21 juin 2011

Les plantes, les hommes et les dieux - Michèle Bilimoff

Plantes1Les plantes, les hommes et les dieux : enquête sur les plantes messagères / Michèle Bilimoff. -- [Rennes] : Éditions Ouest-France, [c2006]. -- 126 p. : ill. en coul. ; 26 cm. -- ISBN 2-7373-3657-0. -- Comprend une bibliogr. et un index.

Quatrième de couverture

Sorties de l'eau primordiale, les plantes ont peu à peu donné naissance à la vie sur terre. Elles étaient là depuis des millénaires lorsque l'homme y est arrivé.

Tout au long de cette nouvelle enquête, l'auteur a pu constater combien, depuis la nuit des temps, les humains avaient compris l'impotrtance vitale, essentielle et mystérieuse de la végétation. Dans toutes les religions du monde, au fil des siècles, les plantes ont symbolisé concrètement les forces inconnues, inquiétantes ou bénéfiques du Cosmos. Arbres, fleurs, fruit et même légumes- ont été investis de rôles essentiels: messagers auprès des dieux, lieu idéal pour leur donner naissance, dons capables d'attirer leur bienveillance…

Si les religions monothéistes ont remplacé les multiples dieux païens, les croyances dans les forces de la nature ont subsisté. Elles sont toujours là, au fond de nous, et de nombreuses preuves en sont apportées dans ce livre. Pourtant, la recherche accrue de l' " utilisable " estompe peu à peu le respect que nous devons à la végétation, malgré les risques pour sa survie… qui conditionnne la nôtre! Le souvenir de l'impotrtance vitale de cette végétation, si fortement perçue et vénérée par nos ancêtres, joint aux avertissements des experts et des défenseurs de la nature, doit tous nous inciter à la protéger!

L'auteur

Michèle Biblimoff a fait des études à l'École du Louvre où elle a obtenu un diplôme. Elle a ensuite étudier en anglais, en archéologie et en histoire de l'art. Elle a d'abord travaillé au CNRS comme ingénieur de recherche en archéologie où elle a participé à des travaux sur l'orfèvrerie et l'art du métal. Mais sa passion pour les plantes l'a menée à écrire de nombreuses oeuvres sur le sujet.

Bibliographie partielle:

  • Dictionnaire des poinçons de fabriquants d'ouvrage d'or et d'argent de Paris et de la Seine, 1798-1838 (1991) avec Catherine Arminjon et James Beaupuis
  • L'art du métal: vocabulaire technique (1998) - avec Catherine Arminjon
  • Enquête sur les plantes magiques (2003)
  • Promenade dans des jardins disparus (2005)
  • Les plantes, les hommes et les dieux (2006)
  • Français, Américain, Russe?, ou, L'insolite destinée de Gleb, artiste et homme de guerre (2008) - avec Gleb Plaxine
  • Les remèdes au Moyen-Âge (2011)

Résumé et Commentaires personnels

Les arbres, les plantes et les fleurs ont, très tôt, fait partie des religions ; parfois comme symboles des dieux, souvent comme intermédiaires entre les dieux et les hommes. De nombreux récits, mythes et légendes nous racontent la naissance ou l'origine des plantes ou nous expliquent leurs rôles dans dans l'histoire ou nos vies.

Aujourd'hui, dans un monde moins empreint des religions anciennes, les mythologies et la symbolique des plantes sont moins connues. Les arbres, les fleurs et les plantes font toujours partis de nos vies, ils nous entourent et se retrouvent dans nos jardins, nos maisons et sur notre table. Mais les plantes ne semblent plus avoir la même importance religieuse et symbolique.

Michèle Bilimoff nous raconte donc l'histoire de ces plantes. Elle retrace l'origine des croyances concernant les arbres, les plantes, les fleurs, les fruits et les légumes. Elle nous présente d'abord les "origines". En nous parlant de la naissance des plantes, elle introduit l'homme sur une planète déjà envahie par la végétation. Les liens entre l'homme et la végétation sont nombreux et surtout vitaux. L'homme est dépendant de la végétation pour vivre et survivre. Il est donc normal que celui-ci lui donne des pouvoirs, parfois bénéfiques, parfois maléfiques ou inquiétants. Les plantes demeurent mystérieuses pour l'homme et sont liées aux forces de la nature qu'il ne comprend pas bien. Elles prennent un aspect mythique et deviennent donc soit des dieux ou des intermédiaires entre l'homme et les dieux.

Les plantes régissent la vie des hommes et leur culture, leur cueillette, leurs utilisations sont rapidement ritualisées et réglementées. Il faut craindre et vénérer certaines plantes : " "Gardez-vous de briser les branches d'un arbre, n'oubliez pas que leurs tiges peuvent contenir des corps divins", écrit Ovide dans Les Métamorphoses."p.9

L'auteur s'attarde donc, tout d'abord, à nous présenter le rapport qu'avaient différents peuples avec les plantes. Elle nous présente ensuite le lien entre l'eau et les plantes, et donc, nous présente l'importance des plantes aquatiques qui sont liées à la création et à la naissance. Le lotus est un parfait exemple, et elle nous présente la symbolique de cette plante en Inde, en Chine et en Égypte.

Les arbres sont évidemment rapidement investis de grands pouvoirs... arbres de vie, cosmiques, sacrés, mythiques. En plus de nous introduire au rôle majeur que prennent les arbres dans les religions du monde, l'auteur nous parle plus en détail des croyances, mythes, légendes et symboles de quelques arbres: le chêne, le hêtre, le bouleau, le tilleul, le laurier, le peuplier, le platane, les conifères, les arbres fruitiers (le pommier, l'olivier, la vigne, ...), etc. Certains fruits et racines sont aussi présentés : la grenade, la pêche, la mandragore, le ginseng, etc.

Après les arbres, les céréales sont évidemment très présentent dans les mythes et légendes: le blé, l'orge, le maïs, le riz... Ces céréales d'Europe, d'Amérique, d'Asie, sont intimement liées à la vie quotidienne des hommes et sont empreintes de pouvoirs de renaissance et de sacrifices. Le livre s'attarde ensuite aux différents légumes. Moins présents dans les mythes et légendes, certains légumes sont tout de même très importants : l'ail, l'oignon, les fêves, ...

Les fleurs, sauvages ou cultivées, sont particulièrement liées aux dieux. Elles se retrouvent dans de nombreux mythes, soit par leur création, leurs attributs, ou leur offrande. L'iris, le lis, les roses, la violette, la pivoine, etc. ont toutes une légende ou une histoire fabuleuse. Les parfums et leur symbolisme sont également présents dans l'ouvrage.

Finalement, l'auteur résume ce que tous ces mythes et croyances sur les plantes peuvent signifier et leurs évolutions avec le temps. Elle reprend certains mythes et en approfondis l'analyse. Et en conslusion, elle nous rappelle l'importance des plantes pour notre survie.

Abondamment illustré, l'ouvrage est magnifique et très agréable à lire. L'auteur est une passionnée des plantes et cela se sent à travers les textes. L'auteur a également tenté de vraiment parcourir les légendes et croyances sur les plantes à travers le monde, même si elle s'attarde beaucoup plus sur les peuples méditérranéens.

L'ouvrage ne présente pas toutes les plantes, mais se concentrent plutôt sur quelques unes. L'auteur a voulu nous faire découvrir les croyances concernant certaines plantes et l'importance de ces dernières dans la vie des hommes. Le but de l'ouvrage n'était pas de répertorier toutes les légendes concernant toutes les plantes. On pourra donc parfois déplorer le silence de l'auteur sur certaines fleurs ou arbres, ou encore, la brièveté de certains articles. Mais c'est un choix de l'auteur et cela évite que le livre ne devienne un "dictionnaire". Bien que l'auteur nous présente plusieurs plantes, elle a laissé une grande place à l'analyse des origines de ces légendes, et à leur importance dans les religions antiques.

Extraits

"La rose avait aussi été attribuée à Bacchus, peut-être parce qu'elle avait (comme le lierre) la réputation de calmer l'ivresse. Dans les banquets les convives se couronnaient donc parfois de roses." p 79

"Toutes ces tristes légendes sont cependant pleines d'espoir, montrant que la jeunesse et la beauté perdues peuvent donner naissance à d'autres formes de beauté, à une résurrection sous une autre apparence." p.83

Sources à consulter

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08 mars 2010

Sukkwan Island - David Vann

Suk1Sukkwan Island : roman / David Vann ; traduit de l'américain par Laura Derajinski. -- [Paris] : Gallmeister, 2009. -- 191 p. ; 21 cm. -- ISBN 978-2-35178-030-5. -- (Nature Wrinting)

Quatrième de couverture

Une île sauvage du Sud de l'Alaska, accessible uniquement par bateau ou hydravion, tout en forêts humides et montagnes escarpées. C'est dans ce décor que Jim décide d'emmener son fils de treize anspour y vivre dans une cabane isolée, une année durant. Après une succession d'échecs personnels, il voit là l'occasion de prendre un nouveau départ et de renouer avec ce garçon qu'il connaît si mal.

La rigueur de cette vie et les défaillalnces du père ne tardent pas à transformer ce séjour en cauchemar, et la situation devient vite incontrôlable. Jusqu'au drame violent et imprévisible qui scellera leur destin.

Sukkwan Island est une histoire au suspence insoutenable. Avec ce roman qui nous entraînen au coeur des ténèbres de l'âme humaine, David Vann s'installe d'emblée parmi les jeunes auteurs américains de tout premier plan.

L'auteurSuk2

David Vann est né en Alaska, sur l'île Adak, en 1966. Il étudia à l'Université Stanford et y obtient un Master of Fine Arts (MFA) en Création Littéraire. Il publie régulièrement dans divers magazines The Atlantic Monthly, Esquire, Men's Journal, Outside's GO, National Geographic Adventure, Writer's Digest, et plusieurs autres.  En 2005, il publie ses mémoires intitulées A Mile Down: The True Story of a Disastrous Career at Sea, racontant son périple sur les mers. Il a en effet parcouru plus de 40 000 milles sur les océans.   

Il a enseigné à plusieurs universités: Stanford, Cornell SF State et Florida State University. Aujourd'hui, il vit en Californie avec son épouse et enseigne à l'Université de San Francisco. Il construit également un catamaran et prévoit repartir en mer pour un tour du monde solitaire.

Le site de l'auteur.

Bibliographie

  • A Mile Down: The True Story of a Disastrous Career at Sea (2005)
  • Legend of a Suicide (2008)

Résumé

Un homme, vivant une période difficile de sa vie, décide de partir pendant une année et de vivre dans une île isolée d'Alaska. Il demande à son fils de 13 ans, de vivre l'expérience avec lui et de l'accompagner sur l'île.

Ils partent donc tous les deux pour vivre dans une cabane sur l'île Sukkwan, accessible uniquement par bateau ou hydravion. Ils arrivent à l'île avec quelques provisions et matériel, prêts à travailler dur pour affronter la prochaine année. Mais dès le début, il semble que le père n'est pas du tout préparé à vivre cette expérience. Les difficultés s'accumulent et le père se laissent aller à sa dépression, laissant son fils complètement désemparé.

Le père et le fils se retrouvent pris dans un engrenage qui se terminera par un geste horrible qui changera leurs destins.

Commentaires personnels (attention spoilers)

Lecture commune avec : L'Or des Chambres

Sukkwan Island n'est pas à proprement parler un roman. Le titre est en fait une nouvelle qui fut publiée dans le recueil "Legend of a suicide" en 2008. Sukkwan Island est la nouvelle principale du recueil qui en contient 6 au total. La majorité des nouvelles prennent place en Alaska. Le personnage principal des nouvelles est principalement un jeune garçon nommé Roy. Les nouvelles ont également pour principal thème le suicide.

Le père de David Vann s'est suicidé suite à une dépression en 1980. David Vann avait alors 13 ans. Avant de mettre fin à ces jours, son père aait demandé à son fils de partir avec lui pour une île en Alaska.  Vann a lui-même expliqué que Sukkwan Island est une tentative de comprendre son père et son état psychologique. Par son récit, il essaie de se rapprocher de son père. Il a dit dans une entrevue que sa nouvelle est aussi une façon de se venger de son père... le faire payer en quelque sorte pour la culpabiblité qu'il ressent face au suicide de son père. Comme beaucoup de proches de suicidés, il s'est longtemps senti responsable de la mort de son père. Il a porté longtemps sur ses épaules le suicide de son père et dans la nouvelle, il se fera en quelque sorte porter par son père.

La nouvelle a pour thème principal la relation entre le père et le fils. C'est une analyse des rapports entre un père et son enfant. Et surtout un questionnement sur les responsabilités du parent face à son enfant. Un père a-t-il le droit de mettre son enfant dans une situation non contrôlé ? Éloignés de tous, sans moyens de communication fiable, sans véritables connaissances de la survie en nature... A-t-il le droit de mettre son enfant en danger ? Et a-t-il le droit de raconter à son fils de telles confidences ? Quand peut-il cesser d'être le père pour être un simple homme ? A-t-il le droit de se reposer sur son fils encore très jeune ?

Très rapidement, on sent que le père est malade. Il est faible, dépressif, suicidaire et surtout imprudent et irresponsable. Il n'est pas préparé pour vivre dans cet isolement. Ni d'un point de vue pratique, ni d'un point de vue psychologique. Il met volontaire son fils face à des situations difficiles. Il le laisse seul, il l'amène dans des promenades dangereuses, il se blesse volontairement, il pleure toutes les nuits et confie des choses délicates et inappropriées à son fils. Il est extrêmement égocentrique et centré sur lui-même et utilise même le chantage émotif pour que son fils reste sur l'île. Il est incapable de s'occuper de son fils et a donc échoué comme père. Le personnage est détestable et on sent vraiment le règlement de compte de l'auteur avec son propre père.

Le texte est divisé en deux parties et ce n'est un secret pour personne - puisque la publicité et le marketing entourant l'oeuvre fut très explicite - que la première partie se termine à la page 113 par un événement choc qui changera tout. La première partie est essentiellement la vie des deux personnages sur l'île. Leur tentative pour y survivre. Cette partie est essentiellement la raison pour laquelle le livre fait partie de la collection "Nature Writing" c'est-à-dire "Écriture de la nature". L'île d'Alaska est presque un personnage à part entière. On voit et on sent l'île... sa nature, ses intempéries, sa beauté et son aspect sauvage. Le père et le fils doivent apprendre à vivre sur l'île et à affronter ses éléments.

Cette première partie se termine par une mort. Les prochaines pages se concentrent essentiellement sur la culpabilité du survivant et le poids de cette mort sur lui.

La première partie est lente... les minutes semblent passées difficilement pour les personnages. On les sent souffrir dans chaque page. On sent les inquiétudes du fils et son désillusionnement face à son père. On ressent les échecs de son père, son désespoir. J'ai cependant eu beaucoup de difficulté à accepter les personnages. Ils m'ont semblé improbables. Ils sont essentiellement des émotions que l'auteur a assemblé dans deux personnages représentant le "père" et le "fils". Comme plusieurs lecteurs je ne suis pas capable de croire à la situation. Ce projet irréel... comment un père peut-il amener son fils pendant un an sur une île déserte en y étant pas préparé ? comment une mère peut-elle laisser son fils partir avec un père instable ? J'ai eu aussi de la difficulté à croire à certains événements... toute l'histoire de l'ours, par exemple, m'a semblé incroyable... j'avais l'impression qu'elle était fausse, "arrangée". Une simple mise en scène.

Malgré tout, c'est la partie que j'ai trouvé la plus agréable à lire. Évidemment, tout au cours de la lecture, on est en attente de "l'événement". On sent donc une tension qui s'installe. Plus les jours passent, plus on sent la situation devenir dramatique. Cependant, je n'ai pas senti la noirceur ou le cauchemar, comme plusieurs l'ont ressenti. La situation est tense mais prévisible. On sent qu'il y aura quelque chose d'irréversible qui se produira. Parce qu'on nous y a préparé... Et honnêtement... cet événement n'est pas bien difficile à prévoir ! Dès les premières pages, j'avais un doute. Et puis après la chute "accidentelle" du père, je savais plus ou moins ce qui allait venir... les événements suivants confirmaient petit à petit: les planches à faire, la cache à creuser et recreuser, les marches en pleine nuit, l'avion manqué, la pluie, les pleurs et confidences du père, les fusils, etc. Mais honnêtement... cet évènement n'était pas inévitable. Il m'a même paru un peu exagéré et "gros". Il a lieu car l'auteur a besoin qu'il arrive... pour pouvoir régler ses comptes avec son propre père. Car même si j'avais deviné ce qui allait arriver... en vérité cet événement arrive un peu n'importe comment et pour rien. La situation était difficile mais pas à ce point tragique ! Pour expliquer un tel geste, il en faut un peu plus. Je répète.... cette mort a lieu car sinon l'auteur ne pouvait exorciser ses propres démons.

Et donc, à la page 113, je ne fus pas surprise. Suicide ou meurtre... ce n'est pas vraiment important... c'est en fait le même acte pour l'auteur.

La deuxième partie m'a semblé vaguement inutile. Et encore plus improbable. Selon moi, elle n'est finalement qu'une métaphore des sentiments de culpabilité que l'on peut ressentir face à des gestes hors de notre contrôle... et que l'auteur tente d'exorcicer. Il se venge et en même temps pardonne à son père. Il lui donne la possibilité de payer son crime à travers le désespoir du survivant du texte. En quelque sorte, il nous raconte comment il vit les émotions contradictoires qu'il ressent face à son père. Désillusion et colère, culpabilité et rage, amour et haine. Mais j'ai trouvé la lecture de cette deuxième partie longue et fade... une longue suite de plaintes et d'apitoiement sur soi-même. Je suppose que pour l'auteur elle est la suite logique et essentielle. Tout comme la conclusion, essentielle elle-aussi. Elle vient boucler la boucle. Le cercle de la mort dans laquelle l'auteur voulait sortir. Ils sont tous morts.

Sukkwan Island est essentiellement un texte introspectif et libérateur pour l'auteur. L'histoire n'est pas sans charme mais manque cruellement de cohérence. La plume de l'auteur est très inégale. Elle est surtout thérapeutique et donc elle varie au gré des émotions que l'auteur cherche à transmettre. Même si j'ai apprécié la lecture, je dois avouer que j'ai été un peu déçue. Et je crois qu'essentiellement mon appréciation vient du fait que je comprends, aujourd'hui, le drame personnel que Vann a voulu décrire et se libérer. Mais sans cette information, le livre m'a d'abord apparu un peu ennuyant, invraisemblable et exagérément tragique. Ce qui me fait questionner... Si je dois connaître la vie de l'auteur et ses motivations pour apprécier la lecture de son texte... quelle valeur a à mes yeux cette nouvelle ? Si je ne peux apprécier les mots sans connaître cette information c'est que le texte n'a pas réussi à me rejoindre. Malheureusement.

Les avis de : Papillon, Stephie, Caroline, Anne-Sophie, Malice, Véronique (alias la Pyrénéenne), Keisha, Cuné, Saxaoul, Virginie, Sylire, In Cold BLog, Moby, Mango, Leiloona, La Sardine, Cathulu, Brize, Cynic, Yspaddaden, Cryssilda, Un coin de blog, Bookomaton et Bladelor.

Extraits

"Roy se sentait mis sur un pied d'égalité avec son père. Aucun d'eux ne savait quoi faire et ils allaient devoir apprendre ensemble. Il grimpa la courte distance qui le séparait des toilettes et vit les plantes déjà piétinées lors de leur précédent passage. Ils creuseraient des sentiers à tous les niveaux, partout où ils iraient." p. 20

"Il n'était qu'à une centaine de mètres de la dernière pointe quand il entendit le ronronnement du moteur, il s'arrêta pour voir l'avion décolleer de la baie, se détacher de sa propre écume et s'élever maladroitement au-dessus du chenal. Roy resta planté là en fixant le point où l'appareil avait disparu, la respiration saccadée, tenaillé par le sentiment qu'un événement terrible  était survenu." p. 81

Sources à consulter

Posté par Laila_Seshat à 00:20 - Commentaires [10] - Permalien [#]
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