05 février 2013

Le brunissement des baleines blanches de Boucar Diouf

 Balenine2Le brunissement des baleines blanches / Boucar Diouf. -- [Montréal] : Le Intouchables, [c2011]. -- 127 p. : ill ; 23 cm. -- ISBN 978-2-89549-422-5

Quatrième de couverture

Globi, une femelle bélouga qui souhaite sauver sa famille de la pollution du Saint-Laurent, décide de quitter le grand fleuve pour rejoindre les mers du sud. Mais, pendant son escapade, incapable de garder le cap, elle échoue sur une plage de la Nouvelle-Angleterre. Secourue par des biologistes, elle se retrouve quelques jours plus tard nageant dans un aquarium avec un vieux phoque retraité du cirque, nommé Jo Groenland. Le phoque, qui a toujours rêvé de retourner vivre dans la nature, lui propose un stratagème qui leur permettra de prendre le large. Cette mise en scène digne des plus grands spectacles leur redonnera la liberté ! De retour dans l'estuaire, l'artiste réalisera cependant que la vie d'un phoque libre n'est pas aussi simple qu'il l'imaginait.

L'auteur

Boucar Diouf est né au Sénégal en 1965 (certaines sources donnent 1966). Il a étudié à l'Université Cheikh-Anta-Diop de Balenine1Dakar où il a fait une maîtrise et une attestation d'études approfondies à la faculté des sciences. En 1991, il reçoit une bourse pour venir faire des études en océanographie à l'Université du Québec à Rimouski. Il obtient son doctorat en 1998. Après son doctorat, il décide de rester au Québec. Dans ses propres mots: "Finalement, j’ai décidé de faire ma thèse de doctorat sur les adaptations au froid chez les poissons. C'est après avoir soutenu ma thèse, cinq ans plus tard, que je me suis posé la question fatale : « Qu'est-ce que tu vas faire avec une telle spécialisation au Sénégal où il fait quarante degrés à l'ombre ? »"

Il est tout d'abord chargé de cours à l'Université du Québec à Rimouski, où il enseigne la physiologie animale et la biochimie. Rapidement, cependant, ses talents d'humoriste sont remarqués. Il consacre de plus en plus de temps à l'humour. Il participe à divers concours et prépare de nombreux numéros. En 2005, il remporte le Prix de la révélation au festival du Grand Rire de Québec. Sa carrière d'humoriste est lancée. Il monte plusieurs spectacles et se taille rapidement une place sur la scène québécoise. Il devient également un chroniquer et animateur pour plusieurs émissions de télévision dont la très populaire émission Des kiwis et des hommes.

Il vit aujourd'hui dans la ville de Québec avec sa famille. Il poursuit sa carrière d'humoriste, animateur, écrivain. Il continue également de s'impliquer socialement pour l'intégration des communautés culturelles. Il visite régulièrement les écoles et bibliothèques et est invité à différents congrès. Il a reçu de nombreux prix et distictions dont le prix Jacques-Couture pour la promotion du rapprochement interculturel en 2006. Il n'oublie pas la science et continue de s'impliquer dans le monde de l'enseignement et de l'océanographie. Depuis janvier 2013, il anime une nouvelle émission Océania sur la mer, les animaux qui la peuplent et les gens qui vivent par et pour la mer.

Bibliographie partielle

  • Mystérieuse de Kaloua (2005)
  • Sous l'arbre à palabres, mon grand-père disait... (2007)
  • La commission Boucar pour un raccommodement raisonnable (2008)
  • Le brunissement des baleines blanches (2011)

Site web de l'auteur

Commentaires personnels

Quel magnifique conte ! Et un conte éducatif, en plus. On peut sans hésitation qualifier son texte de "mélange entre la poésie et la science" comme le fait Alexandre Shields dans son article du Devoir (Le Devoir, 9 mai 2011).

belugaL'auteur aime le fleuve Saint-Laurent. Mais très pollué, celui-ci se porte plus ou moins bien. Pour sensibiliser les gens aux problèmes environnementaux du fleuve, l'océanographe a choisi de mettre au centre de son texte, la baleine blanche du St-Laurent, le béluga.

Selon l'auteur, le béluga est véritablement le symbole du fleuve Saint-Laurent et de ses problèmes. Le béluga est un cétacé qui vit dans les eaux arctiques et subarctiques. Sauf pour une population isolée vivant dans le Saint-Laurent et dans le fjord du Saguenay. On estime que cette population y vit depuis environ 7000 ans. Elle est estimée aujourd'hui à environ 1000 individus. On a longtemps accusé le béluga de détruire les populations de saumon et morue et il fut victime d'une chasse sauvage. Aujourd'hui, c'est la pollution qui menace le cétacé. Les bélugas du Saint-Laurent demeurent à l'année dans le fleuve, ils sont donc particulièrement affectés par la pollution et on note de nombreux cas de cancers.

Boucar Diouf a mis près de huit ans pour écrire son texte. L'idée lui vient alors qu'il est guide pour les enfants à l'école de la mer sur la Côte-Nord. Il aime vulgariser la science pour les enfants et veut les amener à aimer la mer et à la comprendre. Et surtout les sensibiliser aux liens entre l'homme et l'environnement. Il veut alors écrire un conte sur la mer.

"Le brunissement des baleines blanches" nous raconte donc l'histoire d'une jeune femelle béluga, Globi, qui veut sauver sa famille d'une maladie qui menace son espèce. Malgré les dangers, elle quitte son environnement (l'estuaire du Saint-Laurent) et part à l'aventure pour trouver un milieu plus sain. Elle se retrouve cependant dans un aquarium sur la côte américaine. Elle y fait la connaissance d'autres résidents de la mer, dont un phoque du Groenland. Mais Globi doit sauver sa famille et avec l'aide de ses nouveaux amis, elle réussit à s'échapper. Ensemble, ils repartent pour le fleuve Saint-Laurent.

Le conte, par définition, doit distraire et instruire. Et le conte de Diouf suit exactement cette ligne directrice. Son principal défi était de rendre la science qu'il voulait diffuser, poétique. Et je crois qu'il a assez bien réussi. L'aspect philosophie et l'aspect morale, que l'on retrouve aussi souvent dans les contes, sont également présent.

C'est une belle histoire que l'on lit avec plaisir. J'ai beaucoup appris en lisant le conte de Boucar Diouf et j'ai voulu en apprendre plus. Mais il est vraiment important de savoir, quand on ouvre le livre, que c'est un conte jeunesse. Car je dois avouer que dans notre bibliothèque, il était classé avec les livres adultes. Et au début de ma lecture, j'ai eu de la difficulté avec le texte. J'étais un peu surprise, je trouvais les phrases légèrement "enfantines et simples". Et je trouvais l'aspect "vulgarisation scientifique" un peu trop évident. Comme le but est de donner des informations tout en divertissant, le texte devient parfois didactique. J'ai même fait une pause dans ma lecture pour faire quelques recherches sur cette oeuvre de Diouf pour rapidement m'apercevoir que son public cible était les jeunes. Ma lecture a pu ensuite se poursuivre avec plaisir.

Les mots sont doux, le conte puissant et triste. Les personnages sont attachants et les problèmes décrits sont malheureusement trop réels. Et j'espère bien que l'auteur reprendra, comme il le dit, son personnage de Jo Groenland, le phoque philosophe. C'est un superbe personnage, haut en couleurs, sage et drôle.

Une fois ma lecture terminée, j'ai cependant tout de suite fait reclassé le livre dans la section jeunesse. Les adultes peuvent bien entendu se perdre dans le beau texte de Boucar Diouf, mais il reste un conte pour enfants.  Et il doit être abordé comme tel, sinon, la lecture peut être déroutante. Car le livre est finalement: " "C'est une belle et poétique histoire pour enfants, mais elle me semble invraisemblable.[...]" "Tu ne comprends pas. Ce qui est important dans cette histoire, c'est la morale de la fin. Dans un conte, on peut prendre un légume et en faire un super-héros, pour autant que ses actions contribuent à améliorer la société dans laquelle on vit." ". p.103

ExtraitsJaime_la_plumeQ

"Je suis Jo Groenland dit "le Voyageur". Je me suis produit sous tous les chapiteaux de la planète. J'ai dansé et fait tourner des ballons sur les musiques endiablées des Beatles et d'Elvis Presley. J'ai fraternisé avec des éléphants d'Afrique, des tigres du Bengale, des caïmans de l'Onénoque. Bref, je suis la fierté de tous les pinnèedes de la Terre". p. 36

" "Je me demande, fit le Cajun, si Beethoven ou Mozart savaient qu'un jour leur musique serait écoutée par les morues..." "Je suis certain, cracha Joe Groenland, que s'ils l'avaient su, ils n'auraient pas créé une si belle musique [...]"." p. 72

Sources à consulter

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08 janvier 2012

Le moment captif d'un dimanche : hivernal

DSC_5143_copy"L'hiver, c'est la saison du recueillement de la terre, son temps de méditation, de préparation" [Lionel Boisseau]

Prendre le temps de sentir le froid sur ses joues.

Lever le nez vers le ciel et se laisser envahir par le soleil qui commence déjà à descendre derrière les maisons.

Marcher tranquillement en écoutant les bottes produire ce crissement unique sur la neige trop froide.

Se rendre compte que la neige est trop lourde pour les petites branches des buissons qui entourent la maison et se demander s'il faudrait les aider à se relever.

Chercher le gros foulard blanc que l'on sait avoir mais que l'on ne trouve pas car on annonce -20ºC et qu'on ne veut pas avoir froid.

Observer le soleil glacial faire tout de même fondre la neige sur les toits et produire des glaçons étincellants.

S'asseoir devant la cheminée et contempler les flammes virevoltées vivement et se dire qu'il faudrait bien aller cherche une autre bûche dehors.

Voir le vent soulever des nuages de neige et espérer que la route ne sera pas trop difficile.

Sortir ses grosses bottes pour aller pelleter la neige qui envahit l'entrée de la maison.

Regarder les traces d'écureuils dans la cour et se dire qu'il ne faut oublier d'acheter des arachides et de remplir les mangeoires d'oiseaux.

... rêver que l'hiver s'enneige et s'enfroidisse enfin ; rêver de l'hiver en ce mois de janvier ; rêver que l'hiver arrive enfin et reste en place plus que quelques jours...

Car si l'hiver ne vient pas, comment pourra-t-on en profiter doucement et joyeusement et ensuite lui dire au revoir pour accueillir le printemps ?

"Quelle flamme pourrait égaler le rayon de soleil d'un jour d'hiver?" [Henry David Thoreau]

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01 août 2011

Grange Walbridge - Mystic (Cantons-de-l'Est)

Lorsque nous vivions à Barcelone, une des principales choses que nous aimions était que nous pouvions partir facilement le week-end en Catalogne et dans le Languedoc-Rousillon pour visiter les villages et faire des pics-nics près des rivières ou dans les vignobles. Quand nous discutions de notre possible retour au Québec, dans la liste des choses qui nous manqueraient, c'était tout en haut de la liste.

Donc, nous nous sommes dit ,à notre retour, que les petits voyages de villages et rivières ne devaient surtout pas s'arrêter. À vrai dire, nous ne connaissons pas vraiment le Québec ou les alentours. J'ai vu les villes Québec, Toronto, Boston et New York... mais les régions nous ne les connaissons que très peu...

Alors après les travaux, les déménagements et emménagements et le jardinage... nous avons commencé à faire des petites excursions de 2-3 jours, mais souvent d'une simple journée.

La semaine dernière nous sommes allés faire un tour dans les Cantons de l'Est. Je connais les Cantons de l'Est, puisque la grande majorité de la famille de ma mère y habite. Mais, mis à part Ayer's Cliff, Magog et North Hatley, je dois avouer que je ne connais pas tant que ça la région. Les visites de famille consistant à "visiter la famille" !

Nous avons donc ouverts nos livres d'excursions et de choses à visiter au Québec... et avons mis le cap pour la région de Brome-Missisquoi. Après un petit arrêt à Farnham -où l'église est vraiment magnifique mais impossible à visiter - nous nous sommes arrêtés à Mystic.

Même si je n'ai pas visité beaucoup de villages dans la région, beaucoup de noms me sont connus et familiers. Je dois cependant avouer que je ne connaissais pas du tout Mystic. Charmant petit village, connu surtout pour son étrange grange dodécagonale unique au Canada.  

grange2Un peu d'histoire...

Cette grange à douze côtés est en fait située à Saint-Ignace-de-Stanbridge, mais on l'associe habituellement à la petite ville de Mystic, en grande partie à cause de son constructeur Alexander Salomon-Walbridge.

La famille Walbridge quitta le Vermont en 1822 pour venir s'installer à Mystic et a grandement contribué au développement industriel du village, principalement à la fin du XIXe siècle.

La grange dodécagonale fut contruite en 1882. Alexander Salomon-Walbridge, fils du premier Walbridge, était fernier et ingénieur. Il étudia en Europe et ramena plusieurs idées considérées comme révolutionnaires pour l'époque. Il fit construire la grange selon ses plans plutôt fantaisistes

La grange a douze côtés, a une base de 24 mètres et chaque côté a 6,5 mètre de hauteur. La grange a deux étages: le 1er étage servait a entreposé le foin et le rez-de-chaussée était utilisé principalement pour garder les vaches qui fournissaient aussi le "chauffage" pendant l'hiver !

La grande particularité de la grange consistait dans le pont pivotant installé au milieu et attaché au toit. Lorsqu'une charrettegrange1 entrait dans la grange pour y déposer son foin, on pouvait ensuite tout simplement faire pivoter le plancher du pont et positionner ainsi la charrette vis à vis l'endroit où on voulait entreposer le foin. Puis ensuite, il n'était plus nécessaite de faire reculer les chevaux avec la charrette - manoeuvre toujours difficile. Il suffisait de faire à nouveau pivoter le pont et la charrette pouvait repartir droit devant.

Du domaine bâtit par Alexander Salomon-Walbridge, il ne reste plus que la fameuse grange. Mais le domaine comportait originellement, un manoir, un lac artificiel et une petite centrale. La grange fut classée monument historique en 2004 et la société d'histoire de Missisquoi décide alors d'y installer sa collection d'outils agricoles. La grange avec ses douze cotés et son pont pivotant serait unique au monde. On peut donc aujourd'hui visiter la grange, qui est la plus ancienne du Québec, et en apprendre un peu plus sur l'agriculture au Québec.

Quelques sources à consulter...

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05 juillet 2011

Non, ce n'est pas le paradis...

Encore une fois, je discute tranquillement avec quelqu'un... et on me dit : "wow, Barcelone ! Mais pourquoi, bon sang, vous êtes revenus ici ! C'est tellement plus beau là-bas ! Et la température est bien meilleure !" etc., etc., etc., et blablabla...

Vous dire le nombre de fois qu'on m'a sorti ce genre de remarques depuis que nous sommes revenus au Québec est carrément impossible ! Des dizaines ? Je pencherais même plus vers la centaine ! Et j'ai beau répondre et expliquer... on ne semble pas me croire ou m'écouter... On m'entend mais on ne m'écoute pas du tout. Je me répète et me répète... en vain... Alors, voici ce que je me tue à leur dire et qu'ils n'écoutent pas :

BCNBeau"Alors oui ! Barcelone est une belle ville. Magnifique, vivante, dynamique, diversifiée... Oui, oui, oui... Mais Barcelone demeure une ville. Avec ses qualités et ses défauts. Et vous savez quoi ? Je ne passais pas mes journées à me promener tranquillement, à admirer l'architecture et à prendre des cafés et des apéros sur les terrasses. Non, non... je travaillais, j'allais faire des courses, je faisais du ménage,... vous savez, la vie quotidienne quoi !

Et oui, Barcelone est magnifique, splendide, remplis d'endroits complètements renversants... des grands monuments, aux détails d'un immeuble dans une petite rue tranquille. Mais vous savez quoi ? il y a des rues ordinaires, sales, avec une petite odeur d'égout....Comme dans toutes les villes, il y a des édifices absolument horribles, des façades grises, fades et sinistres, des rues insignifiantes, mornes et inintéressantes.

Et oui, Barcelone est constamment en mouvement, vivante, folle et sans sommeil... mais Barcelone est excessivement bruyante, sans jamais un moment de silence ou de tranquillité. Les cafés sont toujours remplis, les rues toujours BCNLaidgrouillantes de vie... et on ne peut sortir sur sa rue sans avoir des cris, des rires, des pétards, des chiens qui jappent, des voitures , des sirènes et des motos... un bruit constant qui diminue à peine vers 4h-5h, pour reprendre à 6h00... oui la ville est dynamique et sans repos, peu importe la rue ou le quartier... elle ne dort jamais... et nous, difficilement.

Barcelone est belle. Mais la belle Barcelone... celle dont vous me parlez, est une ville de touristes que vous ne voyez que quelques jours ou quelques semaines. Barcelone est aussi ordinaire et parfois laide.

Alors... la prochaine fois que vous allez à Barcelone, faites un détour par l'Hospitalet, Sants, la Zona Franca ou la Barceloneta... et vous me direz ce que vous pensez de l'architecture, des détritus, des coquerelles et de l'odeur...

Toutes les villes sont uniques... J'aime Barcelone et Montréal... mais je ne trouve pas une, plus belle que l'autre... juste différente.

Et là... je ne parle pas de la température... parce que j'en ai déjà parlé souvent ... mais vous savez quoi, en hiver, on ne va pas à la plage car il fait trop froid, et il fait gris, gris, gris... et l'été, on peut à peine respirer pendant des mois tant il fait chaud... 

Et je n'ai pas parlé d'économie, société, politique... Non, ce serait trop long... De toute façon, vous ne me parlez que de beauté et chaleur... Soupirs !"

Bon... je respire ;-)

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01 juillet 2011

Et maintenant le 1er juillet

1juilletAprès le 24 juin, la Saint-Jean, fête nationale du Québec, voici le 1er juillet. Exactement une semaine plus tard vient la fête nationale du Canada. Mais ici, au Québec, ya pas de guerres depuis des sièckes, on aime pas ça se faire tuer, me semble que c'est pas complqué, cela fait très longtemps que la fête du Canada est, disons, moins soulignée... Il y a bien sûr plusieurs événements, quelques fêtes, quelques spectacles, mais cette fête du 1er juillet est beaucoup moins présente.

Il y a plusieurs raisons à cela... politiques, personnelles, historiques... Toujours est-il que, le 1er juillet, fête nationale du Canada, est aussi aujourd'hui, fête du déménagement au Québec.

Avant les années 1970, la coutume était de déménager le 1er mai. On retrouve cette date dans une ordonnace de 1750 et cette date est également présente dans le Code civil du Québec depuis 1866.

En 1974, l'Assemblée nationale du Québec change cette date. Ce projet de loi permet aux propriétaires et aux locataires de choisir ensemble la date à laquelle le bail viendra à échéance, tout en permettant une prolongation aux baux qui se terminaient le 30 avril 1975 de se prolonger jusqu'au 30 juin 1975.

Les gens ont immédiatement adopté la date du 1er juillet. En effet, cette date permettait aux gens qui changeaient de logis, de laisser leurs enfants dans la même école pour toute l'année scolaire. Les problèmes de changement d'école à quelques mois de la fin de l'année scolaire étaient donc évités. Rapidement, la date du 1er juillet est devenu synonyme de "démnagement" !

Et bien qu'aujourd'hui, cela commence à changer un peu... et qu'on peut voir des déménagements - et des baux - tout au long de l'année, le 1er juillet demeure la journée choyée pour son déménagement. Et c'est un ballet incroyable de camions se promenant d'un logement à l'autre...

Et pendant plusieurs années, j'ai vécu cette danse de déplacements de vie. Je me rappelle de fin de mois de juin à paqueter des boîtes et à embrasser les amis que l'on ne reverrait probablement plus. Je me rappelle des 1er juillet à attendre le camion et les déménageurs... ma mère qui stressait, mon père qui rageait et ma soeurette et moi qui pleuraient les souvenirs.

Et puis, ce furent mes appartements... les camions loués à peu de frais et qui ne valaient pas grand chose, les amis qui se portaient volontaires, les jurons et les rires, les escaliers à monter, à descendre et à remonter et à redescendre... un millier de fois ! La bière et la pizza offertes en remerciement...

Cette année, j'ai revu cette farandole de remue-ménage avec un sourire, partiellement nostalgique, résolument heureux de revoir mais ne pas participer à cette joyeuse bizarrerie du 1er juillet...

À lire!

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24 juin 2011

Bon... et c'est la Saint-Jean !

Et ici... on ne parle plus beaucoup des bouquets, des feux, de la lumière et de l'ombre... ici, pas besoin de se cacher des drapcpétards et du bruit...

Ici... c'est émotionnel... et national...

"Il me reste un pays à te dire
Il me reste un pays à nommer
.
Il est au tréfonds de toi
N'a ni président ni roi
Il ressemble au pays même
Que je cherche au coeur de moi
Voilà le pays que j'aime..."

Bonne Saint-Jean !!! qu'elle soit québécoise, française, catalane, portugaise, ou peu importe l'endroit et la tradition... Bonne fête ! :D

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11 avril 2011

Dans ma cour, il y a ...

Petite mise en contexte... assez longue en fait !

Quand nous avons décidé de revenir vivre au Québec, il était clair que nous voulions une maison, chose qui était à peu près impossible en Espagne, à moins de beaucoup s'éloigner de la ville et de payer, de toute façon, beaucoup trop cher (non  mais, la situation immobilière est particulièrement ridicule là-bas !).

Il était aussi clair, que nous ne voulions plus être en plein centre-ville. Honnêtement, même si cela a beaucoup d'avantages, nous n'en pouvions plus du bruit.... vraiment, mais alors là vraiment, omniprésent et assourdissant. Bien sûr, Montréal n'est pas Barcelone, mais quand même, il était certain que nous ne serions pas en plein centre-ville. Et puis, je voulais une cour... avec des fleurs, des arbres, un potager... Et pas des fleurs sur une terrasse... des fleurs dans un jardin... Et des arbres... Donc, je voulais une cour, un terrain, un parterre, quoi.

Et il était clair, que nous ne voulions pas être collés sur nos voisins... après des années d'appartements dans des édifices à multiples logements et paliers... nous disions "ça va faire" d'entendre le moindre bruit provenant, d'en haut, d'en bas, et de tous les côtés. Des voisins, ok, mais pas à 10 centimètres de ma porte.

Et puis... il y avait la localisation... Oui, on ne voulait plus être au "centre-ville", mais on s'entend qu'on ne voulait pas non plus être à 1 heure du centre-ville. On aime bien aller au restaurant, sortir, se promener en ville, aller au théâtre. On aime la ville et on aime Montréal. Et puis, même si je travaille encore de la maison, mon PisTout, lui, retournait dans les bureaux de l'entreprise et il avait été assez clair sur le fait qu'il était hors de question qu'il se tape le traffic matin et soir ! Il travaille à Lachine, alors pas question de prendre la 40 ou la 20 à chaque matin et à chaque soir. Il l'avait fait avant et il se rappelait parfaitement du cauchemar que c'est... et comment il était devenu aggressif. Donc, pas question de retrouver ce stress là. Et pas question de vivre les ponts ! Pourquoi payer moins cher une maison, si tu dépenses ton temps en voyagement et que tu perds ton argent en déplacements (gaz et km). Non... ce serait sur l'île.

Et donc, avec tous ces critères réunis, nous étions assez ouverts sur la localisation du logis.

Le hasard a fait que nous nous sommes retrouvés à Pointe-Claire. Dans l'ouest de l'île. Un endroit que je dois avouer, je ne connaissais pas du tout. Mon PisTout est à 10 minutes de son travail, nous sommes à 20 minutes en voiture du centre-ville et à 30 minutes en train. La station de train est à 5 minutes à pied. Et nous avons un terrain, des voisins juste assez près et assez loin... et une rue remplie d'arbres. Il y a des boisés et des parcs tout partout et le Lac St-Louis (le fleuve) est à 15 minutes à pied ou 5 minutes en vélo.

DSC_1255_copyEt puis donc... il y a la cour ! Elle est grande mais pas immense. Il y a des arbres matures, des arbustes et déjà des tulipes qui commencent à pousser et qui annoncent les fleurs qu'il y aura bientôt. Et il y a une faune... Des écureuils, bien sûr. En quantité impressionnante ! Et des oiseaux... beaucoup d'oiseaux... des merles, des geais bleus, des cardinaux, des corneilles, des passereaux, des mésanges, des étourneaux... et quantité d'autres que je ne peux encore nommés. Et puis... il y a eux !

On nous avait dit qu'ils vivaient dans un des arbres de la cour arrière. Mais nous ne les avions jamais vus. Oh... on savait qu'ils étaient là. La poubelle renversée en témoignait de temps en temps. Mais enfin, samedi dernier, nous les avons vu... ils traversaient tranquillement la rue, en pleine matinée, sous le soleil... ce qui est assez rare. Ils revenaient d'une promenade dans un boisée voisin, ont traversé notre terrain avant, notre cour et ont grimpé tout bonnement dans l'arbre pour nous observer ! Ce sont nos voisins ! Bien mignons, mais qui m'inquiètent légèrement pour mon futur potager ! Mais bon... je les aime bien ces ratons laveurs !

Quelques photos de ma faune ! Vous pouvez cliquer sur celle-ci si vous voulez les voir en plus grand ! ;)

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10 février 2011

Appréciation

Avant-hier, il neigeotais par ma fenêtre. Il faisait doux, très doux... à peine -2ºC. Hier et aujourd'hui, il a fait froid. Très froid. Aujourd'hui, le soleil brûlait le ciel et le bleu envahissait nos yeux. C'est l'hiver. L'hiver d'ici.

Et je n'en peux plus d'entendre les gens chialer. Il y a quelques jours, dans monDSC_0625 moment captif du dimanche, je parlais de la neige et de l'hiver. Aujourd'hui sous d'autres lieux, j'ai encore exprimé mon bonheur "personnel" d'hiver. Et contrairement aux gentils mots de Suzanne, Sylviane, l'Or des chambres - et Allie -  qui partagent mon amour de cette saison, j'ai eu droit à des tonnes de "j'haï l'hiver", "il neige encore, maudite neige", "comment peux-tu aimer l'hiver, tu as oublié", "tu vas voir, tu vas retrouver ta haine pour l'hiver"...

Et vous savez quoi ? Je suis bien tannée d'entendre les gens chialer sur l'hiver ! En hiver, on chiale qu'il fait froid et qu'il neige, en été, on chiale qu'il fait chaud et humide... on chiale en automne qu'il pleut et que l'hiver s'en vient et on chiale au printemps que c'est trop court et que tout est trempé parce que la neige fond... qu'il pleuve, neige, fasse soleil ou nuageux, on va toujours trouver à redire.

J'ai vécu dans un pays où supposément il faisait chaud... et j'ai vécu des étés pénibles de chaleurs horribles et des hivers humides, gris et pluvieux. Il y avait des mieux et des pires là-bas, et il y a des pires et des mieux ici !

Aujourd'hui, je préfère nettement nos hivers québécois aux hivers espagnols. Mais ce n'est pas ce qui m'énerve... Là-bas comme ici... les gens ne font que parler de températures et surtout ne font que se plaindre de la température... et j'en ai marre.

Oh, je vais peut-être dire parfois : "j'aurais aimé du soleil aujourd'hui" ou "ouf... j'aurais préféré qu'il ne neige pas aujourd'hui car je dois prendre la route" ou "il fait trop chaud, je vais me cacher à l'ombre"... Mais plus jamais, je ne vais "haïr" une saison... Elles sont toutes belles et ont toutes leurs inconvénients et leurs avantages. Et aujourd'hui, après avoir vécu des hivers différents, je revendique le droit de dire que j'aime l'hiver, le froid et la neige ! Na !

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06 février 2011

Le moment captif d'un dimanche: illumination enneigée

DSC_0629_copy"Il a neigé dans l'aube rose, Si doucement neigé, Que les choses, Semblent avoir changé" [Maurice Carême]

Je l'avais vue en rêve et parfois lors d'escapades en terres plus lointaines. Je l'avais même aperçue lors d'une étrange journée à Barcelone, alors qu'elle avait envahie la plage. Je l'avais soupirée sur les photographies d'années passées ou celles que soeurette m'envoyait.

Je l'attendais dès le mois de novembre. Je l'espèrais dès les premiers signes de l'hiver. On m'a dit: "Tu as oublié que tu n'aimes pas l'hiver". J'ai répondu: "Je n'ai pas oublié que je n'aimais pas l'hiver. Mais je le connais maintenant sous différentes formes, différents froids, différents cieux. Je le connais humide, doux, sans neige et sans soleil. Je l'attends, froid, ensoleillé et enneigé."

On m'a dit: "Tu verras, après la première neige, ça te passera... il fera froid, il neigera et neigera... tu devras pelleter et repelleter... tu te gèleras les pieds et les oreilles... et tu diras comme nous que tu détestes l'hiver". J'ai souri. Ça ne sert à rien de discuter avec ceux qui n'aime pas l'hiver. Ils ne comprennent pas. Ils n'ont pas de recul. Ici, tu adores ou tu haïs l'hiver. Tu ne changes pas d'idée au cours de ta vie.

J'ai connu d'autres hivers. Et j'attendais celui-ci avec impatience. Je n'aimais pas l'hiver avant. J'étais heureuse de m'en éloigné. J'ai découvert que l'hiver existe partout et qu'il est différent. Je me suis aperçue que je m'ennuyais horriblement de l'hiver froid et neigeux. Et je l'aime avec passion maintenant.

Il neige et les choses ont changé. J'ai changé. La neige illumine mes nuits. Le soleil envahit mes journées si froides. Je passe des heures à pelleter. Je rentre épuisée, satisfaite, les cuisses gelées, les yeux scintillants. Je m'habille chaudement et je retourne me promèner dans les rues débordantes de tempêtes...

"La neige. C'est de la lumière dont la terre est couverte. Des franges d'écume sur les roches. Un vol de papillons blancs" [Roger Mondoloni]

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28 octobre 2010

Presque Halloween

DSC_9740Et je n'ai pas posté un seul texte sur le sujet... pas d'analyse de livres, pas de critique de films, pas de réflexion sur cette période qui demeure ma préférée... snif... je suis toute penaude et gênée... Et je suis honteuse de ce silence et ce manque de participation. Et pourtant ma bonne volonté est là. Je veux écrire. Et je veux vous faire des coucous. Mais le temps et l'énergie ne sont vraiment pas au rendez-vous.

Il ne reste que quelques jours avant cette fête si précieuse à mes yeux et je n'ai que quelques décorations devant chez moi. Deux épouvantails et deux citrouilles. Dont une qui fut grignoter par un raton laveur.

Et je ne crois pas avoir le temps de sortir et participer. Mais, je vais donner des bonbons ! Ça c'est certain ! Il y a peu de décorations dans ma rue, mais beaucoup dans les rues avoisinantes. Donc, j'ai bon espoir que des petits pets vont passer. Mes bonbons sont achetés et prêts à être donnés. Ça fait plusieurs années que je m'ennuie de l'Halloween, je ne vais pas passer à côté. Je ne la soulignerai pas autant que je l'aurais souhaité, mais quand même.

Mais j'aurais aimé pouvoir écrire quelques textes sur des romans et des films de circonstance. Et j'aurais aimé participé au challenge de Lou et Hilde.

Mais le temps n'est pas là. Vous voyez, c'est bien une nouvelle maison... mais ça gobe du temps au début... Je travaille de 8h00 à 17h00 et puis après je me plonge dans la peinture, la rénovation, le remontage de meuble et le dépaquetage de boîte... Tous les soirs et toutes les week-end... Et quand on pointe le nez dehors, c'est pour faire des commissions ou pour ramasser des feuilles ! Oui, parce que c'est bien beau d'avoir d'immenses arbres matures sur son terrain, mais c'est que ça produit de la feuilles ces monstres !!! Mais nous sommes contents ! C'est ce qu'on voulait...

Mais voilà... je n'ai pas le temps de lire, pas le temps d'écrire.

Mais je vais fêter Halloween un peu, ça je le jure ! Parce que : "Life's no fun without a good scare" !!!! :D

Posté par Laila_Seshat à 16:53 - - Commentaires [4] - Permalien [#]
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