21 octobre 2017

Vouloir croire aux fantômes, 3-3

Et dites-moi, maintenant vous croyez aux fantômes ? Probablement pas. Moi, oui. Encore. Malgré tout. Même si parfois, j'ai eu des doutes. J'ai douté defrayeurmes yeux. Douté de ce que je voyais ou pensais voir. Parce que les histoires de fantômes, on aimerait parfois ne pas les vivre.

Comme cette nuit, il y a plusieurs années, où je dormais chez mes parents. J'étais en visite pour la fin de semaine et je couchais avec ma soeur dans sa chambre qui était mon ancienne chambre. J'avais passé bien des nuits blanches dans cette chambre. Des bruits, des mouvements, ... cette chambre et cette maison m'ont donné bien des sueurs froides. Quand je suis déménagée, j'étais bien contente de ne plus ressentir cette pression. Que j'étais la seule à ressentir. Donc, je devais bien sûr m'imaginer des choses. Après une super soirée avec ma famille, ma soeur et moi allons nous coucher. Évidemment, nous papottons pendant un long moment. Elle me raconte des anecdotes de sa vie d'adolescente, je lui raconte mes déboires de jeune adulte en appartement depuis peu. On rit beaucoup. Puis, elle me dit qu'elle a beaucoup de difficulté à dormir ces derniers temps. On discute, on parle de ses migraines. Puis, on finit par s'endormir. Soudainement, je me réveille. Je suis tournée vers le mur. Je sens ma soeur qui s'agite dans le lit à côté de moi. Je me retourne. Et je la vois qui se débat. Le problème c'est qu'elle n'est pas complètement à côté de moi mais semble flotter à quelques centimètres du lit. Elle se débat. Je ne suis pas capable de dire quoi que ce soit. Puis j'arrive à dire son nom. Je ne me rappelle pas si j'ai crié ou murmuré. Elle est retombée sur le matelas. Et a ouvert les yeux. "Quoi ?", qu'elle dit endormie. "Rien, rendors-toi." Ce qu'elle fit immédiatement, mais pas moi. Le lendemain, je lui raconte ce que j'ai vu. C'est alors qu'elle me dit qu'elle rêve souvent que deux bras sortent du plafond pour la prendre et essayer de l'attirer.

Évidemment, j'étais à moitié réveillée. Elle a beaucoup de difficulté à dormir. Moi aussi, d'ailleurs. Nous nous convainquons que tout ça c'est des histoires. C'est des histoires, non ? Des histoires de fantômes pour nous faire peur.

Mais parfois les histoires de fantômes, on espère aussi qu'elles ne sont vraiment qu'une simple histoire de fantômes. On préfèrerait nettement que ce qu'on a vu c'était vraiment un fantôme.

Comme cette nuit dans mon nouvel appartement. Mon premier appartement. J'avais passé le week-end à déménager avec ma coloc. Toute la fin de semaine, moi, ma coloc et nos copains avions nettoyé, fait de la peinture et fêter un peu. Premier appartement, c'était énervant. Puis le dimanche est arrivé. Ma coloc devait retourner chez ses parents car elle travaillait tout l'été dans sa ville. Son copain l'a évidemment suivi et mon copain - oui, mon PisTout - est retourné chez lui. Je me suis donc retrouvée seule en ce dimanche soir, dans mon nouveau chez moi. Je regarde la télé jusqu'à tard... je dois avouer que j'avais un peur d'aller me coucher. Du haut de mes 21 ans, je me sentais bien fragile tout d'un coup. Mais je finis par aller me coucher. Je ferme les lumières et je m'enveloppe dans mes couvertes. J'ai toujours eu de la difficulté à dormir. Et je me réveille fréquemment pendant la nuit. Et donc, vers 2 h du matin, je me réveille. J'ouvre les yeux. Et là, dans le coin de ma chambre je vois une forme noire. Un homme se tient à côté de mon lit. Je suis tellement habituée à voir des formes quand je me réveille la nuit, fantômes ou hallucinations noctures, que je me retourne simplement dans mon lit vers le mur en me disant : "non, je ne continuerai pas à voir des fantômes ici., NON...". Et je parviens à me rendormir. Je me réveille le matin, assez fière de moi. Non, je traînerai pas les fantômes de chez mes parents dans mon nouvel appartement. Je me lève et quand je sors de ma chambre pour aller dans le corridor, je me retourne et je vois la porte d'entrée grande ouverte. En une fraction de seconde, je me rappelle mes amis quittantr l'appartement, je me rappelle leur dire au revoir, je NE me rappelle PAS avoir verrouillé la porte et je me rappelle l'homme dans le coin de ma chambre pendant la nuit. Je ferme les yeux, vais fermer la porte en tremblant, mets le verrou et me répète sans arrêt : "c'était un fantôme, c'était un fantôme, c'était un fantôme."

Parce que parfois on espère vraiment que ce qu'on a vu était un fantôme !

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20 octobre 2017

Croire encore aux fantômes, 2-3

Et alors, vous croyez aux fantômes ? Moi, oui. Encore. Malgré tout. Mais je sais que mes petites histoires ne vous ont pas convaincus. C'est normal. Les DSC_9748histoires de fantômes, à moins de les vivre, sont toujours tellement incroyables. Il y a toujours mille et unes petites explications pour ces moments inexplicables. 

Évidemment, aujourd'hui, j'ai beaucoup lu. J'ai lu sur les hallucinations nocturnes, sur les images résiduelles sur notre rétine, sur les rêves éveillés, sur l'apnée du sommeil, ... enfin toutes ces choses qui peuvent expliquer ces choses.

Bien sûr, ces hallucinations nocturnes peuvent expliquer pourquoi soeurette venait me voir la nuit. Car quand elle était toute petite, genre cinq ou six ans, je la voyais fréquemment à côté de mon lit. Je me réveillais au milieu de la nuit et soeurette était là. Elle me regardait tranquillement et ne répondait jamais quand je lui parlais. Et quand j'ouvrais la lumière, elle n'était jamais là. Si je me levais pour aller dans sa chambre, elle était bien endormie dans son lit.

Et bien sûr, ces hallucinations nocturnes expliquent parfaitement ce matin ensoleillé où je paressais dans mon lit. Un samedi matin de mes 19 ans. Ou peut-être 20 ans. Je ne sais plus. Il était bien passé 9 h 00. J'ai toujours aimé dormir le matin. Mais même si j'étais encore dans mon lit, je ne dormais plus depuis longtemps. Difficile de dormir quand dans la maison tout le monde est réveillé et s'active bruyamment. Mais je ne voulais pas me lever. En cette belle journée d'automne, j'étais bien enveloppée dans mes draps et je n'avais pas envie de me lever. Mon lit est contre le mur de la fenêtre et j'étais tournée vers celle-ci. Mes stores verticaux, bien que fermés, laissaient amplement passer la lumière du jour. J'entends ma mère crier quelque chose à soeurette. Mon père passe la tondeuse dehors. J'ouvre les yeux. J'observe les rayons de soleil se faufiler à travers les lattes des stores. Je me retourne et mon coeur s'arrête. Debout à côté de mon lit et penché sur moi, il y a un homme masqué. Je ne vois que ces yeux. Il a un couteau dans une main et il se rapproche d'un coup. Je me rappelle avoir crié et fermé les yeux. J'étais certaine que j'allais sentir le couteau d'une seconde à l'autre. Je ne sens rien. J'ouvre les yeux. Il n'y a personne.

Évidemment... il y a sûrement de belles explications bien logiques. Après tout, j'aime les histoires de fantômes donc j'ai tendance à sauter un peu aux conclusions.

Mais il y a aussi ce matin où j'étais couchée dans le lit de mes parents. J'avais environ 7 ans. Soeurette était encore un bébé dans sa bassinette. Mon moment préféré de la semaine était le dimanche matin. Je me levais très tôt et j'allais me coucher dans le lit avec mes parents. Pour dormir bien sûr. Je n'ai jamais été matinale, même enfant. Je me glissais entre les deux et il me semble que je dormais tellement mieux, tellement bien. Ma mère se levait toujours la première. Soeurette avait besoin de son biberon. Je prenais alors toute sa place à côté de mon père. J'aimais bien rester là dans le lit tout chaud. À écouter mon père ronfler et à écouter ma mère s'activer dans la cuisine. Parfois je me rendormais, parfois non. La porte de la chambre était grande ouverte et les rideaux cachaient à peine le soleil. Ce qui n'empêchait pas mon père de ronfler. Il aimait le dimanche matin où il pouvait dormir. Et puis, il y a eu ce matin, où j'ai ouvert les yeux soudainement. Il m'avais semblé sentir quelqu'un près de moi. Sur le lit, j'ai vu un homme debout. Je me souviens parfaitement de ces jambes tout à côté de moi. Le reste de son corps était flou. Je me suis figée. Je n'étais plus capable de bouger. Je voulais appeler mon père, mais je n'étais pas capable. Quand j'ai finalement pu dire "papa", l'homme a sauté en bas du lit. Mon père s'est tourné vers moi et m'a dit : "arrête de faire bouger le lit, ma chouette, papa veut dormir." Et il s'est rendormi.

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17 octobre 2017

Croire aux fantômes, 1-3

Vous, vous croyez aux fantômes ? Moi, oui ! Surtout en ces jours d'octobre si pleins de douces terreurs halloweenesques ! J'ai toujours quelques histoires Croire01à raconter à ceux qui me demandent si je crois aux fantômes. Je ne sais pas si ces histoires parlent vraiment de fantômes, mais elles m'ont toujours fait lever un sourcil en disant de façon dramatique : "il y a peut-être une explication bien rationnelle à tout ça, mais je ne la connais pas...".

Je pourrais vous raconter pleins de petites anecdotes bien mystérieuses qui ont fait que j'ai parfois passé des nuits blanches.

Comme la fois où j'ai dormi dans la chambre de ma soeur chez mes parents alors qu'elle restait en résidence au cégep. Ma soeur a toujours eu des petits animaux, des lapins, des hamsters, des rats... à cette époque, elle avait un joli hamster. Elle ne pouvait évidemment pas l'amener dans sa chambre à la résidence. Elle le laissait donc dans sa chambre chez mes parents pendant la semaine. À cette époque, je vivais déjà en appartement, mais j'allais parfois passer une nuit au milieu de la semaine pour voir mes parents et passer un peu de temps avec ma mère. Toute la nuit, son hamster a fait du bruit, princpalement en courant dans sa roue. Toute la nuit, je me suis réveillée en pestant contre le hamster qui m'empêchait de dormir. J'ai bien pensé me lever pour mettre la cage dans la salle de bain, mais il faisait un peu froid et je n'avais pas envie de quitter les couvertures bien chaudes. Quand je me suis levée le matin, je n'ai pas pensé à aller voir le trouble-fête. Il n'y avait plus de bruit et je me suis dit qu'il devait dormir puisqu'il avait couru toute la nuit. Je vais donc prendre un café dans la cuisine avec ma mère. Elle me demande si j'ai passé une bonne nuit. "Horrible !", que je m'exclame. "Le maudit hamster a tourné dans sa roue toute la mautadine de nuit." Ma mère me regarde bizarrement. "Hum, c'est que le hamster de ta soeur est mort la semaine dernière...".

Et puis, il y a la fois où j'écoutais tranquillement la télévision dans le sous-sol chez mes parents. J'étais seule et tout le monde dormait tranquillement dans leur lit. J'écoutais des vidéos. C'était avant Musique Plus. Il avait une émission qui passait très tard et qui présentait des vidéos. Je crois que cela s'appelait Nuit blanche, mais je ne suis pas certaine. Duran Duran, A-ha, Corey Hart,... la soirée était bonne. Et puis, soudainement, la porte de la chambre froide, située à côté de la télévision, s'est ouverte tranquillement. Mal fermée, aurais-je pu me dire. Le problème c'est que ladite porte est toujours verrouillée.... et avec un verrou de box. Je respire tranquillement. Bon, peut-être que le verrou était mal mis, la porte mal fermée. C'est quand la porte s'est refermée tranquillement que je me suis levée, fermée la télévision et été me réfugier dans mon lit. Le lendemain, je me suis levée avant tout le monde. La porte était bien fermée et verrouillée. 

Évidemment... il y a sûrement de belles explications bien logiques. Après tout, j'aime les histoires de fantômes donc j'ai tendance à sauter un peu aux conclusions.

Mais il y a aussi la fois, il y a à peine deux ans, où mon père est venu nous visiter. Mon père ne croit pas aux fantômes. Il ne croit pas en grand chose, en fait. Pendant sa visite, nous voulions lui faire visiter notre ville et les coins que nous adorons. Nous allons donc nous promener dans le vieux Pointe-Claire. On lui montre les vieux édifices, l'église, le moulin. Il est surpris par le village. Il ne connaissait rien de la région et de son histoire. Nous l'amenons dans un pub pour prendre un verre. Le pub est dans un ancien hôtel datant du milieu du XIXe siècle. Nous sommes assis près du foyer. Il ne connait rien de l'endroit. Il fait dos au foyer. Je suis à côté du côté du passage et mon PisTout en face de lui. De l'autre côté, une table avec deux personnes. Nous jasons, nous rions. Soudainement mon père se retourne et regarde derrière lui. Je lui demande ce qui se passe. "Quelqu'un m'a poussé", dit-il. "Papa, il n'y a personne." Il regarde autour de lui. "Tu es sûre ? Quelqu'un m'a vraiment poussé." Nous nous regardons tous. Personne n'a passé, personne ne s'est même approché de nous. Mon père regarde autour de lui, prend une gorgée de sa bière. Et change de sujet. Il ne croit pas aux fantômes.

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11 juillet 2017

De la fabrication des fantômes de Franck Manuel

FabFantome1De la fabrication des fantômes / Franck Manuel.  — Toulouse : Anacharsis, [2016] – 121 p. : 20 cm. – ISBN 979-10 -92011-32-6

Quatrième de couverture

Aujourd’hui, il est le roi de la fête. Il a cent ans. Sous ses yeux fatigués s’agite sa descendance. Tous des étrangers. Sauf Lucie, belle, insolente, une lueur de cruauté dans
le regard. Elle n’a jamais eu peur de lui. Elle connaît pourtant la terreur qu’il inspire, cette histoire d’ogre, de passe-muraille, de chats mangés vifs.

Mais il faut qu’elle sache. Alors elle le traîne sur les lieux du drame, survenu trente-sept ans plus tôt. Ce sera son cadeau d’anniversaire.
Dans la petite pièce poussiéreuse, face au mur couvert de mots épars écrits au crayon gris, les fantômes vont prendre corps.
Franck Manuel invente peut-être ici un registre littéraire inédit : le terrible magique.

L’auteur

Franck Manuel est né en 1973 dans le département Le Loiret au sud de Paris. Il étudie en Lettres à Toulouse et travaille comme facteur. Il FabFantome2obtient son doctorat en 2006. Il enseigne le français au lycée. Il publie son premier roman « Le facteur phi » en 2013.

Bibliographie

  • Le Facteur phi (2013)
  • 029-Marie (2014)
  • De la fabrication des fantômes (2016)

Mes commentaires

2073, un homme célèbre ses 100 ans parmi sa famille. Enfants, petits-enfants, arrière-petits-enfants, conjoints, ils ont été le chercher spécialement pour l'occasion. Il ne les écoute pas vraiment, perdu dans ses souvenirs. Sa famille ne s'occupe pas vraiment de lui non plus. À part l'occasionnel "encore un peu de gâteau ?", ils l'évitent autant que possible. Il est vieux et il est probablement fou. Après tout, après la mort de sa femme, il a escaladé des murs, il a erré dans la cour des voisins, envahi la vie des gens à leur insu, s'est réfugié dans une maison abandonnée, a vraisemblement tué et mangé des chats et quoi d'autres... on ne le sait pas. Sa famille en a légèrement peur, sauf son arrière-petite-fille, Lucie.

Lucie n'a pas peur de lui et elle veut savoir ce qui s'est réellement passé. Elle lui prépare donc une surprise pour son anniversaire. Elle va le ramener sur les lieux de ses crimes, dans la maison abandonnée, où les ossements de chats furent retrouvés ainsi que des mots écrits sur les murs. Des mots, des phrases qui semblent sans sens. Elle veut savoir et espère que de ramener le vieillard dans cette pièce le fera parler.

Il ne parlera pas mais nous le suivrons dans ses souvenirs. Pas nécessairement ordonnés mais qui nous amèneront sur les traces de moments de son enfance, de son amour pour son épouse, son désespoir et son inertie face au cancer et à la mort de celle-ci, son voyage par-dessus les murs, chez les autres, sa découverte des mots mystérieux et impénétrables sur un mur, et sa fabrication de fantômes. De fantômes sanguinaires, obsessiifs et affamés.

Lécriture de Manuel est nette, douce et froide en même temps. Le roman est intriguant. Il m'a envoûtée pendant toute ma lecture. J'ai aimé ce soupçon de futur qui ne m'a pas semblé si loin, j'aurais moi-même 102 ans en 2073. J'ai aimé le côté fantastique des fantômes dévoreurs de chats. J'ai aimé ces murs à la fois obstacles, supports et libération. J'ai aimé suivre le cheminement de ce veuf apathique devant la maladie et la mort de son amour. Et pourtant, j'ai refermé le livre avec l'impression qu'il me manquait quelque chose... que je n'avais pas lu tout ce que j'aurais pu lire. Que des mots n'étaient pas là ou que je n'avais pas su les lire. Et pourtant... j'ai bien aimé les secrets, les sensations, les souvenirs, la folie et les fantômes.

Les mots de l’auteur

« La mémoire n’est pas chronologique. Elle est topographique. Une vaste mer. Des failles. Des îlots. Des volcans. Des cendres aériennes. Ce souvenir de gauche. Celui-ci de droite. Même si la notion de droite ou de gauche est relative en pleine mer. Quant à un éventuel centre… Sa conscience flotte et ride la surface sur laquelle, surgie d’on ne sait où, tournoie la robe blanche de Rosalie. » p. 1

Pour en savoir un peu plus…

  • Article dans le webzine SuperFlux : le Toulousain indispensable
  • Avis sur Babelio
  • Avis sur CritiquesLibres

31 octobre 2016

Joyeuse Halloween !

"Je rigole face au danger, ensuite je cherche un trou pour me cacher"

[Xander dans Buffy, the Vapire Slayer]

DSC_9812

C'est le temps des fantômes, des squelettes, des citrouilles et 

des peurs contrôlées - ou non !

Joyeuse Halloween !

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25 octobre 2015

Le moment captif d'un dimanche : imperceptible

2015-10-12"Si l'oeil pouvait voir les démons qui peuplent l'univers, l'existence serait impossible." [Le Talmud]

Je ne crois plus aux fantômes, dit celle qui a passé un nombre incalculable de nuits la tête sous les couvertures. Je ne crois plus aux fantômes, dit celle qui laisse encore parfois une petite lumière dans le corridor pour qu'il ne fasse pas trop noir si elle doit se lever pendant la nuit.

Mais elle y a déjà cru. Intensément. Et pourtant, elle souhaitait désespérément ne pas y croire. Parce que les fantômes la terrorrisaient. Les ombres furtives dans la nuit de sa chambre la terrifiaient. 

Oh, pendant le jour, c'était bien plaisant d'y croire. Ses amies et elle se racontaient un tas d'histoires les plus horrifiantes les unes que les autres. C'était passionnant. Elles frissonnaient de peur en riant. C'était terriblement excitant.

Mais lorsque la nuit tombait et qu'il fallait se coucher, seule, dans un grand lit entouré de noirceur, elle ne trouvait plus cela excitant du tout. Elle fermait les yeux très fort et se répétait inlassablement que les fantômes cela n'existaient pas. Combien de nuits blanches a-t-elle passées dans le noir ?

Je ne crois plus aux fantômes, dit-elle en regardant attentivement la photo sur son écran.

"Si tout est illusion, nos illusions sont illusoires." [Alain Pontaut]

* Si vous cliquez sur la photo, vous la verrez en plus grand. Voyez-vous le fantôme que j'ai cru voir ? ;-)

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27 octobre 2013

Le moment captif d'un dimanche : sac d'os

001"Fantômes : Signe extérieur évident, d'une frayeur interne." [Ambrose Bierce]

Un "bag of bones" et des fantômes illuminés. Voilà ce qui manquait au décor. Et voilà qui complète la décoration. Un "bag of bones", "bag of bones", "bag of bones", c'est comme un litanie. C'est plus horrifiant et chantant que "sac d'os".

Je ne peux m'empêcher de le répéter dans ma tête. C'est une obsession. Je place chaque os avec soin. Et puis je les entoure d'une ribambelle de fantômes. Les fantômes éclaireront les os. Toujours en répétant "bag of bones", "bag of bones", "bag of bones". C'est une obsession, je dis.

Je suis bien fière de mes ossements et de mes fantômes. Ils seront effrayant pour les enfants qui viendront chercher des bonbons. "Bag of bones", "bag of bones", "bag of bones".

Je vais me coucher. Les fantômes encore illuminés. Ils s'éteindront plus tard... le minuteur est bien programmé. Je m'endors doucement. Mes rêves sont remplis de brouillard. Des lumières envahissent le brouillard. Des lumières blanches qui dansent parmi des ossements. C'est une danse macabre euphorique. C'est artistique et horrifique. J'essaie de les chasser, mais je leur ai donné une vie, je dois les accepter. Je les rejoins donc en chantant joyeusement : "bag of bones", "bag of bones", "bag of bones".

"Les fantasmes sont comme les fantômes : ils n'obsèdent et hantent que celui qui leur donne naissance." [Maxime Chattam]

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26 octobre 2009

Quelques mots...

"Je ne crois évidemment pas aux fantômes. Si vous en aviez rencontrés autant que moi, vous n'y croiriez pas non plus." [Don Marquis]

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03 octobre 2008

Des livres et des frissons

Des rangées de livres... un silence sourd... des mouvements aériens... Malgré les changements technologiques, les supports modernes, les ordinateurs envahissants, les activités incessantes et la vie tourbillonnante des bibliothèques - ou autres noms que l'on peut donner aujourd'hui - on garde encore une image voilée, feutrée, indéfinissable de ces lieux.

Les livres - mais peu importe aujourd'hui le support - semblent tous contenir des secrets... L'information ouvre les portes, donne accès à la connaissance, mais semblent également contenir une part de mystère, de danger...
Ghosts
J'ai travaillé dans différents lieux, mais la dernière bibliothèque où j'ai travaillé était vieille... enfin une partie était vieille, dans un collège de Montréal en place depuis de nombreuses années... où quelques religieux se promenaient encore dans les couloirs. Des livres neufs, récents, des ordinateurs, et tout... mais aussi des rangées de livres plus vieux, certains très anciens... qui sentaient la poussière, le passé, mais aussi un mélange de secret et de révélation...

Est-il étonnant que dans le silence de ces rangés on entende des craquements indéfinissables, des bruissements discrets, que l'on sente les livres se déplacer ? Des mouvements obscurs du coin de l'oeil, des chuchotements imaginés...

Non ! Je n'ai jamais vu de fantômes dans la bibliothèque... que des mouvements délicats. Mais les bibliothèques semblent un endroit naturel pour les fantômes et l'année dernière -oui, je sais tout le monde a probablement déjà vu le lien, je le découvre aujourd'hui-

Et il y a bien sûr la fameuse bibliothèque Willard, dans l'Indiana oú les apparitions sont si fréquentes que des webcams sont installées en permanence afin de capturer des images des fantômes qui la hantent !

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