27 mai 2017

Dolmen de la Devesa

DSC_9249En 2012, lorsque nous avons fait notre premier retour en Espagne pour visiter mon père, nous n'avons pas pu résister à la tentation de ressortir notre carte de l'Alt Empordà avec tous ces merveilleux sites mégalithiques à explorer.

Un trajet nous semblait particulièrement intéressant. Situé près de Palau Saverdera, il permettait de voir trois sites : le Dolmen del mas Bofill, le Dolmen de la Devesa et le village néolithique de Ca n'Isach. Les trois endroits semblaient près de la route, ce qui faisait notre affaire. On se rappelait trop bien nos péripéties lors de notre visite au Dolmen de la Vinya del Rei.

Et donc direction Palau Saverdera. Nous commençons par le village néolithique, assez bien conservé, bien présenté et mis en valeur et surtout très intéressant. Puis nous allons voir le Domen del mas Bofill. Le dolmen est tout près de la route et carrément à côté d'une habitation. Toujours étrange de voir comment les gens se sont bâtis autour de vestiges anciens ; sans vraiment s'en soucier mais en ne les abîmant pas trop non plus. Le dolmen est très bien. Nous voulons ensuite voir le troisième site, le Dolmen de la Devesa. Selon notre carte, celui-ci est un peu éloigné de la route mais tout près du Dolmen del mas Bofill. Il faut passer derrière ladite habitation et suivre un chemin en terre. Tout est bien indiqué, cela ne semble pas bien loin (selon la carte) mais il est 18 h. Il commence à se faire tard. On hésite un instant. Mais selon la carte, c'est tout près ... et puis même si nous sommes au début d'octobre, 18 h c'est encore tôt... et il fait un soleil resplendisant. DSC_9262

On s'engage sur le sentier. Le soleil brille. Le sentier est superbe. On avance. La carte nous rappelle que le dolmen est proche. On avance et on monte. La vue est magnifique. Et on monte. Et on monte. Le sentier n'arrête plus de monter. Et s'il est très bien défini, il traverse une flore, qui est non seulement dense, mais ma foi, assez piquante ! Et on monte, monte, monte. La carte nous montrait-elle la distance à vol d'oiseau ? Car nous n'arrêtons pas de tourner et tourner dans le sentier qui est tout sauf droit. Malgré nos tentatives pour nous protéger, nos bras sont complètement couverts d'égratignures. Et le soleil commence à se coucher.... le paresseux. Je fais un arrêt et je questionne : on rebrousse chemin ou on continue ? C'est que le chemin a beau être assez bien défini, dans le noir - et noir il fera quand le soleil aura disparu - je ne suis pas certaine que nous pourrons le retrouver. Après une petite discussion, on décide de continuer (je veux absolument voir le dolmen et c'est si proche et PisTout m'assure qu'il saura retrouver son chemin... oui, je sais, on se dit n'importe quoi !).

DSC_9295Alors, on continue. Le dolmen ne devrait pas être loin. On accélère le pas. Le coucher de soleil est époustoufflant mais assez inquiétant. Je commence à être à bout de souffle et les bras et les mollets en sang. PisTout marche un peu plus vite et je prends un peu peur... je passe devant lui, je ne veux pas le perdre. Car j'ai zéro sens de l'orientation ! Et on monte, on monte, on monte. Je crois voir le dolmen. Oui, je le vois. Sous un olivier. Je cours presque. Il est là. Je fais signe à PisTout : "il est ici, dépêche-toi !".

Et il est formidable. On le contourne, l'examine, le touche... Et on cherche les mouchoirs pour le sang qui couvre nos bras. Mais on est émerveillé. On prend une tonne de photos. On se fond dans la pierre. Et on se perd dans la vue incroyable. Le dolmen se fond dans l'infini. On s'enlise dans le passé. On se sent seul dans un silence absolu. Mais le soleil s'enfuit. Il se fout de nos rêves et de nos peurs. Et on doit rebrousser chemin. Évidemment, le temps ne nous attend pas et il fait de plus en plus noir. On a faitDSC_9307 nos adieux au Dolmen de la Devesa en un instant. C'est un peu rapide et sec mais il comprendra. Et on redescend. À toute vitesse. On connait un peu le chemin et on évite la plupart des épines qui se dressent toujours menaçantes et sanguinaires. Mais descendre est toujours difficile pour moi et je n'y vois plus rien. Mais c'est quoi cette idée de se mettre dans des situations ridicules pour des dolmens, que je me dis en grommelant, même si je sais que ce ne sera pas la dernière fois...

Nous arrivons enfin à la voiture. PisTout toujours prévenant et prévoyant sort la trousse de premiers soins... Ai-je dis que nous étions égratignés de toute part ? Je n'exagère rien. Mais cela en valait encore une fois la peine. Cela en vaut toujours la peine. Et puis, je me questionne immédiatement... La Devesa... je ne connais pas ce mot. Le lendemain, mon dictionnaire catalan-français me dit que devesa signifie pâturage... Vraiment ?

(Selon les descriptions trouvées, il se situe à environ 100 m. du dolmen del mas Bofill mais qui peuvent sembler interminables avec une végétation dense... vraiment ?!?!)

DSC_9272Caractéristiques

  • Nom: Dolmen de la Devesa
  • Situation: Palau Savardera (près de Roses), Mas Isaac, province de Gérone, comarque d'Alt Empordà, Communauté autonome de Catalogne, Espagne.
  • Coordonnées : Latitude: 42.315389N  Longitude: 3.138418E
  • Altitude : 190 m.
  • Axe : Sud-ouest
  • Fonction: Tombe mégalithique
  • Type: Dolmen
  • Âge: Néolithique moyen - 3500 - 2700 av. J.-C.

Description

Tombeau corridor formé d'une chambre de forme trapézoïdale avec huit grandes pierres. L'intérieur est assez grand mais l'entrée trèes étroite. Ses dimensions générales sont de 3,4 m. de longueur par 2,4 m. de largeur et 2,05 d'hauteur. La dalle qui ferme le fond du dolmen a 2,80 m. de largeur et 1,95 m. d'hauteur. La plus grande dalle située du côté Est fait 3,20 m. par 1,90 m.

Des fouilles archéologiques ont permis de découvrir des ossements humains, quelques morceaux de céramiques et un morceau de collier.

Pour en savoir plus

  • Informations sur Wikiloc
  • Fiche sur le site Guía de monumentos megalíticos de España du Ministerio de educación, cultura y deporte


11 avril 2017

Dolmen de la Vinya del Rei

Mon dernier article sur le Dolmen de les Fades m'a rendue terriblement nostalgique de tous ces dolmens et menhirs que nous avons eu la chance de voir. Alors, je ne peux résister de parler d'autres rencontres particulièrement incroyables. Et je pense tout d'abord au Dolmen de la Vinya del Rei.

Quelques temps avant de quitter l'Espagne pour revenir au Québec, j'ai trouvé une merveilleuse carte à grande échelle de l'Alt Empordà indiquant les différents sites mégalithiques à découvrir. Ce n'est vraiment pas loin de Barcelone, juste un peu plus haut que Girona. Il faut donc y aller. Nous sommes partis par un bel après-midi d'un samedi d'avril.

DSC_4771Les indications sont claires. Le chemin semble facile à suivre. Et au début tout va très bien. Nous connaissons quand même bien la région. Nous sommes déjà allés au Monastère de Sant Pere de Rodes et avons visité de nombreux petits villages du coin. On arrive donc rapidement au village de Vilajuïga et prenons le chemin indiqué pour se rendre au dolmen. C'est une petite route de campagne mais on a l'habitude. Sur la carte, il est indiqué que le chemin deviendra en terre. C'est un chemin qui mène au dolmen de la Vinya del Rei mais aussi à quatre autres dolmens.

Nous arrivons à un endroit où la route devient un peu plus petite. Il y a un espace pour les autos et une voiture y est stationnée. Nous nous arrêtons. On indique bien le chemin vers le dolmen par le chemin de terre qui suit une petite rivière. Le chemin est de terre, comme prévu, mais assez large. Nous décidons donc de continuer la route en voiture. Tout va vien. C'est un peu cahoteux, mais on a aussi l'habitude.

Mais soudainement, le chemin rétrécit dramatiquement. Une seconde il était assez large pour deux voitures et l'autre, il est à peine la largeur de la voiture. Et la terre se transforme en roches. On arrête. Le changement fut vraiment brutal. La route est tellement étroite que nos roues sont carrément sur le bord de la rivière. Il n'y a qu'un fil d'eau dans le fond mais le lit est profond. Bon, on se dit que le chemin redeviendra normal bientôt. On continue très tranquillement. Mais alors là, très tranquillement.

Pour se rendre compte que rien ne change. La route est minuscule, faite de roches qui bousculent la voiture et nous entendons des bruits inquiétants. Nous ne savonsDSC_4780 plus quoi faire. Nous ne pouvons pas faire demi-tour ; reculer nous angoisse. Nous essayons tous les deux de rester calme. Mais nous commençons à nous douter que nous avons été insouciants et que nous aurions dû laisser la voiture au début du chemin.

Car ce n'est pas un chemin... c'est un sentier pédestre. De toute évidence. Mais on ne peut rien faire. J'essaie de rester calme pour PisTout qui conduit. Et il essaie de rester calme pour moi. Mais nous sommes tous les deux complètement paniqués. Et puis, un miracle. Il y a un espace droit devant nous. Assez grand pour se retourner. Nous faisons notre virage pour mettre la voiture en sens inverse et nous arrêtons la voiture. Nous sortons. Et là, j'ai littéralement eu une crise de panique. Je me suis penchée en deux, la tête entre les mains. Et j'ai hyperventilé pendant plusieurs minutes. PisTout me dit qu'il a marché rapidement entre la rivière et la voiture, sans arrêt, à répétition. Je ne sais pas, j'étais complètement terrorisée et je ne le voyais pas. Puis nous nous enlaçons. Nous ne pouvons croire à notre chance. Nous avons pu nous retourner. Nous pourrons rebrousser chemin. Ce sera difficile, mais nous l'avons fait dans un sens, nous pourrons le faire dans l'autre.

Et puis, nous nous regardons. Est-ce que nous continuons à pied ? On va le voir ce foutu dolmen ? Et bien oui, merde. Après tout ça, nous allons continuer notre chemin. Et nous suivons les indications et marchons encore et encore. Et puis le voilà ! Et heureusement, il est superbe - oui, car si cela n'avait été que quelques pierres à peine identifiables, comme c'est souvent le cas, je crois que nous aurions été très déçus et peut-être légèrement furieux. Mais il est là, incroyablement captivant et surnaturel.

Mais nous devons partir. Nous oublions les autres dolmens, nous les verrons une autre fois. Nous devons retourner à la voiture et rebrousser chemin. Ce que nous fîmes. Incroyablement, doucement et lentement. Avec moi, marchant devant la voiture, enlevant les grosses pierres et dirigeant PisTout qui conduisait avec précaution. Ce n'est qu'une fois retournés à notre point de départ que nous avons vu le panneau indiquant que nous étions dans le "Barranc de les Comes de l'Infern". L'enfer ? Oui, mais nous avons aussi vu l'éternité !

Caractéristiques

  • Nom: Vinya del ReiDSC_4797
  • Situation: Vilajuïga, comarque de l’Alt Empordà, province de Gérone, Communauté autonome de Catalogne, Espagne. Suivre la route en direction du Monastère de St. Pere de Rodes.
  • Coordonnées : Latitude nord: 42º 19´ 50" Longitude est: 3º 7´ 30"
  • Altitude : 150 mètres
  • Axe : Sud-ouest
  • Fonction: Tombe mégalithique
  • Type: Dolmen
  • Matériau : Gneiss (roche métamorphique contenant du quartz, du mica, des fledpaths plagioclases et parfois du fledspath alcalin. Wikipedia)
  • Âge: environ 5200 av. J.-C.  
  • Découverte : 1934 par Isidre Macau. Le site aurait été connu depuis le XIXe siècle.

Description

Tombeau corridor formé d’une double cavité de forme trapézoïdale :

  • Cavité intérieure forme une large chambre ayant 2.20 m. de largeur par 2.80 m. de longueur et une hauteur maximale est de 1.65 m.
  • L’antichambre a 1.30 de largeur et une hauteur de 0.80 m.
  • Cinq grandes dalles verticales composent la chambre recouverte par avec une simple dalle de 4.15 m. de longueur par 2.95 m. de largeur et ayant entre 0.15 m. et 0.30 m. d’épaisseur.
  • À noter qu’une dalle plus petite que les autres est posée à l’entrée de façon perpendiculaire à la paroi septentrionale de la chambre. La forme de cette dalle semble artificielle et laisse supposer la tombe aurait pu avoir une entrée de type fenêtre.

Des fouilles archéologiques ont été réalisées en 1940 par J. Garriga. Différenta artefacts furent retrouvés à ce moment : une pointe de flèche en silex, des fragments de vases et deux plaquettes d'ardoise verdâtre. En 1942, d’autres fouilles ont permis de retrouver des ossements dans la chambre. Tous les vestiges sont conservés au Musée d'Archéologie de Barcelone.

Ce dolmen est le plus imposant de la région.

Pour en savoir plus

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05 avril 2017

Le huitième livre de Vésale de Jordi Llobregat

8Le huitième livre de Vésale / Jordi Llobregat ; traduit de l'espagnol par Vanessa Capieu. — Paris: Cherche Midi, c2015. – 619 p. ; 22 cm. – ISBN 978-2-7491-4508-2. – (Coll. Thrillers). – Titre original : EL secreto de Vasalio.

Quatrième de couverture

Barcelone, 1888. Quelques jours avant l’ouverture de l’Exposition Universelle, Daniel Amat, un jeune professeur d’Oxford, est de retour dans sa ville natale pour assister aux funérailles de son père. Il y apprend que ce dernier, médecin dans les quartiers pauvres de la ville, enquêtait sur les meurtres mystérieux de jeunes ouvrières. Leurs blessures rappelant étrangement un ancien fléau ayant sévi il y a bien longtemps, la ville est la proie de toutes les superstitions.
À l’aide d’un journaliste et d’un étudiant en médecine, Daniel reprend les investigations et découvre bientôt que les crimes sont liés à un mystérieux manuscrit, œuvre d’un anatomiste du XVIe siècle, Vésale. C’est dans les galeries de tunnels souterrains qui courent sous la ville que Daniel mettra à jour l’incroyable secret qui hante Barcelone.
 
Avec cette œuvre monumentale saluée par une critique unanime, véritable labyrinthe de mystères et d’énigmes, Jordi Llobregat signe un thriller historique qui fera date. Au-delà de personnages aux ambiguïtés multiples, et d’une construction diabolique, il nous fait véritablement ressentir l’âme d’une ville, Barcelone avant l’apparition de l’électricité, plus fascinante, sombre et baroque que jamais. Magistral !

L’auteur

Jordi Llobregat est né à Valence, en Espagne en 1971. Il commence à écrire alors qu'il a à peine 12 ans. Il a fait des études8a en commerce à l'Université de Valence et a complété sa formation à l' ESIC - Business & Marketing School, également à Valence. Il fait partie du groupe littéraire El cuaderno rojo.

En 2015, il publie son premier roman, El secreto de Vesalio. Aujourd'hui, il combine sa vie littéraire avec son travail comme dirigeant d'une entreprise qui oeuvre dans le développement communautaire dans les villes. Il est aussi le co-fondateur et directeur du festival de littérature noire de la ville de Valence, Valencia Negra.

Bibliographie

  • El secreto de Vesalio (2015)

Mes commentaires

Est-ce qu'il y a juste moi qui trouve cette couverture magnifique ? Même la cicatrice me semble envoûtante. Et oui, je n'ai emprunté ce roman qu'à cause de sa couverture. Puis, le fait que cela se passait à Barcelone m'a entièrement convaincue. Je suis devenue tellement superficielle comme lectrice !!!

Quel roman ! Plus de 600 pages qui m'ont captivée. Avec une fin un peu tirée par les cheveux mais qui ne gâchent pas tout le reste. L'auteur nous offre un voyage incroyable dans le temps. On a vraiment l'impression de marcher dans les rues de Barcelone à la fin du XIXe siècle. La ville semble vivante et terriblement sombre. Autant hier qu'aujourd'hui, Barcelone a un côté obscur. L'intrigue policière est intéressante mais se retrouve souvent en second plan... Les personnages - même secondaires -, l'époque et la ville sont définitivement au premier plan.

À quelques jours de l'Exposition universelle de 1888, les corps mutilés de jeunes filles sont retrouvés dans les égoûts de Barcelone. Les autorités semblent indifférentes, les barcelonais ont peur et des rumeurs courent que le coupable est le Gos Negre, un chien noir démoniaque, gardien des portes de l'Enfer.

Daniel Amat, jeune professeur à Oxford à l'avenir qui s'annonce brillant doit revenir d'urgence à Barcelone, à l'annonce de la mort de son père, brillant médecin, avec qui il n'avait plus aucun contact. Il découvre à son arrivée que son père soignait maintenant les habitants des quartiers pauvres et enquêtait secrètement sur les meurtres des jeunes filles. Il espère repartir rapidement pour l'Angleterre, mais plusieurs événements et rencontres l'obligent à rester. Il rencontre notamment un journaliste et un jeune étudiant en médecine, assistant de son père. Ensemble, ils vont enquêter sur le meurtre de son père et sur les meurtres horribles qui marquent toujours la ville.

Ça, c'est le côté roman policier. Qui est vraiment intéressant, mais qui est rapidement devenu secondaire à mes yeux. Car en parallèle, le roman nous dresse un portrait historique fascinant de Barcelone et de l'époque : l'Exposition universelle, la naissance de l'électricité, les différents quartiers, la vie universitaire, le monde du journalisme, etc. Et de tous les sujets et intrigues du roman, c'est définitivement le portrait de la médecine en 1888 qui m'a complètement hypnotisée. C'était vraiment intéressant. Retourner dans la réalité de cette époque, être confronté aux connaissances et aux croyances de ce temps.

Ça, c'est le côté roman historique. Qui fut vraiment ce qui m'a le plus ravi dans le livre, mais qui ne doit pas faire oublier l'importance des personnages. Et ça, c'est le côté roman psychologique du livre. Les personnages sont incroyablement bien écrits. L'auteur nous propose des personnages vivants, forts et colorés. Leur passé, leurs émotions, leurs interactions... nous les découvrons petit à petit et c'est passionnant.

Oh, j'oubliais presque le fameux huitième livre de Vésale, un célèbre anatomiste du XVIe siècle. Et bien, vous savez, j'adore les manuscrits. Et les manuscrits cachés et mystérieux encore plus. Vésale a bien écrit sur l'anatomie un ouvrage en sept livres De humani corporis fabrica libri septem (appelé La Fabrica). Ce huitième livre est bien entendu fictif et ma foi très bien caché dans le roman de Llobregat. Il apporte aussi le côté roman légèrement fantastique.

Malgré ses 600 pages, le livre se lit rapidement et le rythme est très rapide. Petit à petit le suspense s'installe. Et on ne peut s'empêcher de poursuivre sa lecture. Le roman est très bien construit. On se questionne, le suspense augmente et les revirements sont inattendus (jusqu'à la fin, car, comme je l'ai dit, la fin m'a un peu déçue). Cela faisait longtemps que mes nuits n'ont pas été aussi courtes... cela m'apprendra à lire avant de me coucher !

Les mots de l’auteur

« Elle ne ratait rien non plus du marché trépidant de la Boquería, avec ses boutiques bondées et ses cafés bruyants, pleins de lumière. Elle s’imprégnait des odeurs, des couleurs et du mouvement incessant des gens. […] Barcelone était, à ses yeux, un monde fascinant à découvrir.

Cette fois, pourtant, elle n’avait guère envie de flâner. La nuit était tombée et la pluie menaçait. Les commerces et les kiosques avaient baissé le rideau et seuls quelques rares cafés étaient encore éclairés. Elle serra son châle sur ses épaules. Il faisait vraiment un froid glacial.» p. 126

Pour en savoir un peu plus…

05 juillet 2011

Non, ce n'est pas le paradis...

Encore une fois, je discute tranquillement avec quelqu'un... et on me dit : "wow, Barcelone ! Mais pourquoi, bon sang, vous êtes revenus ici ! C'est tellement plus beau là-bas ! Et la température est bien meilleure !" etc., etc., etc., et blablabla...

Vous dire le nombre de fois qu'on m'a sorti ce genre de remarques depuis que nous sommes revenus au Québec est carrément impossible ! Des dizaines ? Je pencherais même plus vers la centaine ! Et j'ai beau répondre et expliquer... on ne semble pas me croire ou m'écouter... On m'entend mais on ne m'écoute pas du tout. Je me répète et me répète... en vain... Alors, voici ce que je me tue à leur dire et qu'ils n'écoutent pas :

BCNBeau"Alors oui ! Barcelone est une belle ville. Magnifique, vivante, dynamique, diversifiée... Oui, oui, oui... Mais Barcelone demeure une ville. Avec ses qualités et ses défauts. Et vous savez quoi ? Je ne passais pas mes journées à me promener tranquillement, à admirer l'architecture et à prendre des cafés et des apéros sur les terrasses. Non, non... je travaillais, j'allais faire des courses, je faisais du ménage,... vous savez, la vie quotidienne quoi !

Et oui, Barcelone est magnifique, splendide, remplis d'endroits complètements renversants... des grands monuments, aux détails d'un immeuble dans une petite rue tranquille. Mais vous savez quoi ? il y a des rues ordinaires, sales, avec une petite odeur d'égout....Comme dans toutes les villes, il y a des édifices absolument horribles, des façades grises, fades et sinistres, des rues insignifiantes, mornes et inintéressantes.

Et oui, Barcelone est constamment en mouvement, vivante, folle et sans sommeil... mais Barcelone est excessivement bruyante, sans jamais un moment de silence ou de tranquillité. Les cafés sont toujours remplis, les rues toujours BCNLaidgrouillantes de vie... et on ne peut sortir sur sa rue sans avoir des cris, des rires, des pétards, des chiens qui jappent, des voitures , des sirènes et des motos... un bruit constant qui diminue à peine vers 4h-5h, pour reprendre à 6h00... oui la ville est dynamique et sans repos, peu importe la rue ou le quartier... elle ne dort jamais... et nous, difficilement.

Barcelone est belle. Mais la belle Barcelone... celle dont vous me parlez, est une ville de touristes que vous ne voyez que quelques jours ou quelques semaines. Barcelone est aussi ordinaire et parfois laide.

Alors... la prochaine fois que vous allez à Barcelone, faites un détour par l'Hospitalet, Sants, la Zona Franca ou la Barceloneta... et vous me direz ce que vous pensez de l'architecture, des détritus, des coquerelles et de l'odeur...

Toutes les villes sont uniques... J'aime Barcelone et Montréal... mais je ne trouve pas une, plus belle que l'autre... juste différente.

Et là... je ne parle pas de la température... parce que j'en ai déjà parlé souvent ... mais vous savez quoi, en hiver, on ne va pas à la plage car il fait trop froid, et il fait gris, gris, gris... et l'été, on peut à peine respirer pendant des mois tant il fait chaud... 

Et je n'ai pas parlé d'économie, société, politique... Non, ce serait trop long... De toute façon, vous ne me parlez que de beauté et chaleur... Soupirs !"

Bon... je respire ;-)

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10 février 2011

Appréciation

Avant-hier, il neigeotais par ma fenêtre. Il faisait doux, très doux... à peine -2ºC. Hier et aujourd'hui, il a fait froid. Très froid. Aujourd'hui, le soleil brûlait le ciel et le bleu envahissait nos yeux. C'est l'hiver. L'hiver d'ici.

Et je n'en peux plus d'entendre les gens chialer. Il y a quelques jours, dans monDSC_0625 moment captif du dimanche, je parlais de la neige et de l'hiver. Aujourd'hui sous d'autres lieux, j'ai encore exprimé mon bonheur "personnel" d'hiver. Et contrairement aux gentils mots de Suzanne, Sylviane, l'Or des chambres - et Allie -  qui partagent mon amour de cette saison, j'ai eu droit à des tonnes de "j'haï l'hiver", "il neige encore, maudite neige", "comment peux-tu aimer l'hiver, tu as oublié", "tu vas voir, tu vas retrouver ta haine pour l'hiver"...

Et vous savez quoi ? Je suis bien tannée d'entendre les gens chialer sur l'hiver ! En hiver, on chiale qu'il fait froid et qu'il neige, en été, on chiale qu'il fait chaud et humide... on chiale en automne qu'il pleut et que l'hiver s'en vient et on chiale au printemps que c'est trop court et que tout est trempé parce que la neige fond... qu'il pleuve, neige, fasse soleil ou nuageux, on va toujours trouver à redire.

J'ai vécu dans un pays où supposément il faisait chaud... et j'ai vécu des étés pénibles de chaleurs horribles et des hivers humides, gris et pluvieux. Il y avait des mieux et des pires là-bas, et il y a des pires et des mieux ici !

Aujourd'hui, je préfère nettement nos hivers québécois aux hivers espagnols. Mais ce n'est pas ce qui m'énerve... Là-bas comme ici... les gens ne font que parler de températures et surtout ne font que se plaindre de la température... et j'en ai marre.

Oh, je vais peut-être dire parfois : "j'aurais aimé du soleil aujourd'hui" ou "ouf... j'aurais préféré qu'il ne neige pas aujourd'hui car je dois prendre la route" ou "il fait trop chaud, je vais me cacher à l'ombre"... Mais plus jamais, je ne vais "haïr" une saison... Elles sont toutes belles et ont toutes leurs inconvénients et leurs avantages. Et aujourd'hui, après avoir vécu des hivers différents, je revendique le droit de dire que j'aime l'hiver, le froid et la neige ! Na !

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29 juillet 2010

Demain matin...

"Le moment présent est la piste désignée à tout nouveau départ! [Louis-Marie Parent]

Et voilà... l'aventure espagnole prend fin. Nous reverrons Barcelone et l'Espagne en tant que touristes. Les dernières semaines furent encore plus occupées que je ne l'avais prévues. Et je n'ai pas pu venir écrire ici. Cela me rend triste un peu. Mais le temps filait si rapidement et les moments plus calmes, je les réservais au sommeil !

10_07_25Nous avons pu réaliser tout ce que nous voulions : tous les papiers, appels, etc. Et surtout toutes les visites à la famille et aux amis. Mon père est bien triste et cela me bouleverse, mais il comprend. Il viendra bientôt nous voir.

Je n'ai pas eu le temps de répondre aux commentaires ici. Je vais le faire bientôt. Et ne croyez pas que je n'ai pas été faire un petit tour sur vos carnets. J'aurais aimé pouvoir y laisser mes commentaires, mais je n'avais pas trop le temps, ni l'énergie. Mais, je compte bien me reprendre...

Alors, demain matin, à 9h00, notre avion décolle vers Genève, puis un autre avion nous mènera à Montréal. Que de choses encore à dire et à faire...

Je vous réécris de Montréal... bientôt... après avoir dormi pendant des jours, je crois !!!!!

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01 juin 2010

Liste, liste, liste...

1Faire des listes, des listes et des listes. Je suis connue comme la "maniaque" des listes. J'ai des listes de choses à faire pour le mois, la semaine et la journée.

Je fais des listes de mes livres, mes disques, mes films, mes voyages, d'idées de cadeaux, et surtout des choses à faire.

Je ne fais pas nécessairement tout ce qu'il y a sur ma liste, et surtout pas dans l'ordre établi, mais la liste est là.

Mais mes listes sont personnelles, précises, vagues, spécifiques mais complètement imparfaites.

Et voilà, qu'il faut faire des boîtes. Des boîtes, des boîtes et des boîtes. Mais ces boîtes ne sont pas ordinaires. Et pour une deuxième fois en presque 7 ans, il faut faire des boîtes détaillées... Chaque boîte numérotée, étiquettée de la pièce et le contenu décrit en détail et estimé. Boîte 87 : 6 tasses, 3 pots en verre, 1 vase en plastique et 8 petites cuillères / Valeur: ?€ - Boîte 121: 54 livres, 2 albums photos, 1 ourson en peluche / Valeur: ?€...

Tout décrire, tout détaillé, et mettre un montant sur tout... Mais comment évaluer certaines choses ? Une boîte remplie de souvenirs d'école ? Des livres jaunis mais aimés ? Des tasses rigolotes mais reçues en cadeau de mon filleul ? Comment mettre un prix sur les souvenirs, les objets qui partagent nos vies, ces choses qui semblent sans valeur mais qui sont si importantes. Chaque boîte prend une éternité. Chaque boîte est unique.

Comme nous sommes très "organisés", les boîtes s'accumulent déjà. Les éléments des listes se cochent petit à petit... annuler l'abonnement de... appeler pour aviser de... se désinscrire de... Et puis, il y a la liste de "l'autre côté"... réouvrir les comptes de... vérifier la validité de...

Et la liste semble s'allonger et s'allonger, et s'allonger... Nous sommes déjà épuisés, mais faut pas s'inquiéter ! Dans nos plans, nous avons prévu du repos... Dans la liste, il y a une ligne ou deux pour "se reposer". Et nous avons bien l'intention de cocher ces lignes !!! :D

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14 mai 2010

Et on se sauve sur les routes espagnoles

Oui, je l'ai dit. Le temps passe trop vite. Oh, je sais que j'ai des nouvelles à donner. Et je tarde à donner des détails. Tout se dessine si vite. Et il y a tant à faire. Des listes ont été faites. Et elles s'allongent tous les jours. "Les choses à faire en Espagne"... "Les choses à faire.... au voyageQuébec".

Ce n'est pas plus facile dans un sens que dans un autre. Et le temps file... il s'échappe. Malgré les doutes, nous sommes confiants et heureux de notre décision. Ce qui ne veut pas dire qu'il n'y a pas un millier de moments, d'endroits, de babioles, ... qui vont nous manquer.


Et donc, malgré le temps qui s'envole, il y a aussi beaucoup de choses que nous voulons faire avant de partir. Des promenades à faire dans Barcelone, des endroits à revoir... ce restaurant que nous aimons tant, ce quartier que nous avons tant fréquenté, ce musée dont je ne me lasse pas... Des gens à voir et revoir... mon père dont je ne veux me séparer, la famille qui nous a si bien accueilli, les amis qui font maintenant partis de nos vies... Des moments pour profiter de notre logis et de notre terrasse... les barbecues sur la terrasse, les plantes et fleurs à prendre soin pour encore quelques mois, les escargots à amener au parc...


Et bien sûr... il y a des endroits que l'on veut voir ou revoir... dans quelques mois, ces petits voyages seront différents. Je sais que nous reviendrons en Espagne -et nous reviendrons souvent, voir mon père, voir la famille et les amis. Mais, même si nous savons que nous reviendrons souvent à Barcelone et en Catalogne, je ne crois pas que nous nous promènerons encore beaucoup en Espagne.


Et donc, pour ce week-end que nous soulignons
chaque année... nous avons planifié un petit voyage à travers l'Espagne... histoire de voir quelques petites villes que nous n'avons pas encore vu ! Découvrir des villages que nous ne connaissons pas. Explorer des chemins nouveaux. Alors, nous partons dans quelques heures, direction Tortosa, puis Valencia, et puis Cuenca... et puis quelques villages... et Toledo... un petit voyage en auto comme nous aimons tant... et un retour en avion par Madrid. Madrid que nous ne verrons pas cette fois-ci. Nous lui avons fait nos aurevoirs en janvier dernier !!!

Encore quelques petits voyages de prévu en Europe... puis ce seront des voyages vers d'autres horizons !

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24 mars 2010

Tout est relatif

Je n'ai rien contre certaines idées. Quand je vais dans la région de Toulouse, je pense aux pierres roses et au cassoulet. Quand je vais en Provence, je pense à la lavande. Quand je vais en Belgique, je pense à la bière. Quand je vais à New York, je pense aux ... enfin... il y a certaines choses qui nous viennent automatiquement à l'esprit quand on pense à certains endroits.

Certaines idées ne sont pas complètement fausses. Simplement... elles ne sont pas toujours - ou uniquement - vraies. Il n'y a Pluiepas que... cette chose... à cet endroit. Il y en a, mais pas que.

Et donc... quand on parle du Québec, par exemple, nombres de gens vont parler de l'hiver. On parle rarement des étés étouffants ou des hivers sans neige. Et quand on parle de l'Espagne... on parle de la chaleur. Peu importe la saison. Et peu importe, la région. L'Espagne est un petit pays, mais chaque région est différente. Et chaque saison apporte sa température.

J'ai énormément chialé sur ces lieux -je le sais... et j'en suis un peu désolée-  de la pluie et du froid à Barcelone. J'ai même parlé de la neige qu'il y a eu cette année et qu'il y a chaque année depuis que je vis ici... et donc qu'il y a depuis toujours en Espagne. Mais bizarrement, les gens continuent à me parler de soleil et de chaleur. On m'appelle et on me demande s'il fait beau, s'il fait chaud... on me dit que je suis chanceuse d'être ici. On voit les touristes arriver à Barcelone, au mois de novembre, janvier, mars... habillés comme si nous étions au mois de juillet.

Et honnêtement, ça m'enrage. Ce fut un hiver horrible cette année. De la neige et de la pluie partout. Des désastres dans toutes les régions d'Espagne. Chaque jour, je me lève et dans ma fenêtre, je vois du brouillard, des nuages, de la pluie... il y a quelques semaines, il y avait même de la neige. Le printemps est arrivé. Mais il fait encore gris.

Je me console en me disant que bientôt, il fera soleil et chaud. Et alors, je me rappelle, que l'été, c'est souvent irrespirable ici. Et l'été, on me dit... "mais tu vas à la plage"... oui, parce que bien sûr, puisque je vis en Espagne, je vais tous les jours à la plage !!! L'été... il fait chaud... on étouffe... c'est invivable...

Et donc, je me dis... que peu importe l'endroit où on vit... on aura toujours quelque chose à dire sur la température... il y aura toujours une raison pour chialer ! Grrrrr....

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10 mars 2010

Quelques boutiques à Barcelone...

Barcelona Shops / Photographs by Consol Bancells ; [Redacció i coordinació: Begoña Garcia]. – [Barcelona]: Angle Editorial, 2007. – 190 p. : photgr. en coul. ; 19 x 19 cm. – 978-84-96970-05-2

Livre en anglais, espagBShopnol et catalan.

Quatrième de couverture

The most charming traditional shops – Las tiendas tradicionales con más encanto – Les botigues tradicionals amb més encant.

L'auteur

Consol Bancells est une photographe indépendante catalane. Elle a fait des études en Histoire de l'Art à l'Universitat de Barcelona. Elle se consacre aujourd'hui à la photographie et se spécialise dans l'architecture et les arts décotatifs. Elle a écrit et réalisé les photographies de plusieurs oeuvres, principalement sur le modernisme. Elle publie également dans diverses revues et magazines.

Bibliographie

  • Sant Pau, Hospital Modernista (1988)
  • El Modernisme a Mallorca (1989)
  • Guia del Modernisme a l'Eixample (1990)
  • Farmàcies Modernistes de Barcelona (2006)
  • Botigues Històriques de Catalunya (2006)
  • Barcelona Botigues amb encant (2007)
  • Farmàcies Històriques de Catalunya (2007)
  • El Modernisme (2008)
  • Ignasi Oms i Ponsa Arquitecte (2009)
  • Barcelona II.lustrada. La Ciutat del segle XVIII (2009)

Le site de la photographe.

Résumé

Une promenade dans Barcelone à la rencontre des boutiques historiques de la ville. La photographe nous propose ses photographies des plus belles, anciennes et représentatives boutiques de Barcelone.

Commentaires personnels

Barcelona Shops est un livre de petit format mais chaque page nous fait découvrir une boutique de Barcelone. Ces boutiques ne sont BShop2pas, pour la plupart, cachées ou inacessibles. Elles se trouvent facilement. On les croise souvent. Mais il suffit d'ouvrir les yeux. Et c'est ce qu'à fait la photographe.

Nous la suivons dans les rues de la ville à la recherche des boutiques anciennes. Les vieilles boutiques de Barcelone qui se caractérisent par leur ancienneté, mais aussi par leur beauté et leur architecture traditionnelle. La grande majorité des endroits datant du début du XXe siècle et sont représentatives du Modernisme et du Noucentisme (mouvement essentiellement catalan). Mais certaines boutiques sont plus anciennes.

Ces boutiques sont emblématiques de la ville. Elles rappellent son histoire, ses traditions, sa vie. Se sont souvent de vieilles épiceries  ou encore des pharmacies, toujours en fonction. Quelques boutiques de vêtements, et même une boutique de bougies et chandelles... la plus vieille de Barcelone.

J'ai souvent croisé ces endroits. J'ai même aussi photographié ces boutiques. Je me souviens aussi d'avoir acheté des chandelles, lors d'une visite en 1994, dans cette boutique antique "Cerería Subirá" qui existe et vend des chandelles depuis 1761.

Les photos du livre sont superbes et un petit texte accompagne chaque boutique. Peut-être un peu court. Il aurait été plaisant d'avoir un peu plus d'information sur l'histoire de chaque boutique. Mais le livre est essentiellement centré sur la photographie et sur la découverte de ces boutiques. On nous offre un plan avec la localisation de chacune des boutiques afin de pouvoir les admirer par soi-même... Barcelone se découvre véritablement à pied ! Il faut se promener tranquillement et toujours regarder partout afin de découvrir les endroits un peu plus discrets mais aussi superbes et intéressants que les attraits plus connus (les maisons de Gaudí, les cathédrales, etc.).

Sources à consulter

Posté par Laila_Seshat à 12:27 - Commentaires [4] - Permalien [#]
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