09 février 2017

Vingt-quatre mille baisers de Françoise De Luca

24Vingt-quatre mille baisers : nouvelles /Françoise De Luca. — Montréal : Marchand de feuilles, c2008. – 102 p. ; 18 cm. – ISBN 978-2-922944-43-3

Quatrième de couverture

Les nouvelles de Vingt-quatre mille baisers explorent la genèse de l'amour. Des petits abandons de l'enfance aux femmes enchanteresses en passant par les élans littéraires qui font voyager, ces textes brefs nous offrent les talismans du coeur et posent une grande question hypnotique: Comment devient-on qui on est? Avec en filigrane la chanson italienne. Un baume pour le myocarde.

L’auteur

Françoise de Luca est né à San Giovanni in Fiori en Italie.

Elle a grandi en France. Elle a licence en journalisme du Centre universitaire d'enseignement du journalisme de Strasbourg. Elle fait ensuite des études en Lettres et détient une maîtrise de l'Université de Reims. Elle fait ensuite des études en arts à Avignon. 243

Elle travaille comme journaliste et comme enseignante dans diverses régions de France.

Elle s'installe à Montréal au Québec en 2000 et publie son premier roman, Pascale, en 2003.

Bibliographie

  • Pascale (2003)
  • Vingt-quatre mille baisers (nouvelles) (2008)
  • Jason et la tortue des bois (jeunesse) (2011)
  • Sèna (2015)
  • Reine (2015)

Mes commentaires

Bon, je n'aime pas les nouvelles. Même si les recueils de nouvelles dont j'ai parlé ici, je les ai généralement bien aimés. Je ne choisis jamais de lire des nouvelles. Disons, qu'elles viennent à moi ? Parfois c'est parce que j'aime le titre.  Cette fois, c'est la couverture. Celle-ci m'obsédait littéralement.  Et donc, j'ai pris le livre. À ce moment-là, je ne me souvenais même pas qu'il contenait des nouvelles. Et je ne voyais pas le lien entre l'image et le titre. Nos choix de lecture ont parfois des raisons étranges.

Le livre de Françoise De Luca qui n'a que 109 pages, renferme 9 nouvelles très courtes. Les textes sont très poétiques. Et j'ai parfois eu l'impression de lire de longs poèmes plutôt que des histoires. Chaque nouvelle tourne autout de l'amour. L'amour parental, l'amour de la langue, de la musique, des livres, l'amour de l'ailleurs, de ses racines et de l'autre.

Les souvenirs d'enfance, les quêtes d'identité, les désirs de l'ailleurs... on a parfois l'impression que l'auteur se livre, se dévoile. Sûrement un peu. Sûrement pas tout. Les histoires sont des moments, des vies... une enfant qui aime la langue, un premier amour, une mère malade qui va mourir, ce sont des histoires d'amour.

Les textes sont très beaux. Mais contrairement à d'autres avis, je les ai trouvés parfois un peu empesés. Et surtout pas sobres ou dépourvus de fioritures, comme on le dit parfois. L'auteur nous offre des textes pleins de poésie, d'ivresse et de musique. Parfois, j'aurais aimé lire une histoire, connaître un peu les personnages, en savoir un peu plus. Mais l'auteur préfère nous livrer des notes, des mots, des moments, des instants... parfois intimes, parfois sensuels, parfois tristes, mélancoliques ou réconfortants. 

J'ai bien aimé mais je ne le recommenderais pas à tout le monde. Ou plutôt, je dirais qu'il faut savoir aller à la rencontre de ce livre. Et il faut le lire au bon moment pour pouvoir l'aimer.

Les mots de l’auteur

« Je dois à un livre une nuit étrange. Une nuit déviée de son cours, sortie de son lit, une parenthèse du hasard.» p. [41]

« Les rêves d’enfant ne déçoivent pas. Peut-être parce qu’ils n’ont pas de contours  nets, parce qu’ils sont flous et ouverts. Parce qu’ils ne sont qu’un point de départ, souvent juste un désir qui s’est planté dans la mémoire et qui grandit, qui fait son chemin, qui tisse une petite pelote de fils transparents. » p. [49]

Pour en savoir un peu plus…

 

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15 mai 2016

Le moment captif d'un dimanche : deux

2016-05"Dans un couple, peut-être que l'important n'est pas de vouloir rendre l'autre heureux, c'est de se rendre heureux et d'offrir ce bonheur à l'autre." [Jacques Salomé]

Tu veux faire quelque chose ? Non, ça va, je me repose. Mais tu sembles t'ennuyer. Mais non, je ne m'ennuie pas. Je sommeille tout simplement. C'est toi qui baille, je te ferai remarquer. Tu es paresseux, tu ne veux jamais rien faire. C'est pas vrai, on fait toujours plein de choses. C'est toi qui ne veux jamais te reposer. Qu'est-ce que tu inventes ? On passe notre temps à se reposer. Tu cherches des bibittes. Tu réfléchis trop, tu t'embêtes toi-même. Et tu m'embêtes par la même occasion. Tu es insupportable. Tu n'en fais qu'à ta tête. Tu penses avoir toujours raison. Toi aussi, tu crois que tu as toujours raison. Et tu voudrais que je sois différent. Tu ne me laisses jamais tranquille. Tu es agaçante à la fin. Et toi, exaspérant. Tu m'énerves. Fatiguante. Paresseux. Pfff. Grrr. Soupirs. Soupirs. Il fait beau aujourd'hui, on est bien au soleil. Oui, le temps est idéal. Tu veux aller te balader un peu ? Ce serait super, mais plus tard, on peut bien encore profiter du soleil

"Le secret du bonheur en amour, ce n'est pas d'être aveugle mais de savoir fermer les yeux quand il faut" [Simone Signoret]

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17 mai 2015

Le moment captif d'un dimanche : deuxièmement

2015-05-17"Couple, au sens mécanique : système de forces parallèles et de sens contraires." [Pierre Baillargeon]

Nous avons peur, nous ne touchons presque pas le fond. Nous décidons de nous faire confiance. Et à tour de rôle, nous tenons l'autre. Nous empêchons l'autre de tomber. Et l'autre nous empêche de nous arrêter. Nous décidons d'aller dans la même direction, même si nos chemins sont parfois différents.

Nous avons parfois de la difficulté à comprendre l'autre. Parfois, l'autre nous exaspère. Nous lui disons d'avancer, d'arrêter de nous ralentir. Nous voudrions les pousser. Mais nous savons que peut-être demain, nous serons celui qui a peur d'avancer, celui qui voudra s'immobiliser sans raison. Alors nous nous agrippons à l'autre pour l'aider et nous nous lançons ensemble dans le vide.

"Être amoureux, c'est avoir perdu pied complètement" [Anne Barratin]

 

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16 mai 2014

Choisir sa date

DSC_3142"Dans un couple, peut-être que l'important n'est pas de vouloir rendre l'autre heureux, c'est de se rendre heureux et d'offrir ce bonheur à l'autre." [Jacques Salomé]

PisTout et moi, on sait parfaitement que la date, c'est le 15 mai. Nous en sommes certains. En fait, j'en suis certaine. Car c'est la date du deuxième début de notre relation. Et je me souviens parfaitement de cette soirée.

Mais, 11 ans après le début de notre relation. 11 ans après une reconnaissance annuelle de ce 15 mai, nous nous sommes mariés. Étrange, après 11 ans, vous vous dites peut-être. Bon, peut-être pas, car ma vie ne vous intéresse pas tant que cela, je comprends parfaitement, mais j'ai envie de blablater alors tant pis, je vous dirai tout !

Après 11 ans de relation de "couple"... nous avons décidé de nous marier. Parce que en fait, nous partions pour l'Espagne et que pour les papiers c'était évidemment plus facile pour PisTout. Comme je suis citoyenne espagnole, et bien... faites le calcul. Au lieu des démarches pénibles pour visa et tout, ce fut papier rapide pour résidence. Donc, je suis capable de me sacrifier pour mon PisTout et j'ai dit ok au mariage. Ça vous surprend ? Et oui, c'est moi qui avait le plus de réticence au mariage. Pour moi, cela ne veut absolument rien dire de plus. Pas besoin de papier ou de cérémonie pour dire que j'aime. Et on s'entend qu'après 11 ans, cela ne changeait rien dans notre relation. Mais légalement cela nous donnait un sacré coup de main. Alors la décision fut évidente.

On a travaillé fort pour que cela se fasse près du 15 mai. Car oui, ça j'y tenais. Non, je ne suis pas romantique, je l'ai déjà dit. Mais cela ne veut pas dire que je ne peux pas être sentimentale parfois. Parfois. Je le souligne. Mais le 15 mai, c'était important pour moi. Et on a réussi à faire ce mariage un certain 17 mai 2003. Je vous épargne les détails. Je me laisserai sûrement aller à les raconter un autre mois de mai de toute façon.

Sauf que maintenant, on hésite toujours. Moi, je dis qu'il faut souligner le 15 mai. Mais la famille parle du 17 mai. Et bien que PisTout et moi ne sommes pas particulièrement attachés au 17 mai, ben, on a toujours une petite hésitation. Et donc, en général, on fait un compromis et on choisit le 16 mai.

Mais en fait, je blague... l'important pour nous c'est de le souligner tout simplement. Alors autant le 15 mai que le 17 mai, on se fait un clin d'oeil le matin. Et on se fait une petite soirée spéciale la fin de semaine avant ou après, c'est selon ce qui nous adonne le mieux. On n'est pas regardant sur la date ! Mais est-ce que la date exacte est si importante après tout ?

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15 mai 2011

Le moment captif d'un dimanche : la vie à deux

12_02_14"C'est dur de faire un couple. Ça prend une vie" [Hélène Ségara]

Il me semble que c'était hier. Mais c'était il y a longtemps. Mais non, ce n'est pas il y a si longtemps, tu exagères toujours. Mais ce sont quand même 19 années qui ont passé... Ce n'est pas une vie, mais c'est tout de même un âge vénérable.

Tu as peut-être raison... ça remonte à quelques temps quand même. Mais il me semble quand même que c'était hier. Tu crois qu'on a changé ? J'espère bien ! Tu imagines, si nous étions les mêmes. Nous étions fous, non ? Sûrement trop. Nous le sommes encore, tu sais. Mais d'une autre façon... C'est un peu mystérieux, comme un équilibre entre la folie et la sagesse, entre la tendresse et la passion, entre les rires et les pleurs. C'est que nous sommes deux. Et nous serons toujours deux. Deux entités bien différentes. Tu es toi, je suis moi. Nous suivons le même chemin. D'abord avec passion, maintenant avec amour et tendresse. On oublie parfois de s'entendre mais on finit toujours pas s'écouter et se comprendre.

La vie passe et nous comptons maintenant 19 ans de bêtises et de folies. Il me semble pourtant que c'est hier que tout a commencé. Ah mais enfin, tu fais exprès ou quoi !!! Viens ici que je t'embrasse !

"Le couple repose sur un mythe fusionnel. Comme si nous ne faisions qu'un. Alors que nous ne sommes définitivement deux" [Denis Robert]

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