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Quelques pages d'un autre livre ouvert...
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Quelques pages d'un autre livre ouvert...
27 mars 2011

Le moment captif d'un dimanche : apprivoiser

11_03_20"C'est le temps que tu as perdu pour ta rose qui fait ta rose si importante" [Antoine de Saint-Exupéry]

Une rose est une rose est une rose. L'important n'est-il pas la rose ? Moi qui marche seule dans la ville. Je ne suis pas seule, c'est une licence poétique. Je marche avec lui. Mais il ventait doucement...

Nous marchons tranquillement. Il fait soleil. Les yeux qui courent vers d'autres soleils. C'est une grande ville. Nous ne sommes pas tristes. Nous sommes souriants. Et tranquilles dans cette ville.

Et nous passons doucement sous ce pont. Il fait un peu plus sombre. Mais à peine. Et les yeux voient d'abord ce personnage qui semble enveloppé d'une veste de drap blanc. Il a le coeur en carême. On dirait qu'il a froid. Il fait pourtant chaud à Valencia sous ce soleil couchant.

Et puis, nous la voyons aussi. Elle danse en passant. Elle nous dit qu'elle est importante. Croyez-moi. Elle nous a vraiment parlé de son importance. Elle est aussi belle que toutes les roses des fleuristes. Elle est plus belle que toutes les roses des jardins... Elle parle aux oiseaux des ponts. Elle leur donne de la lumière. Elle crie depuis sa cage que l'important est la rose.

"Même dans une poubelle, une rose reste une rose" [Jean Chalon]

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20 mars 2011

Le moment captif d'un dimanche : directionnel

11_03_27"Il n'y a rien de négatif dans le changement, si c'est dans la bonne direction" [Winston Churchill]

C'est par là-bas, je vous dis. Il n'y a qu'un là-bas ? Bien sûr que non. Mais c'est par là-bas, je vous le dis. Et qu'est-ce qu'il y a par là-bas ? Notre royaume.

Cela semble si loin. Cela semblait si loin. Cela ne semblait pas réel. Là-bas ne semble pas bien différent d'ici. Ici ne semble pas bien différent de là-bas. C'est la même chose peut-être. Peut-être. Mais là-bas est par là-bas. Et ici n'est plus ici. Là-bas est devenu ici. Vous me suivez? Non. Dommage. Il me semble que c'est clair pourtant. Pour un pélican, tout est clair.

Quand on prend le chemin pour aller là-bas, on pense au départ et on pense à l'arrivée. On pense un peu au trajet et à peine aux moments après l'arrivée. Et parfois le là-bas semble plus éloigné qu'il ne le paraissait d'ici. Mais le ici est maintenant le là-bas. Et c'est où tout ça? Par là-bas qu'il nous dit. Suivez les indications du pélican et tout ira très bien.  Il indique la bonne direction. Ça s'occupe de tout les pélicans. Et il nous dit que nous avons pris un bon chemin pour trouver le là-bas. Et que maintenant on a qu'à prendre le là-bas et le changer en ici...

"Qu'est-ce que vous allez chercher là-bas? J'attends d'être là-bas pour le savoir." [André Gide]

15 mars 2011

Le Collectionneur de Chrystine Brouillet

collectLe Collectionneur / Chrystine Brouillet. -- [Montréal] : La courte échelle, 1995. -- 214 p. ; 21 cm. -- ISBN 2-89021-236-X

Quatrième de couverture

Fin d'avril, émoi dans la ville de Québec. Pendant que la neige fond doucement, on vient de découvrir un autre cadavre. Un meurtrier rôde librement, en quête de nouvelles proies. La détective Maud Graham, qui rêvait pourtant d'un printemps doux et tendre, aurait bien apprécié mener une enquête plus simple. Car l'assassin ne commet jamais la moindre erreur : ces meurtres sont l'oeuvre d'un véritable professionnel, organisé et méticuleux.

À première vue, toutes ces femmes mutilées semblent avoir été choisies au hasard. Mais est-ce bien le hasard qui guide le Collectionneur ? Où et quand ce psychopathe frappera-t-il de nouveau ? Et pourquoi ?

Habilement, la détective questionne et cherche à comprendre. Fière et tenace, Maud Graham n'abandonne pas, n'abandonnera jamais.

L'auteurBruoillet

Chrystine Brouillet est née le 15 février 1958, à Loretteville au Québec. Elle étudiera chez les Ursulines, puis au Collège Notre-Dame-de-Bellevue. Elle fait ensuite ses études collégiales au Séminaire de Québec, puis étudiera en littérature à l'Université Laval.

Elle commence à écrire très jeune et publie Chère voisine, son premier roman, en 1982. Ce premier roman remporte l'année suivante, le prix Robert-Cliche. Elle poursuit son métier d'écrivaine et écrit de nombreux romans, autant pour les adultes que pour la jeunesse. Elle écrit aussi plusieurs nouvelles ainsi que des chroniques pour la radio et des revues. Elle part pour la France en 1985, mais revient fréquemment au Québec.

Bibliographie incomplète

  • Chère voisine (1982)
  • Coups de foudre (1983)
  • Le poison dans l'eau (1987)
  • Préférez-vous les icebergs? (1988)
  • Marie Laflamme (1990)
  • Nouvelle-France (1992)
  • Danger bonbons (1992)
  • La renarde (1994)
  • Le Collectionneur (1995)
  • Les pirates (1995)
  • Les chevaux enchantés (1996)
  • C'est pour mieux t'aimer mon enfant (1996)
  • Les neuf vies d'Edward (1998)
  • Les fiancées de l'enfer (1999)
  • Soins intensifs (2000)
  • Le complot (2001)
  • Les quatre saisons de Violetta (2002)
  • Indésirables (2003)
  • Rouge secret (2005)
  • Couleur Champagne (2006)
  • Une femme fidèle (2006)
  • Sans pardon (2006)
  • Zone grise (2007)
  • Silence de mort (2008)
  • Promesses d'éternité (2009)
  • Sans surveillance (2010)
  • Carnets de Paris (2010)

La page Facebook de l'auteur.

Commentaires (très) personnels

Roman très court. Mais ma lecture ne fut tout d'abord pas aisée. J'ai eu quelques difficultés à d'abord entrer dans l'intrigue. Mais je dois avouer qu'après ces débuts difficiles, je ne pouvais plus poser le livre. Et cela fait longtemps que cela ne m'était arrivée !

L'intrigue est très bien menée et la narration passe d'un personnage à l'autre avec aisance. L'auteur réussit très bien à mettre en place l'intrigue mais aussi les personnages. Le personnage principal est bien décrit et elle nous ait immédiatement sympathique.

Brouillet nous présente donc une intrigue policière assez classique. Une enquêtrice de la police doit résoudre des meurtres en série. L'auteur ne réinvente pas le genre, il est certain. Mais est-il bien nécessaire de le réinventer à tout coup ?! L'intrigue est efficace, les personnages bien campés, et le dénouement intéressant. Que demander de plus?

J'aurais cependant aimé qu'on approfondisse plus certains personnages. Et il m'a semblé que ceux-ci auraient pu avoir droit à un roman bien à eux... complètement en dehors de cette intrigue policière. Des personnages fournis qu'on ne fait qu'effleurer. Quelques intrigues sans dénouement aussi... on parle de certains éléments mais finalement ils ne sont jamais élucidés. Je trouve parfois certains romans policiers trop longs... ici... quelques pages supplémentaires auraient été appréciées.

Le roman de Chrystine Brouillet a été adapté au cinéma en 2002.

L'avis d'Isabelle.

Le roman complet sur Google Books

Jaime_la_plumeQExtraits

"Le retour des oies blanches était un spectacle qui enchantait Graham. C'était son père qui l'avait amené à la pointe de l'île la première fois. Il avait tendu l'index vers le ciel, désignant un énorme nuage sombre qui fonçait sur eux. Puis la rumeur qui s'amplifiait, les battements d'ailes par miliers, la rumeur qui volait au-dessus de leurs têtes en formaiton fléchée, la rumeur qui descendait pour s'égailler sur les battures. Les longs cous bruns, les becs noirs, les grandes ailes blanches frémissantes avaient charmé Graham pour la vie, même si elle savait qu'elle n'aurait jamais autant de discipline que ces oiseaux. " p.72

"Le jour n'en finissait pas de mourir, comme s'il avait décidé qu'il durerait aussi longtemps qu'en juin. Le soleil avait tant brillé que les immeubles, les arbres, les pelouses délavées par la fonte des neiges gardaient sa lumière. L'air était doré, léger, affable et les sizerins qui gazouilliaient dans l'érable semblaient inviter Graham à profiter dde la douceur du crépuscule." p. 108

Sources à consulter

9 mars 2011

Non, non, non... pas Scarpetta

J'adore les romans de Kathy Reichs et j'adore le personnage de Temperance Brennan. J'ai commencé à lire les romans de Reichs bien avant que la série Bones ne soit créée.

Quand en 2005, la série américaine Bones a été annoncé, j'étais très exitée ! J'avais très hâte de voir comment on avait adapté les romans et de voir les personnages prendre vie. J'adore les émissions policières et le tout me semblait très prometteur. Je dois avouer que lorsque j'ai vu la première émission, j'étais non seulement déçue mais enragée. Et je n'ai pas écouté les émissions suivantes. Je m'attendais à voir les romans de Reichs et il faut dire qu'on est loin de ceux-ci. Car mise à part le nom du personnage, la série n’est pas une transposition des romans de Reichs.

L’action ne se déroule pas entre Montréal et la Caroline du Nord. Elle est située exclusivement à Washington D.C. et on ne retrouve aucun des autres personnages. Le personnage même de Brennan diffère énormément du personnage du livre sur plusieurs points. Les deux œuvres sont donc complètement différentes. Les seuls points communs étant l’anthropologie judiciaire et le nom du personnage principal.

Lors de cette première émission, je ne pouvais croire qu'on avait transformé à ce point le personnage de Brennan... elle était beaucoup trop jeune. Et où était Ryan ? L'agent Booth devait-il le remplacer ? Ce fut un choc... Mais comme j'aimais bien les acteurs, j'ai repris la série. Et aujourd'hui, j'adore autant la série que les livres. J'ai réussi à dissocier complètement les deux oeuvres. Disons, que le fait que le personnage principal se fait appelé "Bones" aide un peu ! Je trouve même drôle, les clins d'oeil à Reichs, notamment dans le nom du personnage principal des romans de Bones ! Et je peux voir un peu du style de Kathy Reichs dans la série....

Mais si j'aime la série, j'ai encore beaucoup de difficulté à comprendre tous ces changements. Ou plutôt... je les comprends mais ça m'enrage de voir que pour s'assurer du succès de la série, on ait rajeuni à ce point le personnage. On a aussi éliminé son ancien mari - à la fois si sympathique et enrageant - et surtout on a éliminé sa fille ! Et où est son chat Birdie ? NonEt les personnalités des deux personnages sont si différents ! J'ai lu que le personnage de Temperance "Bones" Brennan n'était pas calqué sur le personnage de Temperance "Tempe" Brennan, mais plutôt sur l'auteur elle-même. Je veux bien... mais alors pourquoi lui donner le même nom ??? Non, vraiment... pourquoi ?????

Enfin... tout ça pour dire que cela me choque tout de même et qu'à chaque fois qu'un nouveau roman de Kathy Reichs paraît, ce questionnement revient... Et tout ça pour dire que... je viens de lire que les romans de Scarpetta seront adaptés au cinéma et que c'est Angelina Jolie qui interprétera le rôle de Kay Scarpetta !

Non, non, non... J'aime bien Angelina Jolie (enfin la plupart du temps) mais Kay Scarpetta !!! Really ???? Bon sang... c'est encore pire que pour Brennan ! Enfin, reste à voir ce qu'ils feront des autres personnages - s'ils sont même présents !

Me semble que quand les romans d'Agatha Christie ont été adapté au cinéma et à la télévision, ils n'ont pas remplacé Poirot avec un jeune homme tout mince et que Miss Marple n'avait pas 30 ans !

On en est vraiment au point où on n'ose pas prendre le risque qu'une anthropologue judiciaire (qui soit-dit en passant demande de longues années d'études et d'expérience) soit une femme mature près de la cinquantaire. Il faut absolument la  transformer en une belle jeune femme dans la trentaine ? Les cotes d'écoutes et les ventes de billets de cinéma seraient à ce point désastreuses ?

Soupirs !!!!

6 mars 2011

Le moment captif du dimanche : sournoise sagesse

11_03_06"Ceux qui jouent avec des chats doivent s'attendre à être griffés" [Miguel de Cervantès]

Tout petit, tout petit, le chaton. Grand, il est maintenant.

Tout petit, tout petit, mais bien éveillé. Il te regarde et évalue à quel point il peut te mener par le bout du nez.

Il n'a qu'à sortir ses griffes et tu suivras tout ce qu'il t'ordonne. Et les ordres, il les donne sans relâche. Avec ses yeux qui étaient si bleus et qui sont maintenant d'un jaune doré éblouissant.

Regarde, je te dis, il te dit que si tu ne fais pas exactement ce qu'il demande, tu auras droit à ses griffes.

Il est tout petit, tout petit, mais c'est un monstre, je te jure. Un monstre qui tire tes ficelles et qui te fais craquer au moindre miaulement. Il est grand maintenant et les griffes ne sortent plus... mais c'est toujours un petit monstre qui aime bien te manipuler comme il l'entend ! Et tu te laisses faire, avoue-le !

"Il n'est si petit chat qui n'égratigne" [Proverbe français]

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1 mars 2011

Scarpetta de Patricia Cornwell

DSC_0605Scarpetta / Patricia Cornwell ; roman traduit de l'anglais (États-Unis) par Andrea H. Japp. -- [Paris] : Éditions des Deux Terres, [c2008]. -- 624 p. ; 18 cm. -- ISBN 978-2-253-12739-0

Quatrième de couverture

Blessé, terrorisé, Oscar Bane exige d'être admis dans le service psychiatrique de l'hôpital de Bellevue. Il prétend avoir échappé au meurtrier de sa petite amie, et ne se laissera examiner que par Kay Scarpetta, médecin légiste expert, l'unique personne en qui il ait confiance. À la demande du procureur, Jaimie Berger, Kay se rend à New York avec son époux, Benton, et sa nièce, Lucy. Une chose est sûre : une femme a été torturée et tuées, et d'autres morts violentes sont à craindre. Très vite, une vérité s'impose à Kay : le tueur sait précisément où se trouve sa proie, ce qu'elle fait et, pire encore, il est au courant des progrès de l'enquête. Kay Scarpetta doit affronter l'incarnation du mal...

L'auteur

Patricia Carroll Daniels est née en 1956 à Miami en Floride (États-unis). Elle étudiera au Tennessee (Bristol’s King College), puis au Davidson College. Elle commence à cette époque à écrire pour le Charlotte Observer. Elle se spécialise pour les faits divers et pour les crimes. Elle abandonne le journalisme pour se consacrer à l’écriture. Elle s’essaie au roman policier mais son premier manuscrit est refusé par les éditeurs. Alors qu’elle continue d’écrire, elle travaille comme informaticienne pour l’Institut médico-légal de la ville de Richmond. 25992752_p

Cormwell admet volontiers qu’il y a beaucoup de lien entre elle et son personnage le plus connu, Dr. Kay Scarpetta. On peut entre autre souligner que les deux sont originaires de Miami, sont divorcées et ont eu des relations difficiles avec leur père. Son travail lui permet de rencontrer le Dr. Marcella Fierro qui travaille à la morgue. Cet univers fascine aussitôt Patricia Cornwell.

Son premier roman, Postmortem, est publié en 1990. Ce premier roman gagne de nombreux prix accordés aux meilleurs romans policiers. Elle continue d’écrire et produit en général, un roman par année. Elle connaît enfin le succès.

Pour une biographie plus complète, lire cet article ou voir le site de l’auteur.

Bibliographie partielle

  • A Time for Remembering -1983
  • Post-mortem -1990
  • Body of Evidence -1991
  • All That Remains -1992
  • Cruel & Unusual - 1993
  • The Body Farm - 1994
  • From Potter's Field - 1995
  • Cause of Death - 1996
  • Hornet's Nest - 1997
  • Unnatural Exposure - 1997
  • Scarpetta's Winter Table - 1998
  • Point of Origin - 1998
  • Southern Cross - 1999
  • Life's Little Fable - 1999
  • Black Notice - 2000
  • The Last Precinct - 2000
  • Isle of the Dogs - 2001
  • Portrait of a Killer: Jack the Ripper -- Case Closed - 2002
  • Food to Die For: Secrets from Kay Scarpetta's Kitchen - 2002
  • Blow Fly - 2003
  • Trace - 2004
  • Predator - 2005
  • At Risk – 2006
  • Book of the Dead – 2007
  • Scarpetta - 2008
  • The Scarpetta Factor - 2009
  • Post Mortuary - 2010

Commentaires personnels

Scarpetta travaille maintenant pour son cabinet privé à Charleston et elle est de plus en plus connue. Elle passe d'ailleurs régulièrement dans les médias à titre d'expert. Son nouvel époux - Benton, avec qui elle travaillait depuis des années - lui demande de venir à New York pour participer à une enquête. On lui demande cependant d'examiner un patient bien vivant !

Oscar Bane, qui a demandé à être admis au service psychaitrique, ne veut être examiné que par Kay Scarpetta. Il prétend avoir été blessé par le meurtrier de sa petite amie. Suspect principal dans le meurtre sordide de la jeune femme, Scarpetta accepte le rencontrer.

Nous retrouvons dans ce livre de Cornwell tous les personnages habituels de la série: Kay Scarpetta, sa nièce Lucy, son amant et maintenant époux Benton Wesley, la procureur Jaimie Berger et le policier Pete Marino. Les personnages semblent avoir beaucoup changé depuis le dernier roman. Et on les retrouve vraiment différents.

Nous retrouvons enfin Kay Scarpetta au centre de l'intrigue. Les derniers romans de Patricia Cornwell m'avaient déçue. Et je trouvais que les romans s'éloignaient du personnage supposément central, Scarpetta. Il me semblait aussi que l'intrigue policière passait presque au second plan pour laisser la place aux différents personnages et à leurs états d'âme.

Dans ce roman, l'auteur remet enfin l'intrigue policière au centre du livre. On laisse encore, selon moi, un peu trop de place aux personnages mais beaucoup moins que dans les derniers livres. Cependant, et contrairement aux derniers romans de Cornwell, nous ne sommes pas obligés d'avoir lu les livres précédents pour comprendre les relations entre les personnages.

L'intrigue se lit bien même si on note certaines facilités - on peut deviner assez facilement qui est le coupable - j'ai trouvé que l'ensemble se tenait bien. Le personnage de Marino me semble mieux se tenir et était nettement plus intéressant que dans les livres précédents. Lucy est moins présente et c'est parfait pour moi car je trouve le personnage vraiment irritant. La relation entre Benton et Scarpetta ne me semble plus très convaincante et je ne vois pas trop où Cornwell va mener ses personnages.

Même si j'ai beaucoup apprécié ce roman, il me semble que cette série s'essoufle. Et il me semble évident que la cause est la trop grande place des personnages. Je lis - et beaucoup de gens sont dans le même cas d'après les commentaires que j'ai lu ici et là - les romans de Cornwell pour ses intrigues policières bien ficelées centrées sur l'actualité et la médecine légale et non pas pour connaître les difficultés et les problèmes personnels des personnages. Peut-être est-ce le temps pour Cornwell de passer à autre chose. Ou de ne pas tenter d'écrire un livre par année... Elle semble un peu victime de sa popularité et de l'attente de son public.

Enfin... tout cela pour dire que ce roman m'a beaucoup plu et m'a réconcillié - pour le moment - avec Kay Scarpetta et Patricia Cornwell.

L'avis d'Emeralda, Hydromelle et Val.

Extraits

"De la matière cérébrale collait aux manches de la blouse maculée de sang que portait le Dr Kay Scarpetta, évoquant des flocons d’ouate. Les scies Stryker stridulaient, l’eau tambourinait dans les éviers et de la poussière d’os s’élevait en volutes comme une farine très fine. Trois des tables étaient occupées. D’autres cadavres allaient arriver sous peu. C’était mardi, le 1er janvier, jour de la nouvelle année." p. 11

"La pendule murale indiquait presque dix heures. Elle allait d'abord devoir terminer son autopsie, se doucher, se changer, et puis elle repasserait chez elle. À manger ! songea-t-elle. De la mozzarella au lait cru, de la soupe de pois, des boulettes de viande, du pain. Quoi d'autres ? La ricotta avec du basilic frais que Benton appréciait tant sur une pizza maison. Elle avait préparé tout cela et plein d'autres choses encore hier, sans soupçonner le moins du monde qu'elle allait passer le réveillon du nouvel an toute seule." p. 15

Sources

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