Moment captif d'un dimanche : bric-à-brac
"Je voudrais travailler dans un magasin de rêve où l'on ne vendrait que des choses imaginaires" [Pierre Dac]
"Bonjour ! J'aurais besoin de clous et d'un tournevis. Je prendrais également 1 kilo de patates, 1 kilo de farine, des pommes et un peu de lait. Je vais également prendre cette petite veste. L'automne arrive et je vais avoir besoin d'une petite laine. Et avez-vous reçu les verres que je vous avais commandés ?"
"Non, ma petite dame. Ils doivent arriver de la grande ville bientôt."
"Et comment va votre petite ? Elle m'a semblé un peu pâlote. Elle serait pas malade, toujours?"
"Elle traînasse un mauvais rhume, mais elle va mieux."
"Avez-vous su pour les voisins ? Leur fils va se marier avec une étrangère !"
"On aura tout vu ! Bon, sera tout ? Vous payez tout de suite ou vous voulez le marquer ?"
"Je vais le faire marquer, mon mari passera quand il reviendra de bûcher dans le Nord."
"Parfait, merci bien et à la revoyure !" Et pour vous mademoiselle, ce sera quoi ?"
Je prendrais une dose de souvenirs, quelques rêves doux, quelques grammes d'un passé que je n'ai pas connu, un songe d'une nuit d'été, et si vous aviez une réserve d'imagination, je la prendrais bien pour les jours tristes. Merci beaucoup.
"Quand je veux noyer mon chagrin - Je vais me perdre chez Eaton - On voit jamais pleurer personne - Sur le comptoir des magasins" [Clémence Desrochers]