09 octobre 2016

Le moment captif d'un dimanche : tarte à la citrouille

2016-10-09Il y a des jours où les citrouilles ne sont que des citrouilles.” [Martine Delerm]

C'est l'automne. C'est bientôt l'Halloween. Et donc les citrouilles sont de retour. Depuis que je suis petite, les citrouilles ont toujours été présentes à l'Halloween. Mais elles faisaient plutôt offices de décorations. Ma mère en achetait une ou deux. Nous les décorions, enlevions les graines, sculptions des visages grimaçant et mettions des chandelles à l'intérieur le soir de l'Halloween pour éclairer notre porte. Symbole évident qu'il y avait des bonbons à donner à notre adresse.

Puis nous jetions le tout, le lendemain : graines et citrouilles éventrées. Ma mère n'était pas trop cuisinière. En fait, elle ne l'était pas du tout. Et même plus, elle avait la cuisine en horreur. Les tartes étaient habituellement remplie de fraises ou de framboises en canne. Alors, on s'entend qu'elle n'avait rien à faire des restes de citrouilles.

J'adore cuisiner. Mais les premières citrouilles que j'ai achetées, je les ai décorées, vidées de leurs graines, découpées, puis après qu'elles eurent illuminées mon portique, je les ai tout simplement jetées. Il ne m'était jamais venu à l'idée de faire quelque chose d'autres avec mes citrouilles.

Et puis, d'années en années, les citrouilles se sont multipliées sur mon perron. Parfois sculptées, parfois non. Juste pleins de citrouilles dans mes décorations. Et puis, c'est en vidant une citrouille en grignotant des graines de citrouilles achetées en magasin que je me suis dit... hum, je peux peut-être récupérer celles que je suis en train de jeter !

Et maintenant, toutes les graines de mes citrouilles sont séchées, cuites et dévorées. Et puis évidemment, j'ai aussi récupéré le reste de la citrouille. Et mes automnes sont remplis de potages, crèmes, tartes, purées, pains d'épices à la citrouille.

Et bizarrement, à chaque fois que je prépare mes citrouilles pour remplir nos ventres, je pense à ma mère et sa cuisine.

 

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15 décembre 2009

Le paradoxe de mes biscuits de Noël

Comme certains le savent déjà, chaque année, je fais des biscuits de Noël. Je les appelle "mes biscuits de Noël" car je ne fais des biscuits que pendant le Temps des Fêtes.

(Oh, il arrive qu'en plein milieu de l'année, je fasse quelques biscuits au beurre d'arachides, mais c'est seulement depuis que je vis à Barcelone... oui, car voyez-vous, nos visiteurs du Québec, nous apportent souvent des choses que l'on a pas ici... sauf que des pots de beurre de pinottes on en a maintenant plus d'une dizaine et que bien que cela se conserve longtemps, cela ne dure pas éternellement, et je suis incapable de jeter un pot neuf... donc solution ? des biscuits et des barres... Mais c'est rare... donc faire des biscuits pour moi, c'est intimement lié à Noël --- Oui, je sais, c'est une longue parenthèse, enfin...)

Ce fut un long parcours difficile que de faire des biscuits à Barcelone... Biscuitmais l'année dernière, j'ai finalement réussi ! Donc, cette année, j'ai planifié la préparation de mes biscuits comme d'habitude. Surtout qu'en plus, j'avais finalement trouvé des emporte-pièces intéressants.

Mais voilà... cette année encore, j'ai un problème... oui, je sais, vous allez croire que je deviens un peu sénile avec toute cette histoire de biscuits et vous avez sans doute raison ! Mais j'assume cette folie, alors.... :D

Voilà, le problème c'est que j'aime faire de la patisserie et surtout des biscuits. J'adore cuisiner en général, mais la patisserie en particulier. J'ai même travaillé en cuisine quand j'étais plus jeune, et ma spécialité était les desserts, biscuits, confiserie, etc. Et quand je fais des biscuits, et bien, j'en fais.... BEAUCOUP. Beaucoup trop...

Et mon PisTout et moi, et bien on ne mange pas vraiment de biscuits. On adore les biscuits, mais on en mange peu. J'en mange un ou deux quand ils sortent du four car cela sent si bon. J'en prend parfois un ou deux ensuite dans la soirée. Et c'est tout. Même chose pour mon PisTout. En plus, cette année, j'ai reçu lors du Bloody Swap, des biscuits que j'adore (les Shortbread Fingers) et qui furent mangé avec bonheur... même s'il en reste encore (sauf les flapjacks... ça ils sont disparu immédiatement). Ces biscuits ont amplement satisfaits nos besoins en biscuits pour l'année entière ! J'ai bien pensé ne pas en faire cette année.... mais c'est impossible pour moi, il manquerait un petit quelque chose à Noël !

Donc que faire de tous ces biscuits !?!? Avant, j'en offrais à mes amis et à ma famille... mais ici, je n'ai personne à qui les offrir. Alors, je ne sais trop que faire de mes biscuits... J'ai pourtant essayé d'en faire moins, mais c'est difficile. C'est ennuyant de faire le tiers d'une recette de biscuits... et ça salit pour rien.

Comme l'année dernière, nous en grignotterons quelques uns... j'essayerai d'en passer quelques uns dans des desserts de Noël - peut-être des verrines au gâteau au fromage... (oui, car bon, on est pas trop dessert non plus... je fais des desserts quand c'est Noël, un anniversaire ou quand on reçoit des invités...), puis je donnerai quelques miettes aux moineaux, pigeons et perruches gourmands du parc à côté de chez moi...

Quelqu'un veut des biscuits ? :)

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20 août 2009

À la table du Moyen Âge

CuisinePuis-je me permettre un très mauvais jeu de mot ? Enfin, un jeu de mot facile et même enfantin ? Et bien oui, je vais me permettre. Pourquoi ? Parce que j'en ai envie, voilà tout! (mais enfin... que de chichi pour un mauvais jeu de mots !)

Alors voilà ce fameux mauvais jeu de mots: j'ai absolument dévoré l'ouvrage de Birlouez: A la table des seigneurs, moines et paysans du Moyen Age! Une fois que j'ai commencé ma lecture, je n'ai pu arrêter... presque comme un roman qu'on ne peut plus reposer car on veut connaître la suite immédiatement.

J'ai lu le livre en deux soirées, dans mon lit, dans une auberge perdue près de Séverac-le-Château. Le lendemain, dans la voiture, je ne faisais que parler du livre avec mon PisTout. "Savais-tu ceci?" "Te rends-tu compte de cela?"

Nous avions prévu plusieurs arrêts ce jour-là, dont une visite du Château de Coupiac, dans le sud de l'Aveyron. Le château est géré depuis plus de 25 ans, par l'association "Los Amics del Castel de Copiac" qui en plus de s'occuper de la restauration des lieux, organise diverses activités et animations tout au cours de l'été (et parfois pendant les autres saisons).

Nous voilà donc à Coupiac pour la visite de ce lieu haut en histoire et fort bien conservé et restauré. Nous payons notre entrée et commençons la visite. Quelle ne fut pas notre surprise - enfin plutôt la mienne! - de constater que l'animation de la journée se déroulait dans la cuisine du château. Une gentille dame, toute costumée, expliquait les coutumes et habitudes alimentaires au Moyen Age ! Quelle coïncidence incroyable !

Nous nous sommes donc assis et avons écouté ses explications. Ma lecture étant plus que fraîche dans ma mémoire, ma langue picotait à chaque question qu'elle posait : "savez-vous pourquoi on dit telle chose?" "saviez-vous que l'on ne mangeait pas de telle chose?" Et quand on lui posait des questions, je me tortillais sur le banc afin de ne pas répondre à sa place ! Et c'est que j'aurais pu !

L'animation fut un bon complément à ma lecture. Installés dans une cuisine médiévale, entourés d'objets des différentes périodes médiévales, nous avons aussi eu droit, en conclusion, à une dégustation d'hypocras, ce vin des chevaliers !

Ma seule déception: le seul livre sur le sujet à la boutique était l'ouvrage de Birlouez ! J'espèrais pouvoir acheter d'autres volumes et compléter ainsi ma lecture sur ce sujet (que je trouve personnellement) passionnant !

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19 août 2009

À la table des seigneurs, des moines et des paysans du Moyen Âge

À la table des seigneurs, des moines et des paysans du Moyen Âge / texte Eric Birlouez. -- [Rennes] : Editions RepasOuest-France, [c2009]. -- 127 p. : ill. en coul. ; 26 cm. -- ISBN 978-2-7373-4629-3. -- (Coll. Histoire)

Quatrième de couverture

En nous invitant à découvrir la table au Moyen Âge, Éric Birlouez nous entraîn dans un univers d'une éblouissante richesse sensorielle et symbolique. A la table des seigneurs, les plats étaient parfois colorés en jaune orangé ou en rouge vif. Ils étaient généreusement assaisonnés de coûteuses épices aux subtifs arômes. Certains mets présentaient un degré de raffinement inouï, tels ces cygnes au bec et aux pattes dorés à l'or fin, servis revêtus de leurs plumes et avec les ailes déployées. Le festin médiéval était un spectacle "total", qui se déroulait selon un rituel très codifié et qu'agrémentaient musiciens et conteurs, jongleurs et acrobates.

Cet ouvrage nous parle aussi du pain et des bouillies de céréales, des humbles légumes et des modestes plats de fèves. C'est-à-dire de la nourriture des pauvres... qui constituaient les neuf dixièmes de la population ! Il évoque également l'alimentation des moines et nous rappelle que l'Église imposait, aux religieux comme aux laïcs, la stricte alternance des jours "gras" et des "maigres". Le style d'alimentation du mangeur médiéval devait impérativement être conforme à son rang social. C'est pourquoi, en nous penchant sur les tables du Moyen Âge, nous en apprenons beaucoup sur la société de l'époque, sur son organisation et ses activités économiques, sur ses normes cultuelles et sa symbolique.

L'auteur

Éric Birlouez est tout d'abord un ingénieur agronome qui s'est spécialisé en histoire de l'alimentation. Il est également sociologue et consultant. Il enseigne en Histoire de l'alimentation et sociologie des comportements alimentaires à plusieurs universités françaises et étrangères. Il a également publié des ouvrages et articles sur les sujet de l'alimentation et des aliments toujours en y soulignant les aspects historiques et sociologiques.

Bibliographie

  • Le lait, premier aliment de l'homme (2001) (Avec Inès Birlouez-Aragon)
  • La civilisation du blé : pain, amidon, froment, épi, engrain, farine (2002)
  • A la table des seigneurs, des moines, et des paysans du Moyen Age (2009)

Résumé et Commentaires personnels

C'est une invitation à s'asseoir à une table - ou plutôt des tables - médiévale que nous propose Eric Birlouez avec son ouvrage "À la table des seigneurs, des moines et des paysans". L'auteur qui est un spécialiste de l'histoire de l'alimentation, nous fait découvrir les habitudes alimentaires des gens du Moyen Âge. L'ouvrage pose le sujet en soulignant les différences alimentaires importantes entre les différentes couches de la société. En effet, on ne mange pas de la même façon, ni la même chose si l'on fait partie de la noblesse/bellatores (seigneurs et chevalerie), du clergé/oratores (moines et religieux) ou des paysans/laboratores (pauvres, humbles, travailleurs, etc.).

L'ouvrage traite différents sujets tous reliés évidemment au monde de l'alimentation au Moyen Age. Cette période étant très vaste (environ mille ans), il est évident que l'auteur ne peut couvrir tous les aspects reliés à la cuisine, la table, l'alimentation. Il ne peut que survoler certains de ces thèmes.

- On nous présente d'abord les trois groupes sociaux de l'époque et on distingue bien les différentes habitudes alimentaires associées à chacun. Les codes alimentaires et sociaux sont très stricts et on les suit à la lettre.

- L'auteur nous parle ensuite de différents aliments présents dans les plats médiévaux: céréales, pain, légumes, chairs, miel, vin,... La nourriture change et évolue.

- On décrit ensuite les différentes étapes des repas, particulièrement les festins et banquets. On y traite du service, du rituel du repas et surtout de l'importance des couleurs en cuisine médiévale.

- Un chapitre complet nous parle ensuite des épices, omniprésente dans les mets.

- Le mobilier, les ustensiles et les bonnes manières de table sont ensuite présentés.

- Finalement, l'auteur s'attarde sur la cuisine et les cuisiniers.

Le livre est riche en information sur les habitudes alimentaires de cette vaste époque et on découvre les origines de nombres de coutumes encore en vigueur aujourd'hui. Manger et "bien manger" est depuis toujours au centre de nos préoccupations. Et étudier comment on s'alimentait au Moyen Age nous en apprend beaucoup sur la société de l'époque.

Cette collection des Éditions Ouest-France est dédiée principalement au Moyen Âge est un excellent moyen de se familiariser avec cette époque. Les ouvrages sont agréables à lire et abondamment illustrés. Les ouvrages sont évidemment brefs et ne prétendent pas faire le tour des sujets qu'ils abordent. C'est un premier contact, une première approche. On nous propose un survol du sujet en tentant de couvrir le plus d'aspects possibles.

Comme tous les ouvrages de cette collection, ce livre est richement illustré. On nous propose quantité de gravures et enluminures pour illustrer les propos. Cependant, l'ouvrage semble légèrement "plus" illustré que d'autres livres de la collection et même peut-être un peu "trop", selon moi. Les illustrations prennent souvent toute la place dans la page et laissent peu d'espace pour les textes qui se trouvent ainsi très réduits. Il manque aussi d'explications plus détaillées des illustrations. Même si nous savons que le livre n'est qu'une introduction, un peu plus d'informations aurait été intéressant. Et quelques recettes auraient ajoutées un petit élément intéressant selon moi.

On passe rapidement sur les sujets, il y a peu de chronologies et on fait peu de nuances entre les habitudes alimentaires dans une même couche de la société. Évidemment, on s'attarde plus aux habitudes alimentaires des nobles, la documentation étant plus détaillée sur cette classe de la société.

Ceci dit, l'ouvrage est très intéressant et même passionnant. Une chose est certaine... je vais continuer mes lectures sur cet aspect peu connu de la vie au Moyen Âge.

Extraits

"Comme le haricot et les courges dont nous avons déjà parlé, d'autres légumes "américains" - et pas des moindres - sont totalement absents du répertoire alimentaire des hommes du Moyen Age: la pomme de terre, le maïs, la tomate, les poivrons et les piments, le topinambour... ne débarqueront sur l'Ancien Continent qu'au début du XVIe siècle (mais faudra attendre encore près de trois siècles pour que les Français acceptent enfin de consommer tomates et pommes de terre!)" p. 42-43

"[...] les plats chauds arrivent couverts d'un autre plat retourné afin qu'ils ne refroidissent pas trop. En effet, dans les grandes demeurent des familles nobles, la cuisine est éloignée des autres pièces d'habitation pour limiter les risques de propagation d'un éventuel incendie. Cet usage est à l'origine de l'espression "mettre le couvert"." p. 83

"Au Moyen Age, la notion de salle à manger", c'est-à-dire de pièce dédiée de manière permanente aux repas, n'existe pas. Chez les paysans et les citadins pauvres, c'est dans l'unique pièce du logement que l'on mange. Dansl es châteaux, le spalais princiers, les hôtels aristocratiques et les grandes demeures bourgeoises, on prend les repas dans la pièce que l'on juge la plus appropriée aux circonstances... [...] Ce choix est d'autant plus aisé à concrétiser qu'il n'existe pas (ou peu) de tables de repas fixes. Lorsqu'approche le moment de manger, on pose une planche sur des tétraux, matériel que l'on range à l'issu du repas. C'est de cette pratique que viennent les expressions "dresser" la table ou "mettre" la table..." p. 107

Sources à consulter

Quelques critiques de l'ouvrage:

Un blog sur la cuisine au Moyen-Âge

 

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23 décembre 2008

Mission accomplie ! :D

Et bien voilà ! Il suffit de réduire le temps de cuisson de moitié... en fait, il suffit de rester assis devant le four et surveiller attentivement ! Et donc, après 4 ans de biscuits désastreux, mais mangeable ... j'ai enfin réussi... grâce:Biscuit2

- au sucre à glacer trouvé à 2 heures de route de Barcelone... Vive Perpignan !
- un nouveau four
- et une surveillance assidue du temps de cuisson

J'ai mes biscuits de Noël !!!!

Et je peux vous assurer qu'il y en a en quantité suffisante pour Noël...  et de différentes saveurs... J'ai même répondu à la demande spéciale de mon Pis.Tout (bon ça c'est le nom qu'il semble que je donne à mon copain... sans le savoir... non, non, pas "pitou", mais bien Pis.Tout... longue histoire qui vient du fait que je donne rarement des surnoms ou des noms affecteux aux gens... mais que je dis souvent "pis tout"... je sais sans rapport avec le post, mais comme j'appelle ma soeur soeurette dans ce blog, il fallait bien que je donne un nom à mon époux... et comme je déteste dire "mon mari"... bon... longue parenthèse pour rien ! soupirs ;) ).... je disais dooonnnc...

Mon
Pis.Tout voulait des bisucuits au beurre de pinotte... (parce que dire biscuits au beurre d'arachide, ça n'a pas la même connotation !) et que même si ces biscuits ne font pas partie de mon répertoire biscuitesque de Noël habituel, j'étais si fière d'avoir trouvé les bons temps de cuisson, que j'ai accepté de les intégrer exceptionnellement dans mes biscuits de Noël !!!

Et maintenant, temps pour une petite danse de victoire dans la cuisine...

"Fa la la la la, la la la la.
Tis the season to be jolly,
Fa la la la la, la la la la"


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17 décembre 2008

C'est une question de biscuits

Il y a une tradition chez moi. En fait commencée par moi ! Quand j'étais petite, j'adorais cuisiner et avec mon petit four - qui fonctionnait vraiment et qui devait être hyper dangereux, mais on ne pensait pas à cela dans le temps - je faisais des petits gâteaux de Noël. Puis j'ai suivi les recettes de mon livre de Blanche-Neige - je ne me rappelle que vaguement de ce livre dans lequelle Blanche-Neige et les sept nains cuisinaient, mais je me souviens d'avoir fait toutes les recettes. Finalement, vers l'âge de 11 ans, j'ai suivi des cours de cuisine, dans ce qu'on appelerait maintenant des "activités parascolaires". Et pendant ces cours, j'ai entre autres appris à faire nombres de desserts, une bûche de Noël à la crème glacée et des biscuits de Noël.

BiscuitQue je me suis empressée de reproduire chez moi. Je dois souligner que c'était les premiers biscuits maison que je goûtais et je les avais fait moi-même. Je crois me souvenir qu'ils étaient succulents, mais il faudrait vérifier auprès de ma famille ! Toujours est-il que j'ai répété la recette de nombreuses fois, mais toujours pendant le Temps des Fêtes. Jamais à un autre moment. Chaque année depuis mes 11 ans, je fais des biscuits... Et donc, cela fait 26 ans que je fais ces biscuits (et je vous prie de ne pas faire le calcul... tnon mais !). Évidemment, mes biscuits se sont sûrement améliorés pendant les premières années de réalisation. Mais c'est rapidement devenu une tradition. Chaque année, vers le 15 décembre, ma soeur et ma mère me demandaient quand je ferais mes biscuits. Mon père lui ne mange pas de sucre.. il n'aime pas, étrange mais vrai.

Je m'installais donc dans la cuisine un samedi ou un dimanche après-midi, et je faisais des biscuits, de toutes les couleurs, de toutes les formes... Et c'était toujours un succès. Ils disparaissaient vite et je devais en refaire une ou deux fois pendant la période des Fêtes. Une tradition annuelle... Même pendant les années difficiles de mon adolescence, entre deux crises de larmes, je faisais mes biscuits. Même pendant mes examens pénibles de fin de session, je faisais mes biscuits. Même en peine d'amour ou trop en amour, je faisais mes biscuits. Même quand j'ai quitté la maison, je venais faire mes biscuits chez ma mère ou alors je les préparais chez moi et je les amenais dans une belle boîte de métal.

J'ai toujours fait mes biscuits.

Et donc, il n'y avait aucune raison de ne pas les faire, une fois ici à Barcelone. Mais ce n'est pas aussi facile. C'est même un sacré bordel. Les deux premiers Noël, ce fut le sucre en poudre. Introuvable. J'ai finalement trouvé un petit flacon pour soupoudrer... j'ai besoin de 4 tasses minimum et c'est sans compter le glaçage. Modification de la recette. Sucre raffinée. Moyen... on peut toujours improviser les recettes mais les desserts c'est plus délicat. Résultat? Biscuits acceptables mais loin d'être parfaits. Trop granuleux. Mais mangeables.

Et puis, miracle... l'année dernière, je trouve à Perpignan du sucre en poudre dans des formats acceptables. J'achète, j'achète, j'achète... Parfait. Pâte parfaite... Mais c'était sans compter avec le four minus qui était inclus dans l'appartement. Seul le haut chauffe. Et donc après 1 heure au four (au lieu de 20 minutes) les biscuits ne sont pas cuits. Je laisse et évidemment, ils cuisent trop... On a donc des biscuits pas assez cuits et des tout secs... Tristesse... Oh, on les a mangé tout de même, mais ce n'était pas ça.

Cette année, je suis confiante. Nous avons encore du sucre en poudre et nous avons acheté un nouveau four. Tout démarre bien. Je viens de terminer ma première batch. Mais là c'est que le four est trop performant. Après 15 minutes, ils sont trop cuits... Ils sont bons, mangeables mais trop secs à mon goût. Je prévois donc faire une deuxième batch demain et ne les laisser que la moitié du temps.

Je finirai bien par y arriver !!! Souhaitez-moi bonne chance !!! ;)

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09 décembre 2008

Les archives de Pauline: Tourtières, alphaghetti et tarte au pudding

Je connais des gens qui me parlent des petits plats que préparait leur mère. Des menus élaborés, des plats traditionnels, des confitures maisons, des spécialités qui demandaient des heures de préparation. On me parle aussi des repas de Noël que leur mère passait des heures à préparer. Des odeurs incroyables qui s’échappaient de la cuisine pour les réveiller le matin ou pour les accueillir le midi et le soir. On me parle des biscuits maison qui faisaient partie de la collation. Parfois on me parle aussi des souvenirs de voir leur mère à la cuisine, des casseroles et des aliments qui peuplent les comptoirs.

Moi ? Je n’ai pas ces souvenirs. Enfin, pas tout à fait les mêmes. Ma mère n’aimait pas cuisiner. En fait, le terme est trop doux. Elle détestait avec passion cuisiner. Elle n’avait jamais observé sa mère faire ses conserves et ses tartes. Elle préférait commander des mets chinois au restaurant du coin. Elle n'avait jamais même fait cuire un oeuf avant de se marier. Et ceci n'est pas un cliché, c'est la vérité. Elle n'aimait pas cuisiner. Mais elle le faisait.

BouffeMon déjeûner consistait en rôties et beurre d'arachides ou céréales. Le midi, quand je revenais dîner à la maison, il y avait des sandwichs de "paris pâté", de "flocons de poulet" ou de tranches de mortadelle. Parfois, il y avait un bol d'alphaghetti. Et pour faire différent, parfois il avait du steak haché et des patates rôties.

Le soir, c'était plus compliqué. Macaroni, spaghetti, poulet rôti, quelques légumes, quelques plats typiquement espagnols adaptés à la Pauline... Les biscuits venaient en paquets, les tartes étaient remplis de pouding ou de préparations en cannes. Les gâteaux venaient habituellement en boîte... une poudre à laquelle on ajoutait un oeuf et de l'huile, je crois. À Noël, pas d'odeurs de biscuits, pas de sucre à la crème, pas de marmelades ou de ketchup maison... les tourtières n'avaient que de la viande hachée et du sel, et il n'y avait pas de dinde... mon père faisait une paella.Qui sentait très bon, soit dit en passant !

Quand nous fûmes, ma soeur et moi, plus vieilles, nous avons souvent préparer des repas... La fin de semaine, mon père prenait avec joie la relève et préparait des plats, mais pas de desserts, il n'aime pas le sucre. Ma mère avait bien quelques repas plus élaborés qu'elle préparait avec succès - je me souviens de son boeuf bourguignon - mais c'était toujours un véritable calvaire pour elle. Et je me souviens de l'année où le jardin produisit des tomates en quantité phénoménale...  pas question de perdre les tomates, et les voisins en avaient plus qu'assez... elle passa donc une fin de semaine à faire des conserves... ce fut la seule fois ! Elle a officiellement déclaré le dimanche, qu'on aurait dû la photographier car on ne l'y reprendrait plus !

J'aime beaucoup cuisiner. J'aime chercher la recette, trouver les ingrédients, sortir les bons chaudrons... trancher, couper, dépecer... faire mijoter, faire sauter... trouver les bonnes épices, les mélanger, suivre à la lettre la recette, improviser de nouvelles combinaisons... entendre le mijotement de la soupe, sentir les odeurs se mélanger...

Mais parfois, je sors une canne d'alphaghetti, j'achète de la pâte toute faite et j'y rajoute du pouding à la vanille, et parmi mes tourtières, il y en a toujours une, toute simple, toute sèche au steak haché... et il me semble que c'est toujours le meilleur plat qui ne fut jamais cuisiné. Et même si j'aime mes biscuits tout chauds sortant du four... il a des moments que je ne peux m'empêcher d'acheter un paquet à l'épicerie... de préférence des "feuilles d'érables"...

Les souvenirs culinaires ça ne se discute pas !!! :D

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