09 décembre 2008

Les archives de Pauline: Tourtières, alphaghetti et tarte au pudding

Je connais des gens qui me parlent des petits plats que préparait leur mère. Des menus élaborés, des plats traditionnels, des confitures maisons, des spécialités qui demandaient des heures de préparation. On me parle aussi des repas de Noël que leur mère passait des heures à préparer. Des odeurs incroyables qui s’échappaient de la cuisine pour les réveiller le matin ou pour les accueillir le midi et le soir. On me parle des biscuits maison qui faisaient partie de la collation. Parfois on me parle aussi des souvenirs de voir leur mère à la cuisine, des casseroles et des aliments qui peuplent les comptoirs.

Moi ? Je n’ai pas ces souvenirs. Enfin, pas tout à fait les mêmes. Ma mère n’aimait pas cuisiner. En fait, le terme est trop doux. Elle détestait avec passion cuisiner. Elle n’avait jamais observé sa mère faire ses conserves et ses tartes. Elle préférait commander des mets chinois au restaurant du coin. Elle n'avait jamais même fait cuire un oeuf avant de se marier. Et ceci n'est pas un cliché, c'est la vérité. Elle n'aimait pas cuisiner. Mais elle le faisait.

BouffeMon déjeûner consistait en rôties et beurre d'arachides ou céréales. Le midi, quand je revenais dîner à la maison, il y avait des sandwichs de "paris pâté", de "flocons de poulet" ou de tranches de mortadelle. Parfois, il y avait un bol d'alphaghetti. Et pour faire différent, parfois il avait du steak haché et des patates rôties.

Le soir, c'était plus compliqué. Macaroni, spaghetti, poulet rôti, quelques légumes, quelques plats typiquement espagnols adaptés à la Pauline... Les biscuits venaient en paquets, les tartes étaient remplis de pouding ou de préparations en cannes. Les gâteaux venaient habituellement en boîte... une poudre à laquelle on ajoutait un oeuf et de l'huile, je crois. À Noël, pas d'odeurs de biscuits, pas de sucre à la crème, pas de marmelades ou de ketchup maison... les tourtières n'avaient que de la viande hachée et du sel, et il n'y avait pas de dinde... mon père faisait une paella.Qui sentait très bon, soit dit en passant !

Quand nous fûmes, ma soeur et moi, plus vieilles, nous avons souvent préparer des repas... La fin de semaine, mon père prenait avec joie la relève et préparait des plats, mais pas de desserts, il n'aime pas le sucre. Ma mère avait bien quelques repas plus élaborés qu'elle préparait avec succès - je me souviens de son boeuf bourguignon - mais c'était toujours un véritable calvaire pour elle. Et je me souviens de l'année où le jardin produisit des tomates en quantité phénoménale...  pas question de perdre les tomates, et les voisins en avaient plus qu'assez... elle passa donc une fin de semaine à faire des conserves... ce fut la seule fois ! Elle a officiellement déclaré le dimanche, qu'on aurait dû la photographier car on ne l'y reprendrait plus !

J'aime beaucoup cuisiner. J'aime chercher la recette, trouver les ingrédients, sortir les bons chaudrons... trancher, couper, dépecer... faire mijoter, faire sauter... trouver les bonnes épices, les mélanger, suivre à la lettre la recette, improviser de nouvelles combinaisons... entendre le mijotement de la soupe, sentir les odeurs se mélanger...

Mais parfois, je sors une canne d'alphaghetti, j'achète de la pâte toute faite et j'y rajoute du pouding à la vanille, et parmi mes tourtières, il y en a toujours une, toute simple, toute sèche au steak haché... et il me semble que c'est toujours le meilleur plat qui ne fut jamais cuisiné. Et même si j'aime mes biscuits tout chauds sortant du four... il a des moments que je ne peux m'empêcher d'acheter un paquet à l'épicerie... de préférence des "feuilles d'érables"...

Les souvenirs culinaires ça ne se discute pas !!! :D

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01 juillet 2008

Un peu de tout et beaucoup de rien

Et bien... on part quelques jours et on rate les vacanciers qui se posent virtuellement dans notre ville ! Et puis, on est heureux d'avoir eu tant de visiteurs ! On part ensuite en voyage à travers le monde... que d'endroits à visiter et tant de villes à ajouter sur ma liste de voyage...

Et puis, on se rend compte qu'on avait promis un texte sur la Sant Juan à son retour... Mais les jours passent trop vite. Il fait1 chaud. Après des semaines de pluies et de nuages... après un mois de mai et un mois de juin véritablement mouillés et ombragés, presque frisquets, les derniers jours de juin sont déjà trop chauds. Le soleil envahit chaque coin de mon appartement et de ma terrasse... le vent ne souffle plus et les nuages sont disparus. On s'écrase devant notre ordinateur en tentant de travailler... et on essaie de ne pas trop penser aux douces journées de notre escapade de la Saint Jean, et on ne veut pas trop retourner dans toutes ces villes virtuelles qui nous font planifier des visites réelles...

Il fait chaud et on ne se sent pas le courage d'écrire.

Et puis, ensuite, on reçoit des amis montréalais pour quelques jours... et donc on reprend la ronde des visites, des rires, des soupers, des veillées sur la terrasse, des sorties de soirées et des papotages sur des sujets sérieux et moins sérieux... et il fait toujours aussi chaud... Et c'est sans mentionner cette fameuse victoire qui est encore célébrée dans les rues... un ballon peut soulever les foules et illuminer le ciel !!!

Mais miraculeusement, la lecture est permise... sous le ventilateur d'une chambre fraîche, sous le parasol sur une plage venteuse... au bruit sourd de la circulation ou au bruit sourd des vagues écumeuses.

Et donc... les amis sont partis et petit à petit on s'habitue à cette nouvelle chaleur étourdissante, et donc on recommence à vivre.... et on décide de reprendre ses activités, tout en se permettant une petite lenteur estivale... tout de même...
 

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17 juin 2008

Les archives de Pauline: Elle nous quittera ce soir

Mais ça, nous ne le savions pas.
C’était comme toutes les autres fois.
Sur le moment, nous ne sentions rien de bien différent.
Mais maintenant que j’y pense, son regard était différent.
Il était si résigné. Et si triste.
Mama1

À cause de son départ, nous sommes partis aussi. C’est de sa faute. Ce vide dans mon cœur et dans ma tête, c’est sa faute.

Et je lui en veux. Surtout de ne pas avoir été plus claire. De ne pas nous avoir dit que c’était la dernière fois que nous la verrions. Nous serions restées avec elle. Nous lui aurions dit que nous l’aimions. Nous nous serions excusées pour toutes les stupidités que nous lui avons dites dans notre vie.

Mais elle n’a rien dit.
Elle est partie.
Tout simplement.

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19 mai 2008

Soeurette est repartie

SisterAu départ, elle était aussi venue vivre à Barcelone. Mais après 2 ans, elle a décidé de changer de carrière, retourner à l'université et donc de retourner à Montréal.

Cela fait donc 2 ans que soeurette est retournée vivre au Québec. Je l'ai vu rapidement l'automne dernier, lors de notre voyage éclair à Montréal... justement pour son anniversaire.

Mais ces 10 jours ont passé rapidement et je l'ai à peine vue...

Évidemment, aujourd'hui c'est plus facile... Quand nous étions jeunes, mon père parlait rarement à sa famille en Espagne. Et il les voyait très peu. Les téléphones coûtaient chers, les lettres arrivaient parfois et les vols Montréal-Barcelone étaient peu fréquents et surtout très dispendieux.

Je parle à ma soeur plusieurs fois par semaine. Les appels ne coûtent que quelques sous, les conversations audios ou par écrit sur Internet sont quotidiennes... Et le Facebook et autres permettent de se parler tous les jours, de savoir ce qui se passent, de s'envoyer des photos...

Et donc on se parle souvent et on se voit même avec la webcam... mais ce n'est pas pareil.

Au début de mai, j'étais à l'aéroport, attendant qu'elle sorte de l'avion pour 3 semaines de vacance à Barcelone.  Qui ont passé bien trop rapidement !!!  Des marches, des heures de papotage, des films, des visites, des petites voyages, de la plage, des sorties... et même des petits "obstinages" entre soeurs... qui m'avaient bien manquée !!! Et plusieurs larmes ce matin quand elle est repartie pour Montréal...  Je m'ennuie de ma soeurette...

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11 mai 2008

Les archives de Pauline: Ma mère chantait toujours...

Il y a des chansons que me chantait ma mère. Ces chansons, elle les fredonnait surtout à l'heure d'aller au lit. J'avais beaucoup de difficulté à me coucher de bonne heure. Je ne voulais jamais aller au lit. Et je ne voulais jamais me lever le matin. Comme ma mère… Ma mère se couchait toujours très tard et aimait rester au lit le matin. Mais une petite fille doit se coucher tôt…

MamanElle venait donc, tous les soirs, s'asseoir sur le bord du lit pour me lire une histoire. Mais cela ne suffisait pas. J’étais trop attentive à l’histoire. Elle me chantait alors des chansons pour essayer de m’endormir. Elle avait une voix douce qui parfois n’avait pas la note juste mais qui pour mes oreilles était parfaite. Souvent, les chansons ne suffisaient pas non plus à m’endormir… j’aimais trop les entendre. Elle me caressait alors le bras ou le dos pour essayer de me calmer pour que je puisse dormir enfin.

Elle chantait ainsi tous les soirs. Parfois aussi le jour pendant qu’elle faisait le ménage ou les repas. Elle chantonnait aussi quand on allait se promener.

Ces chansons qu’elle chantait, je m’en souviens très bien. Et je peux les chanter aussi. Je le fais parfois. Ces chansons, ma sœur et moi, nous les lui avons chanté un après-midi, alors qu’elle était aux soins intensifs. Nous lui rendions visite et sans trop savoir pourquoi, nous avons parlé de ces chansons… et nous les avons chantés, doucement, en faussant légèrement. Quand nous sommes parties, elle souriait. Et puis, ce soir-là, elle s’est endormie pour ne pas se réveiller.

Les chansons qu’elle chantait étaient toutes des chansons connues et que j’ai pu retrouver… pour m’apercevoir que souvent elle les avait modifiées… souvent plus courtes, quelques paroles différentes… au gré de sa mémoire, je suppose. Quand je chante ces chansons, je les chante comme elle les chantait… et parfois comme ma mémoire me les rappelle. Ces chansons existent donc pour moi de différentes façons… sur mes disques dans leur version originale, dans ma mémoire dans leur version maternelle…

« Une chanson douce
Que me chantait ma maman,
En suçant mon pouce
J'écoutais en m'endormant.
Cette chanson douce
Je veux la chanter aussi,
Pour toi, ô ma douce,
Jusqu'à la fin de ma vie,
Jusqu'à la fin de ma vie.
»

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21 mars 2008

Les archives de Pauline: La danse du vendredi soir

Dans un petit village québécois, il y a peu de possibilités pour se distraire. Et pour une jeune fille vivant dans ce petit village pris dans des années 50 qui ne semblaient pas vouloir se terminer, il y avait peu de distractions qui en valaient la peine. Elle avaitVendredi grandi dans ce village. Elle y avait joué, été à l’école, puis travaillé. Elle y avait des amies. Et y vivait avec ses parents, ses frères et ses soeurs. Ensuite, elle déménagera avec toute sa famille dans la « grande ville ». Il y aura alors beaucoup plus de distractions.

Car la jeune fille aimait sortir et surtout danser. À chaque fois qu’elle le pouvait, elle se maquillait, se coiffait, s’habillait et allait danser. Elle adorait danser. Depuis des années déjà qu’elle dansait. Elle et son grand frère avaient même gagné des concours de danse. Ils se pratiquaient beaucoup. Danser à cette époque voulait habituellement dire danser en couple. Des chansons lentes, des chansons rapides… l’homme et la femme dansant ensemble.

Et elle aimait danser. Alors que ce soit dans son petit village ou dans la grande ville, elle trouvait toujours moyen d’aller danser. Les vendredis soirs étaient habituellement soirées de sorties. Elle se pomponnait et partaient avec ses amies pour une soirée de danse et de flirts innocents… enfin, selon ses dires.

Elle se maquillait, se faisait des coiffures agrémentées de postiches et mettait ses plus belles robes. Petites robes à bretelles… évidemment sa mère l’obligeait à couvrir ses épaules d’un petit manteau. Qui disparaissait habituellement aussitôt le coin tourné.

Elle sortait à chaque semaine. C'était une tradition à laquelle elle tenait. La danse du vendredi soir était presque obligatoire. C'était l'occasion d'oublier la semaine, de se mettre belle, de rire avec ses amies, de rencontrer de jeunes hommes et de danser, danser, danser.

Pas question de manquer une danse du vendredi soir. Et donc, elle se devait de sortir tous les vendredis. Mais il y avait des vendredis différents. Le vendredi saint, par exemple. Elle ne voyait pas de différence, mais sa mère n'approuvait pas du tout. Le vendredi saint, c'est sacré. C'est la passion, c'est la mort de Jésus... c'est un moment de silence, de prière et de recueillement... pas un moment pour s'amuser et danser.

Mais la jeune fille ne voulait pas manquer un seul vendredi. Et donc, elle di à sa mère qu'elle était une adulte, qu'elle travaillait et qu'elle était assez vieille pour savoir ce qu'elle faisait.  Elle sortait ce soir. Ces amies l'attendaient. Sa mère de lui dire alors, que si elle sortait en ce vendredi soir, elle rencontrerait le diable. Le diable profitait de la faiblesse des jeunes filles qui aimaient danser pour les  séduire et les enlever. Si elle sortait ce soir, un grand homme sombre, séduisant et mystérieux  lui demanderait pour danser. Et ce bel inconnu serait le diable en personne.

Rire de la jeune fille. Superstitions de bonnes femmes. Elle sortirait ce soir. C'était un vendredi comme tous les autres. Rien ne l'empêcherait d'avoir du plaisir et de danser. Elle se prépara et partit rejoindre ses amies. La soirée était fantastique. De la bonne musique, et du potinage entre copines. Et puis soudainement, la musique changea. Une musique lente et sensuelle... elle se tourna vers la piste de danse. Et elle l'aperçut. Un grand jeune homme aux cheveux noirs se dirigeait vers elle. Il était grand, séduisant, extrêmement beau... et mystérieux.

Elle se redressa, sourit et attendit qu'il s'approche. Elle savait qu'il venait lui demander pour danser. Elle était jeune, belle et dansait si bien. Et voilà que ce bel inconnu qu'elle n'avait jamais vu auparavant s'approchait d'elle. Toutes les filles de la salle le regardait et enviait la jeune fille. Il était si beau. Mais alors qu'il était tout près d'elle, les paroles de sa mère surgirent soudainement à son esprit.  Elle tenta de les chasser... c'était des superstitions, des racontars, des histoires pour faire peur aux jeunes afin de les empêcher de s'amuser. Mais alors qu'il lui demandait sensuellement si elle voulait danser avec lui, elle ne trouva pas la force de faire taire la voix de sa mère... et s'entendit refuser l'invitation. Ses amies furent complètement renversées... Elle-même était incapable de comprendre sa réponse. Elle regarda le séduisant jeune inconnu aux cheveux noirs rebrousser chemin. Il se dirigea vers une autre jeune fille qui dansa avec lui toute la soirée...

Elle ne le revit plus jamais. On disait qu'il était un cousin en visite... on ne savait pas bien de qui il était le cousin, mais il venait d'une autre ville. Il était beau, mystérieux et savait danser... le diable en personne !

 

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16 février 2008

Les archives de Pauline: Faire des boudins

Vous avez peut-être remarqué dans un texte précédent des « Archives de Pauline », les photos d’une petite Pauline. Sur ces photographies, elle porte fièrement de magnifiques cheveux frisés… en boudins. Elle était très Boudinsfière de ses boucles longues en spirale. Mais elle n’aimait pas du tout se faire faire ses boucles. C’était un long processus qui débutait le soir alors qu’elle commençait par se laver les cheveux. Ensuite quand les cheveux étaient encore humides, mais bien peignés, d’abord par elle, puis par sa mère qui avait une main un peu plus vigoureuse, les boudins pouvaient être commencés. Sa mère prenait des linges qui avaient été préalablement déchirés en bandelettes de quelques centimètres de large. Les bandelettes devaient être assez longues pour pouvoir y enrouler les mèches de cheveux.

Chaque mèche humique était ensuite fortement tirée, lissée et enroulée sur une bandelette de linge qui était ensuite nouée. Sa mère travaillait vigoureusement à cette tâche fastidieuse. Une mèche après l’autre… un long travail ennuyeux, légèrement douloureux et qui était marqué par la petite baboune de la petite Pauline. Pendant que sa mère enroulait ses mèches, Pauline faisait son propre boudin. Mais discrètement. Car il ne fallait pas que sa mère la voit bouder. Ça ne se faisait pas…

Une fois chaque mèche enroulée sur sa bandelette et bien nouée, il fallait ensuite passer toute la nuit pour que les cheveux soient bien secs et par le fait même bien frisés. Et il fallait donc tenter de dormir, le corps bien droit, le cou bien raide,  avec toutes ses bandelettes sur la tête, en prenant bien soin qu’elles ne se dénouent pas. Pour que le lendemain, quand chaque bandelette était dénouée et enlevée, la mèche ait une belle forme de spirale bien longue… un beau boudin… Et la chevelure était maintenant toute bouclée ! Et la petite Pauline était bien contente d’avoir souffert pendant toute une soirée et toute une nuit ! Et son attitude maussade et obstinée de la vieille s’envolait. Jusqu’à la prochaine séance de coiffure où faire du boudin était toujours associé à la confection des boudins !

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21 janvier 2008

Les archives de Pauline: ses anniversaires sans elle

Si nous pouvions disposer de l'immortalité, c'est notre mère que, la première, nous rendrions immortelle.

[Philippe Gerfaut]

 

68_ans

Encore un an de plus. Et à 68 ans, tu nous aurais sûrement
encore dit que tu étais trop vieille.
Il est vrai que tu n'aimais pas la vieillesse en général et
ta vieillesse en particulier.

J'aurais aimé te surprendre avec un cadeau et sûrement des fleurs...
tu aimais beaucoup les fleurs, surtout en janvier.
C'est que tu aimais tout de même les anniversaires,
malgré tout... en cachette.

Tu attendais les appels et les cartes.
Mais sans oublier de dire qu'il n'était pas nécessaire
de souligner les années
qui s'accumulaient sur ton visage et sur ton corps.
Peut-être un peu de coquetterie dans tout cela
même si tu avais réellement peur de la vieillesse...

Si j'avais pu je t'aurais offert la santé et la jeunesse
avec mes fleurs... et seulement ensuite
je t'aurais donné l'immortalité...

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07 janvier 2008

Cette loi téléphonique

Il semblerait qu'il existe certaines lois régissant ma vie... Ce ne sont pas des lois fédérales, provinciales, municipales, ou autres  ce sont des lois familiales ou conjugales ! Certaines sont cocasses d'autres commencent à franchement m'énerver !

Qu'une loi conjugale dise que je suis celle qui obligatoirement doit faire l'époussetage est correct puisque mon conjoint est celui qui fait le lavage. Que ce soit une loi conjugale que je doive obligatoirement faire les impôts trimestriels est acceptable puisque mon conjoint s'occupe des budgets. J'arrive à vivre avec l'existence d'une loi familiale qui stipule que je suis en charge de rappeler les anniversaires et d'acheter les cadeaux des autres pour les autres parce que ma mère a longtemps remplie ce rôle.

T_l_pMais je commence à trouver pénible de toujours devoir obligatoirement appeler les gens et que quand je ne le fais pas on me dise "tu n'as pas appelé", "tu n'appelles pas souvent"... hum hum, parce que le téléphone n'avait pas de "pitons" sur le tien !!! Cette loi familiale qui dit que je suis celle qui doit nécessairement appeler les gens commence à me taper royalement les nerfs. Et encore si c'était seulement les appels conversationnels ! Mais non, pour une raison quelconque certaines personnes ne savent plus s'exprimer quand il s'agit d'appeler les bureaux, les gouvernements, les architectes, les banques, ... ou alors, quand on appelle soi-même, on donne "mon numéro" aux gens pour qu'ils me rappellent moi, ou on m'appelle pour me dire d'appeler telle ou telle personne (oui, à ce moment on se rappelle qu'on peut m'appeler!!!) ... Au fait, ai-je dit que j'ai toujours détesté parler au téléphone? oui, oui, même adolescente... alors... aarrrhhh....

Oui, ça fait du bien de ventiler parfois... ;-)

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28 décembre 2007

Cherchez le tupperware... suite

Donc que vient faire la recherche de tupperware dans tout cela ?

Cherchez_le_TupperwareEt bien voilà... comme à chaque année, il y avait cette année, un souper chez mon père pour Noël. Noël dans ma famille, c’était ma mère. C’est elle qui nous a donné à ma soeur et moi, l’amour de Noël. Mon père n’était pas trop Noël, cela l’indifférait un peu, de plus qu’en Espagne, surtout à l’époque, on célébrait surtout les Rois. Donc, quand ma mère est décédée, le premier Noël fut un peu triste. Nous avions décoré tout de même, avons échangé quelques cadeaux et avons fait notre repas de Noël. Depuis toujours, chez nous, à Noël, mon père faitt une paella pour Noël. Cela lui permettait de s’intégrer aux préparatifs et cela nous permettait de manger autre chose que de la dinde et des tourtières – il y en avait bien assez dans la famille !

Une fois en Espagne, nous avons continué à faire notre repas traditionnel de Noël avec une paella en guise de repas. Et donc, le 25 décembre, nous allions chez mon père pour Noël. Moi, mon époux, ma sœur et mon père… L’année dernière, ma sœur n’était pas là – elle est retournée vivre à Montréal – donc ce fut uniquement mon père, mon époux et moi… un peu tranquille, sans décorations, quelques petits cadeaux et une belle paella.

Cette année, et bien, ce fut différent, puisqu’il y avait la petoune espagnole. Tout d’abord, il a fallut que j’insiste pour que ce premier Noël avec elle se fasse sans ses enfants et leur conjoint… pas envie de les rencontrer en cette journée de Noël. Puis, finalement, nous avons fait le repas le 26 décembre car, le 25 décembre, ils allaient chez la sœur du gendre à la petoune – oui, en Espagne, on va dans la famille de la famille… la famille c’est primordial – donc j’ai dû me contenter du 26 décembre. Et bien entendu, la paella fut contestée par la petoune, car évidemment ce n’est pas un repas de Noël ici … Mais, mon père n’a apparemment pas cédé sur ce point puisqu’il a fait sa paella.

Et donc, le 26 décembre, nous sommes arrivés chez mon père pour le repas de Noël. J’ai immédiatement offert mes cadeaux à mon père – et le poinsettia à la petoune -. Mon père n’est pas très cadeaux, nous avons toujours acheté pour lui les cadeaux qu’il offrait, et de plus, il est très difficile à plaire. Les cadeaux qu’on lui donne sont rarement utilisés ou appréciés donc il est très difficile de lui trouver quelque chose qui lui plaira. Cette année, je lui ai offert un fromage ! Oui, oui, un fromage énorme dans une belle caisse de bois ! C’est un fromage pas mal dispendieux que je sais qu’il aime beaucoup, donc il fut très heureux de le recevoir – pour une fois – et je lui ai donné immédiatement car enfin… hum… ça sentait fort !!!

Et puis… et puis, voilà, encore une fois aucune décoration. Une minable table dans le milieu du salon… et la porte patio ouverte pour les chats. Ce qui donne une température intérieure de 16º… j’ai gelé toute la journée ! Et puis, évidemment, c’était trop demandé que la petoune s’habille ! Comme à chacune des dernière fois que je l’ai vue, elle était en pyjama. Elle s’est finalement habillée en survêtement car nous sommes sortis voir le terrain qu’elle vient d’acheter. Si nous n’étions pas sorti, elle serait restée en pyjama. Et puis, évidemment, elle n’était encore pas maquillée. Ici… c’est strictement personnel… je n’ai rien contre le fait qu’elle ne se maquille pas, je ne me maquille pas tous les jours moi non plus.  Nous étions quand même invitésTupperware2 pour le repas de Noël, enfin... là n’est pas mon problème avec le fait qu’elle n’était pas maquillée. Hum, c’est que voyez-vous, elle a du maquillage permanent ! Donc quand elle ne se maquille pas, nous pouvons voir deux « beaux » traits noirs sur ses sourcils (enfin, l’endroit où il devrait y avoir des sourcils) et un « magnifique » trait noir sur le contour de ses lèvres… Et honnêtement, j’ai de la difficulté à la regarder en face… c’est tout simplement horrible. Enfin… si cela ne dérange pas mon père… soupirs…

Je passe rapidement sur les conversations et remarques – surtout qu’en plus je ne comprends qu’à moitié ce qu’elle raconte, incroyable accent andalou. Disons simplement que ce fut un long, long repas. Et puis, nous reçûmes nos « magnifiques » cadeaux de Noël… à 10€… je sais, je sais c’est l’intention qui compte. Finalement, ce fut le moment de quitter. Comme d’habitude, mon père voulut me donner les restes de paella. Ça aussi, c’est une tradition… il en garde un peu et je repars avec un plat plein de paella. Et mon père était bien garni en plats de plastique de tout format. C’était même un peu une plaisanterie familiale depuis toujours… les plats tupperware de mon père, de toutes les grandeurs possibles. Il en avait une quantité incroyable et comme il nous en laissait souvent avec différents mets, et bien il en rachetait tout le temps. Très fier de ses tupperwares, mon père. Et bien… plus un seul ! Parce que voyez-vous, selon la petoune, ce n’est pas bon de garder la nourriture dans des plats de plastiques, cela gâte la nourriture. Et donc, je suis repartie avec ma paella dans un bol de mélamine et un peu de papier cellophane.

C’est banal… je sais… mais bon…

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