Canalblog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Quelques pages d'un autre livre ouvert...
Publicité
Archives
Derniers commentaires
Visiteurs
Depuis la création 798 771
Quelques pages d'un autre livre ouvert...
30 juillet 2011

Des livres, des livres, des livres... et beaucoup plus.

jibPetite tranche de vie... pour une petite histoire personnelle. Il était une fois, une jeune fille qui après une 3 ans d'université en Études françaises et un diplôme en poche, décide d'attendre avant de faire sa maîtrise parce que le professeur qu'elle voulait comme directrice de thèse était en sabbatique. Mais en attendant, la jeune fille décide de faire un certificat en archivistique. À la fin de l'année, avec son certificat terminé, elle réalise qu'elle est tombée en amour avec les documents... et elle décide de laisser faire les Études françaises pour faire à la place sa maîtrise en Bibliothéconomie et Sciences de l'information. Elle n'a jamais regretté son choix...

Car j'adore les livres, les documents, la documentation et l'information sous toutes ses formes !!!!

J'ai commencé par enseigner (oui, on engage des jeunes professeurs parfois...sans expérience) à la technique de la documentation au Cégep. Puis, j'ai travaillé comme bibliothécaire dans une bibliothèque collégiale (STME, qu'on appelle ça !). Mais pendant ces deux expériences de travail, j'ai toujours continué à toucher les archives et les documents. Donc, je touchais à tous les aspects et j'en étais bien heureuse, car j'aime autant les documents que les livres !

Et puis, nous sommes partis pour l'Espagne et j'ai quitté le monde des bibliothèques. Pendant 7 ans, j'ai travaillé en gestion des documents administratifs... j'ai adoré mon expérience et elle s'est poursuivi à mon retour au Québec... Mais autant j'aime les plans de classification, les calendriers de conservation, les documents administratifs, les documents électroniques, offrir des formations, aider les gens à organiser leurs documents, etc... je dois avouer que je m'ennuyais énormément des livres.

Oh... j'aime les documents, mais chaque fois que j'entrais dans une bibliothèque, des odeurs de livres m'envahissaient. Et des souvenirs de questions de référence, des désirs de développement de collections... enfin un besoin de bibliothèque me prenait à la gorge.

Et puis... il y a quelques semaines, j'ai osé. Je ne cherchais pas... enfin, pas vraiment. Et puis, je n'ai pu résister à l'offre... j'ai appliqué et après un très long processus, j'ai obtenu le poste. Bibliothèque publique. Mais que faire... car cette entreprise qui m'emploie depuis l'Espagne, avec qui j'ai vécu des milliers de haut et de bas... et bien... je me sentais incapable de la quitter. Une relation plus que professionnelle... une relation personnelle.

Mais, je vieillis... l'avenir est incertain... je dois penser à ma carrière... et je dois m'avouer que je m'ennuie de la bibliothèque... et donc... ce fut une dure décision. Je pensais les réflexions et les indécisions et les choix difficiles derrière moi... Et les dernières semaines furent un tourbillon de pensées... Et quand j'ai fait mon choix, j'ai pleuré.

Mais aujourd'hui, cela fait une semaine que je suis de retour en bibliothèque. Et je ne regrette pas mon choix. Byebye documents, bonjour livres !

Publicité
17 juillet 2011

Le moment captif du dimanche : vitesse

DSC_2480a"La vie, ça bouge, ça bourdonne, ça construit et démolit, ça avance et ça recule. Et ça meurt" [Gilbert Langlois]

 "Allez... bzzz, bzzz, bzzz... ici et là... je n'ai pas une minute à perdre."

"Mais attends, regarde, ne vois-tu pas cette fleur si jolie, et qui sent si bon ? Arrête une seconde..."

"Pas le temps... la vie passe si vite, la fin est proche... demain, dans une semaine, dans dix ans, dans cent ans, nous ne serons plus là... je ne serai plus là... vite, vite, vite, il faut tout faire..."

"Mais si la vie est si vite passée, si elle est si remplie de vie, ne devrait-on pas s'arrêter pour la regarder passer ?"

"Bzzz, bzzz, bzzz... peut-être, mais il y a tant à faire, il faut construire et refaire ; défaire et reconstructurer... il faut lire et relire, apprendre et désapprendre... avancer et reculer... vivre et mourir."

"Mais cela ne durera qu'un instant, alors que les secondes ne sont qu'éternité. Pourquoi ne pas rendre cette seconde aussi belle que possible ?"

"C'est qu'il faut travailler, travailler, travailler."

"Je sais, je sais et je suis d'accord... mais rien n'empêche de semer un peu de vie dans cette vie. Un peu de couleur et d'odeur. On a beau construire et détruire, vivre et mourir... rien n'empêche de respirer un peu aussi, non?"

"Si la vie n'est qu'un passage, sur ce passage au moins semons des fleurs" [Montaigne]

5 juillet 2011

Non, ce n'est pas le paradis...

Encore une fois, je discute tranquillement avec quelqu'un... et on me dit : "wow, Barcelone ! Mais pourquoi, bon sang, vous êtes revenus ici ! C'est tellement plus beau là-bas ! Et la température est bien meilleure !" etc., etc., etc., et blablabla...

Vous dire le nombre de fois qu'on m'a sorti ce genre de remarques depuis que nous sommes revenus au Québec est carrément impossible ! Des dizaines ? Je pencherais même plus vers la centaine ! Et j'ai beau répondre et expliquer... on ne semble pas me croire ou m'écouter... On m'entend mais on ne m'écoute pas du tout. Je me répète et me répète... en vain... Alors, voici ce que je me tue à leur dire et qu'ils n'écoutent pas :

BCNBeau"Alors oui ! Barcelone est une belle ville. Magnifique, vivante, dynamique, diversifiée... Oui, oui, oui... Mais Barcelone demeure une ville. Avec ses qualités et ses défauts. Et vous savez quoi ? Je ne passais pas mes journées à me promener tranquillement, à admirer l'architecture et à prendre des cafés et des apéros sur les terrasses. Non, non... je travaillais, j'allais faire des courses, je faisais du ménage,... vous savez, la vie quotidienne quoi !

Et oui, Barcelone est magnifique, splendide, remplis d'endroits complètements renversants... des grands monuments, aux détails d'un immeuble dans une petite rue tranquille. Mais vous savez quoi ? il y a des rues ordinaires, sales, avec une petite odeur d'égout....Comme dans toutes les villes, il y a des édifices absolument horribles, des façades grises, fades et sinistres, des rues insignifiantes, mornes et inintéressantes.

Et oui, Barcelone est constamment en mouvement, vivante, folle et sans sommeil... mais Barcelone est excessivement bruyante, sans jamais un moment de silence ou de tranquillité. Les cafés sont toujours remplis, les rues toujours BCNLaidgrouillantes de vie... et on ne peut sortir sur sa rue sans avoir des cris, des rires, des pétards, des chiens qui jappent, des voitures , des sirènes et des motos... un bruit constant qui diminue à peine vers 4h-5h, pour reprendre à 6h00... oui la ville est dynamique et sans repos, peu importe la rue ou le quartier... elle ne dort jamais... et nous, difficilement.

Barcelone est belle. Mais la belle Barcelone... celle dont vous me parlez, est une ville de touristes que vous ne voyez que quelques jours ou quelques semaines. Barcelone est aussi ordinaire et parfois laide.

Alors... la prochaine fois que vous allez à Barcelone, faites un détour par l'Hospitalet, Sants, la Zona Franca ou la Barceloneta... et vous me direz ce que vous pensez de l'architecture, des détritus, des coquerelles et de l'odeur...

Toutes les villes sont uniques... J'aime Barcelone et Montréal... mais je ne trouve pas une, plus belle que l'autre... juste différente.

Et là... je ne parle pas de la température... parce que j'en ai déjà parlé souvent ... mais vous savez quoi, en hiver, on ne va pas à la plage car il fait trop froid, et il fait gris, gris, gris... et l'été, on peut à peine respirer pendant des mois tant il fait chaud... 

Et je n'ai pas parlé d'économie, société, politique... Non, ce serait trop long... De toute façon, vous ne me parlez que de beauté et chaleur... Soupirs !"

Bon... je respire ;-)

3 juillet 2011

Le moment captif du dimanche : croisement de béton

"[...]Chaque ville diffère de toutes les autres : il n'y en a pas deux semblables. Et une ville a des émotionsDSC_2216 copy d'ensemble." [John Steinbeck]

Elle est belle la ville. Je l'aime bien la ville. Avec ses belles maisons, ses beaux parcs, ses gratte-ciel, grafittis, ses ruelles, ... J'aime même ses échangeurs mal-aimés, d'une beauté bétonnée, d'un majesté démesuré à la limite du disgrâcieux.

Ils sont parfois vieux, trop vieux. Ils ont perdus de leur lustre. Les cicatrices et les béquilles les agressent. Mais ils résistent et s'entrelacent dans une danse sans fin.

Ils se couvrent et se découvrent. Ils s'entrecoisent et se caressent presque. On ne pourrait que voir leur laideur cimentée par leur utilité, leurs défauts de fabrication, leur grisailles fanées et jaunâtres. Ils bloquent le ciel et la végétation. Ils font obstacles au bleu et au vert.

Mais je ne peux m'empêcher d'y voir un ballet de routes liées et déliées. Et d'admirer leur existence concrète ainsi que les absences qui laissent percer un peu de ciel, un peu d'espace et toujours et partout la nature qui déchire le béton. J'aime cet entrelacement de possibilités, cet enchevêtrement de féerie urbaine.

"La plus grande beauté d’une ville n’est pas dans les édifices, elle est dans l’espace libre entre les édifices. Les grands artisans de villes sont des sculpteurs d’espace." [Georges Duhamel]

1 juillet 2011

Et maintenant le 1er juillet

1juilletAprès le 24 juin, la Saint-Jean, fête nationale du Québec, voici le 1er juillet. Exactement une semaine plus tard vient la fête nationale du Canada. Mais ici, au Québec, ya pas de guerres depuis des sièckes, on aime pas ça se faire tuer, me semble que c'est pas complqué, cela fait très longtemps que la fête du Canada est, disons, moins soulignée... Il y a bien sûr plusieurs événements, quelques fêtes, quelques spectacles, mais cette fête du 1er juillet est beaucoup moins présente.

Il y a plusieurs raisons à cela... politiques, personnelles, historiques... Toujours est-il que, le 1er juillet, fête nationale du Canada, est aussi aujourd'hui, fête du déménagement au Québec.

Avant les années 1970, la coutume était de déménager le 1er mai. On retrouve cette date dans une ordonnace de 1750 et cette date est également présente dans le Code civil du Québec depuis 1866.

En 1974, l'Assemblée nationale du Québec change cette date. Ce projet de loi permet aux propriétaires et aux locataires de choisir ensemble la date à laquelle le bail viendra à échéance, tout en permettant une prolongation aux baux qui se terminaient le 30 avril 1975 de se prolonger jusqu'au 30 juin 1975.

Les gens ont immédiatement adopté la date du 1er juillet. En effet, cette date permettait aux gens qui changeaient de logis, de laisser leurs enfants dans la même école pour toute l'année scolaire. Les problèmes de changement d'école à quelques mois de la fin de l'année scolaire étaient donc évités. Rapidement, la date du 1er juillet est devenu synonyme de "démnagement" !

Et bien qu'aujourd'hui, cela commence à changer un peu... et qu'on peut voir des déménagements - et des baux - tout au long de l'année, le 1er juillet demeure la journée choyée pour son déménagement. Et c'est un ballet incroyable de camions se promenant d'un logement à l'autre...

Et pendant plusieurs années, j'ai vécu cette danse de déplacements de vie. Je me rappelle de fin de mois de juin à paqueter des boîtes et à embrasser les amis que l'on ne reverrait probablement plus. Je me rappelle des 1er juillet à attendre le camion et les déménageurs... ma mère qui stressait, mon père qui rageait et ma soeurette et moi qui pleuraient les souvenirs.

Et puis, ce furent mes appartements... les camions loués à peu de frais et qui ne valaient pas grand chose, les amis qui se portaient volontaires, les jurons et les rires, les escaliers à monter, à descendre et à remonter et à redescendre... un millier de fois ! La bière et la pizza offertes en remerciement...

Cette année, j'ai revu cette farandole de remue-ménage avec un sourire, partiellement nostalgique, résolument heureux de revoir mais ne pas participer à cette joyeuse bizarrerie du 1er juillet...

À lire!

Publicité
Publicité
Quelques pages d'un autre livre ouvert...
Publicité