7 février 2016
Le moment captif d'un dimanche : fixé
"Si les astres étaient immobiles, le temps et l'espace n'existeraient plus" [Maurice Maeterlinck]
La pluie a tombé et a figé les branches dans une immobilité glacée. J'ai fermé les yeux. Je me suis alors imaginée perdue dans un univers étoilée. J'ai froid. Je glisse de branche en branche. Je tombe. Je me relève et je grelotte. Je vis.
J'entends une musique glaciale. Elle veut envelopper mon corps, envoûter mes rêves. Elle joue doucement. Ma tête est lourde, mes pensées deviennent confuses. J'ai l'impression que le temps s'arrête. Je semble flotter dans un vide éternel. J'essaie d'ouvrir les yeux.
J'ouvre les yeux. Je bouge et je grelotte. Par la fenêtre, je vois la vie.
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