07 août 2016

Le moment captif d'un dimanche : sur le chemin

2016-08

« La route ? Là où on va, on n’a pas besoin de route ! » [Robert Zemeckis / Retour vers le futur, Dr. Emmett Brown et Marty ]

Je vais où je veux. J’ai une idée en tête et je la suis. Avec insouciance. Mais la route penche un peu et j’ai des papillons dans l’estomac. La route est sinueuse, étroite, difficile. Un mauvais coup de volant et la voiture plonge dans le vide.

J’ai peur de m’engloutir. De sombrer dans l’inconnu. Je me redresse. Je reste sur la route. Ma route.

Je vois ma destination au loin. Mais la route s’estompe. Ma route semble s’effriter petit à petit. Il n’y a plus de route. Je suis perdue. Alors j’oublie ma route. J’oublie ma destination. Je plonge.

Et je me retrouve sur une route imaginée qui conduit à toutes les destinations. Je m’immerge de béton, de terre, de gravier. La route est magnifique, entière et suffisante. Et quand j’ai accepté le chemin, je peux le quitter et me perdre dans ma destination.

« Ce n'est pas la destination mais la route qui compte. » [Proverbe gitan ]

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25 janvier 2015

Le moment captif d'un dimanche : vitrée

2015-02-05"Le rire, comme les essuie-glaces, permet d'avancer même s'il n'arrête pas la pluie." [Gérard Jugnot]

Je ne vois rien. Mais j'avance. Je ris et je pleure à ma façon. Mais je ne suis pas une chanson. Même si j'aime bien chantonner.

Souvent, j'ai la sensation que les gens aiment bien fabriquer des obstacles pour le simple plaisir de les contourner. Ou de voir les autres tenter de les éviter. Quand tout va bien, on se sent coupable alors on imagine des montagnes à franchir.

Mais parfois, j'ai l'impression que je moi aussi je m'invente des tempêtes simplement pour pouvoir pelleter la neige. Alors, je ris. Je pousse la neige et je balaie l'envie d'en inventer encore. Les obstacles se créeront sans mon aide. Il y en aura toujours. Et toujours j'avancerai. En riant ou en pleurant. Mais j'avancerai.

"Si la route est aisée, inventons l'obstacle." [Robert Sabatier]

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21 septembre 2014

Moment captif d'un dimanche : entre deux bateaux

2014-09-21"Rester, c'est exister. Mais voyager, c'est vivre." [Georges Brassens]

Prendre la route. Prendre l'air. Prendre le large. Se coincer entre deux bateaux pour mieux s'envoler en couleurs. Qui sont ces voyageurs qui se cachent près des navires immobiles ? Je ne les connais pas. Je  ne veux pas nécessairement les connaître. Je n'ai pas besoin de les connaître.

Je peux très bien m'imaginer leur vie. Je peux inventer les voyages qu'ils ont faits et ceux qu'ils rêvent encore de faire. J'aurai problabement tout faux. Mais ce n'est pas grave. C'est ma fiction. Je peux leur bricoler la vie que je veux. Leur coller des mots dans la tête et des rêves sur leur bouche. Je peux les faire changer d'idées et les laisser parmi ces bateaux pour quelques mois. Ils apprendront à pêcher et partiront sur l'eau pendant des jours. Leurs nuits seront froides mais ils s'enlaceront pour avoir chaud. Et puis, les couleurs les rattraperont et ils repartiront sur la route. Ils partirons peut-être vers des lieux plus chauds. Ou ils retourneront chez eux. Cela n'a pas vraiment d'importance. Ici ou ailleurs. C'est le déplacement qui compte, non ?

"On voyage pour changer, non de lieu, mais d'idées." [Hyppolyte Taine]

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28 septembre 2011

Car on peut bien tricher

VacancesBien entendu... car on a bien le droit d'avoir quelques jours de vacances... mais comme je sais que je suis beaucoup moins présente qu'avant... j'ai voulu laisser quelques textes... ici et là. En trichant un peu... et en les écrivant d'avance pour qu'ils apparaissent alors que je n'étais pas lá !

Et puis... avec ce changement d'emploi, les vacances se sont envolées en fumée ! Car je ne pensais pas vraiment changer d'emploi donc nous avions prévu nos vacances en septembre. Mais en changeant d'emploi en juillet... pouf... il fallait oublier les vacances. Pas de repos pour moi.

Mais j'ai négocié mon emploi et j'ai obtenu une semaine tout de suite... oui, car c'était ça ou le nervous breakdown dans quelques mois ! Car la dernière année fut plus que stressante ... dans tous les aspects possibles de ma vie... alors...

... yep... j'ai pu prendre quelques jours pour changer d'air... et comme ces oiseaux croisés dans une petite ville au milieu des Ètats-Unis, nous avons envahi la route pendant une dizaine de jours. Á défaut de parcourir les routes d'Europe, nous nous sommes réappropriés les routes de l'Amérique... Pleins de souvenirs... à venir...

Retour au travail... heureux - car je suis plus que contente de ma décision - mais difficile - car les voyages ne sont jamais reposants ! Mais la tête pleine de projets et d'idées... pleins de textes en cours de recherche et rédaction... Et on ne parle pas de l'Halloween qui arrive !!! :D Vivement les textes pleins de fantômes, frissons et cris !

Oh... que ce clavier espagnol m'agace... et pourtant avant, je le maìtrisais parfaitement... mais maintenant que je travaille avec d'autres ordi... pfiff.. c'est le bordel total ! vous m'excuserez tous ces accents dans tous les sens...ok??? :)

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03 juillet 2011

Le moment captif du dimanche : croisement de béton

"[...]Chaque ville diffère de toutes les autres : il n'y en a pas deux semblables. Et une ville a des émotionsDSC_2216 copy d'ensemble." [John Steinbeck]

Elle est belle la ville. Je l'aime bien la ville. Avec ses belles maisons, ses beaux parcs, ses gratte-ciel, grafittis, ses ruelles, ... J'aime même ses échangeurs mal-aimés, d'une beauté bétonnée, d'un majesté démesuré à la limite du disgrâcieux.

Ils sont parfois vieux, trop vieux. Ils ont perdus de leur lustre. Les cicatrices et les béquilles les agressent. Mais ils résistent et s'entrelacent dans une danse sans fin.

Ils se couvrent et se découvrent. Ils s'entrecoisent et se caressent presque. On ne pourrait que voir leur laideur cimentée par leur utilité, leurs défauts de fabrication, leur grisailles fanées et jaunâtres. Ils bloquent le ciel et la végétation. Ils font obstacles au bleu et au vert.

Mais je ne peux m'empêcher d'y voir un ballet de routes liées et déliées. Et d'admirer leur existence concrète ainsi que les absences qui laissent percer un peu de ciel, un peu d'espace et toujours et partout la nature qui déchire le béton. J'aime cet entrelacement de possibilités, cet enchevêtrement de féerie urbaine.

"La plus grande beauté d’une ville n’est pas dans les édifices, elle est dans l’espace libre entre les édifices. Les grands artisans de villes sont des sculpteurs d’espace." [Georges Duhamel]

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