16 avril 2017

Le moment captif d'un dimanche : amour et cruauté

2017-07"Le caractère le plus profond du mythe, c'est le pouvoir qu'il prend sur nous, généralement à notre insu." [Denis de Rougemont]

Au début, il y a une activation irraisonnée de croyances émotionnelles. Puis vient la construction des autels. Abandon de liberté pour un pardon artificiel. Droit à la sérénité. Sans questionnement. Douce quiétude.

Besoin de détresse. Croyances épidémiques. Toutes différentes. Idoles cycliques, incroyablement similaires.

Beauté des mots et poésie des gestes. La plupart du temps. Volonté de bons sentiments : amour, compassion, ouverture, entraide... Pour un temps.

Inflexibilité des pensées et rigidité des actes. Trop souvent. Interdiction de la différence. Privation, condamnation, intolérance. Généralement.

Les yeux fermés. Un chant, une prière, un poème, un cri, un espoir pour une mythologie universelle.

"Secte, religion ; foi, superstition, juste un problème de définition." [Antonio Navalhas]

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10 avril 2016

Le moment captif d'un dimanche : diablerie

"Il est utile de penser quelquefois. Pour rester heureux, on ne doit pas trop penser." [Gustave Le Bon]

Écoute. Décider qu'on n'écoute plus. Absence de ciel, absence d'infini. Espace clos. Vide limitatif. Vide bien caché. Création d'un maximum de bêtises. Acquisition de croyance fictionnelle. Structuration d'une naïveté. Pardon artificiel. Tranquilité.

Conjugaison. Ils croient. Elle croit. Elle ne croit pas ce que vous croyez et elle déteste ce que vous croyez être. Elle se perd en prières répétitives et y voit des illuminations lyriques. Elle répéte des mots. Elle construit des autels de mots qui la protègent. Elle ne comprend pas et elle ne veut pas comprendre. Elle ne doute plus. Vraisemblablement.

"La religion commence peut-être au bord de la détresse." [Monique Corriveau]

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13 novembre 2015

Ce sont des larmes

J'ai la tête en sang. Je ne comprends pas. Ou plutôt, je comprends trop bien et je me sens impuissante. Je voudrais tout changer. Changer 730l'incompréhension et l'intolérance. Effacer la terreur. Mais je ne peux pas. Je suis impuissante. Comme tout le monde j'ai peur. Comme tout le monde je pleure. Je suis désolée. Je veux m'isoler. Et je veux crier.

On écoute en boucle... les images nous agressent. Elles ne veulent plus nous quitter. Et je sais que ces images ne sont rien. Je tremble quand je pense aux gens qui sont là. Aux gens qui étaient là et qui ne sont plus là.

Et je sais que des choses aussi et encore plus horribles sont le quotidien de trop de gens. Hier, aujourd'hui et demain.

Je crie finalement en silence. Je ne crois en rien. Je n'ai rien contre les gens qui croient en quelque chose. Mais je ne comprends rien dans ces conflits de croyance. Ou plutôt, je comprends trop bien mais je n'arrive pas à y croire. Peut-on vraiment faire ça ? Et pourquoi ? Il semblerait. Vraiment ? Je suis désolée. Et je suis fatiguée de crier.

Et on doit continuer à vivre. Non ?

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19 octobre 2011

Wicca de Scott Cunningham

c1Wicca : a guide for the solitary practitioner / Scott Cunningham.  St. Paul: Llewellyn, 1995. – 218 p. : ill.; 23 cm. – ISBN 0-87542-118-0

-Disponible en français

Résumé (traduction libre):

Voici une introduction positive et pratique à la religion de la Wicca. Cunningham présente la Wicca comme elle est aujourd’hui – une religion douce et modérée, orientée vers la Terre et la Nature et dédiée à la Déesse et au Dieu. Ce livre est essentiellement un guide pratique sur la pratique de la Wicca solitaire.

Wicca est un livre sur la vie, et sur comment vivre magiquement, spirituellement et complètement en accord avec la Nature. C’est un livre de sens et de sens commun, non seulement à propos de la Magie, mais à propos de la religion et un des problèmes les plus critiques d’aujourd’hui : comment obtenir une relation nécessaire et complète avec notre Terre.

[...]

Ce livre, basé sur la pratique solitaire de la Wicca par l’auteur, et ce, sur près de deux décennies, présente un portrait éclectique de nombreux aspects de cette religion. Des exercices conçus pour développer une expertise magique, un rituel d’auto-dédicace, magie des runes, herbes et cristaux, recettes pour les festins de Sabbat, sont également inclus dans cet excellent livre.

Commentaires personnels :

Ce livre de Cunningham se veut tout d'abord une introduction à la religion nommée Wicca. L'auteur cherche surtout à offrir une base aux gens désirant pratiquer cette religion en solitaire. Cunningham avait une nette préférence pour la pratique solitaire et il croyait fermement qu’il n’était pas nécessaire de faire partie d’un groupe pour pratiquer – ou plutôt pour vivre (comme il le disait) – la Wicca.  Il croyait également que la spiritualité était une recherche personnelle et individuelle. Il a donc essayé avec ce premier ouvrage de donner les outils et connaissances essentiels pour pratiquer seul la Wicca. Destiné aux gens qui sont dans l’impossibilité de trouver un groupe ayant les mêmes croyances ou encore qui ne sont pas confortables avec la pratique en groupe, ce livre tente de donner une vue d’ensemble de la Wicca – ses origines, sa pratique, ses croyances de base, les outils essentiels, etc. Finalement, il propose divers rituels à pratiquer en solitaire.

Le livre est sans aucun doute fort intéressant pour qui veut connaître et comprendre cette religion qui semble encore un peu inquiétante. Le livre explique sommairement plusieurs éléments et concepts. L’auteur présente les principes de base mais il semble ne survoler chacun des sujets ; donnant une définition, expliquant certains éléments mais allant très peu en profondeur. L’auteur, qui voulait offrir une vue d’ensemble de sa religion pour les gens n’ayant aucun accès à un groupe et donc aucun accès à un enseignement extérieur, a dû de toute évidence rester en surface.  Voulant couvrir plusieurs sujets en un seul ouvrage, il ne pouvait que survoler ces derniers.  D'autant plus que le livre est court – avec une mise en page très espacée, ce qui rend la lecture facile pour un ouvrage essentiellement didactique.

Le style de Cunningham est simple et facile d’accès. Il utilise des mots et des termes faciles à comprendre. Il avait comme but de rendre accessible la Wicca à tous – et non pas uniquement à quelques gens. Il voulait sortir la Wicca à la lumière, la faire connaître au plus grand nombre de gens possible et dissiper le coté mystérieux et secret. Pour lui, la Wicca est simple, proche de la Nature et ouverte à tous. Il a voulu enlever la rigidité des rituels, des dogmes, etc.  La Wicca, selon Cunningham est personnelle et flexible. Il voulait aussi dédramatiser et démystifier ce qu’il considère comme une religion « ordinaire » (et qui d’ailleurs a été reconnue comme une religion officielle dans certaines régions du monde).

L'auteur offre également des rituels et des pratiques simples et faciles à réaliser – peut-être trop simples et trop faciles à réaliser selon certaines critiques. L'ouvrage étant condensé, il passe cependant rapidement sur ces prières et rituels. Et il se fait souvent moralisateur. Pour beaucoup de gens, il passe également sous silence plusieurs aspects de la Wicca.

Le livre ne devrait pas, de toute évidence, être l’unique référence pour comprendre et connaître la Wicca. C’est un bon point de départ, il est vrai, mais il ne faut pas s’arrêter à ce livre. Il y a beaucoup trop d’éléments non approfondis. Cette spirtualité comporte de nombreuses croyances qui semblent être complexes et différentes selon les groupes. Le livre de Cunningham offre cependant un excellent aperçu de ce courant religieux.

Dans Living Wicca : a further guide for the solitary practitione, l'auteur propose un complément à son premier ouvrage et y poursuit sa définition de la Wicca. En plus de revoir certaines définitions et certains aspects abordés dans son premier livre, il aborde également de nouvelles notions pour tenter d’offrir aux gens une vision plus complète de la pratique solitaire de la Wicca.  Il souligne aussi avec plus d’emphase comment vivre sa spiritualité individuelle. 

Les deux ouvrages se veulent des manuels pratiques, des ouvrages de base.  L'auteur est d’ailleurs reconnu pour sa simplification des rites et concepts de la Wicca. Cunningham est un excellent vulgarisateur, et il est évident que ses écrits ont contribué à rendre la Wicca très politiquement correcte. Bien que cette vulgarisation permette à beaucoup de découvrir et connaître la Wicca – ramenée à un niveau plus accessible – elle fait également en sorte que la Wicca est très édulcorée et très schématisée. 

Il ne faut pas oublier que Cunningham n’est pas objectif et présente la Wicca telle qu’il la conçoit. Il est parfois très moralisateur.  On sent qu’il poursuit un objectif précis : rendre cette spiritualité ou religion « inoffensive » et on a parfois l’impression qu’afin de faire connaître la Wicca, de la normaliser et de la démystifier, il occulte beaucoup de concepts et de pratiques.  

Il est vrai que ce que définit Cunningham est très intéressant et il est également certain que l’auteur connaît très bien son sujet. C’était un praticien de la Wicca et un auteur important.

Les deux ouvrages sont très intéressants. La Wicca a une histoire, des précurseurs, des créateurs, des praticiens qui ont contribué à la mettre en place, à établir des rites, des prières, une spiritualité. Que l'on croit ou non à cette spiritualité n'a pas d'importance. Il est important de lire et apprendre sur toutes les spiritualités et religions. Et la Wicca en fait partie.

Pour en savoir un peu plus sur le sujet :

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18 octobre 2011

Scott Cunningham - L'auteur

En ces temps d’Halloween où la magie semble prendre toute la place et revenir sur l’avant de la scène, pourquoi ne pas se plonger dans un livre de « magie »… 

c1_copyScott Cunningham et ses livres sont extrêmement connus dans le monde ésotérique et maintenant par le public en général. Plus particulièrement ses deux livres sur la Wicca : « Wicca : a guide for the solitary practitioner » et «Living Wicca : a further guide for the solitary practioner ».  

Peu de gens s’intéressant à l'ésotérisme ne connaissent pas les livres de Cunningham. Très populaires auprès des débutants en magie et de ceux qui veulent pratiquer de façon solitaire, Cunningham est souvent considéré comme la principale référence en ce qui concerne la Wicca ou la magie dite naturelle.

Biographie de Scott Cunningham

Scott Douglas Cunningham est né en 1956 à Royal Oak (Michigan) aux Etats-Unis. Il est le deuxième enfant d’une famille de trois. Quelques années plus tard, il déménage avec ses parents en Californie dans la ville de San Diego. À part de nombreux séjours à Hawaii, il demeura toute sa vie à San Diego. 

Quelques biographies de l’auteur disent qu’il commença à s’intéresser à l’occulte et à la magie au début des années ’70, par la lecture d’un livre appartenant à sa mère « The Supernatural » par Douglas Hill et Pat William.  Très tôt, il fut également apparemment intéressé par les plantes, les pierres, et la nature. Le livre contribua à renforcer son intérêt pour ces sujets. Le livre comportait différents diagrammes présentant des gestes manuels utilisés pour repousser le mauvais œil. Ces c2gestes le fascinèrent et il les utilisa, alors qu’il était au High School pour attirer l’attention d’une jeune fille qu’il savait s’intéresser à l’occulte.

Il est reconnu que cette jeune fille fut celle qui introduit Scott Cunningham à la magie et à la Wicca. Au cours des années suivantes, il fut initié dans plusieurs covens apprenant plusieurs traditions différentes. Il avait cependant une préférence pour la pratique solitaire.

Quelques années plus tard, il s’inscrivit à l’Université de San Diego où il étudia la création littéraire. Son père, Chester Grant Cunningham, est en partie la raison de son choix puisque ce dernier est l’auteur de nombres d’œuvres – fiction et non-fiction.

Cunningham commença alors à écrire de nombreux articles pour diverses publications et peu après avoir entamé des études universitaires, il décida de les abandonner pour se consacrer à l’écriture et la rédaction. En 1980, il publia son premier roman intitulé « Shadow of Love ».  

Quelques années plus tard, en 1983, il apprit qu’il souffrait de la maladie de Hodgkin. Sa santé se détériora au cours des années qui suivirent. Cela ne l’empêcha pas de faire de nombreuses recherches et d’écrire de nombreux livres, principalement sur la Wicca, mais également sur d’autres sujets en lien avec la religion et la magie.  Il voyagea beaucoup, en grande partie pour offrir des conférences sur la magie et la Wicca. Il fit même quelques apparitions médiatiques.  Au cours de sa vie, il écrivit plus de 30 livres et révisa même certaines de ces œuvres afin de toujours les garder à jour et pertinentes. Plusieurs de ses titres furent publiés par la maison d’édition très connue « Llewellyn Publications ».

En 1990,  on lui diagnostiqua une méningite cryptococcique. Ce cancer le rendit vulnérable à diverses infections et il décède en 1993 à l’âge de 36 ans.

L’auteur a laissé une œuvre très importante. Son écriture est simple et facile à comprendre. Il est considéré comme un des principaux responsables de la diffusion et de la popularité de la Wicca. Il est également considéré comme le responsable de l’ouverture à la pratique solitaire. Il croyait que la religion et les pratiques spirituelles étaient personnelles et individuelles. Il avait une préférence pour cette pratique solitaire, même s’il lui arrivait de pratiquer avec d’autres. Il fut, au cours de sa vie, initié dans différentes traditions. Il étudia auprès de Raven Grimassi et fut initié à la Tradition Aridian. Il fit, entre autres,  également partie de la « Reorganized Traditional Gwyddonic Order of Wicca and the Ancient Pictish Gaelic Way ». Mais il resta essentiellement un praticien solitaire, préférant les rites solitaires à ceux de groupes.

Ces livres concernant la magie et la Wicca nous proposent sa vision de la magie et de la Wicca. Il croyait fermement que la Wicca était une religion moderne accessible à tous et permettant de s’ouvrir à une spiritualité qui peut être présente dans chaque aspect de la vie. Son principal but était de faire connaître une religion – la Wicca – et des pratiques trop longtemps gardées secrètes et difficiles d’accès, selon lui.  Il a essayé dans ses livres d’être toujours simple et d'être concis dans ses explications. Il passa de nombreuses années à faire des recherches, notamment pour ces œuvres encyclopédiques.

Bibliographie partielle :

  • Shadow of Love (1980) – œuvre de fiction
  • Magical Herbalism: The Secret of the Wise (1982)
  • Cunningham's Encyclopedia of Magical Herbs (1985)
  • Earth Power: Techniques of Natural Magic (1987)
  • The Magical Household (1987)
  • Cunningham's Encyclopedia of Crystal, Gem, and Metal Magic (1988)
  • The Truth About Witchcraft Today (1988)
  • Wicca: A Guide for the Solitary Practitioner (1988)
  • The Complete Book of Incense, Oils & Brews (1989)
  • Magical Aromatherapy: The Power of Scent (1989)
  • Earth, Air, Fire, and Water: More Techniques of Natural Magic (1991)
  • Cunningham's Encyclopedia of Wicca in the Kitchen (1993)
  • Divination For Beginners (1993)
  • Living Wicca: A Further Guide for the Solitary Practitioner (1993)
  • Spell Crafts: Creating Magical Objects (1993)
  • The Truth About Herb Magic (1993)
  • Hawaiian Magic and Spirituality (1995)
  • Pocket Guide to Fortune Telling (1997)
  • Dreaming the Divine: Techniques for Sacred Sleep (1999)

Sources :

À venir : Critiques et commentaires sur certains de ses livres

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09 juin 2009

Petit lexique des idées fausses...

Petit lexique des idées fausses sur les religions /iddes. -- [Paris] : Albin Michel, [2004]. -- 247 p. ; 18 cm. -- ISBN 2-253-10988-6. -- (Coll. Livre de Poche, no30183)

Quatrième de couverture


Depuis toujours les idées fausses ont proliféré dans le domaine où elles sont le plus pernicieuses, porteuses de haines et de malentendus : celui des religions. Elles concernent alors le noyau identitaire de chaque culture, et sont si bien enracinées qu'il semble impossible, surtout en un temps où les mots religieux envahissent l'actualité la plus guerrière, d'aborder rationnellement ce terrain explosif. C'est pourtant ce que fait ici Odon Vallet, enseignant à la Sorbonne et à l'université Paris-VII.
Après le succès de son Petit lexique des mots essentiels, il explore le champ religieux en scientifique, en historien, en amoureux des langues, corrigeant les approximations de vocabulaire véhiculées par la rumeur ou les médias, qu'il s'agisse du voile prétendument islamique, de la laïcité ou de l'antisémitisme.
Il s'applique aussi à prendre en défaut, sans concession aucune, les lieux communs du "religieusement correct" sur le pacifisme bouddhiste, la tolérance protestante ou la "culpabilité judéo-chrétienne". Il montre enfin comment certaines confusions cachent de réelles difficultés auxquelles il nous invite à ne pas nous soustraire, pour faire reculer l'intolérance et l'ignorance.

L'auteur

Odon Vallet est né en 1947 à Paris. Sa mère est infirmière. Son père est Jean Vallet qui a dirigé la compagnie d'assurance GPA-Athéna. Il laissa à sa mort en 1989, plus de 50 millions d'euros.

Odon étudia dans diverses écoles de Paris. En 1964, il ira à Briançon pour étudier au lycée d'altitude, différents sports comme le cyclisme et l'alpinisme. En 1970, il obtient un diplôme en Sciences Politiques. Il poursuit ensuite ses études à l'École nationaleiddes2 d'administration à Paris. En 1973, il devient maître des conférences à Science Po (IEP Paris), poste qu'il occupera jusqu'en 1989. En 1985, il obtient un doctorat en droit et sciences des religions. À la même époque, il obtient un poste de chargé de cours à Paris, aux Universités Paris I et IV. Il voyage aussi alors beaucoup et visitera l'Asie.

En 1994, il obtient son doctorat en sciences des religions. Il continue d'enseigner, principalement la culture générale et le droit public. En 1999, il crée la fondation Vallet, qui distribue environ 300 bourses d'études par années principalement en France, mais aussi au Bénin et au Vietnam. Il créa cette fondation grâce à la fortune qu'il a hérité de son père. Il est également administrateur de la Société des lecteurs du Monde (SDL); il y siège depuis 2002. Il est également administrateur de nombreux groupes.

Parallèlement à ses activités d'enseignement et d'administrateur, il écrit nombres d'ouvrages, principalement sur les croyances religieuses et les religions, ainsi que sur l'analyse politique. Mais il écrit également sur différents sujets.

Bibliographie partielle

  • Les Hautes-Alpes : hommes et nature en montagne, (1975 )
  • Culture générale (1988)
  • L'École ou De la vanité considérée comme un mode de gouvernement (1991)
  • Femmes et religions (1994)
  • L'État et le politique (1994)
  • Les Religions dans le monde (1995)
  • L'affaire Oscar Wilde ou Du danger de laisser la justice mettre le nez dans nos draps (1995)
  • Les grandes religions d'aujourd'hui (1998)
  • Le Honteux et le Sacré (1998)
  • Qu'est-ce qu'une religion ? (1999)
  • Jésus et Bouddha (1999)
  • Une autre histoire des religions (2000)
  • Le Cantique des cantique (2000)
  • Hymnes à la Terre-Mère (2000)
  • Hymnes au masculin (2000)
  • Dieu a changé d'adresse : propos d'un pharisien libéré (2001)
  • Petit Lexique des mots essentiels (2001)
  • Petit Lexique des idées fausses sur les religions (2002)
  • L'Évangile des païens : une lecture laïque de l'évangile de Luc (2003)
  • Petit lexique des valeurs fausses sur les religions  (2004)
  • Petit lexique des guerres de religion d'hier et d'aujourd'hui (2004)
  • Dieu a changé d'adresse  (2004)
  • Corps Divins (2006)
  • Dieu n'est pas mort... mais il est un peu malade (2007)
  • Dieu et le Village planétaire (2008)

Commentaires personnels

Ce Petit lexique des idées fausses sur les religions se lit rapidement et sans effort ! Une lecture agréable et essentielle ! Les religions semblent vouloir rester au centre de nos préoccupations, même aujourd'hui. Qu'on soit religieux ou non, qu'on soit croyant ou non... les religions font parties de nos vies et de l'actualité.

Mais nombreuses sont les fausses idées, les préjugés, les mauvaises conceptions sur les religions. On connait des demi-vérités, des légendes, des stéréotypes ; on répète ce qu'on nous répète et on finit par croire et prendre comme vérité des idées complètement fausses ou détournées de leur sens premier. Parfois ces fausses idées proviennent de malentendus, de peurs du non connu, mais aussi de la haine et du rejet des autres religions... Ce qui est étrange, inconnu, mystérieux, bizarre, hors de nos repères, peut parfois sembler incompréhensible et être mal interprété. Et surtout on oublie... on oubli le pourquoi, le comment, le qui... on oublie les origines, les raisons derrières certaines traditions, certaines coutumes. Notre propre culture religieuse est parfois très loin au fond de nos mémoires... imaginez alors pour les cultures religieuses étrangères ! Et il ne faut pas oublier que parfois les raisons derrières certaines coutumes religieuses sont lointaines. Et se perdent dans la nuit des temps. Elles n'ont plus de bases dans nos réalités modernes et nous semblent donc bien étranges.

Odon Vallet dans son ouvrage se penche sur environ 70 idées reçues sur les grandes religions et courants spirituels. Et il tente de les expliquer et de rétablir les faits. L'ouvrage se présente sous forme de lexique alphabétique. Chaque chapitre analyse un mot en relation avec un concept religieux : Amour, Athéisme, Castes, Circoncision, Excision, Génocide, Immaculée Conception, Kâma Sûtra, Moïse, Noël, Orthodoxe, Pape, Péché originel, Peuple élu, Réincarnation, Résurrection, Sectes, Tantrisme, Vaches sacrées, Voile, Zen... voici quelques uns des sujets abordés qui nous font réaliser à quel point on croit savoir et connaître ces thèmes mais qu'en fait souvent on ne fait que généraliser et répéter ce qu'on a pu lire dans les journaux. Nos conceptions sont souvent erronées, parfois biaisées, presque toujours incomplètes.

Le style de l'auteur est clair, précis, bref. Parfois un peu court, mais toujours étoffé. On nous présente une analyse du sujet - parfois on note une touche personnelle, mais généralement cela reste très objectif comme étude - avec des perspectives historiques, sociologiques, mythologiques, étymologique... L'auteur cherche à toujours remettre en contexte une coutume, une tradition, un geste. Et surtout, il ne prétend pas donner la "vérité". Il explique, explore, remet en perspective, mais ne donne pas toujours une réponse claire et nette. Vallet nous offre un ouvrage court mais sérieux.

Et voilà mon gros reproche au livre: il est trop bref ! Trop peu de mots explorés, trop peu de contextes et d'analyses offerts... C'est un un sujet vaste et avec cet ouvrage, on ne fait qu'effleurer quelques sujets légèrement - mais sans toutefois tomber carrément dans la vulgarisation. C'est une ouverture à aller plus loin. À remettre en question nos idées reçues et à apprendre et comprendre les religions et cultures de ce monde.

Une lecture passionnante et enrichissante !!!

Extraits

" "L'Immaculée Conception est la conception miraculeuse de Jésus"

C'est une double erreur riche de sens. L'Immaculée Conception ne concerne pas Jésus puisqu'elle s'applique à Marie dont la conception fut, e plus, tout aussi charnelle que celle de tous les humain. Mais cette confusion entre la mère et le fils fut largement entretenue par un culte de la Vierge mariolâtre et oeudipien.

L'Immaculée Conception est l'absence de péché dont aurait bénéficié la mère de Jésus depuis l'instant de sa conception par un homme et une femme que les évangiles canoniques ignorent mais que les évangiles apocryphes (notamment le protévangile de Jacques) nomment Anne et Joachim." p. 95

" "Le paradis est une création de la Bible"

Le mot paradis est une invention iranienne et non biblique. Mais la Bible a transformé cette innovation et en a retiré un droit de propriété intellectuelle. Les Iraniens avaient créé le paradis sur terre, les juifs le paradis au ciel et l'Iran s'est fait voler son paradis." p. 150

Sources à consulter

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08 décembre 2008

Quelques mots...

" Quand le peuple ne croira plus à l'Immaculée Conception, il croira aux tables tournantes. "

Gustave Flaubert

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18 septembre 2008

L'Archange Saint-Michel : II. Présentation

L’Archange Michel apparaît dans l’Ancien Testament, mais sa mythologie est surtout développée dans les textes hors de la Bible officielle.

Son nom Michel est écrit מיכאל en hébreu - Micha'el ou Mîkhā’ēl. Ce nom signifie « Qui est comme Dieu » ou plutôt « Qui est comme Elohim »  - de Mi Ka El. Elohim étant considéré comme un nom commun – probablement au pluriel – qui signifierait dieu, ou encore majesté ou excellence. Cette phrase est aussi souvent considérée comme une interrogation : « Qui est comme Dieu? ». Et donc, on peut offrir une multitude d’interprétation au nom de Michel.

En grec, le nom devient : Μιχαήλ, Mikhaíl et en arabe :  ميخائيل, Mîkâ’îl, parfois Mikal. En latin, nous retrouvons plus simplement : Michael ou Michaël.

Michael est un des seuls anges mentionnés par son nom dans la Bible – avec Raphaël et Gabriel. Il est de plus, appelé « archange ». Il est donc reconnu comme un archange – le mot provenant du grec, archangelos (αρχαγγελος) et signifiant premier (arch) et messager (angelos). Les anges sont donc des messages, les archanges annoncent quant à eux les événements les plus importants. 

Michael fait à la fois partie de la littérature et tradition chrétiennes, juives et arabes –autant dans la littérature religieuse que profane. C’est donc une entité très importante dans les religions dites révélées. On retrouve son nom dans plusieurs textes sacrés ou écrits apocryphes et même, ésotériques : Talmud, Livre d’Énoch, et beaucoup d’autres. Parfois, même si son nom n’est pas expressément mentionné, on le reconnaît dans la présence angélique évoquée. 

Dans la Bible, il est mentionné à quelques reprises. On le retrouve notamment dans le livre de Daniel ainsi que dans l’Apocalypse :

Ap 12:7- Alors, il y eut une bataille dans le ciel : Michel et ses Anges combattirent le Dragon. Et le Dragon riposta, avec ses Anges,

Ap 12:8- mais ils eurent le dessous et furent chassés du ciel.

Il inspire les Macchabées, apparaît à Moïse dans le buisson ardent, à Josué dans la campagne de Jéricho, il est l’ange qui retient Abraham lorsqu’il veut sacrifier son fils, … Comme on ne nomme pas l’ange, beaucoup de « ces actions » sont parfois attribuées à d’autres entités.

Ange3Il est considéré comme le chef de la milice céleste. On le dit chef de l’ordre angélique des Vertus, chef des archanges, chef de la 4e sphère céleste, ange du repentir, de la sanctification, chef guerrier, défenseur de la foi, ange de la mort, peseur d’âmes, conducteur des âmes, … Ces caractéristiques sont les plus connues, mais on l’associe parfois à l’Esprit Saint, au Logos, et même à Dieu.

Peu importe, les attributs qu’on lui donne, Michael possède toujours une force extraordinaire. Il est envoyé où sa puissance est nécessaire. Son nom nous indique que seul la puissance de Dieu peut réaliser ce que Michael peut accomplir.

L’Archange est très important dans les textes hébreux et il est souvent considéré comme le protecteur et patron du peuple – ou encore des nations – juif. C’est l’ange qui défend les enfants du peuple juif.

Mais c’est véritablement dans l’Apocalypse que nous retrouvons le combat principal de Michael. C’est en effet dans ce texte que l’archange s’oppose au dragon – ou Satan, l’ange déchu. Ce combat a eu lieu et aura lieu à la fin des temps.

On doit comprendre que ce combat est éternel – et le dragon est toujours vaincu par l’ange de lumière. Ce combat donne les caractéristiques physiques principales à l’archange : armure de guerrier et lance ou épée – souvent de feu ou de lumière.

C’est le guerrier de Dieu. Dans les traditions abrahamiques, son nom est le cri de guerre des anges qui se battent contre Satan et les anges déchus.

Michael est le défenseur et le protecteur de tous les fidèles et est celui qui terrasse non seulement Satan, mais toutes les créatures infernales. Il représente l’éternel combat de l’église contre le mal, contre le péché et annonce la victoire du bien –ou parfois du Christ- sur la mort et le mal.

On dit aussi qu’il est le souffle de Dieu lorsque l’on rend l’âme, il la protège et l’accompagne et la conduit jusqu’à sa destination finale. Il agit alors comme psychopompe. On lit parfois qu’il va jusqu’à peser les âmes, et on le représente alors avec une balance.

Voir aussi:

Quelques sources:

  • Le Mont Saint-Michel: monastère et citadelle. -- Lucien Bély, préface de Jean Favier, photographies : Hervé Champollion. -- Rennes: Éditions Ouest-France, c1994, 2004. -- 249 p.: ill, photgr, cartes; 24 cm. -- ISBN. 2-7373-1419-4

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16 septembre 2008

L'Archange Saint-Michel : I. Introduction

On ne peut visiter le Mont Saint-Michel sans essayer de comprendre Saint-Michel. Ou plutôt essayer de comprendre… car Saint-Michel est multiple.

Je ne prétends nullement offrir dans les prochaines articles, une définition de cet ange, archange, entité… juste quelques lignes qui résument mes lectures.

Lorsqu’on arrive au Mont Saint-Michel, on peut immédiatement trouver des représentations de l’ange – ouAnge1 comme on l’apprend, l’archange – brandissant son épée et terrassant un dragon. On comprend donc que c’est la principale représentation de cette entité que l’on retrouve au Mont.

C’est le culte de Saint-Michel que l’on retrouve au Mont. Mais beaucoup peut être dit sur cette entité : qui est l’archange Mickael, comment devient-il Saint-Michel, comment son culte commença-t-il, que sait-on de lui, quelles sont ses possibles origines païennes, quelles sont ses représentations aujourd’hui,…

Saint Michel Archange est bien présent au Mont et on nous rappelle son combat avec un – le dragon – qui eut lieu sur le Mont… un combat entre l’ange et le démon. L’Ange a vaincu le Dragon, mais ce combat est sans fin… il n’a pas détruit le dragon. On sent ce combat entre la lumière et la noirceur dans tout le rocher…

Peu importe ses croyances spirituelles, on se sent toucher par le culte - parfois plus païen que chrétien - fait à cet archange.

Je me suis promenée longuement, j'ai observé, non seulement les représentations, les peintures, les sculptures... mais aussi le rocher, l'abbaye, le monastère, la grève, les eaux au loin... et j'ai senti une présence - à la fois guerrière et douce.

J'ai senti la lumière et j'ai senti les ombres... j'ai senti l'archange et le dragon... Mais je ne pourrais affirmer qui était la lumière et qui représentait les ombres... 

Entamons un peu les multiples aspects de cette entité.

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12 août 2008

Quelques mots...

Toute religion n'est qu'un système imaginé pour concilier des contradictions à l'aide des mystères. 

[Baron d'Holbach]

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