Canalblog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Quelques pages d'un autre livre ouvert...
Publicité
Archives
Derniers commentaires
Visiteurs
Depuis la création 798 775
Quelques pages d'un autre livre ouvert...
espagne
12 janvier 2009

Je me répète

Je dois avouer que je me répète. Mais c'est que c'est franchement agaçant, et honnêtement, ça m'énaaarve ! Je vais donc y Froid2aller très tranquillement en espaçant mes mots: *l'hiver* *à* *Barcelone*, *il* *arrive* *qu'il* *fasse* *froid* !!!!!

J'en parlais déjà la semaine dernière, mais c'est tout simplement énervant, à la longue. Encore une fois, pendant la fin de semaine, il a fait assez froid ! Et encore, il y a eu de la neige dans certaines parties de l'Espagne. Et encore, c'est toute une surprise pour les gens.

Mais je crois que ce qui est le plus drôle, ce sont les gens dans la rue. Il y a trois catégories de promeneurs:

  • les espagnols  qui sont morts de froid quand il fait 7ºC et qui se promènent avec des gros foulards, des mitaines, des tuques et des manteaux dignes des -30ºC du Québec ;
  • les touristes qui croient qu'en Espagne, il fait toujours 25ºC et qu'ils pourront se baigner peu importe le moment de l'année, et qui se promènent à Barcelone en grelottant, en gougounes et petits manteaux légers, certains gars en bermudas et certaines filles en jupes sans collants.
  • les étrangers qui vivent en Espagne mais qui viennent de pays bien plus froids et qui se promènent avec un manteau normal, parfois un foulard et des gants légers si le vent est frisquet...

Oh, et pendant que j'y suis, *** attention, on se tient bien, ça pourrait surprendre certains espagnols *** l'été, IL FAIT CHAUD !!! ;-)

Publicité
7 janvier 2009

Oui, il neige en Espagne

FroidOui, il neige en Espagne. Oui, il fait froid. Chaque année. Chaque hiver. Et pourtant, chaque année, c'est comme si c'était une surprise. C'est comme si cela ne s'était jamais vu. Comme si c'était la première fois.

Oh, évidemment, il ne fait pas froid comme au Québec par exemple. Et il n'y a pas autant de neige. Il peut même faire assez chaud et habituellement il pleut beaucoup pendant l'hiver.

Mais des températures basses et de la neige, chaque année, il y en a... et chaque année aux nouvelles, on annonce cela comme si c'était une première... Chaque année, il y a des accidents à cause du froid et de la neige...

Et chaque année on ferme routes, écoles et aéroports... chaque année, on interview des gens à la télé qui disent que c'est horrible, qu'il fait froid et qu'ils n'ont jamais vu ça... Chaque année... on oublie. Complètement. Amnésie collective.

Pourtant, je m'en souviens, moi... c'est pas bien difficile. L'année dernière (et l'année d'avant, et l'année d'avant), il y a eu des jours tout près de zéro, parfois en bas, l'année passée, il a neigé en Catalogne et en Espagne, surtout en région montagneuse (quelle surprise) mais aussi sur la plage...

Parfois, il fait plus chaud, parfois il faut plus froid. C'est TOUJOURS comme ça, bon sang ! Est-ce que c'est nécessaire d'alarmer les gens avec des nouvelles insignifiantes ! Et aussi peut-être que des pneus 4saisons seraient une bonne idée par ici, bon yen !

Ben oui ! Il neige parfois en Espagne ! Et il fait froid... revenez-en et surtout souvenez-vous en, bordel !!!

Ok, je respire, ça va mieux... ;)

28 décembre 2008

28 décembre : Les Saints Innocents

Ce n'est pas comme si le 28 décembre signifiait quelque chose de particulier pour moi. En fait, c'est tout simplement une journée entre Noël et le Jour de l'An. Une journée pour se reposer après les repas de Noël et se préparer pour les festivités du Jour de l'An. Tout simplement. Mais il semblerait que le 28 décembre soit une date à souligner par ici. Et donc, ce matin, on annonçait "Los Santos Inocentes".

En Amérique Latine, en Espagne et dans certains autres pays, on souligne la fête des Saints-Innocents en faisant des tours et des farces. Les médias en profitent pour faire des fausses nouvelles humoristiques, les enfants, en particulier, s'amusent à faire des tours aux adultes. Un tour bien connu est d'accrocher un bonhomme de papier dans le dos des gens.

Dans certaines parties d'Amérique Latine on dit qu'il ne faut rien prêter pendant cette journée, que ce soit de l'argent ou des objets. Car celui qui emprunte quelque chose en cette journée est libre ensuite de garde ce qu'il a emprunté. Cette "tradition" est cependant plus récente. Et si on réussit à convaincre quelqu'un de nous prêter quelque chose le 28 décembre, on peut lui dire "Inocente palomita que te dejaste engañar, sabiendo que en este día nada se puede prestar". Qui se traduit à peu près par "Innocent grain (palomita signifie grain de maïs soufflé) qui t'ai laissé abuser, en sachant que en ce jour rien ne peut se prêter". Mais si on remet ce qui est prêté, on le remet accompagné de bonbons, jouets et le message correspondant: " Herodes, cruel e inclemente, nos dice desde la fosa, que considera inocente al que presta alguna cosa"... (Hérode, cruer et inclément, nous dit depuis la fosse, qu'il considère innocent à celui qui prête quelque chose).

Bizarrement, ces traditions se sont greffées à cette journée qui commémore pourtant un Innocent1événement triste. En effet, cette journée rappelle un épisode des évangiles survenant après la naissance de Jésus. Le roi Hérode ayant appris, par des mages qui se rendaient rendre hommage à un nouveau-nés, la naissance d'un enfant qui deviendrait "roi", prit peur et décida de faire tuer tous les bébés garçons de moins de 2 ans. Il voulait ainsi éviter tout prétendant à son trône. Les soldats d'Hérode massacrèrent ces petits enfants que l'on a appelé les saints innoncents, puisqu'ils étaient innocents de tout péché.

Certains analystes contestent la date choisie pour rappeler ce triste épisode, puisqu'il devrait avoir lieu après le 6 janvier qui est la date soulignant la visite des mages... Mais comme ces dates sont de toute façon un peu aléatoires... Certains disent que la coutume de faire des farces et tours en cette journée souligne que comme les enfants massacrés sur les ordres d'Hérode, les gens victimes de tours ne peuvent rien faire et doivent accepter leur destin... (Ce qui me semble une curieuse façon d'expliquer la chose, mais enfin...) 

Mais évidemment la façon pour certains de célébrer aujourd'hui le Jour des Saints Innocents ne date pas d'aujourd'hui. Déjà au Moyen-âge, cette journée était un prélude au Carnaval et on se permettait de fêter, rire et manger en abondance. On incluait cette journée dans les festivités liées au solstice d'hiver pendant lesquelles on voulait à oublier la noirceur de l'hiver en se réunissant et en se distrayant.

Peu importe la raison, le 28 décembre est aujourd'hui en Espagne, une bonne occasion pour rire et fêter encore un peu !

Sources:

 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Saints_Innocents

http://redescolar.ilce.edu.mx/redescolar/efemerides/diciembre/trad-28.htm

http://es.wikipedia.org/wiki/Santos_Inocentes

http://www.churchforum.org.mx/santoral/Diciembre/2812.htm

9 juillet 2008

Ma vie télévisuelle : ces lointains voisins

Depuis quelques temps, certains textes portant sur les voisins m’ont fait réfléchir. Que ce soit les réflexions de Célia sur son article « La fête des voisins » ou les nombreux articles de Noisette sociale sur ses voisins…

Qui sont mes voisins ? Je n'en sais trop rien. Je vis dans un édifice de plusieurs logements. Nous sommes trois appartements par étage, et 9 étages et demi (oui bon, difficile d'expliquer cette demie, mais elle existe). Je demeure à l'étage nommé Atico et à la 2e porte. J'ai rencontré la dame qui reste à la 3e porte et récemment, j'ai appris que la vieille dame qui demeurait à la porte no 1 de mon étage est décédée. Je l'avais croisée quelques fois et je savais qu'elle s'appelait "Montero" car son nom est en grosses lettres noires sur sa porte. Aujourd'hui, il y a un jeune couple qui vit dans cet appartement... des Montero également. Mais je ne leur ai jamais parlés.

4aPourtant, ce ne sont pas les occasions qui manquent. Chaque fois, que je croise quelqu'un dans l'ascenseur ou dans l'entrée, on me dit "Hola, buenos días", parfois des "Buenos días, ¿que tal?" parfois des "hasta luego"... On m'a même dit, dans l'ascenseur, que personne ne nous connaissait dans l'édifice... C'est que les voisins en Espagne, c'est important. "Los vecinos". On se parle, on placotte, on potine... on surveille les voisins et on analyse ce qui se passe chez l'autre. On met son nez partout... on s'entraide ou on se tape sur les nerfs, mais on est dans la vie du voisin.

C'est tellement important que même dans les petits villages perdus au milieu de nulle part, on construit des édifices plutôt que des maisons. Et si on construit des maisons, elles seront probablement en rangée... collées une sur l'autre. C'est que les voisins, c'est important...

Moi, les voisins... moins je les vois, moins je les connais, mieux je me porte ! Mes voisins à Montréal... je ne les connaissais pas... évidemment, je les avais croisés à un moment ou à un autre... mais tout ce que je voulais, c'est qu'ils soient le plus tranquille possible... et que j'aie le moins de contacts possibles avec eux. Bien sûr, ça peut être utile un voisin... et il m'est arrivé de donner un coup de main. Mais je répète... le moins possible !!!

Je crois que cette phobie des voisins (y a-t-il un nom à cette phobie ? je suppose que oui, mais je ne trouve pas ! ) vient de mon enfance. Quand j'habitais dans le quartier Saint-Michel de Montréal, les voisins étaient omniprésents. Nous ne pouvions pas faire un pas sans que toute la rue en parle. Cela stressait ma mère comme c'était pas possible... toujours entendre les chuchottements des autres... Je suppose que cela m'a marqué. Toujours faire attention à nos gestes, nos paroles, faire attention de ne pas rentrer trop tard, faire attention à ce qu'on portait... attention aux chicanes, attention aux rires... toujours faire attention!!!

Donc, moi, je fais mes affaires et les voisins les leurs. Mais ici, c'est pratiquement impossible... Les voisins sont tellement importants qu'une émission fut créée... une des seules émissions espagnoles que j'ai écouté religieusement. Chaque semaine, à 21h45, ou 21h55 ou 22h10 ou même 21h30 (pas trop fort sur les horaires, ici), j'écoutais les mésaventures des habitants d'un édifice de la rue Desengaño, Número 21 à Madrid. Petit édifice de trois étages, deux logements par étage, plus un grenier, une conciergerie et un club vidéo.

Une panoplie de voisins, tous les plus bizarres les uns que les autres... se rendant la vie complètement insupportable. Une exagération - à peine exagérée - de la vie dans les édifices à logements en Espagne... les "comunidades", comme ils disent ici. Avec le concierge (el portero) et le président de la communauté... les réunions de propriétaires sans sens... les potinages... la vie de voisins, quoi !

C'est drôle, complètement délirant... et pas si loin de la réalité ! Ce qui fait que je me tiens aussi loin que je peux de mes voisins ! Et je dirais comme les célèbres mots du "portero" Emilio : "¡Un poquito de por favor!" Et d'ajouter telle Paloma... "y punto en boca"

Titre original : Aquí no hay quien viva4

Créateur : Iñaki Ariztimuño ; Alberto Caballero
Producteur :
Miramon Mendi
Producteur exécutif : José Luis Moreno
Réalisateur : Alberto Caballero
Scénario : Alberto Caballero ; Laura Caballero ; Daniel Deorador ; David Fernández ; David Abajo

Genre: Comédie
Langue: Espagnol
Couleur: Couleur
Pays d'origine: Espagne
Durée: 60 min. (approximatif)

Nombre de saisons : 5 saisons – 90 épisodes (7 septembre 2003- 6 juillet 2006)
Années de diffusion : 2003-2006

Distribution :
José Luis Gil
: Juan Cuesta
Isabel Ordaz : Isabel Ruiz 'La Hierbas'

Luis Merlo : Mauri Hidalgo
Fernando Tejero : Emilio Delgado
Malena Alterio : Belén López Vázquez
Mariví Bilbao : Marisa Benito
Emma Penella : Concha
Gemma Cuervo ; Vicenta Benito
Eduardo Gómez : Mariano Delgado
Eduardo García : José Miguel Cuesta Hurtado
Sofía Nieto : Natalia Cuesta Hurtado
María Adánez ; Lucía Álvarez "La Pija"
Daniel Guzmán : Roberto Alonso
Elio González : Pablo Guerra Ruiz
Guillermo Ortega : Paco
Laura Pamplona : Alicia Sanz
Eva Isanta : Bea Villarejo
Santiago Ramos : Andrés Guerra
Adrià Collado : Fernando Navarro
Diego Martín : Carlos
Juan Díaz : Alex Guerra Ruiz
Loles León : Paloma Hurtado
Vanessa Romero : Ana
Llum Barrera : Carmen Villanueva

 
Pour en savoir plus sur l’émission, consulter ces liens
:

L’émission gagna de nombreux prix en Espagne et eut un vif succès auprès du public. Elle fut adaptée dans différents pays: au Chili, en France (sous le titre : Faites comme chez vous), au Portugal, en Argentine, en Italie et au Mexique.

Générique du début

Aquí, aquí, aquí no hay quien viva
Aquí no, aquí no.
Hu! 
Todos los días son así,
no podía imaginarme cuando vine aquí,
tan solo buscaba algo de paz,
me despierto cada día en medio de un huracán.

Aquí, aquí, aquí no hay quien viva
Aquí no, aquí no. (x2)

La casa sobre mi se derrumba,
al portero no lo puedo encontrar,
los vecinos me vigilan y escuchan,
no aguanto... en este lugar.Mete en una coctelera,
un trueno, un terremoto, y un volcán.
Y tendrás esta escalera.
Aquí, aquí, aquí no hay quien viva
Aquí no, aquí no.(x4)”
3 juillet 2008

Et ce bilan de la Sant Joan…

Feux 

Pendant que je fouillais un peu à droite et à gauche pour étoffer mon texte sur la Saint Jean en Catalogne, je suis bien sûr tombé sur des articles de bilan et compte rendu… Car chaque année, ces pétards que je fuis et que je ne comprends pas du tout ont évidemment d’autres conséquences que le bruit.

Cette année, on dénombre au total 269 personnes qui ont dû se rendre dans les centres hospitaliers pour accidents ou brûlures. Ce que les autorités considèrent, comme pour 2007, comme une année assez tranquille !!! 269 personnes se sont rendus à l’hôpital… sûrement beaucoup d’autres se sont soignées elles-mêmes… de ces 269 personnes, on compte 41 personnes avec des blessures graves avec traumatisme ou amputation et environ 65 personnes avec des lésions oculaires. La majorité des blessés sont des mineurs. Et on considère cela comme une année somme toute tranquille !

Les pompiers disent n’avoir eu qu’à éteindre que quelques feux de poubelles, petits boisés urbains, peu de feux forestiers, agricoles ou de maisons. Mais ils ont tout de même effectué plus de 900 sorties dans toute la Catalogne de 20h00, le 23 juin à 8h00 le 24 juin. L’incident le plus grave étant l’incendie d’une fabrique de meuble qui fut complètement détruite.

Et donc ces feux de joie qu’on allume encore un peu partout et ces milliers de pétards ont des conséquences beaucoup plus graves qu’un peu de bruit. Je le savais bien, mais chaque année, je lis le décompte dans les articles de presse et je ne comprends toujours pas…

- Comment peut-on donner un sac de pétards et un briquet à son enfant et lui dire, « allez va t’amuser avec tes amis » ?
- Comment peut-on encore permettre la vente de pétards et de feux d’artifices en grande quantité à n’importe qui ?
- Comment peut-on permettre que l’on puisse allumer des feux d’artifices sur son balcon, dans la rue, que l’on puisse faire sauter des pétards n’importe où (je ne parle pas de petits pétards, mais de pétards très gros) ? -- Je souligne tout de même qu’officiellement, les feux de joie non officiels sont interdits depuis plusieurs années… mais bon, on en voir encore beaucoup --

Et après, on pleure à l’hôpital parce qu’on a le visage, les mains ou la moitié du corps brûlé… parce que notre petit gars doit se faire amputer deux doigts ou que notre petite fille a perdu un œil !!! On s’étonne que les feux d’artifice qu’on a allumé sur notre terrasse aient brûlé une bonne partie du salon, ou que le gigantesque pétard qu’on a tiré de la rue ait allumé un feu dans le commerce d’en face, ou que le feu de joie qu’on a monté dans le parc se propage dans les arbres environnants !!!

Même des feux d’artifices contrôlés et organisés peuvent causer des dommages et des blessures, alors on peut imaginer comment ces festivités désorganisées peuvent être incontrôlables !

Mais bon… je promets, je place un texte bientôt, sur les beaux côtés de cette fête si populaire !!!

Publicité
21 juin 2008

Voyage d’un jour – Ma ville : Barcelona

La ville, pour quelqu'un qui ne sait pas lire, c'est d'abord des pistes d'odeurs, un bruit de fond, des éclairs et desvoyage chatoiements.  [Jacques Meunier]

Barcelone. Cela fait maintenant 4 ½ ans que je vis dans cette ville. Que je connaissais déjà puisque je l’avais visité de nombreuses fois. Plusieurs fois alors que j’étais petite, histoire de visiter la famille de mon père, puis à quelques reprises, adultes.

Mais Barcelone est vaste et il y a tant à découvrir, voir, entendre et sentir… Chaque rue peut offrir une découverte. Chaque quartier est unique. Barcelone est une ville, bruyante, animée, vivante… à toute heure du jour, du soir ou de la nuit… la ville bouge. Des sons, des lumières, des odeurs, du mouvement… Parfois, c’est carrément hallucinant et troublant.

L’architecture, les églises, les rues, les parcs, les fontaines, les places, les montagnes, la mer… Difficile de présenter Barcelone en quelques photographies… il y a tant de choses à montrer… tant de choses connues également… tant de livres et de sites sur Gaudi, les musées, les cathédrales, les places… 

J’ai donc pensé vous présenter quelques endroits que j’aime bien, quelques endroits moins connus, quelques endroits près de chez moi… Mais soyez assurés que des milliers de photos j’aurais pu montrer… Alors commençons...

BCN1Tout d'abord, j'habite dans ce qu'on appelle Eixample Dret, c'est dans ce quartier que l'on retrouve la Sagrada Familia, la Monumental, l'Auditori, ... l'architecture est magnifique et j'aime beaucoup les rues.

L'édifice dans lequel je vis... tout est haut à Barcelone et on voit rarement un édifice de moins de trois étages... parfois dans le quartier Gracía ou dans des vieux quartiers industriels verra-t-on des édifices à un ou deux étages. Et dans les quartiers sur la montagne Tibidabo, il ya des maisons avec cours.... mais sinon, dans la ville, c'est 4-5-6-et plus...

La ville est en fait prise entre les montagnes, la mer, et deux rivières, Le Besos y le Llobregat... Et donc on peut aimer la ville, la montagne et la plage... tout y est...  "Si vous n'aimez pas la mer, si vous n'aimez pas la montagne, si vous n'aimez pas la ville... allez vous faire foutre ! " [Jean-Luc Godard] ;)

Il y a des quartiers avec de grands boulevards et il y a des quartiers anciens, véritables labyrinthes construites de petites rues tortueuses...

Maintenant j'ai bien essayé de construire un article avec toutes les photos et mes commentaires, mais cela semble très difficile de faire une mise en forme qui a un sens... donc, les photos seront dans l'album :"Voyage d'un jour - Barcelone"... Je voudrais bien essayer de travailler la mise en forme, mais je dois quitter en toute vitesse cette ville que j'adore... trop de bruits en perspective pour les prochains jours !!! ;) J'ai cependant triché un peu et réalisé l'album en avance... ;)

Et un petit avertissement... Je n'ai pas mis de photos de la Plaza Real, la Plaza Catalunya, Plaza Espanya, la Cathédrale de Barcelone, ma cathédrale préférée: la Cathédrale del Mar, il manque des photos du Passeig San Joan, du quartier Born, ou du Poble Nou... de, de, de... d'une multitude de choses... Voici simplement quelques images que j'aime bien de ma ville...

Et avant de vous dirigez vers l'album...

Quelques édifices dont un que j'appelle "la maison de la sorcière" pour aucune raison valable à part sa tourelle... ;)BCN26

Voir les autres photos...

Et au retour de ma fuite... je repars en voyage sur d'autres blogs !!! À bientôt !!! :)

20 juin 2008

On se sauve, c’est la Saint-Jean bientôt !

En effet, chaque année on s’enfuit avant cette date fatidique… Cette année, nous partirons même le 21 juin. C’est que comme le 24 juin tombe un mardi, les gens feront sûrement « le pont » le lundi et seront donc en congé… il est donc à prévoir que les festivités commenceront dès ce vendredi. D’ailleurs, on commence déjà à entendre les premiers signes des festivités… pouf, pow, pang… et je ne peux supporter ces bruits assourdissants et inutiles. En fait, je ne comprends pas du tout.

La première année, j’avais fêté avec mes cousins. Je ne travaillais pas et j’avais tout mon temps. Et je dois avouer que cette première expérience fut agréable. Nouveau, différent, festif, enivrant, typique… je vivais en Espagne et viva la fiesta !!!!

Bon, je vis en Espagne depuis un temps maintenant et la fiesta commence à me taper royalement sur les nerfs. Encore, si cela ne durait que la veille de la Saint-Jean, ou à la limite, le 23 et 24 juin, mais non… cela a déjà commencé et cela durera jusqu’au 24-25 juin… sans arrêt, bang, pow, pouf,…

C’est que c’est une fête importante ici, spécialement en Catalogne. On fête le solstice, la San Juan, la Sant Joan, et on fêteJuan1 avec vigueur ! En Catalogne c’est même devenue depuis les années ’70, la fête nationale. Et on le souligne vigoureusement.

Car voyez-vous, c’est important la fête en Espagne et on ne manque pas une occasion de s’amuser. Je n’ai rien contre le fait de s’amuser, mais est-ce que c’est vraiment nécessaire de fêter avec des maudits pétards… pouf, pow, bang, wiiiiiii pow, wiiiiiii pow.

Car même si la fête comporte beaucoup d’autres éléments et traditions, on ne peut passer à côté des maudits pétards… Est-ce que je l’ai dit ? "les maudits pétards". Passe encore si ce n’était que des enfants qui s’amusaient avec des petits pétards ! Dangereux tout de même, et on  voit même des enfants de 5-6 ans, briquet et sac de pétards à la main... Mais on voit aussi des adolescents, des jeunes dans la vingtaine, des moins jeunes de 30-40-50 ans et encore !

Et donc, une dizaine de jours avant le 24 juin, des magasins habituellement fermés pendant le reste de l’année, ouvrent leurs portes pour vendre pétards de toutes les grandeurs et des feux d’artifices. Les feux d’artifices seront utilisés le 23 juin, mais les pétards commencent à être utilisés immédiatement. Et ça fait quoi un pétard ? Rien… ça fait du bruit et parfois une lumière blanche… et pow, pif paf pouf, bang, pow… parfois si fort que les vitres tremblent. Et les chiens aboient… certains doivent être menés chez le vétérinaire tellement ils ont peur.

Car si pendant les jours avant le 23 juin, ce sont des pétards isolés, la nuit du 23, ce sont des pétards ininterrompus… et je n’exagère pas… pas une minute de silence… à partir d’environ 17h00 (parfois avant) jusqu'à 6h00 le lendemain… pas une minute de silence. C’est fort, interminable et inutile…  pas de couleurs, juste du bruit et parfois une lumière blanche... c'est hallucinant, étoudissant... et ça me rend folle !

Et donc, nous, on part… on quitte la ville… Je reviens le 24 juin… tiens pour montrer que je suis tout de même festive, j’écrirai un texte sur le pourquoi et comment… de cette fête si bruyante !

29 mai 2008

Alors là... c'est la guerre !

Et bien là, c'est terminé. J’ai décidé de passer à l’action. Ça fait bien un an que je me plains de cette invasion escargotesque et que je pleure sur mes fleurs et plantes dévorées par ces mollusques. Jusqu’à date, chaque année, il y en avait 3-4, pas plus, l’année dernière, à la fin de l’été, j’en avais compté un peu plus. Et puis, auEscargot1 début du printemps, j’en comptais une bonne quinzaine…

Mes belles marguerites furent complètement dévorées… puis, les fleurs du petit cactus… puis ma lavande…  sans parler des traces de bave sur toutes les plantes et les excréments un peu partout sur le balcon… Toujours dans l’optique que « ils sont trop mignons », mon copain ne voulait pas que je les expatrie vers des lieux plus appropriés, je les regardais avec désespoir…

J’ai bien essayé quelques trucs « naturels », gingembre, coquille d’œuf, etc… je veux les éloigner, pas les tuer… Car, j’avoue que moi aussi, je les trouve bien jolis… il y en a de très gros, des moyens, et des tout petits… certains encore si jeunes qu’ils sont presque transparents ! Mais bon… ne pourraient-ils pas être mignons ailleurs que sur mes plantes ?

Et puis, un matin pluvieux, les escargots gambadaient allégrement sur la terrasse… certains accrochés aux pétales de mes marguerites et deux dévorant vigoureusement le petit cactus… alors là mon copain qui adore ses cactus fut moins attendri.

Commença alors la déportation des escargots vers le parc non loin de chez moi. Premier trajet, deux gros et deux petits… Car, je ne veux pas les déménager et les laisser seuls. Je veux qu’ils soient en groupe, histoire qu’ils ne se sentent pas trop seuls et dépayser… si je les transporte en groupe au moins, ils seront entre eux (je sais, c’est un peu sentimental…). Et puis, ce n’est pas facile de les trouver… et quand je les trouve, ce n’est pas nécessairement un moment où je peux aller les porter au parc.

escargots2Deuxième voyage… ils sont 11 escargots à être expatrier. Puis, un autre voyage de 5 escargots… et hier, un autre voyage de 6 escargots… Aujourd’hui, il pleut… sur mon balcon et sur le balcon de la voisine (qui communique), j’en compte environ 18… que je peux voir… Je ne sais plus que faire… combien y en a-t-il ? Je lis que les escargots peuvent déposer jusqu’à une centaine d’œuf… qu’ils peuvent se reproduire une fois par mois… qu’ils sont hermaphrodites…

Et donc, mes voyages risquent d’être réguliers… J’ai aussi lu dans mes recherches sur Internet que les chats éloignent les escargots, je n’ai pas vu pourquoi, ni comment… Mais je commence à croire que la raison pourquoi les années dernières, il n’y avait que 3-4 escargots est que mon chat s’en occupait ! Il n’est plus là, et cette année, je n’arrive plus à faire le décompte !

Bon… il ne pleut plus… allons ramasser quelques escargots et faire un tour au parc…

23 avril 2008

Nouvelle saison

BLCON1Et bien, laissons les livres de côté un instant... et passons sur mon balcon. Oui, mon balcon. Car encore cette année, je me dois d'essayer de fleurir et verdir mon balcon. Malgré tous mes échecs... Et pourtant, il n'y a pas si longtemps, dans un pays beaucoup plus froid et où l'été est si court, mon tout petit balcon était envahi par les fleurs. Même mon appartement était rempli de plantes ayant chacune son nom...

Et ici... c'est la catastrophe ! Mais, je ne m'avoue pas vaincue ! Et encore cette année, j'ai acheté terre, engrais, plantes et fleurs... De l'année dernière, il n'y a qu'une plante et trois cactus qui ont survécu... et donc, j'ai dû retourner chez les fleuristes, et autres marchands de feuilles, graines et fleurs. J'ai même fait une petite provision de méchants insecticides... maintenant que ma grosse boule de poils n'est plus là pour mordiller les feuilles... je peux me battre contre les pucerons, les mouches blanches, les moucherons, les vers, les papillons, les araignées rouges, et autres bestioles qui ne me dérangeraient pas s'ils ne détruisaient pas toutes mes plantes et fleurs... Mes "remèdes" naturels et écologiques n'ont pas été un succès éclatant les années passées... et j'ai besoin de ces plantes, de ces fleurs, de ces odeurs, de ces couleurs... J'ai même quelques idées pour les mois de soleil intense... ce soleil qui tue toutes plantes qui a résisté aux insectes et aux escargots !

Car il y aura aussi ces escargots... il faudra entamer un dialogue intense et décisif avec ces escargots... ou alors persuaderBLCON2 mon copain que le parc serait plus agráble pour eux ! Et il faut préciser que de 2-3, ils sont maintenant une quinzaine !!! Oui, ça se reproduit les escargots... Et ça mange... ça mange beaucoup de feuilles et ça bave... oui ça bave et enduit les cactus et les feuilles...

Mais cette année, j'ai aussi des armes supplémentaires... à l'hibou et la grenouille, une nouvelle tortue s'est ajouté. Ainsi qu'un lapin et un petit lutin... Ils ont tous la charge de surveiller mon balcon... J'ai espoir pour cette année... Beaucoup d'espoir !!!

24 janvier 2008

Dolmen de la Chabola de la Hechicera

Lors d’un voyage en auto au Pays Basque (en Espagne) en juin 2005, nous avons visité plusieurs endroits forts beaux et intéressants. Parmi ces endroits, nous avons pu voir de nombreux sites archéologiques. Un de ces sites m’a particulièrement intéressé…

Le dolmen de « La chabola de la Hechicera » ou « Sorginetxeko Trikuharria » en basque, se trouve dans les environs de la ville de Elvillar (Bilar) non loin de la très belle petite ville Laguardia (Biasteri) – province de Alava (Araba).

DolmenBasque1Le dolmen est un des plus importants du Pays Basque, il est très grand et très bien conservé. Il est un excellent exemple de la culture mégalithique de la Rioja Alavesa. On a découvert son existence en 1935 et on procéda à sa restauration en 1974. Il est situé sur des terres en friches, près de vignes et de champs de blés. Du dolmen, on peut aussi voir le village d’Elvillar et la très belle église du XVIe siècle. On peut d’ailleurs avoir de singulières vues de l’église et du dolmen… mélanges de cultes et d’époques assez intéressants !

On situe sa construction vers 3500-3000 ans av. J-C. Le dolmen est considéré comme un monument funéraire utilisé comme un tombeau collectif – on cite un minimum de 39 corps ayant pu reposer dans le monument.

Le site fut aussi utilisé au cours des siècles comme lieu de rencontres autant païennes que religieuses. Encore aujourd’hui, lors des fêtes en l’honneur de la vierge d’août, on célèbre un « akelarre » qui signifie en fait « sabbat ». La fête se déroule dans les alentours du dolmen et inclut des représentations de sorcières.  Encore une fois, on retrouve les cultes païens qui resurgissent dans les célébrations religieuses catholiques. Évidemment, certaines associations peuvent être aussi faites avec la déesse ou lamia basque Mari. Mari vivait dans le monde souterrain, elle et son conjoint se rencontraient les vendredis – la nuit de l’akelarre – pour concevoir les tempêtes amenant habituellement la fertilité aux hommes et aux terres. Les sorcières l’honoraient dans leurs rituels.

Le nom du dolmen « La chabola de la Hechicera » signifieDolmenBasque4 « le dolmen de la cabane de la sorcière ». Et des akelarres ont donc eu lieu et ont encore lieu près du site. D’ailleurs nous avons pu trouver les traces d’un rituel ayant eu lieu aux côtés du dolmen. Poissons calcinés et clous se trouvaient parmi les cendres encore assez fraîches…

Un akelarre (maintenant dit aquelarre, en espagnol) signifie « champ de bouc » (en basque, aker = bouc, larre = champ) et indique le lieu où on célèbre des rituels. Le bouc était associé au pouvoir dans les traditions basques, ainsi qu’à la protection du bétail. On gardait, d’ailleurs, dans les maison un bouc noir (un vrai bouc ou encore une représentation de l’animal) pour assurer la protection des animaux de la ferme. Aker (bouc) ou Akerbeltz (bouc noir) se transforma en divinité souterraine. Il commandait divers êtres souterrains comme des génies et on disait qu’il pouvait aussi commander les vents et tempêtes.

Avec le christianisme, le bouc fut rapidement associé au diable ou à Satan, Et donc, comme à plusieurs autres endroits, au Pays Basque on associa le bouc à Satan et donc par extension, le « champ du bouc » au lieu où se rendait les sorcières pour célébrer le sabbat, présidé par le « bouc » - habituellement un bouc noir (Akerbeltz). Les procès de sorcellerie des XVIe et XVIIe siècles ont contribué à établir les prétendus cultes qui avaient lieu lors des akerlarres : offrandes, danses, orgies, etc.

Donc, monument funéraire, lieu de culte païen, célébrations de rites magiques, fêtes catholiques… le site dégage de toute évidence beaucoup d’énergie. Et je retiens surtout l’image de l’église catholique apparaissant à travers les pierres, et les cendres situées tout près du monument… religions et croyances se côtoyant simplement…

Description :

Nom : Dolmen de la Chabola de la Hechicera
Type : Monument mégalithique funéraire
Période : Préhistoire, Calcolithique – Contruction entre les années 3500 et 3000 av. J-C.
Situation : Pays basque – province Alava.

Mesures : La pierre plus haute mesure 3 mètres de haut, de mètre de large et 40 cm d’épaisseur.

Composition :

Le monument funéraire est composé d’une chambre polygonale formée de 9 dalles (ou pierre brute) et d’une galerie qui conserve encore 5 dalles et une pierre de couverture. La restauration a permis de remettre cette pierre de couverture à sa place – puisqu’elle était divisée en trois morceaux lors de sa découverte.

Plusieurs restes archéologiques furent trouvés pendant les excavations et correspondaient à divers moments. Les objets les plus antiques sont des microlithes, pointes de flèches de petites dimensions. Il y avait aussi des haches polies, des pièces de céramiques, des pointes de flèches de d’autres époques, divers restes métalliques ainsi que des restes humains.

À lire :

22 janvier 2008

Et la suite...

Et maintenant ?

Et bien, depuis 4 ans, il y a eu des moments extraordinaires, difficiles et ordinaires ! La vie, quoi... Nous avons travaillé, nousLa_Suite avons été nous promener, nous sommes allés magasiner, prendre un verre, au restaurant, au cinéma, au théâtre... nous avons découvert des boutiques intéressantes, des restaurants sympathiques... nous sommes allés à la plage... nous avons visité des musées, des expositions, des monuments, des galeries... seuls ou avec de la visite... car de la visite, il y en a eu !!!

Des tantes, des oncles, une cousines, des soeurs (ou des belles-soeurs, c'est selon), un filleul, un père et une mère (ou un beau-père et une belle-mère, c'est selon), et des amis...

Et puis, nous avons aussi voyagé... beaucoup, beaucoup voyagé...

Quand nous sommes partis et arrivés, on nous a beaucoup posé la même question: "combien de temps vous partez ? / combien de temps vous restez ?"  Et nous de toujours répondre la même chose: "on ne sait pas, mais au moins 5 ans".

Pourquoi cette réponse ? Quand nous avons commencé à parler de ce déménagement et de notre idée de venir s'installer à Barcelone, nous avons toujours considéré cela comme un projet, une expérience de vie et non pas comme un déménagement définitif. Nous voulions vivre dans un autre pays, vivre de nouvelles expériences, mais jamais nous n'avons planifié cela comme une coupure définitive. Mais ce changement de vie a demandé beaucoup de planification et d'efforts... ainsi que des coûts monétaires et personnels. Donc, nous nous sommes fixés un minimum de 5 ans, ce qui nous semblait une période intéressante. Assez pour s,installer, explorer et comprendre un peu... assez pour aimer et pour détester...  assez pour s'émerveiller et pour s'ouvrir les yeux.

Et d'un autre côté, jamais nous n,avons dit que l'expérience était éternelle et à sens unique. C'est-à-dire qu'après ces 5 ans symboliques (et aussi représentatifs, mais ça nous ne le savions pas, des 5 ans de bail sur notre logement), nous resterons peut-être à Barcelone, ou alors nous explorerons une autre ville espagnole, européenne, américaine ou encore nous partirons pour le Québec !!! Car jamais, contraitement à certaines personnes que nous connaissons, nous avons dit que "nous ne retournerions jamais au Québec" ! Nous n'avons pas décidé de quitter Montréal car nous n'aimions pas la ville ou nos vies... et nous ne sommes pas partis avec l'idée d'un non-retour définitif... Je connais des gens qui ont quitté leur ville ou leur pays et qui aujourd'hui me dise "non, non, jamais je ne retournerai à ... ", "je vais tout faire, plutôt que retourner à ..." et ce, même si la meilleure chose serait de partir, de changer de pays, ou retourner à l'endroit d'origine... une sorte de fierté mal placée... plutôt être malheureux que de retourner, qu'ils se disent ! Ce n'est pas notre cas. Nous aimions/détestions notre ville avant, nous aimons/détestons notre ville maintenant... ce que j'ai compris en venant ici, c'est que "chez moi", "home" comme on dit en anglais, n'est pas une question de lieu pour moi... je suis chez moi quand j'ai mes choses avec moi, quand je suis bien et non pas à cause de la géographie...

Et donc... aujourd'hui, après 4 ans, nous commençons à nous interroger. Nous aimons Barcelone, mais il y a certaines choses qui font que nous nous questionnons... le travail, le logement, les salaires... Rester ? aller dans une autre ville ? retourner au Québec ? Pleins de possibilités à explorer.

Et en attendant... Allons faire un tour dans le Born pour un bon repas... Venga ! Barcelona no está mal !!! ;)

20 janvier 2008

L'arrivée...

Après près de 5 heures à l'aéroport d'Amsterdam à lutter contre sommeil et m'inquiéter pour mon chat - d'ailleurs, j'ai su plus tard que j'avais le droit d'aller le voir pendant l'attente à Amsterdam, mais on avait "oublié" de me le dire - et à me questionner sur notre décision et notre avenir, j'ai finalement pris l'avion pour Barcelone.

Il y eut beaucoup de turbulences pendant le vol... encore plus inquiète pour mon chat... les effets des somnifères qu'il avait pris plusieurs heures auparavant étaient sans aucun doute dissipés et il devait avoir peur...

L_arriv_e La première chose qui apparut sur la ceinture à bagage fut sa cage. Tous les passagers se sont penchés pour regarder à l’intérieur et il échappa un minuscule miaulement quand je pris sa cage. Heureusement, toutes mes valises suivirent. Quand je réussis à tout mettre sur le chariot, je me suis dirigée vers la sortie. Ma cousine devait venir me chercher. J’allais rester dans son appartement, le temps que je trouve un logement. Mais quand je suis sortie, c’est son époux qui était là, elle avait eu un empêchement. J’aime bien Paco, mais j’étais exténuée et j’avais mon « espagnol » très loin dans le fond de ma tête… Mais bon, gros sourire et embrassade. Vasky, mon chat, miaulait maintenant presque sans arrêt pour sortir. Tout ce que je voulais était d’arriver à l’appartement. Mais mon cousin avait un arrêt à faire avant… en venant à la place de ma cousine, il avait remis à plus tard son déjeuner d’affaires, alors il me demanda si cela me dérangeait d’aller manger au restaurant. Que pouvais-je dire ?

Deux heures plus tard, sans avoir réussi à manger, après avoir fait de beaux sourires à tous les inconnus et après m’être encore une fois inquiétée pour mon chat qui était seul dans la voiture, j’ai finalement déposé mes valises dans l’appartement. J’ai laissé sortir mon chat, j’ai promis d’appeler ma cousine et remercier mon cousin et Vasky et moi, nous nous sommes couchées…

Et voilà, j’étais en Espagne. À Barcelone. Bon techniquement à Sant Boí de  Llobregat pour le moment - à environ 40 minutes d'autobus de Barcelone. Les premières semaines furent remplies essentiellement avec la course aux papiers, ouverture de comptes, connexion d’Internet, recherche d’emploi, mise à niveau de mon espagnol, visites à la famille et soupers avec mes cousins… et évidemment, longues conversations avec mon copain et ma sœur, vive MSN Messenger !!!

Évidemment, ce ne fut pas facile. Il y eut des problèmes d’ordinateur qui ont failli me faire devenir complètement folle. Il y eut les milliers de repas en famille car on avait peur que je me sente seule sans mon « époux »… c’était bien gentil, mais j’étais vraiment épuisée tous les jours. Mon chat passa par 4 phases de « folies félines » quand il réalisa qu’on ne repartait plus : une semaine entière à miauler toute la nuit quand j’arrêtais de le flatter, suivie d’une semaine à vomir deux-trois fois par jour, suivie d’une semaine à cracher sans arrêt après les innombrables miroirs et à restar cacher dans sa cage, suivie d’une semaine à sauter soudainement sur moi pour me mordre le poignet puis à se coucher sur moi en ronronnant… enfin…

Et bien sûr, il y avait la recherche d’emploi. Mon copain avait un emploi lorsqu’il arriverait ici mais je devais me trouver quelque chose… et le stress commença… les heures à chercher, à envoyer CV et lettres de présentation... à attendre les appels... les entrevues...

Mais évidemment, les choses commencèrent à se dessiner tranquillement. J’ai trouvé un emploi, mon chat s’est habitué à son environnement, la famille commença à réaliser que je n’avais pas besoin d’un constant accompagnement, j’ai pu commencer à apprécier la ville, aller au cinéma, etc. Puis en avril mon copain arriva… nous avons terminé les papiers, trouvé un appartement, déménagé, reçu nos meubles et boîtes… Il y eut bien sûr encore parfois des stress: le container qui arrive avec deux semaines de retard, l'entrepôt qui retarde la livraison, les multiples papiers pour l'appartement et la connexion de l'eau, électricité, etc., le magasinage intense, etc. Mais nous nous sommes installés, reçus de la visite, et commencés le train train quotidien…

Et ensuite ?

19 janvier 2008

Le départ...

Il y a 4 ans exactement, je prenais l'avion pour Barcelone. Le_D_part

Cela faisait quelques années - bon plusieurs - que nous en parlions. Mon copain avait toujours aimé l'Espagne. Et il avait envie de vivre ailleurs qu'au Québec. J'avais visité l'Espagne souvent, mais depuis quelques années, j'avais une meilleure relation avec le pays de mon père - oui, parce que lorsque j'étais plus jeune, l'Espagne était synonyme de vacances ennuyantes dans la famille bruyante et donc, l'Espagne pfff, je voulais rien savoir. J'avais aussi envie de vivre en Europe. Donc puisque j'avais déjà la citoyenneté espagnole, l'Espagne semblait un bon choix.

Mais notre départ était constamment retardé. Tout d'abord parce que je ne voulais pas partir sans préparation. J'avais fini ma longue vie d'étudiante et je ne voulais pas partir au début de ma vie professionnelle. Pas question de partir sans une bonne expérience dans mon domaine, histoire de pouvoir trouver un bon emploi dans le nouveau pays. Et pas question de retourner dans un appartement miteux à gratter les sous. J'avais assez mangé de Kraft Dinner et je n'avais pas l'intention de recommencer si je pouvais l'éviter. Matérialiste, sûrement. Mais nous ne voulions pas nous planter ou nous déprimer...

Ensuite, je ne pouvais pas partir pour une autre raison, bien plus importante. Plus les années passaient, et plus ma mère était malade. Et je me sentais incapable de partir si loin. Et je ne voulais pas devoir retourner à Montréal de toute urgence. Je voulais la voir souvent... et être avec elle. Évidemment, je ne savais pas combien de temps. Le plus longtemps possible. Et il était clair que peut-être nous ne quitterions pas avant longtemps. Car la priorité était de rester avec elle. Même si elle voulait que je parte, que je réalise mes rêves sans penser à elle.  Mais mon premier rêve était évidemment qu'elle guérisse... Et ensuite, je pourrais partir. Enfin...

Et puis, en 2002, le pire arriva et soudainement - car on ne se prépare jamais assez, cela demeure toujours soudain - ma mère nous quitta.  Difficiles moments. Quelques mois plus tard, j'ai amené le sujet. Beaucoup de douleurs, besoin de changer d'air, et donc le vieux sujet revint sur le tapis. Et pourquoi pas... Cela faisait plusieurs années que nous travaillions... C'était possible.

Mais nous ne faisons jamais les choses sans préparation... Et donc nous avons commencé à préparer notre départ. Un mariage pour faciliter les choses en Espagne... Des économies à faire... des boîtes à faire... des choses à jeter, donner et vendre... des papiers à préparer pour moi, pour mon copain, pour mon chat... des aurevoirs, des visites, des promenades, des endroits à revoir... des heures et des heures de préparation...

Mais un départ même voulu n'est jamais facile. Et je suis quelqu'un qui stresse beaucoup... Il y avait tant de choses à faire. Pour notre départ. Sans compter le départ à soeurette qui viendrait plus tard avec mon père.  Les dernières semaines furent difficiles et énervantes. L'annonce au travail que je quittais. Les derniers papiers à faire. Les rendez-vous chez le vétérinaire pour le chat. Les appels à faire en Espagne, les visites au Consultat, les annulations de papiers et cartes... cela semblait sans fin. Et les boîtes et boîtes... Sans oublier que nous étions pendant le Temps des Fêtes... donc les visites qui furent souvent les dernières avant le départ, les cadeaux, les repas... 

Et puis, le 19 janvier 2004, ce fut mon départ. Avec mon minou. Mon copain ne viendrait me rejoindre qu'en avril... histoire de terminer les boîtes pour le cargo et autres gogosses... Les heures précédents mon départ furent consacrées au stress intense et à la préparation de valises. Que j'ai faites et défaites des centaines de fois. Je devais préparer des valises pour 3 mois, seule à Barcelone... tâche non facile. Et je devais m'assurer d'amener tous les papiers essentiels pour moi et mon chat. Puis, quelques derniers appels...

Mon père, ma soeur et mon copain sont venus avec moi à l'aéroport, bien sûr. Valises trop pesantes, paiement à faire. Derniers bisous à Vasky qui fut amené derrière le comptoir... et après bien des larmes et des baisers, j'ai passé les douanes avec tous mes bagages à main. Le voyage fut long jusqu'à Amsterdam où je devais attendre quelques heures pour mon vol jusqu'à Barcelone.

Je me souviens vaguement que je n'ai pas dormi pendant près de 15 heures et que j'avais une boule dans l'estomac. Heureuse de notre décision, terrorisée de notre decision, inquiète pour mon chat dans l'avion, et me sentant un peu seule.

Puis, ce fut l'arrivée à Barcelone...

24 décembre 2007

Chansons de Noël - Los peces en el río

Chaque année, quelques semaines avant Noël, je sors mon disque de Noël. Des chansons que j’ai assemblées au cours des années. De vieilles chansons que nous écoutions quand j’étais petite et que j’ai retrouvées sur différents disques. Des classiques,Chanson de nouvelles chansons… en français, en anglais, et maintenant en espagnol.

Depuis que je suis en Espagne, j’ai ajouté à ma liste de chansons de Noël, de nouvelles chansons… de nouveaux cantiques… ce qu’on appelle en espagnol, des « Villancicos » ou cantiques de Noël.

Les villancicos sont des chansons simples et joyeuses chantées pendant la période des Fêtes; la plupart consacrées à des thèmes religieux. Les villancicos sont d’Espagne mais sont répandues aujourd’hui jusqu’en Amérique Latine.

Le mot « villancicos » vient de « villanos » nom donné aux habitants de villas – les différenciant ainsi des nobles et des gentilshommes. Et à l’origine servaient à garder la trace de la vie quotidienne des villageois. Plusieurs avaient des thèmes religieux mais étaient surtout des chants profanes. On dit que ces chansons sont dérivées de poésies provenant de Castilla et qui sont apparentées aux « zéjeles », une forme de poésie populaire des musulmans espagnols. On y trouve aussi des influences de musiques italiennes appelés « virelai » et « ballata ». On retrouve le nom de « villancejos » ou encore « villancetes » pour désigner ces poésies de Noël. Ils étaient aussi souvent utilisés pour représenter des scènes de la Nativité dans de petites pièces de théâtre de Noël.

Certains des villancicos sont des traductions de chants anglais, français, allemand ou en latin, mais beaucoup sont d’origines espagnoles. Un des plus vieux chants serait la chanson « Jesus refulsit omnium » du IV siècle. À ces poésies furent intégrés des chants traditionnels grégoriens du Moyen-Âge. À la Renaissance, les chants devinrent plus joyeux et se rapprochent plus des chansons actuelles. Un des chants très connus est « Noche de Paz » (originalement « Stille Nacht, Heilige Nacht » et « Nuit de Paix » en français) écrite par un compositeur autrichien en 1818.

Une chanson espagnole très populaire est « Los peces en el río ». L’auteur en est inconnu mais on reconnaît dans la chanson certaines influences arabes. Elle parle essentiellement de la naissance de Jésus. Elle présente les poissons de la rivière qui sont heureux de la naissance et la Vierge Marie qui vaque à ses occupations quotidiennes. Il existe plusieurs versions de la chanson, de même que plusieurs titres. On la connaît d’ailleurs aussi sous le titre « La Virgen ».

J’ai connu cette chanson pour la première fois chantée par Lhasa de Sela, une artiste américaine-canadienne qui fut élevée à Mexico et aux Etats-Unis et qui vit aujourd’hui à Montréal. Elle chante en français, anglais et en espagnol. J’aime beaucoup sa version du villancico.

Los peces en el río 

La virgen se está peinando
Entre cortina y cortina
Los cabello
s son de oro
Y los peines de plata fina

Pero mira como beben
Los peces en el río
Pero mira como beben
Por ver a dio nacido
Beben y beben
Y vuelven a beber
Los peces en el agua
Por ver a dio nacer
Beben y beben
Y vuelven a beber
Los peces en el agua
Por ver a dio nacer

La virgen va caminando
Y va caminando solita
Y no lleva pa compañía
Que el niño de su manita

Pero mira como beben
Los peces en el río
...

La virgen lleva una rosa
En su divina pechera
Que se la dio San José
Antes que el niño naciera

Pero mira como beben
Los peces en el rio
...

La virgen lava pañales
Y los tiende en el romero
Los pajarillos cantando
Y el romero floreciendo

Pero mira como beben
Los peces en el rio
...

Quelques sites :

 

15 août 2007

Oisivité involontaire

Demain que je disais hier. Demain j'y vais. Et bien, ya apparence que ce sera encore uniquement demain. Parce qu'aujourd'hui c'est tout simplement impossible. Mais j'y suis allée, croyez-moi. Pas ce matin. Non, ça je m'en doutais. J'ai fait ma journée de travail, en bonne petite travailleuse, et à 17h00, je suis partie pour le gym. Avec mon sac bleu qui contient mes vêtements, mes souliers, mes gougounnes de douche, mon shampoing et ma brosse... le tout pesant sur mon épaule. J'avais même fait de nouvelles listes sur mon lecteur, histoire de suivre la musique pendant ma course.

J'arrive à 17h30. Et là... je vois un gros panneau... "aujourd'hui, 15 août, le gym fermera ses portes à 18h00" (en espagnol, évidemment !) Et moi, de m'arrêter net avant de mettre ma petite carte dans le tourniquet qui permet l'entrée au gym. Je regarde bêtement, les deux employés au comptoir - qui comme à leur habitude jasent en ne faisant rien. Ils me voient et me disent "bien oui, on ferme à 18h00, on est le 15 août". Je dois être devenu rouge ou blanche ou en tout cas, cela a dû paraître que j'étais en beau maudit - pour ne pas dire en beau tabarnak... (mais disons-le quand même !) car ils ont paru choqué de ma réaction.

J'ai donc rebroussé chemin, en me disant que j'arrêterais à l'épicerie pour m'acheter une gâterie, histoire de faire encore plus chier (parce que cette gâterie, je la regretterais sûrement, d'autant plus que je n'avais pas fait mon entraînement). Mais heureusement pour mon corps, je n'avais pas à m'inquiéter, car l'épicerie aussi était fermée. La seule épicerie proche de chez moi, qui est ouverte pendant le mois d'août - qui ne l'oublions pas est synonyme de ville morte - et qui ne ferme pas entre 2h et 5h.... et bien, elle ferme le 15 août...

Et pourquoi tout est fermé le 15 août ? Ben voyons pour célébrer l'Assomption de la Vierge évidemment !!! Et bien non... malgré toute maassomption culture religieuse, je n'avais pas retenu dans les dates significatives que le 15 août la Vierge était montée aux Cieux et que donc tout devait s'arrêter... aller hop, un congé de plus... qui bien sûr ne signifie pas du tout que les églises soient pleines ! Seigneur non !!! Faudrait pas s'imaginer des choses pareilles quand même ! On veut bien prendre le congé mais de là, à vraiment le célébrer.... il y a deux...

Je suis bien d'accord pour avoir congé... ça fait du bien... ça permet de se reposer (quand tu as le-dit congé!), etc., etc., etc. Mais là, ça devient ridicule. Ya un "férié" à tout bout de champ... Pour la moindre raison... on ferme ! Les fêtes nationales, les fêtes religieuses, les fêtes de chaque ville, et j'en passe des meilleures.

Et pas moyen d'avoir un calendrier fixe, puisque chaque ville, chaque village et même chaque quartier a ses fêtes propres. Les magasins peuvent être fermés à Sant Boí de Llobregat mais ouverts à Barcelone, cela peut être un férié à Madrid mais pas à Lleida... Ya pas moyen de savoir...

Et là, en plein mois d'août, alors qu'on se pète la gueule sur les bureaux fermés, les employés en vacances, les grilles devant les magasins... en plus... en plein milieu de la semaine, on ferme pour célébrer le soi-disant enlèvement du corps et de l'âme de la Vierge Marie (parce que même si je ne me souvenais pas de la date,je sais c'est quoi moi l'Assomption - contrairement à la plupart des gens présentement en congé). Et on sait évidemment que ce miracle a eu lieu un 15 août !!!

Et après, on vient me dire que c'est difficile ici, que les salaires sont minables (ce qui est très vrai, soit dit en passant), qu'il fait chaud, que ci que ça... mais on ne mentionne pas tous les jours en vacances, sans parler des interminables heures de lunch et des innombrables pauses qui n'en finissent plus. Pour rejoindre quelqu'un à son bureau, tu as habituellement entre 10h00 et 10h15 puis 11h30 et 12h30 et peut-être entre 15h30 et 16h00 ou 18h30 et 18h45... si tu as de la chance... car sinon, tu risques de tomber dans les pauses ou le lunch qui évidemment ne sont pas à la même heure pour tout le monde. Et si tu veux faire tes courses ? J'ai les horaires (tous différents) des 3-4 épiceries de mon secteur.

Mais aujourd'hui... non... tout est fermé !!! arrrhhhh ! Je ne pourrai pas dire que je n'ai travaillé ma patience en venant vivre ici... inspire, expire, inspire, expire, inspire, expire....

Bon demain... je vais au gym...

13 août 2007

S'entraîner à vouloir l'inactivité

Demain. J'y vais demain, promis. Peut-être demain matin - ah, je cherche à convaincre qui, là... soupirs... - j'irai demain soir après le travail. Parce que je me suis abonnée pour une année et que je me sens coupable du fromage mangé ce soir. Et donc, je vais aller au gym. Pourquoi ? Parce que je déteste le sport, et que j'aimerais bien perdre un peu de poids. Parce que je trouve que je m'essouffle maintenant trop vite. Parce que cela est sensé réduire mon stress... ben oui, c'est ironique ça, quand j'y pense... "réduire mon stress"... je stresse juste à penser que je dois me rendre là demain soir.

Parce que je déteste le gym et je déteste ma "routine" qui se définit ainsi:

exercice1 - courir comme une malade parce que je dois atteindre un certain nombre de calories brûlées en 20 minutes, tout cela en suant comme un porc (ou dit-on suer comme un cochon, ou encore comme un boeuf, me semble que j'ai déà entendu cela quelque part, enfin...) et en essayant de ne pas trop regarder les minutes s'écouler à une lenteur incroyable;

- aller ensuite d'appareil en appareil pour faire mes trois séries de 15 mouvements, histoire de me laisser croire que cela a un quelconque effet sur la définition de mes muscles, tout en essayant d'avoir moins chaud et en évitant à tout prix de croiser le regard d'un entraîneur - car apparemment, je ne fais jamais correctement aucun des appareils, ou alors la façon de faire change régulièrement selon l'heure du jour ;

- m'écraser sur un tapis pour faire de jolis demis redressements assis qui je sais maintenant, je n'avais jamais fait correctement car à l'école on nous les faisait faire tout croche... ou alors la technique change également selon les époques;

- pédaler comme une débile parce que je dois faire un certain nombre de kilomètres pendant mes 15 minutes de bicyclette ancrée au plancher, tout en essayant de ne pas me regarder dans le mur de miroirs;

- et finalement, ne pas oublier de faire mes étirements tout en espérant ne pas trop laisser de sueur sur le tapis

Tout cela entrecoupé de pauses "petits verres d'eau", qui ont pour but de me remettre un peu d'eau dans le corps et de m'essuyer le front pour une millième fois... Et finalement, je peux me traîner jusqu'à la douche. Et alors, alors que je me déshabille et que je mets mes gougounnes pour aller sous la douche, pendant quelques secondes je suis contente et fière de moi... pendant quelques secondes, hein, parce qu'aussitôt après je commence à penser qu'il va falloir revenir dans quelques jours et je redeviens maussade. Car je déteste ça... entièrement et complètement. Je déteste totalement aller au gym.

Mais ce que je déteste le plus... ce sont les gens qui y sont et qui accaparent les appareils... les gens qui essaient de me parler ou d'alterner les appareils avec moi... ce sont les entraîneurs qui ont tous leur façon de réaliser les exercices (il faut alors retenir qui fait quoi comment pour s'adapter au ti-clin de service)... ce sont les entraîneurs qui viennent te parler pendant que tu cours comme une folle, à bout de souffle, toute dégoulinante (heiiiin... quoiiii... ben oui, il fait beeeeeau aujour...d'hui, grand épais...).

Et je déteste les vestiaires remplies de femmes qui sont toutes minuscules et qui suivent les maudits cours - qui enterrent même la musique de mon lecteur de mp3 "uno, dos, tres... anda... vámonos" et qui prennent toute la place sur les bancs en riant et en parlant à tue-tête...

Je détestais le gym à Montréal, je déteste encore plus le gym à Barcelone... Et je déteste... bon, enfin, on aura compris, je suppose... je n'aime pas le gym...

Soupirs... et pourtant comme une parfaite petite automate, je me dirigerai demain soir (ou demain matin, si je suis courageuse) vers ces lieux détestés qui me font vouloir l'inactivité totale. Ceci dit... tout au plus profond de moi, j'envie incroyablement les gens qui aiment le gym... cela serait si simple...

3 août 2007

Inertie obligatoire

Il fait chaud. Est-ce que vous le saviez ? Bien sûr c’est l’été. Il y a toujours quelques jours ou quelques semaines de grandes chaleurs… enfin… c’était ainsi avant. À Montréal, chaque été, il y avait un ou quelques vagues de chaleurs. Une chaleur collante à cause de l’humidité. Une chaleur écrasante qui empêchait de dormir la nuit. Pour quelques jours, il faisait des 35º C, parfois plus… Aux gens qui rouspétaient, je souriais. J’aime bien mieux la chaleur au froid. Donc, pour moi, les semaines de chaleur épouvantable à Montréal étaient merveilleuses… bien mieux que les mois de froid… Bien plus agréable de se mettre en camisole et dormir avec un ventilateur – je ne supporte que très mal l’air conditionné -  que de se mettre 2 chandails, un manteau, un foulard, des bottes, des mitaines, un chapeau et de tout de même grelotter !

vasky4Mais à Barcelone… il fait chaud. Et encore, nous sommes parmi les privilégiés en Espagne… Séville, Madrid, Badajoz, Múrcia, Lleida, Toledo… il y fait encore plus chaud.

Mais bon, c’est tout de même très, très chaud à Barcelone. On le savait tout de même. Enfin, l’Espagne n’a pas une réputation de fraîcheur au niveau de la température… et j’étais déjà venue à Barcelone, donc je savais. Mais venir en vacances, voir la météo à la télévision, c’est autrement différent que d’habiter sur place. Car il fait chaud !!! Est-ce que je l’ai dit !

Impossible de bouger au soleil… les plantes de mon balcon se meurent, malgré toute l’eau et les soins que je leur donne… et mon chat ne bouge plus. Enfin, à peine. Deux petits pas pour passer d’un plancher de salle de bain à l’autre… quelques pas pour aller boire de l’eau… et il reprend sa position d’été : écrasement total sur le sol. Il se fait vieux et je vais parfois vérifier s’il va bien. Sa tête est molle et son poil n’est pas très propre – trop de poussières pour se laver adéquatement –Vasky mais il a encore assez d’énergie pour ronronner quand je lui gratte le menton.

Le soir, il fait un peu moins chaud. Les feuilles se relèvent un peu, un léger vent se lève également parfois, et mon chat revit un peu. Dans la noirceur, il se promène un peu, va sur le balcon et se recouche… La nuit, pour une raison quelconque, la maigre fraîcheur du soir redevient chaleur étouffante.

Ce matin, il y avait des nuages pour une partie de la matinée. Quel soulagement ! Oh… pas d’inquiétude, le soleil est revenu vers 13h00.

Il fait chaud… est-ce que je l’ai dit ?

2 août 2007

Dans le silence du mois d'août

Beaucoup moins de klaxons ce matin. Et il y en aura encore moins lundi prochain. La pâtisserie du coin est fermée. Et il est impossible d'aller à ma charcuterie préférée. Une des épiceries que je fréquente ne sera ouverte que les matins. Le Guía de Ocio (guide culturel hebdomadaire) liste les restaurants ouverts. Et les plages de Barcelone sont si pleines qu'on peut à peine distinguer le sable entre les serviettes - ce pourquoi, je préfère les plages de Castelldefels, et autres plages près de Tarragona._t_

C'est le mois d'août.

Et le mois d'août en Espagne, la vie cesse. À beaucoup d'autres endroits en Europe aussi, évidemment, mais en Espagne, c'est tout simplement le calme total. Sauf bien sûr pour la vague interminable de touristes. Sinon, tout arrête... littéralement. Impossible de poursuivre la vie normalement... presque tout est fermé... et pour le mois entier. Il est difficile de s'imaginer réellement à quoi ressemble Barcelone au mois d'août. Et on pense souvent que j'exagère.

Le mois d'août, ce sont les vacances. Et c'est sacré. Et quand je dis que je travaille, on me regarde tristement et avec incrédulité !!! Bon, travailler est un bien grand mot ! Difficile de travailler quand il n'y a personne d'autre qui travaille... les clients sont absents, personne à contacter, aucun téléphone, aucun courriel... le calme plat. J'en profite donc pour faire des rapports, des mises à jour, du ménage de dossier... et préparer les mois à venir... dans le silence et dans la chaleur... Car il fait chaud au mois d'août... très chaud...

C'est silencieux le mois d'août à Barcelone... sauf sur la Rambla et la plage, bien sûr.

23 avril 2007

Un livre et une rose

En ce 23 avril, la Catalogne célèbre ! On fête le patron de la Catalogne, Saint Georges, ou plutôt Sant Jordi. C'est la journée duSanJordi livre et de la rose. Et puis, finalement, cette fête fut déclarée officiellement par l'UNESCO, la Journée mondiale du livre et du droit d'auteur.

Plusieurs légendes entourent Saint Georges. Militaire romain, martyr chrétien au IVe siècle, combat avec le dragon...

Georges était originaire de Cappadoce et servait dans l'armée romaine. Il arriva un jour dans une ville nommé Sylène (en Lybie) terrorisé par un dragon. On lui donnait régulièrement une offrande - des brebis - mais on fut rapidement obligé d'offrir des sacrifices humains.  Lorsque la fille unique du roi fut désignée comme victime, Georges fut touchée de son sort - et de ses larmes - et décida de la sauver "au nom du Christ".

Il combattit le dragon avec sa lance. Il le blessa d'abord. Il dit alors à la princesse, de tenir en laisse le dragon avec sa ceinture qui se mit à la suivre. Lorsque les habitants de la ville ainsi que le roi furent témoin de ce "miracle", ils se convertirent immédiatement et se firent baptiser. Georges tua alors le dragon avec son épée. On dit que de la blessure du dragon infligée par Saint Georges, jaillit du sang et que lorsque celui-ci toucha le sol, un rosier émergea. Saint Georges cueillit une rose de l'arbuste et l'offrit à une princesse. Celle-ci, touchée par le geste, lui offrit un livre pour lui témoigner sa gratitude ainsi que son amour. Ces deux gestes incitèrent tout le peuple à se convertir au christianisme. un nouveau rosier renaît chaque année à ce même endroit.

Et on perpétua cette tradition - directement issue de la "Légende dorée" (ouvrage rédigé au XIIIe siècle qui relate entre autres les vies de saints, saintes et matyrs chrétiens) - particulièrement en Catalogne et elle devint la "fête des amoureux". Lors de cette fête, beaucoup plus populaire que la Saint Valentin, les amoureux s'échangent une rose et un livre. Traditionnellement, l'homme offre une rose à son amoureuse et la femme offre en retour, un livre. Aujourd'hui, on s'échange un livre et une rose en cette journée - peu importe son "sexe"...
 
La Sant Jordi - la Saint Georges - est également devenu un symbole de l'identité catalane. De plus, l'association entre la Sant Jordi et l'anniversaire de la mort de Cervantes - ainsi que Shakespeare, et de la Vega - tous trois auteurs célèbres et décédés un 23 avril de 1616,  fut également une raison pour célébrer le "Jour du Livre" en cette journée. On célèbre également ce 23 avril pour promouvoir le livre et la culture à travers le monde. Et donc la tradition catalane devint une fête internationale.

Depuis quelques jours et plus particulièrement aujourd'hui, en ce 23 avril, les rues de Barcelone font la fête. Les drapeaux catalans, les kiosques de livres et de fleurs envahissent les rues. Et avec ce soleil qui a réapparu depuis quelques jours... Barcelone fait la fête !

14 mars 2007

Voyage... Non ce n'est pas un voyage

Il suffit d’y croire... parce que je le veux bien. J’ai rejeté les jours paisibles car je les trouvais ennuyeux. La routine est mortellement dangereuse pour les gens comme nous. Quitté mon travail, ma ville, mon pays, mes amis, ma famille - enfin pas toute, puisque certains sont venus avec moi. Mais pas immédiatement. Seul mon chat a pris l'avion avec moi. Ciel

Je suis partie chercher les complications... J’ai eu mal au ventre. Je ne trouvais rien où je cherchais car je ne savais pas où je devais chercher. Je ne comprenais rien. Je ne comprenais plus rien. Les mots se précipitaient et tombaient à mes pieds sans avoir été déchiffrés. J’essayais de les ramasser et de les comprendre. Je marchais dans la ville et tout était fermé. Tout est toujours fermé et je ne sais pas pourquoi. J’ai essayé de trouver un sens à cette fermeture. Je suppose que c’est culturel. Cela changera sûrement éventuellement. 
J'ai laissé mes habitudes, mes coins connus, mes restaurants préférés, mes libraries adorés, mes magasins familiers... j'en ai trouvé d'autres.

Déjà plus de trois ans. Je comprends, maintenant. Il y a toujours des complications, mais je n'ai plus mal au ventre pour les mêmes raisons. Je suis qui je suis peu importe l’endroit. Les mêmes tourments, les mêmes joies… De nouveaux tourments, de nouvelles joies... 

Il y a de la musique, de la poésie, des mouvements, des voyages, des visites, de la plage, des ruines et des moments de réflexions… Y a-t-il des regrets ? Beaucoup et si peu…

De nouveaux cieux, le même ciel.

Publicité
<< < 1 2 3 > >>
Publicité
Quelques pages d'un autre livre ouvert...
Publicité