07 mai 2017

Le moment captif d'un dimanche : mutation

2017 033"Au fond, c'est ça la solitude : s'envelopper dans le cocon de son âme, se faire chrysalide et attendre la métamorphose, car elle arrive toujours." [August Strindberg]

J'ai normalisé l'importance de vivre. Et la beauté des silences est détruite. Je change de peau en un rire invisible. À mes pieds, des poussières de vies.

Je suis seule. J'attends ma transfiguration. Un amoncellement d'apparences à mes pieds. Je suis nue. Je sacrifie ma biographie et je renais mille morts.

Je me transforme et je me dépouille de mes cicatrices. Je perds ma laideur, je perds ma beauté. Je suis dépouillée. Ma vie est courte, puis elle recommence. Elle se transforme, si je la laisse vivre pleinement sa mutation.

"Vouloir transformer c'est d'abord et toujours vouloir supprimer" [Michel Polac]

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02 octobre 2016

Le moment captif d'un dimanche : mon canevas osseux

2016-10-31"Qui apprendra aux squelettes déguisés que nous sommes, à respecter la vie, toutes les vies ?" [France Lefebvre]

Je suis un tas d'os. Un tableau osseux qui bouge miraculeusement. Je danse délicatement, je fais attention. J'ai peur de tomber, peur de briser mes os. Si je m'oublie, je vais casser mon pied, mon bras, ma jambe, mon dos. Alors, je me pose sur le sol et je ne bouge plus.

Je m'enveloppe. Et je me déguise. Je fais semblant d'être quelque chose d'autre. Et je me moque de tout. Je me sens protéger et je fais semblant de ne plus avoir peur. Je me sens forte, emmitouflée dans mon camouflage de chair et de peau. Un déguisement parfait. Soudainement, je me sens invincible et omnipotente. Je décide de tout. Et tous doivent m'écouter. Je suis un pantin vivant qui contrôle tout.

Mais je ne contrôle rien et je dois m'oublier. On m'attaque, je m'écroule. Je brise, je brûle. Alors je laisse ma peau tomber. Je me démolis, je me défigure. Je regarde ma vie. La vie qui m'entoure. Toutes nos vies. Et je m'expose. Je laisse mes apparences, je déchire mes simulacres. Je ne suis qu'un tas d'os. Et je suis invincible.

"Vous n'avez pas les os en verre, vous pouvez vous cogner à la vie" [Jean-Pierre Jeunet]

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04 septembre 2016

Le moment captif d'un dimanche : arrogance ou humilité

2016-07-19"La fierté et la bêtise sont faites du même bois." [Proverbe allemand]

Il ne sait pas s'il devrait être fier ou s'il est devrait se sentir honteux. Il aime bien pavaner. Mais il sait qu'il n'est pas unique. Il est fort, robuste et ancestral. Il fait parti d'une lignée majestueuse et fière. Il se bat régulièrement pour prouver qu'il est redoutable. Et il se battra jusqu'à son dernier souffle.

Mais il sait qu'il n'est pas exceptionnel. Il y en a d'autres. Tout aussi fiers et magnifiques. Il se sent un peu sot de parader ainsi. Pour qui se prend-il à la fin ? Il n'est pas meilleur que les autres. La vanité n'est pas jolie. Il se sent coupable. Il devrait être humble. Et il pourrait simplement se reposer. Oublier de tenir sa tête haute. Se fondre dans le troupeau. Laisser les autres prendre la place, se battre, protéger et mener.

Il relève la tête. Il ne peut cacher sa fierté. Il s'est battu pour arriver là. Il a travaillé fort. Il est peut-être fou d'avoir fait tout ça, d'avoir tant fait d'efforts, tant de sacrifices, mais il ne regrette rien. Il est fier de sa vie, fier de ses accomplissements, fier d'avoir pu protéger les siens. Il aurait pu avoir une autre vie, mais il est fier de celle qu'il a eu.

"Il y a une dignité à vieillir comme on a vécu." [Pierre-Henri Simon]

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17 juillet 2016

Le moment captif d'un dimanche : clair-obscur

 2016-07-05« A quoi sert la lumière du soleil, si on a les yeux fermés. » [Proverbe arabe]

Ouvre les yeux et tu verras la lumière. Ferme les yeux et tu verras les ombres. Je ne ferme les yeux que pour mieux voir mon âme. Le soleil est trop éblouissant et je ferme la porte. Je m’assois. Je ne vois plus rien. Puis la noirceur commence à briller doucement. Elle s’intensifie. Le noir m’envahit.

Je me suis enveloppée d’obscurité. Et j’ai laissé les ténèbres m’envahir. Et je vois la lumière s’infiltrée partout. Elle cherche à m’envahir. Je suis confuse. Les ombres qui me rassurent s’estompent doucement. Je sens la lumière m’attaquer. Mais je résiste. Je veux vivre d’ombres et de lumières.

Je me lève. J’ouvre les yeux. Il fait noir mais la lumière est partout. Les rayons de soleil me bousculent. Je rebondis sur la nuit. Je vie.

« La clarté, c'est une juste répartition d'ombres et de lumière. »   [Goethe]

 

 

 

 

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31 janvier 2016

Le moment captif d'un dimanche : en cheminant

2016-01-24"Je trouverai un chemin, ou j'en ferai un" [William Cecil Burleigh]

Dans ce boisé que je traverse les soirs pour revenir chez moi, il y a un chemin. Un chemin large, précis et bien tracé. Il parcoure le boisé et offre plusieurs sorties. Il est facile à suivre. Il est réconfortant. Nos pieds le suivent sans même s'en rendre compte.

Il est charmant mais un peu long. Alors parfois, nous quittons ce chemin que nous connaissons si bien pour prendre une autre voie. Ce chemin est plus petit, plus accidenté. Parfois, nous avons l'impression de ne plus le voir. Nous le traçons alors au fur et à mesure que nous avançons. Nous improvisons son tracé. Nous l'imaginons au gré de nos pas, selon l'inspiration du moment. Il nous mène toujours au bon endroit. Mais chaque trajet est différent, rempli de surprises et de découvertes. Il n'est pas sans danger, il faut bien l'avouer. Et parfois, une racine bien cachée nous a fait tomber. Mais nous nous relevons et continuons notre chemin. Et nous arrivons à la maison.

Parfois, nous prenons le chemin facile et parfois le chemin plus exigeant. Le plus facile n'étant pas nécessairement le moins exigeant. Mais peu importe le chemin, nous traversons le boisé.

"À chaque chemin ses embûches, chaque humain un jour trébuche" [Daniel Desbiens]

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16 août 2015

Le moment captif d'un dimanche : tolérer le temps

2015-07-05"Le plus grand obstacle à la vie est l'attente, qui espère demain et néglige aujourd'hui." [Sénèque]

Ils attendent patiemment. La patience est une vertu. Alors, ils attendent. Tout vient à point à ceux qui savent attendre, ne dit-on pas ? Alors, ils attendent.

Jour après jour, ils viennent sur ce quai et attendent. Parfois, un poisson récompense leur patience. Ils sont alors heureux. Puis, ils remettent leur ligne à l'eau et attendent.

Tout vient à point à qui sait attendre, ne dit-on pas ? Alors ils attendent. Mais ils ne font que ça. Ils attendent. Ils nous disent qu'ils ont besoin de tranquillité, besoin d'attendre et de prendre le temps de perdre leur temps.

Et je les envie. Je les crois. J'essaie d'attendre aussi. L'attente est une façon de vivre chaque seconde de sa vie. Doucement. Avec intensité. Mais attendre quoi ? Parfois il faut laisser le temps passer. Et parfois attendre est une folie.

Je veux attendre mais je veux pas voir la vie passée pendant que j'attends. Je veux prendre mon temps. Mais la vie est si courte et je ne veux pas en perdre une minute. Je veux respirer et profiter tranquillement des moments qui passent. Mais je ne veux pas voir le temps disparaître et s'évanouir sans que je les respire momentanément.

Je veux vivre aujourd'hui. Je veux vivre hier et j'espère vivre demain.

"On croit user le temps, c'est le temps qui nous use." [Proverbe français]

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19 avril 2015

Le moment captif d'un dimanche : ce qui est important

Une rose est une rose est une rose..."La vie est une rose dont chaque pétale est une illusion et chaque épine, une réalité." [Alfred de Musset]

Les roses, c'est important semble-t-il. Une rose peut tout changer dans une vie. Une rose c'est même une métaphore de la vie.

Il semblerait qu'une rose est une rose est une rose est une rose...

Une rose dans une cour inconnue est-elle plus ou moins importante qu'une rose dans ma cour. Est-ce uniquement le temps que je consacre à mes roses qui les rendent importantes. Cette rose inconnue ne m'appartient pas. Mais elle me semble importante aussi. Peut-être pas pour moi. Mais pour quelqu'un d'autre.

Et si la rose est éphémère, ma vie n'est peut-être pas réelle. Une rose est une rose est une rose est une rose, dit-on.

Et pourtant, la rose n'est pas ma fleur préférée. Elle me semble s'accorder trop d'importance. C'est une illusion pourtant. Chaque rose est une illusion bien réelle. Tranchante et touchante. Douloureuse et voluptueuse.

Chaque rose est une parcelle de vie éphémère. Importante. Car une rose est une rose est une rose est une rose...

"Vivez si m'en croyez, n'attendez à demain, Cueillez dès aujourd'hui les roses de la vie." [Pierre de Ronsard]

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06 février 2014

Ma vie vie télévisuelle : ma vie en dessin...

Pendant le Temps des Fêtes, je me suis blessée. Je me suis "accrochée" la cuisse sur un boulon de métal. Bon, plutôt déchirée qu'accrochée... disons que cela a fait assez mal et qu'il y a eu du sang en abondance. Vite, vite, j'ai nettoyé et pansé la plaie. Quand je me suis couchée, cela élançait pas mal et picotait. Et c'est à ce moment que, comme d'habitude quand je me blesse ou que je suis malade, je me suis mise à imaginer les paquettes, en petits bonhommes rouges, Vie1se promenant parmi les globules pour aller réparer en vitesse réparer ma blessure. Et puis, peut-être des anticores volants se battaient-ils en même temps contre une invasion de bactéries, ces bonhommes si laids. Et puis, évidemment, il y a un vieux monsieur tout blanc, au centre de commande, qui contrôle tout ça. C'est tout un combat qui se passe et tout un travail de reconstruction... tout ça en même temps. Ouf.

On pourrait croire que j'avais commencer à divaguer et que ma blessure était plus grave qu'elle n'apparaissait... mais non, c'est que voyez-vous, c'est automatique, quand je suis malade, quand je me blesse, j'imagine dans mon corps un episode de "Il était une fois... la vie". Que ce soit un rhume que je combatte ou un excès de tartre sur mes dents, un bleu sur mon genou ou une indigestion, un mal de dos ou une grosse migraine... il y a toujours un épisode en train de jouer dans mon corps.

C'est dire comment cette émission m'a marquée ! Suis-je la seule à voir des petits bonhommes se promener dans son corps et lui permettre de fonctionner ?... hum... j'ai trop mangé ce soir... aller, les amis au travail !

Titre original: Il était un fois... la Vie

  • Créé par : Albert Barillé
  • Dirigé par : Albert Barillé
  • Scénario : Albert Barillé
  • Consultant scientifique : Alexandre Dorizynski
  • Musique : Michel Legrand
  • Graphisme et Design : Jean Barbot
  • Artiste : Claude Lambert
  • Genre : Famille - Dessin animé
  • Langue : Français
  • Pays d’origine : France
  • Durée : 25 minutes
  • Nombres d’épisodes : 26 épisodes (1 saison) Liste des épisodes sur Wikipedia
  • Années de diffusion : 1986-1989  (toujours en rediffusion)
  • Contribution de nombreux pays : Canada, Espagne, Pays-Bas, Suisse, Belgique et Japon

Vie3

Distribution:

  • RogerCarel : Maestro, Métro, Maître Globus, Pierre, Le Nabot
  • Marie-Laure Beneston : Psi, Pierrette
  • Alain Dorval : Hémo, Petit-Gros, le Teigneux
  • Gilles Laurent : Pierrot le globule blanc
  • Autres voix

Générique :

Chanson Hymne à la vie, composée par Michel Legrand, interprétée par Sandra Kim.

Commentaires :

Vie2Dessin animé qui combine l'humour et l'éducation. L'émission voulait offrir aux enfants - et aux adultes - des informations sur le corps humain et son fonctionnement. C'était essentiellement éducatif tout en essayant de faire rire un peu. Je ne me rappelle pas avoir vraiment ri, mais j'ai sûrement souri et je me rappelle que je trouvais cela très amusant.

Chaque épisode aborde un sujet différent, habituellement une partie ou un élément du corps : le sang, les muscles et la graisse, les os et le squelette, le coeur, l'oeil, l'oreille, la bouche et les dents,le foie, ... ou une fonction : la respiration, la digestion, ... L'émission aborda également la naissance, la vaccination, les chaînes de la vie, les toxines et bien d'autres sujets.

Les épisodes débutaient par un très (très) long générique. Puis, on voyait souvent Pierrot, ses amis et sa famille. Et puis, un accident, un malaise, un bobo... et on entrait dans le monde du corps, pour expliquer ce qui arrivait, comment notre corps fonctionne et réagit. Et évidemment, on avait souvent les explications du vieux bonhomme blanc qui semblait être le centre nerveux du corps et aussi, dans le monde "normal",  le médecin ou le dentiste, enfin le scientifique. C'était parfois un brin moralisateur, mais bon, on nous dit simplement comment on devrait, idéalement, prendre soin de notre corps.

Il était une fois... la Vie a duré un an, mais l'émission faisait partie d'un ensemble de séries : Il était une fois... l'Homme ; Il était une fois... la Terre ; Il était une fois... les Explorateurs ; Il était une fois... l'Espace ; Il était une fois... les Découvreurs ; Il était une fois... les Amériques. Chaque série reprenait les mêmes personnages dans des contextes différents. On retrouve donc toujours Maestro, vieux sage, qui explique tout... et puis Psy et Pierrot, Pierre et Pierrette, Petit-Gros, sans oublier le Nabot et le Teigneux... les méchants, toujours méchants, peu importe la série.

Sites à consulter:

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18 mai 2013

Un simple voeu

Grand-maman"Le bonheur supprime la vieillesse" [Franz Kafka]

Il y a quelques mois, elle se cassait le fémur. Elle arrivait du salon, tout tranquillement avec sa marchette. En voulant s'asseoir à la table de la cuisine, elle glissa sur le coussin de sa chaise et tomba. Le fémur. L'ambulance. Les jours à l'urgence. Les cris de mes tantes pour faire avancer les choses. Finalement, l'opération. Et les mois à l'hôpital. Dans une vieille chambre du plus vieil hôpital de Montréal. Et les plaies de lit, je ne veux même pas y penser. Toute petite dans son lit. Trop petite dans son lit.

Mais la plupart des employés sont gentils. Ils font comme ils peuvent. Nous y allons tous. Pas un jour sans que quelqu'un de la famille ne la veille. Elle est encore faible. Il faut l'aider beaucoup. Et elle dort beaucoup. Mais elle a l'énergie pour se plaindre du bruit. Et elle parle et parle. Et elle cicatrise rapidement. Tellement rapidement qu'on a de la difficulté à y croire. Et bientôt, on lui fait faire quelques pas de marche. Que quelques pas. Mais petit à petit elle marche à nouveau.

Elle quitte enfin l'hôpital pour son plus grand bonheur. On la transfère dans un centre de réadaptation. Les mois passent. Elle prend des forces. Continue les exercices. Elle a hâte de retourner chez elle.

Et puis, la nouvelle. La petite bosse pas très jolie sur son sein gauche est devenu gigantesque et noire. Elle a une tumeur. Violemment maligne. Il faut lui enlever. Et tout de suite. Une autre opération. Elle semble encore si petite quand on lui annonce. Le médecin la rassure. Elle n'aura pas de traitement de chimiothérapie ou radiothérapie. Cela semble inutile étant donné son âge. Une opération. Et la voilà à nouveau faible et toute petite dans son lit. Et les semaines passent. Elle voit le printemps arriver. Elle rêve de retourner chez elle. Elle veut bien sûr retourner dans la maison à Montréal qu'elle partage avec sa fille. Mais surtout, elle veut revoir son lac cet été dans sa maison des Cantons de l'Est. Mais elle a aussi un autre voeu. Et elle voit les jours passer et elle a peur qu'il ne se réalise pas. La date arrive à grand pas. Elle fait tous les efforts. Elle fait ses exercices, mange beaucoup.

Et à peine 4 jours avant la fameuse date, on lui annonce la bonne nouvelle. Elle retourne chez elle. Enfin. Et c'est avec le plus beau sourire du monde qu'elle a célébré ses 99 ans chez elle ! Bonne fête grand-maman ! Ton lac t'attend dans quelques semaines !

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30 octobre 2011

Le moment captif d'un dimanche : éternité

2011_10_23"Pendant que nous parlons, la nuit tombe : la mort se glisse ; et dans sa grande ombre, elle nous endort." [Cornelius Gallus]

Tombe la nuit. Petit à petit. Elle n'est pas encore là. Mais elle arrive. Inlassablement. Elle ne nous laisse pas le choix. Tous les jours, il fait nuit.

Dans chaque petit coin, le noir ne cesse jamais de ricaner. La mort en devient presque obligatoire. Mais la mort n'est toujours que la mort. Rien d'autre. Et sous nos pas, la mort court dans tous les sens.

Tout est caresses mortuaires. Et pourtant la mort est censurée. Peur. On ferme les yeux. Une éternité d'incertitudes et d'angoisses. On se détourne avec répugnance. Mais elle n'est toujours que transformation.

Mais je divague et je ne voulais parler que de la beauté du cimetière, de sa paisibilité, de sa douceur et des fantômes qui s'y promènent la nuit.

"Le plus belle pierre tombale ne couvre qu'un cadavre" [Charles Aznavour]

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