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29 mai 2007

Le Survenant (Suite 2)

Le Survenant / Germaine Guèvremont; chronologie, bibliographie et jugements critiques d’Aurélien Boivin. – Montréal : Fides ; Bibliothèque québécoise, 1986. – 233 p. ; 17 cm. – ISBN 2-7621-0839-X

Commentaires personnels :

L’histoire du roman de Germaine Guèvremont peut sembler simple, voire banale. Un homme – un itinérant – cogne à la porte d’une maison à la campagne pour demander un repas. Le père de la famille, non seulement l’invite à les joindre à leur table, mais lui offre le logis en échange de son travail. Cet homme qui survient à l’improviste dans cette famille, va former des liens avec celle-ci et avec les habitants du village. Il transformera leur vie. Puis il part comme il était venu, à l’improviste.

Le roman s’inscrit également dans ce qui est convenu d’appeler « roman de la terre », bien qu’il soit un des derniers représentants du genre. Il présente en effet, les principaux aspects que l’on peut retrouver dans ce genre de roman : la vie rurale ainsi que les traditions, les valeurs et les habitudes des gens vivant de la terre àSurvenant1 cette époque. On nous présente les différentes tâches rurales quotidiennes et annuelles, puisque nous passons une année entière, un cycle complet, sur la ferme des Beauchemin avec le Survenant. Le roman s’inscrit donc parfaitement dans le genre « terroir » par sa peinture de la vie, « de l’âme » paysanne.

On nous présente également l’opposition entre la vie rurale, sédentaire et traditionnelle et la vie nomade, libre, sans attaches et souvent représentée comme n’ayant pas de morale. La « bonne » vie et la « mauvaise » vie. On oppose aussi les gens vivant à la campagne et dans les villages avec les gens sans attaches, les coureurs des bois, mais aussi les gens vivant à la ville.

Les personnages représentent en général assez bien ces archétypes. Les habitants du Chenal-du-Moine sont sédentaires, ancrés dans la tradition et respectueux des valeurs familiales et religieuses. Ils sont attachés à la vie rurale, simple et fruste. Ils préconisent avant trois valeurs qui sont pour eux fondamentales et qui devraient être universelles : la famille, la religion et la terre.  

Le Survenant, quant à lui, représente l’opposé. Un personnage libre, sans attache, sans famille, sans passé, incertain du futur. Il est fort, bagarreur, aime « bien » vivre, boire et fêter. Il représente la vie errante, l’aventure, les terres et la vie inconnues. Il représente également un ancien style de vie qui rappelle aux habitants sédentaires du village, la vie de leurs ancêtres qui sont venus de loin pour coloniser les terres du Québec.

Mais l’auteur va au-delà de ces archétypes. Elle donne plusieurs dimensions à ses personnages et c’est ce qui fait démarquer son roman du style en général et de d’autres romans du genre.

Les membres de la famille Beauchemin présentent plusieurs aspects contradictoires. Le père Didace sympathise immédiatement avec le Survenant et le considère comme un fils adoptif – en remplacement de son propre fils qui le déçoit. Le Survenant permettra au père de réaliser certains rêves, ainsi que de voir une figure de fils qui lui manque. Il lui procure également l’occasion de finalement fuir – symboliquement et ensuite physiquement - un peu cette famille qui le déçoit ainsi que sa vie qu’il considère terne (alors qu’avant il l’a considérait comme naturelle et remplie de valeurs traditionnelles et importantes). Sa famille est en crise et il le sait.

Le fils Beauchemin et sa femme ne voient pas du même œil la présence du Survenant dans leur maison. Ils sont jaloux, se sentent menacés par cette présence. Mais cette présence les pousse également à exprimer leur véritable nature, leurs désirs et espoirs.

Bien que plusieurs des habitants et voisins sont réticents à la présence du Survenant, ils l’acceptent tout de même pour un temps. Ils viennent le voir, écoutent ses histoires, boivent avec lui, … Le Survenant, bien qu’il amène une rupture dans leur vie traditionnelle, apporte également une pause dans leur vie routinière, tranquille, sûre, mais également lente, répétitive et ennuyante. Cette rupture est à la fois mal vue et souhaitée.

Le Survenant, bien qu’ayant tous les traits typiques du personnage du coureur des bois, du « grand-dieu-des-routes ». Mais il est également un sage qui apporte souvent les bons mots aux bons moments. Malgré ses extérieurs rudes et frustres, il sait se montrer doux et tendre. Il a une personnalité magnétique qui semble attirer les gens à lui, même s’il bouleverse la vie de ceux qu’il croise.

On peut facilement voir dans ce personnage qui arrive, transforme la vie des gens qu’il rencontre, et quitte ensuite sans bruit, une figure de sauveur, presque messianique. Il passe rapidement, le temps d’un cycle annuel, telle une étoile qui guide le chemin. Et son passage va changer la vie de la famille Beauchemin, de l’infirme Angélina et des habitants du village. Il les confronte à eux-mêmes, à leur vie, au choix qu’ils ont fait et aux choix qu’ils doivent faire. Après son départ, les gens ne seront plus les mêmes. Le père Didace prévoit un nouveau mariage, Alphonsine attend finalement un enfant, tous des symboles de renouveau, de recommencement. De plus, certains personnages, comme Amable et Angélina sont plus sûr d’eux-mêmes.

Ce qui rend le roman intéressant et le démarque des autres romans de la terre sont principalement ses personnages uniques ainsi que l’écriture simple mais poétique. On se sent vivre aux côtés des habitants du Chenal-du-Moine, on apprend à les connaître et à les comprendre. Et on veut suivre le Survenant.

Le Survenant est devenu une figure mythique – non seulement dans le roman – mais dans la littérature québécoise. Et ce surtout par cette nouvelle fin que l’auteur a livré quelques mois avant la fin de sa vie. Le personnage demeure maintenant un mystère. Contrairement à la première version du roman, le personnage quitte les Beauchemin et le Chenal-du-Moine sans qu’on ne sache rien de lui que ce qu’il a nous a laissé entrevoir lors de son passage. Son importance demeure d’avoir transformé les vies de ceux qu’il a croisé…

- Commentaires sur l'auteur
- Le Survenant (suite 1) - Résumé et oeuvre
- Le Survenant (Lecture obligatoire) – Réflexion personnelle

Extraits :

« Angélina approchait. Venant l’aperçut.

- Aïe, la Noire ! Veux-tu me servir pour l’amour de la vie ? Je me meurs de faim.

Ce premier tutoiement la remua toute. La voix un peu tremblante, elle dit :

- Si vous voulez ôter votre étoile de sur la table, je vous apporte une assiette enfaîtée.

- Mon étoile ?

- Oui, votre grande main en étoile… 

Il vit sa main dont les doigts écartés étoilaient en effet la nappe. Il éclata de rire. Mais quand il se retourna pour regarder l’infirme, celle-ci avait disparu parmi les femmes autour du poêle. »

Sources :

http://felix.cyberscol.qc.ca/LQ/auteurG/guevre_g/surve_gg.html
http://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Survenant_(roman)
http://www.germaineguevremont.ca/
http://www.geocities.com/comunitatea_romina/gheorghemircea_survenant.htm
http://www.fabula.org/actualites/article17040.php
http://bilan.usherbrooke.ca/bilan/pages/evenements/816.html
http://jydupuis.apinc.org/dotclear/index.php/2005/05/28/78-le-survenant-de-germaine-guevremont


 


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28 mai 2007

Le Survenant (Suite 1)

Le Survenant / Germaine Guèvremont; chronologie, bibliographie et jugements critiques d’Aurélien Boivin. – Montréal : Fides ; Bibliothèque québécoise, 1986. – 233 p. ; 17 cm. – ISBN 2-7621-0839-X

survenantRésumé :
Un soir d’automne, pendant le repas, un inconnu frappe à la porte de la famille Beauchemin vivant dans un village québécois nommé Chenal du Moine, tout près de la ville de Sorel. L’inconnu demande à manger et le père de famille Didace Beauchemin, l’invite à joindre sa famille à table. L’étranger, dont on ne connaîtra jamais le nom et que l’on appelle tout simplement, « le Survenant » ou encore « Venant » s’installe donc chez les Beauchemin pour y travailler dans les champs et sur la ferme. La famille, composée du père d’une cinquantaine d’année, veuf, de son fils Amable et de sa bru Alphonsine, accueille cet homme d’environ 30 ans, dans leur logis.

Le Survenant est un homme fort, travaillant, adroit et solide, mais aussi insouciant, beau parleur et légèrement bagarreur et buveur. L’étranger plait immédiatement à Didace mais son fils et sa femme le voit comme un intrus dans leur famille. Il prend peu à peu part à la vie de la famille Beauchemin mais également des voisins et les gens du village. Il se liera particulièrement avec Angélina Desmarais, une « vieille fille » malgré son âge, à cause d’une légère infirmité, qui habite avec son père.

L’étranger, qu’on considère et appelle parfois « Grand-Dieu-des-Routes » transformera la vie des habitants du Chenal du Moine, en particulier la vie des Beauchemin et d’Angelina, qui s’épanouira enfin. Il devient rapidement une personne importante dans la vie de Didace et Angelina. Mais il cause aussi bien des jalousies et commérages. Il représente à la fois la liberté des grands chemins mais également une menace à la vie sédentaire des gens du village.

Le Survenant travaillera pour les Beauchemin pendant une année entière. Il participera à la vie des Beauchemin mais également à celles des gens du village. Participant aux soirées, contant des histoires de ces jours sur la route, buvant avec les hommes, « flirtant » avec les femmes. Le Survenant semble s’adapter petit à petit à la vie sédentaire. Mais bientôt il doit choisir, rester avec le père Didace qui le traite comme son fils adoptif et avec Angélina qui est amoureuse de lui, ou bien répondre à son besoin de liberté et reprendre la route.

Il quittera le Chenal du Moine un autre soir d’automne, à l’improviste, sans avertir, sans dire adieu. Son départ laisse certains tristes, d’autres contents, mais personne indifférent. Il a transformé les gens qu’il a rencontrés.

L’œuvre :

L’édition lue et étudiée dans ce billet est celle de 1968. L’auteur qui avait d’abord publié « Le Survenant » en 1945 avait remis, en 1968, quelques mois avant sa mort, à son éditeur une copie de l’édition de 1966 avec des corrections.

Germaine Guèvremont avait apporté quelques corrections mineures à son texte, principalement de nature linguistique ou stylistique. La trame reste la même, aucun ajout ou retrait de passages. La principale correction est une modification du dénouement. Dans le roman paru en 1945, la fin dévoile un peu l’identité du Survenant et nous donne des éléments de sa vie ancienne. L’auteur décide de changer sa fin et de laisser l’identité du Survenant, un mystère. Le Survenant demeure ainsi un mystère, un personnage mythique.

Ce changement ajoute à l’aspect légendaire, presque irréel du passage du Survenant dans la vie des habitants du Chenal le Moine. Le personnage devient plus grand que nature. C’est un changement d’importance et qui a beaucoup apporté, selon nombres de critiques, à l’œuvre de Guèvremont.

« Le Survenant »  est un pilier de ce qu’on appelle le « roman de la terre » canadien-français. Il marque cependant la fin d’un genre qui est né au 19e siècle. Le roman de la terre « québécois » exalte les bienfaits de la terre par laquelle passe le salut de l’âme. Plusieurs de ces romans, « diabolisent » le coureur des bois, le nomade et les villes. Le roman de Guèvremont reprend les mêmes thèmes, mais les différences sont moins claires. On met encore une fois en évidence l’opposition entre la vie sédentaire et la vie nomade. Mais on voit moins clairement l’opposition bien/mal entre ces deux types de vies. Le roman ne prend pas clairement position et se fait beaucoup moins moralisateur que la plupart des romans de ce genre. Il présente encore un portrait de la vie rurale mais les personnages sont plus complexes et conflictuels.

Le roman québécois changera après la guerre et le roman de la terre s’éteint peu à peu. « Le Survenant » est souvent considéré comme le dernier roman du genre. La guerre, l’industrialisation, la ville, puis la révolution tranquille va transformer les thématiques des romans québécois. Avec la vie en campagne qui décline, les valeurs religieuses et culturelles du genre disparaissent de la littérature de l’époque.

Autant dans le roman, il y a un « avant » et un « après » le Survenant pour les autres personnages, autant il y a un « avant » et un « après » Le Survenant dans le paysage de la littérature québécoise.

Le succès du roman fut immédiat. Les critiques de l’époque sont élogieuses pour ce roman de la terre, écrit par une femme de surcroît. L’histoire est simple et n’est pas en soit original. Mais l’écriture simple et poétique de l’auteur, les descriptions ainsi que la finesse de la psychologie des personnages contribuent à en faire un grand roman.

Roman de la terre, roman régionaliste, «Le Survenant » est surtout un roman de liberté. Adapté à la radio et à la télévision, le roman fut à nouveau adapté pour le cinéma en 2005.

Sources
:

http://felix.cyberscol.qc.ca/LQ/auteurG/guevre_g/surve_gg.html
http://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Survenant_(roman)
http://www.germaineguevremont.ca/
http://www.geocities.com/comunitatea_romina/gheorghemircea_survenant.htm
http://www.fabula.org/actualites/article17040.php
http://bilan.usherbrooke.ca/bilan/pages/evenements/816.html
http://www.thecanadianencyclopedia.com/index.cfm?PgNm=TCE&Params=F1ARTF0005839

** Commentaires et réflexions personnelles à suivre...

 

- Commentaires sur l'auteur 
- Le Survenant (suite 2) - Commentaires personnels
- Le Survenant (Lecture obligatoire) – Réflexion personnelle

21 mai 2007

Le Survenant

Le Survenant / Germaine Guèvremont; chronologie, bibliographie et jugements critiques d’Aurélien Boivin. – Montréal : Fides ; Bibliothèque québécoise, 1986. – 233 p. ; 17 cm. – ISBN 2-7621-0839-X


Quatrième de couverture : 

- Vous autres, vous savez pas ce que c’est d’aimer à voir du pays, de se lever avec le jour, un beau matin, pour filer fin seul, le pas léger, le cœur allège, tout son avoir sur le dos. Non! Vous aimez mieux piétonner toujours à la même place, pliés en deux sur vos terres de petite grandeur, plates et cordées comme des mouchoirs de poche.

L'auteur :

Germaine Grignon est née à Saint-Jérôme (au Québec) en 1893. Son père qui était avocat et sa mère qui s’adonnait à la peinture étaient tout deux des rêveurs et aimaient la littérature. Sa mère était une parente du fameux curé Labelle qui est renommé pour son implication dans le développement de la colonisation du pays.Germaine Germaine Grignon est également la cousine de l’auteur Claude-Henri Grignon qui a écrit entre autre le très connu roman : « Un homme et son péché ».

On lui fit faire des études chez les sœurs de Sainte-Croix à Sainte-Scholastique, ville de son enfance, puis chez les sœurs de Sainte-Anne à Saint-Jérôme et à Lachine. Son éducation fut complétée par des cours de piano et d’anglais à Toronto.

Elle occupa un poste au palais de justice de Saint-Scholastique puis à Sorel, pendant quelques années. Lors d’un voyage à Ottawa, elle rencontra Hyacinthe Guèvremont et ils se marièrent en 1916. Le couple vivra d’abord à Ottawa. Quatre ans plus tard, ils s’installent à Sorel qui est la ville natale de son mari. Ils auront cinq enfants.

En 1926, après la mort d’une de ses filles à l’âge de trois ans, Germaine Guèvremont décide d’écrire et devint tout d’abord journaliste pour le journal montréalais The Gazette. Elle écrira également pour le Courrier de Sorel. Lorsqu’elle s’installe à Montréal en 1935, elle interrompt brièvement sa carrière journalistique pour la reprendre en 1938, alors qu’elle écrit pour la revue Paysanna divers articles sur la culture. Elle y publie également des contes et des romans feuilletons.

Elle collaborera à la rédaction de la série des « Belles histoires des Pays d’en haut » avec son cousin Claude-Henri Grignon. Elle écrira également, en 1939, une pièce de théâtre « Une grosse nouvelle » ainsi qu’un roman-feuilleton intitulé « Tu sera journaliste » et qui est à caractère autobiographique. Dans beaucoup de ses œuvres et notamment dans ses contes, on peut retrouver comme sujets principaux la vie au Chenal du Moine ainsi que la famille Beauchemin.

À partir de 1940 jusqu’en 1942, elle écrit pour la revue L’Oeil, un billet mensuel. Elle utilise alors un pseudonyme « La femme du postillon ». C’est en 1942 qu’elle publiera un recueil de ses meilleurs contes intitulé « En pleine terre ».

Elle publie son œuvre principale et la plus célèbre « Le Survenant » en 1945. Ce roman qu’elle prend deux ans à écrire reprend l’univers de ses contes et elle y introduit de nouveaux éléments dont les célèbres personnages du Survenant et d’Angélina. Le livre est immédiatement reconnu comme une œuvre importante de la littérature canadienne-française (« québécoise »). Il recevra d’ailleurs les prix Duvernay (prix de la Société Jean-Baptiste) en 1945 et David en 1946. Il recevra également le prix Sully-Olivier de Serres en 1946 en France (prix de l’Académie francaise).

Ce succès est immédiatement suivi de la publication en 1947, d’un autre roman, qu’elle intitule « Marie-Didace ». Ce dernier qui est une suite du Survenant connaît également un vif succès. La même année elle reçoit la médaille de l’Académie canadienne-française qui est lui est décernée pour l’ensemble de son œuvre. Elle avait prévu une suite à ses deux romans. Ce roman, qui devait s’intituler « Le plomb dans l’aile »  restera une ébauche.

Elle sera élue membre, en 1949, à cette même Académie – aujourd’hui nommée l’Académie des lettres du Québec. Les deux romans seront traduits et publiés à New York et Londres en 1950. La traduction du Survenant, intitulé « The Outlander » obtiendra le prix du Gouverneur Général au Canada.

Germaine Guèvremont  adaptera ensuite ces œuvres, tout d’abord pour la radio sous le titre « Chenal du Moine » (radioroman) et ensuite pour la télévision (téléroman). Ces deux œuvres seront diffusées avec succès jusqu’au début des années 60.

La Société royale du Canada l’invitera à devenir membre en 1961. L’année qui suivit elle participe au Nouveau Journal. Elle recevra aussi de l’Université Laval à Québec et de l’Université d’Ottawa des doctorats « honoris causa ». Elle publie dans le journal Le Devoir et le magazine Châtelaine, certains passages d’un recueil de souvenirs qu’elle est en train de rédiger et qui doit s’intitulée « Le Premier Miel ». Ce recueil demeurera inachevé puisqu’elle décède en 1968 à Terrebonne au Québec.

Bibliographie :

Tu seras journaliste (1939) – Roman sous forme d’un feuilleton
En pleine terre. Paysanneries. Trois contes (1942) - Contes
Le Survenant (1945) – Roman
Marie-Didace (1947) – Roman

 Sources :

http://felix.cyberscol.qc.ca/LQ/auteurG/guevre_g/surve_gg.html
http://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Survenant_(roman)
http://www.germaineguevremont.ca/
http://www.geocities.com/comunitatea_romina/gheorghemircea_survenant.htm
http://www.fabula.org/actualites/article17040.php
http://bilan.usherbrooke.ca/bilan/pages/evenements/816.html
http://jydupuis.apinc.org/dotclear/index.php/2005/05/28/78-le-survenant-de-germaine-guevremont


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19 mai 2007

Invasion et conquête

Près de 3  ans que je demeure dans mon appartement. Tous les printemps, les hirondelles arrivent et restent jusqu'au début de l'hiver.

hirondelle Oiseaux très inquiétants, selon moi. Présents un peu partout dans la ville, ils ont établis un de leur quartiers à côté de chez moi. Quelques nids juste au-dessus du balcon de ma voisine qui jamais ne sort sur celui-ci. Tous les matins et toutes les fins d'après-midi, les hirondelles volent dans le ciel en face de chez moi, en cercles. Les cris de ces oiseaux, très stridents, occupent de longues heures chaque jour. Très effrontées, les hirondelles n'hésitent pas à presque nous toucher dans leur vol et terrorisent littéralement mon chat.

Mais voilà... l’année dernière ce fut presque la fin de leur règne de terreur ! De grands oiseaux blancs, probablement une espèce de goélands sont venus s’installer... Il y avait toujours eu de ces oiseaux, habituellement un ou deux... Établis sur les dômes de l'arène de taureaux en face de chez moi. Quelques tours majestueux au-dessus du Monumental et puis s’en allaient.

Mais en quelques jours, plusieurs goélands sont venus rejoindre leurs compagnons et nous avons assisté tranquillement à une invasion en règle. Aussitôt que les hirondelles commençaient leur tournée matinale, un premier goéland s’élevait. Il prenait son vol et poussait des cris très précis, après quelques minutes, 5-6 de ses compagnons l’avaient rejoint et volaient dans le ciel en face et au-dessus de chez moi en poussant des cris et en repoussant toujours plus loin les hirondelles qui n’avaient pas le choix de voler plus haut ou s’éloigner tout simplement. Et ce, jusqu’à ce que les hirondelles disparaissent complètement du ciel. Alors les goélands retournaient à l’arène de taureaux tranquillement. Mais si, les hirondelles revenaient et recommencaient à voler, le cri du goéland reprend, alertant ces compagnons et chassant de nouveau celles-ci.

Les hirondelles ont tentés de sortir à des heures différentes, mais les goélands veillaient et ne les laissaient jamais voler très longtemps. Celles-ci ne semblaient pas pouvoir conserver leur territoire, même si elles essayaient. Habituellement, elles battaient rapidement en retraite.

Toute l’année, les goélands ont dominé le ciel. Mais avec le printemps, les hirondelles sont revenues. Et elles recommencent leurs rondes et leurs cris au-dessus de mon balcon. Pour le moment, les goélands les observent et ne semblent pas les chasser. Ont-ils décidé de les tolérer ? Ou vont-ils à nouveau les chasser ? Les hirondelles vont-elles finir par abandonner leur territoire ? Laisseront-elles les goélands conquérir ce bout de ciel ? Est-ce l’annonce d’une paix ? Ou simplement l’accalmie avant le prochain affrontement ?

Mon chat se cache et attend la fin de ce nouvel épisode de la guerre de ces oiseaux… Qui le terrorisera à la fin de ce combat ?

16 mai 2007

Longue pause

Beaucoup de textes en préparation... plusieurs lectures en cours... mais ces dernières semaines furent légèrement dingues. Unepause longue préparation pour un congrès d'une semaine à Santiago de Compostella et ensuite quelques inquiétudes. Quelques inquiétudes - assez alarmantes - sur la santé de mon copain...

Et donc, je n'ai pas vraiment pu écrire et griffonner sur mes carnets... longue pause.

Les inquiétudes se sont apaisées pour le moment, encore quelques doutes et craintes... mais pour le moment, on respire.

Et puis le congrès a eu lieu...

De retour... peut-être pas à 100% car je dois avouer une petite lassitude, mais j'ouvre mes cahiers et je me sens prête à gribouiller un peu...

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