal pour y installer un zoo extérieur. Le Dr. Bider veut restaurer ce terrain qui avait déjà été un milieu humide mais était depuis longtemps utilisé comme une décharge, particulièrement dans les années '60 lorsque l'autoroute 40 fut contruite dans l'ouest. En 1988, le zoo Ecomuseum ouvre ses portes. Le parc est bien modeste à ses début mais le docteur est déterminé et grâce à son travail et à celui du comité fondateur, du personnel et des bénévoles, il réussit à créer un lieu unique - organisme sans but lucratif - dédié à l'éducation, la recherche et à la protection de l'environnement.

Le parc n'a jamais cessé de grandir et d'évoluer. En plus d'être ouvert au public, il propose nombres d'activités éducatives pour les écoles et les enfants. Certains locaux sont aussi réservés à la recherche et aux soins animaliers. Notons que c'est en 1996 que l'Ecomuseum commence à ouvrir l'hiver, pour offrir 364 jours au public.

006Le parc, aménagé sur 11,3 hectares, propose un parcours extérieur et quelques installations intérieures. Il nous présente plus de 115 espèces d'animaux vivants, tous provenant de la vallée du Saint-Laurent : aigles, hiboux, corneilles, canards, renards, loups, coyotes, ours noirs, loutres, caribous, porc-épic, grenouilles, et bien d'autres. Dans la zone intérieure, "Du jour à la nuit", on peut voir des couleuvres, tortues, poissons, etc.

2013 a été une triste année pour l'Ecomuseum puisqu'il a perdu ses trois ours. Homer, le mâle a dû être euthanasié en octobre et les deux femelles, Suzie et Marge, en décembre. Les ours emblèmes du parc étaient très âgés et étaient malades. Ce fut très difficile pour les employés et les visiteurs du parc.

Quelques liens à consulter...

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27 juin 2013

Dans la nature... le Parc Oméga

01On va souvent chercher très loin ce qui se trouve tout proche. J'aime beaucoup les animaux. Et quand j'étais petite, voir des animaux se résumait au Zoo de Granby et au Parc Safari. Avec les années, j'ai continué à visiter les zoos, tout en étant de plus en plus triste, la plupart du temps, des conditions dans lesquelles on gardait les animaux. Mais c'est plus fort que moi, je vais presque toujours dans les zoos des villes que je visite.

Quand j'étais jeune, j'avais une nette préférence pour le Parc Safari. L'idée que nous nous promenions en voiture parmi les animaux était pour moi incroyable et excitante même si les autruches me faisaient terriblement peur... Puis j'ai vieilli. Et j'ai été attiré par les parcs du même genre mais présentant principalement (mais pas uniquement) des animaux "locaux". J'ai planifié avec impatience mon voyage au zoo sauvage de Saint Félicien. Ce n'était quand même pas à la porte ! Quelle belle expérience ! Et l'idée que nous nous promenions "en cage" alors que les animaux étaient "libres" (dans le parc, on s'entend) m'a beaucoup plu.

Puis, en Espagne, j'ai multiplié les visites à ce genre de parcs... Réserve africaine de Sigean, Parc animalier de Casteil, le merveilleux Parc des singes Jigokudani au Japon ... et je ne parle pas des zoos, fermettes, etc. Je ne peux m'empêcher de chercher les animaux.

Quand je suis revenue au Québec, j'ai acheté des livres sur le Canada et le Québec. En effet, je me suis aperçue que je connaissais plus l'Espagne et la France que le Québec ! Et je découvre, découvre, découvre, une tonne d'endroits... l’Ecomuseum, par exemple (dont je reparlerai) ou encore le Parc Omega.

Quelques informations pratiques…

Le Parc Omega, qui existe depuis au moins 23 ans, est situé en Outaouais, à environ une heure de Montréal. Bien que l’on donne habituellement la 04municipalité de Montebello comme adresse, le parc animalier est réellement situé au nord de celle-ci à Notre-Dame-de-Bonsecours.

Le parc a une superficie de 1800 acres (environ 7200 km²) et possède 12 km de circuit routier et 6 km de sentiers pédestres.

Lorsqu’on entre sur le site du parc, on nous invite à syntoniser la station de radio FM 90,1 (pour le français). Tout le long du trajet en voiture, on peut ainsi entendre de l’information sur les animaux que l’on peut voir.

À l’entrée il est aussi possible d’acheter des sacs de carottes. On peut également en acheter plus loin au besoin. On peut offrir ces carottes sans problèmes aux divers animaux qu’on va rencontrer – enfin, ceux qui aiment les carottes, bien entendu !

Sur le circuit routier on croisera différents animaux locaux et d’autres pays. On peut voir des animaux des prairies, forêts, montagnes… Wapitis, cerfs, orignaux, daims, caribous, bouquetins, bisons, coyotes, renards roux, sangliers, loups gris, ratons laveurs, porcs-épics, ours noirs, castors, de nombreux oiseaux et beaucoup d’autres. (Ici, je tiens à préciser que les animaux même avides principalement de carottes - ce qui veut dire qu’ils viennent directement à votre fenêtre - demeurent des animaux. Nos visites furent incroyables et impeccables, mais je connais des gens qui ont des « traces indélébiles » des cerfs, daim, etc. sur leur voiture ! Les bois de ces cervidés peuvent être très impressionnants ! Et il ne faut jamais oublier les consignes de sécurité !)

La plupart de ces animaux peuvent se voir sur le circuit routier. On peut également observer plus longuement et de plus près les loups et les ours grâce à une passerelle d’un des sentiers pédestres.

03Sur le sentier pédestre se rendant à une vieille Ferme datant de 1847, on peut encore voir différents cervidés, toujours attirés par les carottes ! Puis on arrive à la ferme. Plusieurs animaux de ferme se promènent et les enfants seront bien heureux. Pour se rendre à la ferme, on emprunte les sentiers pédestres mais une carriole s’y rend également, ou on peut louer une voiturette.

Le propriétaire, Olivier Fabre, un français originaire de Mulhouse, cherche continuellement à diversifier son parc : des expositions dans le bâtiment d’accueil ou au sous-sol de la ferme. Un sentier des premières nations fut inauguré en 2011. Et selon un article de la Presse, un ancien poste de traite serait maintenant en place, un labyrinthe de bottes de foin et possiblement des cabanes perchées dans les arbres pour y passer la nuit. Mais je n’ai pas pu confirmer ces dernières informations. Ce qui me reste de mes visites, c’est que le Parc Oméga cherche continuellement à se renouveler et a à cœur de présenter les animaux dans un milieu le plus naturel possible. Et pour ceux qui aiment visiter les parcs animaliers, c’est un détour obligatoire.

Quelques liens à consulter

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01 janvier 2013

Dans ma tête, je m'imagine...

Dans ma tête, je m'imagine...
des  boules de poils et de plumes...

AnimauxHiver

...dans le froid de ce début d'année,
dans la neige des derniers jours...

As-tu froid ?
As-tu trouvé une cachette bien chaude ?
Attends-tu bien sagement le printemps
ou marches-tu sur la neige parfois folle, parfois dure,
à la recherche de ton prochain repas ?

Ton poil et ta plume te protègent-ils suffisamment ?
Ou ris-tu discrètement de moi avec ma peau toute nue
qui même recouverte de chauds manteaux
tout de même grelotte ?


Boules de poils, boules de plumes,
venez dans ma chaumière imaginaire vous réchauffez un peu...
et rire de ceux qui ont peur
de l'hiver si doux et frileux.

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26 juin 2011

Le moment captif du dimanche : apprivoiser son renard

11-06-26"Il n'est pas d'homme sage qui ne commette parfois une sottise, ni de sot qui ne fasse aucun acte sensé" [Roman de Renart]

C'est parfois enrageant. On a l'impression qu'on change, qu'on évolue... qu'on corrige ses plus grand défauts. Que l'on vieillit, que l'on grandit. Mais non. On a beau rider et faire des cheveux blancs, on continue à faire des bêtises.

Et on se dit qu'on est bien idiot. De refaire encore et encore les mêmes sottises. C'est naturel. Et on est idiot de croire que l'on peut tout changer. On a beau chasser notre naturel, il revient toujours le salaud ! Et au galop en plus !

Et si nos bêtises étaient essentielles ? Il s'agit de les apprivoiser et de les comprendre. Connaître nos sottises et les promener. Trotter avec nos âneries et espérer qu'elles demeurent banales.

Et j'observe le renard trotter avec sa proie et j'observe mes sottises courir. Et je me dis que je serais bien sotte de ne pas les accepter. Reste maintenant à essayer de ne pas trop les répéter... On peut bien espérer, non ?

"Le renard change de poil mais non pas de naturel" [Proverbe français]

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11 avril 2011

Dans ma cour, il y a ...

Petite mise en contexte... assez longue en fait !

Quand nous avons décidé de revenir vivre au Québec, il était clair que nous voulions une maison, chose qui était à peu près impossible en Espagne, à moins de beaucoup s'éloigner de la ville et de payer, de toute façon, beaucoup trop cher (non  mais, la situation immobilière est particulièrement ridicule là-bas !).

Il était aussi clair, que nous ne voulions plus être en plein centre-ville. Honnêtement, même si cela a beaucoup d'avantages, nous n'en pouvions plus du bruit.... vraiment, mais alors là vraiment, omniprésent et assourdissant. Bien sûr, Montréal n'est pas Barcelone, mais quand même, il était certain que nous ne serions pas en plein centre-ville. Et puis, je voulais une cour... avec des fleurs, des arbres, un potager... Et pas des fleurs sur une terrasse... des fleurs dans un jardin... Et des arbres... Donc, je voulais une cour, un terrain, un parterre, quoi.

Et il était clair, que nous ne voulions pas être collés sur nos voisins... après des années d'appartements dans des édifices à multiples logements et paliers... nous disions "ça va faire" d'entendre le moindre bruit provenant, d'en haut, d'en bas, et de tous les côtés. Des voisins, ok, mais pas à 10 centimètres de ma porte.

Et puis... il y avait la localisation... Oui, on ne voulait plus être au "centre-ville", mais on s'entend qu'on ne voulait pas non plus être à 1 heure du centre-ville. On aime bien aller au restaurant, sortir, se promener en ville, aller au théâtre. On aime la ville et on aime Montréal. Et puis, même si je travaille encore de la maison, mon PisTout, lui, retournait dans les bureaux de l'entreprise et il avait été assez clair sur le fait qu'il était hors de question qu'il se tape le traffic matin et soir ! Il travaille à Lachine, alors pas question de prendre la 40 ou la 20 à chaque matin et à chaque soir. Il l'avait fait avant et il se rappelait parfaitement du cauchemar que c'est... et comment il était devenu aggressif. Donc, pas question de retrouver ce stress là. Et pas question de vivre les ponts ! Pourquoi payer moins cher une maison, si tu dépenses ton temps en voyagement et que tu perds ton argent en déplacements (gaz et km). Non... ce serait sur l'île.

Et donc, avec tous ces critères réunis, nous étions assez ouverts sur la localisation du logis.

Le hasard a fait que nous nous sommes retrouvés à Pointe-Claire. Dans l'ouest de l'île. Un endroit que je dois avouer, je ne connaissais pas du tout. Mon PisTout est à 10 minutes de son travail, nous sommes à 20 minutes en voiture du centre-ville et à 30 minutes en train. La station de train est à 5 minutes à pied. Et nous avons un terrain, des voisins juste assez près et assez loin... et une rue remplie d'arbres. Il y a des boisés et des parcs tout partout et le Lac St-Louis (le fleuve) est à 15 minutes à pied ou 5 minutes en vélo.

DSC_1255_copyEt puis donc... il y a la cour ! Elle est grande mais pas immense. Il y a des arbres matures, des arbustes et déjà des tulipes qui commencent à pousser et qui annoncent les fleurs qu'il y aura bientôt. Et il y a une faune... Des écureuils, bien sûr. En quantité impressionnante ! Et des oiseaux... beaucoup d'oiseaux... des merles, des geais bleus, des cardinaux, des corneilles, des passereaux, des mésanges, des étourneaux... et quantité d'autres que je ne peux encore nommés. Et puis... il y a eux !

On nous avait dit qu'ils vivaient dans un des arbres de la cour arrière. Mais nous ne les avions jamais vus. Oh... on savait qu'ils étaient là. La poubelle renversée en témoignait de temps en temps. Mais enfin, samedi dernier, nous les avons vu... ils traversaient tranquillement la rue, en pleine matinée, sous le soleil... ce qui est assez rare. Ils revenaient d'une promenade dans un boisée voisin, ont traversé notre terrain avant, notre cour et ont grimpé tout bonnement dans l'arbre pour nous observer ! Ce sont nos voisins ! Bien mignons, mais qui m'inquiètent légèrement pour mon futur potager ! Mais bon... je les aime bien ces ratons laveurs !

Quelques photos de ma faune ! Vous pouvez cliquer sur celle-ci si vous voulez les voir en plus grand ! ;)

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11 juin 2009

Quelques mots...

"A bien dire, ce qu'il y a de meilleur dans l'homme, c'est le chien" [Nicolas Charlet]

"Au commencement Dieu créa l'homme et la femme. Mais voyant leur faiblesse, il leur donna le chien" [Anonyme]

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18 août 2008

Désespérément besoin de minous

Cela commence à vraiment être difficile. Au début, je ne voulais pas tout de suite un autre chat. Je ne voulais pas remplacer mon gros minou pleins de poil... j'avais besoin de temps pour vivre son départ... Il avait fait partie de ma vie pendant près de 15 ans et encore aujourd'hui, j'ai l'impression de le voir partout. Il me manque horriblement.

Mais l'appartement est vide. J'ai toujours eu la compagnie d'un animal dans ma vie et pour moi, c'est très important. Quand je rends visite à des amis qui ont des animaux... ils sont souvent "jaloux" puisque je ne m'empêcher de passer plus de temps avec la boule de poils, de plume ou même d'écailles qu'avec eux...

J'adore tous les animaux... mais j'avoue que j'ai une petitecats préférence pour les chats... et quand je voyage, j'ai toujours un oeil ouvert pour le passage d'un chat ! Ces derniers temps, nous fuyons souvent la ville pendant les fins de semaine. Et au retour parmis les photos, on retrouve toujours quelques photos de minous !!!

Il y a aussi des photos de moutons, chevaux, poules, vaches, taureaux, chèvres, canards, chiens, cigognes, lézards, etc, ... pas vraiment des quelques lapins, renards et autres animaux qui ne semblent pas vouloir rester en place pour se laisser photographier !!!

Mais mes minous demeurent mes préférés !!!

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24 octobre 2007

The Secret Lore of the Cat

The Secret Lore of the Cat: [the Magic of Cats – in Myth, Legend and Occult History] / Fred Gettings. – London,LoreCat Glasgow,Toronto: Grafton Books, 1989. – 207 p.: ill., 25 cm. – ISBN 0-586-20609-4

Comprend une bibliogr. et un index.

Quatrième de couverture (traduction libre):

Le chat a toujours été considéré une créature magique, entre à la fois le monde des hommes et le monde des esprits. La mythologie le concernant s’étend de l’Égypte ancienne –alors qu’il était vénéré comme un dieu- à l’Angleterre du XVIe siècle –alors qu’il fut rabaissé au rang de démon- et beaucoup plus. Il fut le sujet de mythe, fable et symbolisme occulte dans l’art, la religion et la littérature au travers des siècles. Et avec ses yeux étranges, il est également devenu un symbole de la nuit et de l’inconscient.

The Secret Lore of the Cat couvre un large éventail de sujets –comme par exemple, les visions légendaires de la créature; son apparition dans les comptines et vieux contes et légendes, dans les contes de fées irlandais, le folklore; son association avec la Vierge Marie; ses pouvoirs de prédictions, de guérison; le mythe du chat noir et du chat démoniaque; le familier de la sorcière; le chat dans l’art et l’alchimie; et la signification mystique des neufs vies du chat.

Les amoureux des chats vont trouver dans ce livre –illustré avec de superbes peintures et imprimés – un guide stimulant, révélateur et enchantant sur les secrets mystères de cet animal fabuleux.

Commentaires personnels :

Magnifique livre.
Les illustrations sont très belles, très intéressantes et très pertinentes. Le texte est très bien construit et facile à lire. Le livre couvre plusieurs aspects de la mythologie et de la symbolique du chat, autant modernes qu’anciens. À lire absolument. Pour ceux qui peuvent lire l'anglais et qui sont intéressés par la symbolique du chat dans l'art, l'histoire, la littérature et l'occulte...

Table des matières :

Preface

The cat as symbol of the night; the ankh and the goddess Venus; hermetic lore; a magic cat.

Introduction

Agrippa’s motto and the death of Buddha; how the cat is centred in itself; a cat’s names and individuality; the Group Soul; some Aesop fables; Tenniel’s Vanishing cat; the Cat of the Stars and the Fallen Cat; the Kalevala cat, an intermediary with the dark unknown.

Part I: The Everlasting Cat

Chapter 1: The Magical Eye
Cat sight and the Moon; Yeats’ Minnaloushe; the Hand of Glory; the Egyptian symbol Ru; Udjat symbolism; the goddess Sekhmet or Bastet; cat’s eye stones; Tom and Jerry; lunar power

Chapter 2: The Magical Name

The transition from “puss” to “cat”; Puss in Boots or the Chat Botté; Grimalkin; Reginald Scot’s “curst queans”; archie and mehitabel; Cat stanes and cat’s cradle; Mahu and Mau; Tom-cats and Jack-daws; Manx kittens; Fishing and Leopard Cats; jaguars and tigers; the Pallas Cat; Cat and Fiddle; the cat in heraldy

Chapter 3: The Sacred Cat in Literature

The “Stable Cat”; the oracular cat; mistaken for lion of Judah; Corn cat lore; Freya’ Day; the Book of Kells and the cross of Monasterboice; Iruscan, King of Cats; the Reverend Hawker’s excommunicated cat; the Temple Mark; Oiers Plowman; effigy of the Black Prince; de Honnecourt’s cat; George Wither’ Magistrate; Dick Whittington; “The Owl and the Pussy Cat”; Puss in Boots again; the Cheshire Cat and the County Palatine; Ginger, the Moggy in Narnia; another Aesop fairytale

Chapter 4: The Psychic Cat

Cat and Man; the Etheric cat; anthropomorphism; Darwinism and spiritual evolution; Tiger Swami and the inner cat; cats’ healing power; ghostly and psychic cats; spirit photographs; demonic cats; warnings of disaster, presages of death; a de-bugged demonic cat?; the tiger tamed

Chapter 5: The Symbolic Cat in Art

The cat as an archetype; the sphere of the Moon; Purgatory; Lalande’s constellation; the Chinese zodiac; the lion in alchemy; the Fool and the Juggler; the Kuykendall Tarot pack; the cats of Hieronymus Bosch; demonic music; an unrecognized treasure of the Devil in disguise?; Hogarth’s dumb shows; the cat prostitute; cat among the pigeons; Henri Rousseau’s cats

Part II – The Hellish Cat

Chapter 6: The Demonic Cat

The anti-cat league and Pope Gregory IX; the feline Satan; Haborym, Flauros and Bael; St-Peter’s cat; the incubus; cat burning; Hans Baldung Grien; cat-demons of Japan, South America and the Scottish Hebrides

Chapter 7: The Consort of Witches

Return to the fallen cat; the withches’ familiar; ships’ cats and the North Berwick trial; Goya’s Los Caprichos; Lady Sybil and the other witches; Christopher Smart’s Jeoffrey; the York Castle trials; wild catsè pagan rites; Dürer’s “Adam and Eve”

Conclusion: The Magic of Nine
The nine gods and goddess and the mystical three times three

Bibliography
Index
 

(J'ai publié cet article le 16 octobre 2006 sur ce carnet: Le livre ouvert: Magies et Mystères, ainsi que sur des forums)
 

Posté par Laila_Seshat à 16:05 - Commentaires [0] - Permalien [#]
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